Exécution à Rasht du jeune prisonnier Rashid Kouhi malgré les dénonciations de cette procédure irrégulière par Amnesty International et plusieurs autres organisations Iraniennes et Internationales de défense des droits humains

Exécution à Rasht du jeune prisonnier Rashid Kouhi malgré les dénonciations de cette procédure irrégulière par Amnesty International et plusieurs autres organisations Iraniennes et Internationales de défense des droits humains.

rashid-kuhi

12 et 15 Avril 2016 En dépit des avertissements d’Amnesty International et de plusieurs organisations de défense des droit de l’homme Iraniennes et Internationales ,le jeune prisonnier Rashid Kouhi a été exécuté dans la prison Lakan située dans la ville de Rasht, pour des infractions relatives à une affaire de drogue. Il convient de noter que ce prisonnier et sa famille n’ont jamais eu le droit de pouvoir faire appel de cette peine.

Quand l’Iran de Rouhani s’assoit sur les propres « Réformes » de son code pénal :

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site de l’agence Iranienne de défense des droits humains HRANA, le jeune prisonnier Rashid Kouhi, a été exécuté dans la prison de Lakan (Ville de Rasht-  Province de Gilan au Nord-Ouest de l’Iran) aux premières heures de la matinée du Samedi 9 Avril 2016. Il avait été arrêté puis condamné à mort pour le transport dans son sac de 800 grammes de divers produits stupéfiant.

Malgré toutes les requêtes de la famille pour tenter de faire arrêter la procédure d’exécution. Les autorités Judiciaires de la province de Gīlān, n’ont laissé aucune chance à la famille de Rashid et à son avocat de pouvoir faire appel en rejetant systématiquement  jusqu’à la dernière minute toutes leurs demandes.

L’avocat de la défense et la famille  de Rashid n’ont jamais pu bénéficier de conseils juridique appropriés, et cela jusqu’aux deux derniers jours avant son exécution. Pire encore les autorités Judiciaires de la province de Gīlān n’ont jamais prévenues officiellement la famille et l’avocat de Rashid Kouhi que selon de nouveaux changements législatifs introduits en 2015 dans le nouveau Code de procédure pénale de la « République Islamique d’Iran », ils auraient pu en principe demander et faire bénéficier à Rashid une nouvelle audition auprès d’une Cour d’appel.

Il est intéressant de noter que selon ce nouveau Code de procédure pénale Islamique (qui est entré en vigueur en 2015) les autorités Judiciaires Iraniennes ont supprimé l’Article  numéro 32 de la loi relative à la lutte contre les crimes liés à des affaires de de trafic et d’usage de drogue. Et que du fait de la suppression de cet article, tous  les prisonniers Iraniens condamnés à mort pour ces infractions ont en  principe maintenant le droit de faire appel de ces peines.

Selon cet Article 32 qui a été abrogé en 2015, les prisonniers  qui avaient été condamnés à mort dans des affaires de trafic ou d’usage de drogue, étaient privés de leurs droits fondamentaux de pouvoir faire appel. Et l’application de leurs exécutions n’était en aucun cas contestable auprès des « Tribunaux Révolutionnaires » et des « Juges » et procureurs qui  avaient requis la peine de mort contre les prisonniers accusés de ces délits.

Il convient de rappeler que malgré l’abrogation de cet Article 32 du nouveau Code pénal de la « République Islamique », les « Juges » qui ont donné l’ordre de faire pendre Rashid Kouhi se sont bien basé sur ce même Article 32 pourtant abrogé, pour  rejeter systématiquement toutes ses demandes de révision de la sentence auprès d’une Cour d’appel,  alors que Rashid et sa famille étaient légitimement en droit d’en faire la demande et que celle-ci aurait dû être acceptée sans conditions.

Amnesty International dans un communiqué récent avait demandé de faire arrêter d’urgence l’exécution de Rashid Kouhi, et vivement critiqué et condamné les irrégularités de la procédure ayant conduit à son exécution.

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/prisoner-hanged-rasht-despite-warnings-amnesty-international

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Cet article, publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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