Tortures, harcèlements et confessions forcées les méthodes ignobles de la police de Téhéran et de son chef Hossein Sajedinia

Tortures, harcèlements et confessions forcées les méthodes ignobles de la police de Téhéran et de son chef Hossein Sajedinia.

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Hossein Sajedinia le chef de la police de Téhéran et grand adepte de sinistres et ignobles rafles anti jeunes.

7 et 11 Mars 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le chef de la police de Téhéran, Hossein Sajedinia a annoncé les arrestations à Téhéran de plus d’une centaine de « Hooligans » qu’il a décrits comme des «Perturbateurs de l’ordre social» et des «Briseurs des normes établies ».

Des sources locales bien informées ont déclaré aux activistes et journaliste du site du collectif HRANA que la police de la capitale Iranienne avait forcés ces « Hooligans » supposés à avouer contre eux-mêmes, en les faisant passer à tabac, tout en les menaçants de privations d’appels téléphoniques, de leurs droits de visites par des membres de leurs familles, ainsi que de consulter des avocats de leurs choix.

Selon des témoignages de sources locales transmis aux militant-es et activistes du collectif HRANA, environ 165 personnes qui ont été arrêtées par les forces répressives dans différents quartiers de Téhéran entre les mois de Janvier et Février, ont été accusées d’être des «Perturbateurs de l’ordre social » et des «Briseurs de normes établies»

Le chef de la police urbaine de Téhéran Hossein Sajedinia avait déclaré il y deux semaine que la mise en œuvre de ce nouveau plan répressif du régime, avait visé des « Délinquants ayant de lourds casiers judiciaires » et que les arrestations de ces 165 personnes, ne faisaient que répondre aux exigences de citoyens de Téhéran, ayant exigé leurs arrestations par le biais d’appels téléphoniques dans un centre d’urgence de la capitale.

La famille de l’une des personnes qui a été arrêté dans le cadre  de cette nouvelle campagne répressive du régime a déclaré à l’un des journalistes du collectif HRANA que plusieurs de ces personnes n’avaient pas d’antécédents judiciaires connus, et que pour certaines d’entre- elles c’était la leurs toutes premières arrestations. Cette même source qui a demandé à conserver l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, a rajouté que le membre de cette famille avait été placé en garde à vue pendant plus d’un mois, sans pouvoir avoir le moindre contact avec ses proches. Et que les autorités judiciaires de Téhéran avaient rétorqué comme seule excuse à cette famille qu’il serait impossible pour elle de tenter de suivre l’affaire, et de rendre visite au prévenu parce que celui-ci faisait partie d’une « Bande criminelle bien connue».

Une autre source locale bien informée de l’état de l’affaire et des raisons de ces mises en détention a mentionné que le nombre de ces détenus s’élevait à 165 personnes. Et que toutes ces personnes avaient été battues et violentées dans un Centre de détention secret appartenant au Département des enquêtes criminelles de la police Iranienne, dans le but de les obliger à reconnaitre et à « Avouer » les accusations retenues contre elles. Selon cette source il y avait certes quelques « Délinquants connus» parmi la plupart de ces 165 prévenus, mais beaucoup d’autres parmi cette liste (dont plusieurs dizaines sont des mineurs) n’avaient jamais été arrêtés auparavant.

Chasse et rafles anti jeunes sur des bases discriminatoires flagrantes .

Ce témoin a rajouté que le Département des enquêtes criminelles de la police Iranienne avait visé, ciblé et torturé systématiquement des personnes issues de milieux modestes et sans diplômes, pour les obliger à accepter des mises en accusations au sujet de faits survenus dans leurs quartiers de résidences en l’absence totale d’avocats pour les assister.

Parmi les tortures physiques et psychologiques qu’ont eu à subir ces 165 prisonniers, des humiliations telles que celles de « Faire le poulet » devant leurs codétenus des torsions arrière des doigts, des coups, des gifles incessantes, des insultes et des menaces à connotations sexuelles , assorties d’interdictions totale de prévenir leurs proches.

Selon la loi Iranienne les décisions sur les responsabilités judiciaires et pénales de ces détenus incombait pourtant à un Juge. Or on a simplement a déclaré cyniquement à ces prévenus et à leurs familles quand celles-ci demandaient de leurs nouvelles que « leurs procédures prendraient du temps », durant toutes les périodes qu’ils ont passé en garde à vue.

M.Hossein Raesi, un avocat et défenseur Iranien des droits de l’homme a déclaré au sujet de cette affaire : « Depuis plusieurs années nous assistons à des lancements de plans d’urgences censés lutter contre la délinquance et la toxicomanie. Ces plans qui ont eu lieux dans plusieurs villes de notre pays sont pourtant appliqué de telles manières qu’ils sont une violation flagrante de l’article 22 de la Constitution Iranienne. En partant du principe que celle-ci déclare que le respect de la vie d’un individu, de sa santé, de son domicile, de son lieu de vie ou de travail sont intouchables, exceptés si celui-ci a commis des actes non conformes à la loi et que ceux-ci peuvent être prouvé par le biais de celle-ci ».

Hossein Raesi a déclaré que le comportement de la police dans cette affaire qui accusait des personnes d’être des « Voyous » quand bien même celles-ci auraient commis des « Crimes majeurs » avant même que leurs affaires n’aient été jugées publiquement par des tribunaux, était une violation claire et flagrante de la Constitution Iranienne.

Ce professeur d’université et avocat a examiné l’action de la police dans cette affaire et l’a décrit comme étant purement délictueux : «  Il y a bien ici une violation flagrante de la dignité humaine de ces prisonniers qui ont fait l’objet de menaces de punitions, avant mêmes que les accusations les concernant, n’aient été examinées ou prouvées par des tribunaux compétents. Ce comportement est dû principalement à l’extrême faiblesse de la police à assurer la sécurité des citoyens. Cela démontre son échec à fournir des réponses appropriées aux citoyens en usant de méthodes conformes à la loi. Cette incapacité de la police est aussi de la responsabilité même des autorités Judiciaires Iraniennes qui sont tenues d’assurer la sécurité Juridique de nos citoyens, même si ceux-ci sont accusés de crimes ».

Hossein Raesi a ensuite dénoncé le rôle principal de l’appareil Judiciaire et de l’exécutif dans de tels comportements : « Ce comportement de la police est un autoritarisme inexcusable. J’ai toujours pensé que le rôle du pouvoir exécutif et en particulier celui du Ministère de l’Intérieur était de faire respecter les droits fondamentaux du peuple. Et que celui ce devait par la même de faire cesser ce genre de comportement insultants et irrespectueux envers les citoyens ».

« Mon point de vue est que les gens devraient aussi exprimer leurs mécontentements contre ces comportements de notre police, et qu’ils ne devraient pas considérer ces attaques et ces insultes contre notre jeunesse, comme la seule réponse apportée à la défense de leur sécurité. Ces comportements ne réduiront en aucun cas la criminalité, mais ne ferons qu’encourager plus tard ces jeunes à plus de violence et de vengeance » a conclu M. Hossein Raesi.

Voir aussi : https://hra-news.org/en/torture-harassment-forced-confessions-iranian-security-police
Ce n’est pas la première fois depuis les évènements de Juin 2009 que les forces répressives de Téhéran s’adonnent à ce genre de rafles et chasses à l’homme ignobles relire sur :
https://soliranparis.wordpress.com/2012/12/28/nouvelle-vague-de-repression-et-de-rafles-anti-jeunes-a-teheran/
https://soliranparis.wordpress.com/2013/01/11/scenes-de-chasses-aux-jeunes-dans-les-quartiers-populaires-de-teheran-suite/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Cet article, publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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