Pour le site Iran Human Rights les circonstances exactes de la mort en détention dans la prison de Gohardash Rajaee Sharh du syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani restent suspectes

Pour le site Iran Human Rights les circonstances exactes de la mort en détention dans la prison de Gohardash Rajaee Sharh du syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani restent suspectes.

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14 et 15 Septembre 2015: Nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights, des prisonniers détenus dans la même cellule que Shahrokh Zamani auraient trouvé son cadavre étendu sur son lit avec des ecchymoses sur tout sous corps et des traces de sang qui lui sortait de la bouche. Lundi 14 Septembre 2015 des sources locales Iraniennes ont confirmé la mort suspecte de Shahrokh Zamani, un travailleur peintre en bâtiment et militant syndicaliste emprisonné.

Dans l’après-midi du Dimanche 13 Septembre 2015, des codétenus qui partageaient la même cellule que Shahrokh Zamani et qui étaient venu le réveiller pour aller en promenade dans la cour de la prison auraient retrouvé le corps de ce prisonnier politique âgé de 52 ans, gisant sur son lit avec des ecchymoses sur tout son corps et du sang qui lui sortait de la bouche. Il aurait été ensuite transféré dans la Section médicale de la prison de Gohardash Rajaee Sharh, peu de temps après le Médecin chef de ce centre de détention a déclaré que la cause de la mort de Shahrokh : « Etait due à un accident vasculaire cérébral soudain ».

Shahrokh Zamani avait été arrêté en 2011 pour avoir tenté de former un Syndicat libre de travailleurs de la construction et de travailleurs peintres en bâtiment. Pour ces simples faits de syndicalisme Il avait été condamné après une parodie de procès à une peine onze années de prison et d’exil intérieur*1 par un « Tribunal Révolutionnaire ». Durant toutes les années qu’il a passé en détention Shahrokh a subi d’intenses pressions psychologiques et physiques, des privations des droits de visite de sa famille, il avait dû aussi se lancer dans des actions de grève de la faim pour défendre ses droits fondamentaux de prisonnier politique, entre autres pressions que lui et sa famille ont dû subir, dernièrement les Autorités pénitentiaires Iraniennes lui avait refusé le droit de bénéficier de mises en liberté provisoire (Même de courte durées) pour qu’il aille assister aux funérailles de sa mère et au mariage de sa fille – des demandes pourtant autorisées par les règlements intérieurs des prison Iraniennes –Ndr.

Lors du retour du corps sans vie de son fils vers la maison familiale, le père de Shahrokh qui a réussi à entrer en contact avec des activistes du site Iran Human Rights a déclaré: «Mon fils n’avait jamais eu de problèmes médicaux majeurs avant à sa mort, il était en parfaite santé. Aujourd’hui, quand nous sommes allés pour récupérer le corps de Shahrokh, le médecin de la prison nous a dit que la raison de sa mort était un accident vasculaire cérébral ». Un des prisonniers qui partageait la même cellule que Shahrokh a apporté ce témoignage et dit aux activistes du Iran Human Rights: « Il était très actif et faisait tous les jours des exercices physiques, il accordait aussi une attention particulière à sa santé et à son régime alimentaire ».

Un Médecin lié à l’affaire de Shahrokh qui a désiré conserver l’anonymat a déclaré aux activistes site Iran Human Rights :  » Ce genre d’attaques cérébrales soudaines arrivent généralement à des personnes âgées de plus de 60 ans qui souffrent de diabète aigu ou encore de problèmes de pression sanguine trop élevée. Il doit y avoir une enquête médicale de lancée pour examiner son cas, car une personne comme lui qui ne connaissait pas auparavant de problèmes de santé, ne peut pas décéder aussi subitement d’une crise cardiaque « .

Shahrokh Zamani, comme la plupart des autres prisonniers politiques en Iran, a été jugé dans des conditions opaques par un « Tribunal Révolutionnaire » impartial et injuste, il a subi par la suite de la part de ses « Juges » et des Agents de l’Administration pénitentiaire Iranienne des privations quotidiennes de ses droits fondamentaux, et en particulier de son droit d’avoir accès à des soins médicaux appropriés. Selon des sources proches de ses amis, ce sont toutes les négligences médicales dont a été régulièrement victime Shahrokh qui ont plus que probablement contribué à sa mort prématurée. Ces mêmes sources ont suggéré que les circonstances exactes de la mort de ce militant syndicaliste restaient suspectes et qu’une commission Internationale indépendante devrait enquêter sur les raisons médicales son décès.

« Mis à part les toutes les actions illégales et injustes que autorités Iraniennes continuent à prendre à l’encontre des militants syndicaux, la question plus générale ici est qu’une nouvelle un prisonnier politique Iranien est mort en détention. Cette question ne devrait pas être ignoré par la communauté internationale » a déclaré M.Mahmood Amiry-Moghaddam le porte-parole du site Iran Human Rights et du RSI.

Iran Human Rights demande à M. Juan Mendez le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions relatives aux cas de tortures, et à M. Seong-Phil Hong, le Président du Groupe de travail des Nations Unies sur les questions relatives aux détentions arbitraires, de lancer une enquête Internationale indépendante sur la mort suspecte du prisonnier politique Shahrokh Zamani , ainsi que sur toutes celles des autres prisonniers politiques Iraniens décédés eux aussi dans des circonstances suspectes au cours de ces dernières années. Nous demandons également à Messieurs Juan Mendez et Seong-Phil Hong, de faire pression sur les autorités iraniennes pour qu’elles permettre l’accès aux prisons sans restrictions ni privations de droits de visites, pour toutes les familles Iraniennes de prisonniers.

-*1 Notes Soliranparis les peines d’Exil Intérieur dont sont régulièrement victimes les prisonniers et prisonnières politiques en Iran, consistent à faire enfermer ces détenu-es dans des centre de détention très éloignés des leurs lieux de résidences d’origines ou des lieux de résidences d’origines de leurs familles. Une procédure d’une mesquinerie sans pareille et une forme abjecte de Double peine dont le seul but est bien sûr vu la superficie de l’Iran, d’isoler purement et simplement ces prisonniers de leurs familles, de leurs amis ou encore de leurs soutiens.

Voir aussi sur le site Iran Human Rights : http://iranhr.net/en/articles/2315/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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