Les tribunaux iraniens ont condamné à mort trois personnes dont une femme pour avoir simplement exprimé leurs opinions et critiqué la religion

Les tribunaux iraniens ont condamné à mort trois personnes dont une femme pour avoir simplement exprimé leurs opinions et critiqué la religion.

27 Mars et 3 Avril 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights: Trois prisonniers politiques et de conscience Iranien-nes nommés Sina Dehghan, Mohammad Nouri et Marjan Davari ont été condamnés à mort par des « Juges » de tribunaux de la « République Islamique d’Iran »  qui ne se sont fondés  uniquement que sur leurs opinions ou les croyances religieuses qu’ils exprimaient.

«Les condamnations à mort prononcées contre Sina Dehghan, Mohammad Nouri et Marjan Davari rappellent celles qui étaient été prononcées à l’époque médiévale », a déclaré M. Mahmood Amiry-Moghaddam, Le porte-parole du site Iran Human Rights ou IHR.

Selon des sources proches et des témoins locaux Sina Dehghan, un résident de Téhéran, a été arrêté le 21 octobre 2015 par des agents des services du  Ministère des Renseignements de la ville d’Arak. Au moment de son arrestation, Sina Dehghan, était en train de terminer son service militaire obligatoire dans une base de Téhéran gérée par le Corps des « Gardiens de la Révolution Iraniens «  ou IRGC.

Des sources proches ont déclaré qu’avant son arrestation, Sina Dehghan, ainsi que Mohammad Nouri, Sahar Elyasi ainsi qu’une une autre personne âgée de moins de 18 ans avaient utilisé le service de messagerie internet « Line » pour partager  des contenus et des propos que les autorités judiciaires et les forces répressives du Ministère des Renseignements du considèrent comme offensant pour l’islam.

La Branche Numéro 1 du tribunal pénal de la province du Markazi (Centre de l’Iran), présidée par le « Juge » Mohamad Reza Rahmati, a condamné respectivement Sina Dehghan et Mohammad Nouri à la peine de mort et Sahar Elyasi à une peine de sept ans de prison. La personne âgée de moins de 18 ans n’a pas encore été condamnée et aurait été depuis peu libérée sous caution.

En février 2017 dernier, la Cour suprême iranienne avait confirmé les condamnations à mort prononcées contre Sina Dehghan et Mohammad Nouri et avait réduit la peine à trois ans de prison pour Sahar Elyasi. En plus de ces peines ces trois personnes ont également été condamnées par un  autre « Tribunal Révolutionnaire » à des peines supplémentaire de16 mois de prison pour « Outrage au guide suprême » Ali Khamenei.

Sina Dehghan a été violemment battu et passé à tabac  au moment de son arrestation. Durant toute la période où il a été détenu pour interrogatoires dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignement de la ville d’Arak,  il a été victime  de tortures  et soumis à d’intenses pressions psychologique  dans le but de le contraindre à faire des aveux forcés.

« Sina Dehghan est âgé de 21 ans, il est actuellement détenu dans un quartier avec des prisonniers accusés de crimes dangereux, et il est confronté à de nombreuses pressions de leur part sur place « , a déclaré une source proche de M. Dehghan  aux journalistes et activistes du site Iran Human Rights.

Le cas de Marjan Davari:

Marjan Davari avait été arrêtée le 24 septembre 2015 dans la ville de Karaj (Province et grande banlieue de Téhéran) par des agents des Services du Ministère des Renseignements pour avoir organisé une classe où elle avait fait la lecture d’une de ses traductions d’un livre sur la religion « Eckankar ». Pour cela elle a été condamnée à mort pour des accusations de « Propagation de la corruption sur terre »  par la Branche Numéro  15 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, présidée par le sinistre « Juge » Abolghasem Salavati.

Cette Cour a également accusé Marjan Davari d’avoir lu des textes de la religion « Eckankar » au cours d’une « Conférence Illégale et non autorisée » […] « d’Adhésion à une religion Illégale »[…] « d’Apostasie »[…] de « Relations illégitimes » et de « Collecte d’informations  dans le but de monter une collusion contre l’Etat Iranien », a rapporté une source proche de cette prisonnière aux journalistes et activistes du site Iran Human Rights.

Marjan Davari a été détenue dans  le Quartier 209 de la prison d’Evin où elle n’a pas été autorisée à entrer en contact avec sa famille et son avocat pendant plus de quatre mois,  avant d’être transférée dans le Quartier des femmes de ce même centre de détention. Elle vient depuis le mois de Février 2017 d’être transférée dans la prison pour femmes de Varamin Gharchak située dans la ville de Rey (Banlieue Sud de Téhéran)-*1

Ci dessus le « Juge » Abolghasem Salavati unanimement détesté en Iran pour la brutalité de ses verdicts et les chiffres monstrueux de gens qu’il a fait condamner à mort.

Voir aussi sur IHR: Iran Medieval – likes death sentences for expression of opinion  https://iranhr.net/en/articles/2828/
-*1 Mise à jour sur le site du Collectif Human Rights Activists News Agency ou HRANA: https://www.en-hrana.org/marjan-davari-sentenced-death-transferred-garchak-prison
http://www.freedomessenger.com/en/executions-in-iran/2824-young-iranian-faces-execution-over-anti-islamic-social-media-posts
Sur le site du Center For Human Rights in Iran:
https://www.iranhumanrights.org/2017/03/young-man-facing-death-for-insulting-islam-online-tricked-into-signing-confession/
https://www.iranhumanrights.org/2017/03/sina-dehghan-case-review/

Contact – Collectif Soliranparis

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