Le prisonnier politique et de conscience Shahram Ahmadi est en danger imminent d’exécution après que la demande de son avocat pour un nouveau procès en Appel ait été rejetée par les autorités Iraniennes

Le prisonnier politique et de conscience Shahram Ahmadi est en danger imminent d’exécution après que la demande de son avocat pour un nouveau procès en Appel ait été rejetée par les autorités Iraniennes.

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6 et 11 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights: La Cour suprême Iranienne aurait rejeté une demande pour un nouveau procès en appel, concernant le cas de Shahram Ahmadi, un prisonnier politique et de conscience condamné à mort actuellement enfermé à Karaj dans la sinistre  prison de Gohardast Rajaee Shahr (Province de Téhéran). M. Shahram Ahmadi qui est un jeune prédicateur Musulman Sunnite, est en danger imminent d’exécution, il fut condamné à mort pour les accusations d’être un: « Moharebeh » -autrement dit d’être un « Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne- Ndr.

M. Ahmadi avait été arrêté par des agents du Ministère des Renseignement à Sanandaj (Située dans la province du Kurdistan, nord-ouest de l’Iran) le 26 Avril 2009, il fut blessé par balles lors de son arrestation, après un court séjour à l’hôpital on le transféra dans un centre de détention secret,  sous contrôle du Ministère des Renseignements.

Dans les centres de détention du Ministère des Renseignements des villes de Sanandaj et de Zanjān, Shahram a enduré plus de 40 mois d’enfermement en cellule d’isolement total, il a été sévèrement torturé. Ses « Interrogateurs » l’ont ensuite accusé d’avoir eu des relations avec un « Groupe Salafiste illégal et terroriste » et participé à l’assassinat d’un Imam Sunnite responsable des prières du Vendredi dans la ville de Sanandaj .

Faits sans précédents depuis des années dans les annales judiciaires du régime, les autorités Iraniennes ont fait transférer le dossier d’accusation de Shahram Ahmadi depuis le tribunal de Sanandaj, vers celui de la Branche numéro 28 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par un « Juge » notoirement corrompu du nom de : Moghiseh. Alors que conformément aux procédures judiciaires légales  ayant cours en Iran, les dossiers des avocats de la défense doivent impérativement être examinés et étudiés dans le lieu d’origine où le crime présumé à été commis.

Selon de nombreux proches de ce prisonniers le « Juge » Moghiseh à fait condamner à mort Shahram sur la base d’un dossier d’accusation quasiment vide et « d’Aveux » forcés extorqués par des tortures, l’avocat de M. Ahmadi avait pourtant à l’époque du procès de Shahram recueilli et rapporté à la Cour de la Branche numéro 28  du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, plusieurs témoignages circonstanciés indiquant que son client n’avait jamais possédé ou utilisé d’armes ni nui à personne.

Son avocat a ensuite déposé une demande officielle pour un nouveau procès devant une Cour d’appel, il a écrit à plusieurs reprises des lettres au « Juge » Moghiseh pour lui rappeler que les « Aveux » de son client ont été extorqués par le biais de tortures psychologiques et physiques, commises par des agents de la police politique Iranienne, mais celles-ci sont restées jusqu’à présent sans réponses.

Shahram Ahmadi a également fait plusieurs déclarations publiques, dans lesquelles il nie fermement les accusations d’assassinat portées contre lui, tout en affirmant qu’il a été arrêté et condamné à mort uniquement parce qu’il est un prédicateur de l’Islam Sunnite.

Le frère de M. Shahram Ahmadi, Bahram Ahmadi, a été exécuté dans la prison de Ghezel Hesar (Elle aussi située dans la Ville de Karaj) par les autorités iraniennes le 27 Décembre, 2012, en même temps que neuf autres prisonniers politiques et de conscience Musulmans Sunnite.

Bahram Ahmadi avait été arrêté par les forces répressives du régime des Mollahs le 19 Septembre, il convient de rappeler qu’il a été condamné à mort, alors qu’il était âgé de moins de 18 ans*1 au moment des accusations qui lui on été mises sur le dos.  Le 4 Mars 2014 six autres prisonniers politiques Musulmans Sunnites nommés: Hamed Ahmadi, Jahangir Dehghani, Jamshid Dehghani , Kamal Molaei, Sedigh Mohammadi, et Hadi Hosseini. Ont eux aussi été exécutés par les autorités iraniennes dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hesar.

Il y actuellement au moins 35 autres prisonniers politiques et de conscience Musulmans Sunnites, enfermés dans les couloirs de la mort de la sinistre prison de Gohardast Rajaee Shahr  qui sont en danger imminent d’exécutions par pendaisons.

Voir aussi sur:
http://iranhr.net/en/articles/2571/

-*1 Il est important de faire remarquer et de rappeler que le 5 Septembre 1991 le gouvernement Iranien avait pourtant ratifié et signé l’Article 37 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ou CDE. Cette convention internationale avait également été approuvée le 20 Février 1994 par l’Assemblée Consultative islamique – une des plus hautes instances politiques du pays-NDLR. Peu de temps après le parlement Iranien ou Majlis ait voté une loi allant dans le même sens.

L’Article 37 de ce traité du CDE – stipule que l’application de peines dégradantes et inhumaines ( Tortures, flagellations, lapidations amputations de membres), la peine de mort, les longues peines d’emprisonnement à vie sans droits de remises de peines, concernant de jeunes mineurs condamnés alors qu’ils avaient moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés, sont en principe prohibées partout dans le monde y compris en Iran.

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Cet article, publié dans « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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