Je ne ferais rien pour le prisonnier politique et syndicaliste Jafar Azimzadeh même s’il meurt des suites de sa grève de la faim déclare cyniquement Abbas Jafari Dowlatabadi le procureur de Téhéran

Je ne ferais rien pour le prisonnier politique et syndicaliste Jafar Azimzadeh même s’il meurt des suites de sa grève de la faim déclare cyniquement Abbas Jafari Dowlatabadi le procureur de Téhéran.

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27 Juin et 1er Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi,  après avoir enfin daigné rencontrer l’épouse du militant syndicaliste emprisonné Jafar Azimzadeh, lui a déclaré cyniquement qu’il ne ferait rien et ne qu’il bougerait pas le petit doigt pour son mari, même s’il mourrait des suites de son action de grève de la faim.

Notre camarade Jafar Azimzadeh est l’un des fondateurs et le principal secrétaire du conseil d’administration du Syndicat Libre des Travailleurs Iraniens qui est enfermé dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin (Téhéran), il en est à plus de 59 jours de grève de la faim. Jafar s’est lancé dans cette action en vue de protester contre ses conditions de détention et demander la révision en Appel de son procès.

Selon un rapport publié par les  activistes et militant-es du site du collectif HRANA, Notre camarade Jafar Azimzadeh qui est actuellement en grève de la faim dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin, a récemment été transféré d’urgence à l’hôpital  Sina de Téhéran suite à la détérioration de son état de santé. A ce jour (1er Juillet 2016)  Jafar a fait plus de 60 jours de grève de la faim.

Ce camarade Iranien proteste contre ses conditions de détention, pour la révision de son procès mais également selon ses dernières déclarations pour: « Demander solidairement les libérations et l’arrêt immédiat des poursuites et des condamnations à des peines de prison, pour des accusations d’atteintes à la sécurité nationale, visant plusieurs autres syndicalistes enseignants Iraniens ».

Selon une source proche de ce prisonnier politique qui a pu entrer en contact il y a quelques jours de cela avec les journalistes du collectif HRANA. L’épouse de Jafar Azimzadeh qui a pu rencontrer le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi, pour lui demander de suivre avec plus de clémence le dossier judiciaire de son mari, s’est vu répondre avec colère par celui-ci: « Je ne ferais rien pour votre mari, c’est lui est personne d’autre qui est responsable de ce qui lui arrive ».

dowlatabadifteheranprosecutor L’actuel procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi

Jafar Azimzadeh a été condamné fin 2015 par un « Tribunal Révolutionnaire » local à une peine de six ans de prison assortie d’une peine de deux ans de privations de ses activités syndicales, cette double peine l’empêche également d’avoir des contacts avec d’autres centrales syndicales internationales, de se servir d’internet et d’avoir le moindre contact avec des médias et des journalistes étrangers.

Jafar Azimzadeh a été avec d’autres syndicalistes locaux, l’un des coordinateurs d’une pétition signée par plus de quarante mille travailleurs Iraniens, demandant simplement aux autorités politiques du pays une augmentation du salaire minimum. Pour cette action pacifique il a été condamné par la Cour de Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre juge Salavati *1 à une peine de 6 ans de prison, pour des accusations telles-que: « Atteinte à la sécurité Nationale » […] « Troubles à l’ordre public » et  » Propagande contre le régime ». Il convient également de rappeler que le « Juge » Salavati, n’a pas voulu tenir compte du temps que Jafar avait passé en détention préventive avant ce verdict, alors que celui-ci couvrait largement une partie de cette peine totalement arbitraire de six ans de prison.

Les charges et accusations retenues contre notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh incluent: Sa participation à la fondation du Syndicat Libre des Travailleurs Iraniens et à plusieurs comités de travailleurs licenciés. Sa participation à l’organisation d’un rassemblement interdit dans le parc Laleh de Téhéran lors de la journée internationale des Travailleurs du premier Mai en 2009. Celles d’avoir participé à des actions syndicales en 2005. Puis coordonné plusieurs autres manifestations de travailleurs au cours de l’année 2014.

On lui reproche également l’organisation de cette pétition signée par plus de quarante mille travailleurs Iraniens qui demandé aux autorités politiques du pays une augmentation du salaire minimum, et d’avoir organisé des journées de protestations en face du Majlis (Le Parlement Iranien) et du Ministère du Travail contre des changements brutaux du code du travail décidées par l’ex procureur criminel de Téhéran Saeed Mortazavi*2 – que la présidence Ahmadinejad avait « Placardisé » dans ce ministère pour tenter de faire « Oublier » son rôle controversé dans la répression des manifestations et protestation populaires qui avaient précédé les élections présidentielles Iraniennes du 12 Juin 2019 largement entachées de fraudes – Ndr.

Le pouvoir totalitaire des Mollahs reproche également à notre camarade Jafar Azimzadeh sa participation à des actions syndicales avec ses camarades du syndicat libre de la Vahed company (Regroupant les travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue), et celles auxquelles il a participé en soutien au Comité de coordination du Syndicat des travailleurs des raffineries sucrières de Neishekar (Sud de l’Iran),

Jafar Azimzadeh avait été arrêté à la veille de la Journée des travailleurs du 1er Mai 2014 à Téhéran par des agents du Ministère des Renseignements. Il avait ensuite été placé en détention et à l’isolement pendant plus de 46 jours, avant d’être libéré provisoirement moyennant une caution d’Un milliard de Rials. Le 8 Novembre 2015 il a été convoqué puis de nouveau arrêté  Le 8 Novembre 2015, pour purger sa peine dans la prison d’Evin ou il est actuellement enfermé.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/will-nothing-jafar-azimzadeh-even-dies-tehrans-prosecutor
-*1 Sur l’arbitraire total et la brutalité sans bornes des verdicts du sinistre « Juge » Salavati relire nos articles précédents sur :
https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-salavati/
Relire aussi sur le sinistre « Juge » Salavati:
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2012/01/23/le-juge-salavati-figure-de-la-terreur-politique/
-*2  Sur ce « Juge » et « Procureur » Saeed Mortazavi  un des pires bouchers au service du régime théocratique et fasciste des Mollahs relire:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=Mortazavi+
https://soliranparis.wordpress.com/2015/09/01/le-juge-et-boucher-du-regime-saeed-mortazavi-blanchi-et-acquitte-des-accusations-a-propos-des-viols-meurtres-et-tortures-dopposants-dans-la-prison-de-kahrizak-en-juin-2009/
Mise a Jour Amnesty International demande la libération de Jafar Azimzadeh pour raisons de santé et craint pour la vie de ce prisonnier politique.
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=316:amnestyinternational-urgent-action-jailed-trade-unionist-s-health-and-life-at-risk-jafarazimzadeh&catid=11&Itemid=129&lang=en

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-Dernière minute nouvelles envoyées par mails par des camarades Iraniens que nous remercions au passage.

-Selon nos camarades Iraniens de l’International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI): Notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh vient d’être mis en liberté provisoire après 63 Jours de grève de la faim (A suivre nous y reviendrons plus en détail bientôt). Plus d’informations à venir sur le lien ci-dessous:

https://twitter.com/IASWIinfo

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Cet article, publié dans Actuel procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi, Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, juge Salavati, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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