Libérations des participants arrêtés lors d’une cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari

Libérations des participants arrêtés lors d’une cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari.

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5 et 7 Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA nouvelle illustration du mépris total des polices politiques Iraniennes envers les membres de familles qui ont vu leurs enfants  ou leurs proche exécutés par les bourreaux du régime  :  Toutes les personnes qui avaient été arrêtées par les forces de sécurité et des agents en civil du Ministère des Renseignements au cours d’une cérémonie familiale en mémoire de la jeune femme Iranienne exécutée Reyhaneh Jabbari qui se tenait dans le cimetière de Behsht-e-Zahra (Grande banlieue de Téhéran), ont finalement été libérées.

Quelques temps auparavant les militants-es du collectif HRANA avaient signalé que des membres des  forces de sécurité avaient commis des violences contre les participants et détruit une grande des chaises et des tables fournies par la famille pour la cérémonie. Et que le reste des participants qui n’avaient pas été arrêtés avaient été brutalement expulsés du cimetière.

Selon un rapport précédent parvenu aux militant-es du collectif HRANA, on a appris que Sholeh Pakravan la mère de Reyhaneh Jabbari  et le journaliste Mohammad Nourizad faisaient parti des participants arrêtés par des agents en civil du Ministère des Renseignement et de la police, lors de  cette cérémonie organisée en la mémoire de Reyhaneh Jabbari.

Une source proche de la famille de Reyhaneh Jabbari a déclaré aux journalistes de HRANA, « Mme Pakravan et les autres participants arrêtés ont été gardés dans des fourgons de police pendant plusieurs heures, ils n’ont été libéré qu’après que la foule aie été totalement dispersée. La police les a ensuite relâchés sur la route menant du cimetière de Behesht-e-Zahra à Téhéran […] En outre il convient de signaler que la police a saisi et gardé tous les téléphones portables des personnes arrêtées ».

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– Rappel de l’affaire qui avait conduit à  l’exécution de Reyhaneh Jabbari en Octobre 2014 : En Juillet 2007 alors que Reyhaneh était seule à l’intérieur d’un café et qu’elle parlait par téléphone à une amie de son travail d’architecte spécialisée en décoration intérieure. Un médecin et ancien agent du redouté Ministère des renseignements du nom de Morteza Abdolali Sarbandi, qui avait entendu la conversation, l’a abordée et lui a demandé son numéro de téléphone pour lui demander si elle pouvait rénover et réaménager son bureau. Quelques temps après cette première rencontre , le 7 juillet 2007  Sarbandi  donna un rendez vous d’affaires à Reyhaneh afin qu’elle vienne visiter son bureau pour voir les travaux qu’elle aurait pu y faire.

Des témoins interrogés par la police lors de l’enquête qui a suivi  avaient raconté  que la veille de ce rendez vous, ils avaient aperçu  Morteza Abdolali Sarbandi  stopper sa voiture devant une pharmacie de son quartier pour y acheter des préservatifs et des sédatifs.

Le lendemain, le jour du rendez prévu entre Reyhaneh  et Sarbandi l’enquête démontra que celui ci avait verrouillé les portes une fois que Reyhaneh  était entrée chez et qu’il  avait essayé de la faire boire avec insistance. Quelques minutes plus tard  Sarbandi  tenta à plusieurs reprises de forcer Reyhaneh à avoir des rapports sexuels avec lui,  affolée et paniquée par cette tentative de viol  Reyhaneh  s’était débattue et avait réussi a se saisir d’un couteau qu’elle planta dans l’épaule de Sarbandi  pour se défendre. Celui-ci succombera ensuite rapidement d’une hémorragie due à la blessure.

Les autorités Judiciaires Iraniennes et les journaux d’Etat déclarèrent que Reyhaneh Jabbari avait avoué immédiatement l’assassinat de Sarbandi après son arrestation, en omettant bien sur de dire qu’elle s’était rendue spontanément au commissariat après les faits. Et qu’elle avait toujours déclaré avoir mortellement blessé Morteza Abdolali Sarbandi,  sous le coup de la légitime défense parce que celui-ci avait tenté de la violer. En Outre il convient de noter que Reyhaneh n’avait pas eu le droit de bénéficier de l’assistance d’un avocat au moment où elle avait fait sa déposition et la « Confession de son crime », ce qui ce bien sur illégal au regard même des lois de la « République Islamique d’Iran ».

Il convient aussi de noter que des analyses médicales postérieures faites par la police permirent de constater que Sarbandi  avait largement prémédité ses actes en mettant des sédatifs puissants dans le verre  qu’il avait tenté d’offrir  à boire à Reyhaneh pour arriver à ses fins.

Bien que les autorités Judiciaires Iraniennes aient eu en main ces preuves accablantes de la préméditation de la tentative de viol de Morteza Abdolali Sarbandi  sur la personne de cette jeune femme. Reyhaneh Jabbari  fut quand même condamnée à mort par un « Tribunal révolutionnaire » pénal de Téhéran en 2009,  en vertu de la loi Iranienne de la Qisas dite de «Réparation en nature» qui n’est pas autre chose que la loi du Talion en version régime de Khamenei. La peine de mort avait ensuite été confirmée par la Cour suprême Iranienne au cours de la même année.

Malgré plusieurs appels internationaux émanant d’ONG défenseures des droits humains et de collectifs féministes internationaux pour contrecarrer la condamnation à mort et l’exécution programmée de Reyhaneh qui fut plusieurs fois reportée. Les autorités « Judiciaires » iraniennes firent quand même exécuter à huis clos, Reyhaneh Jabbari lors des premières heures de la matinée du Samedi 25 Octobre 2014.

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Voir aussi sur:
https://hra-news.org/en/participants-reyhaneh-jabbaris-executions-anniversary-arrested
https://hra-news.org/en/arrested-participants-reyhaneh-jabbaris-memorial-released
https://soliranparis.wordpress.com/2014/10/25/le-regime-des-mollahs-a-lachement-fait-executer-reyhaneh-jabbari-ce-samedi-matin-dans-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-sharh/
https://soliranparis.wordpress.com/2014/11/04/selon-fariborz-jabbari-loncle-de-reyhaneh-jabbari-on-a-torture-sa-niece-pour-lui-extorquer-des-aveux/

Contact – Collectif Soliranparis

Cet article, publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Racisme du régime des Mollahs, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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