Arrestation du Dr Reza Heidarpour le médecin qui avait constaté des traces de tortures sur le corps du blogueur dissident Sattar Beheshti assassiné par les agents de la police du net Iranienne

Arrestation du Dr Reza Heidarpour  le médecin qui avait constaté des traces de tortures sur le corps du blogueur dissident Sattar Beheshti  assassiné par les agents de la police du net Iranienne.

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Le Dr Reza Heidarpour  le médecin qui avait constaté des traces de tortures sur le corps du blogueur dissident Sattar Beheshti

15 novembre 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du collectif de l’agence Iranienne de défense des droit de l’homme Hrana News Agency et celui du site Radio Zamaneh. Le médecin de la prison d’Evin  Reza Heidarpour qui avait examiné le corps du blogueur dissident Sattar Beheshti, a été arrêté ce 10 novembre 2013 et transféré ensuite à la section 209 de la prison de Téhéran.

Selon un rapport et un article publié par le site d’opposition Kalameh News. Le jeune blogueur dissident Sattar Beheshti qui avait été envoyé a l’infirmerie de la prison d’Evin dés les débuts de son incarcération, portait déjà des traces de coups, de passages à tabac et de tortures sur tout son corps, lors de son arrivée dans le centre de détention, d’après le témoignage du jeune médecin Reza Heidarpour  qui officiait dans cette prison, avant qu’il ne soit aussi lui même arrêté. En principe dans la prison d’Evin tous les nouveaux prisonniers faisant parti des nouveaux arrivants  sont régulièrement envoyés avant à l’infirmerie, où ils sont fichés et enregistrés avant leurs mises  sous écrou et en cellule.

Selon le rapport parvenu aux activiste et journalistes des site Hrana et Kalameh , après avoir signalé des signes des traces de tortures sur le corps du jeune bloggueur dissident Sattar Beheshti , le jeune médecin de la prison d’Evin Mr Reza Heidarpour n’avait plus  été autorisé à travailler dans la section 350  qui est l’une des sections réservée aux nouveau arrivants et à certains prisonniers politiques avant qu’on ne les transfèrent dans la section 209- l’aile qui leur est traditionnellement réservée et qui est sous le contrôle illégal des « gardiens de la révolution » de l’IRGC et du ministère des renseignements – Ndr. Il avait ensuite été « muté » dans la section réservée à la « délinquance financière » avant que les agents du ministère du renseignement ne l’arrêtent  la semaine dernière.

Selon des témoignages de nombreux prisonniers politiques qui avaient purgés leurs peines dans la section 350 , Reza Heidarpour avait toujours été l’un des rares médecins de cette sinistre prison, a faire preuve d’humanité en fournissant sans exceptions, ni favoritismes et malgré ses maigres moyens des médicaments et des soins à tous les prisonniers malades. Sattar Beheshti qui était âgé de 32 ans , avait été arrêté en novembre dernier par les agents de la Cyber-police Iranienne ou Police FatayNdlr. A cause des vives critiques contre le régime totalitaire de Khamenei qu’il avait écrite dans son blog personnel.

La Police Fatay est celle chargé de contrôler et fliquer le cyber espace Iranien. Et Sattar Beheshti avait été accusé par elle: « d’avoir agi contre la sécurité nationale ». Lors de son arrestation Sattar avait été sévèrement battu jusqu’à en mourir, par les agents de cette même brigade lors des premières séances « d’interrogatoires » qu’ils lui firent subir. Il fut ensuite enterré dans le cimetière de Robat Karim, après que sa famille ai pu récupérer son corps.
Par la suite Gholam Hossein Mohseni Ejei , le nouveau procureur général de la « justice » Iranienne,  confirma ensuite qu’il y avait bien eu des constatations d’ecchymoses et des traces de coups violents sur tout le corps de Mr.Beheshti après son décès en garde à vue  . Malgré ces dernières  révélations, le premier médecin légiste qui avait examiné le corps de Sattar, continue de maintenir ce qu’il avait dit, dans l’un de ses rapport publié fin octobre 2012 qui disait que celui ci était mort suite à cause d’un: « Trop grand stress nerveux ».

 – Éloignement et « exil intérieur » pour un témoins gênant: Abolfazl Abedini  un autre prisonnier politique enfermé dans la section 350 qui avait aperçu Sattar Beheshti un peu de temps avant son décès et entendu ses cris depuis sa cellule, avait bien été cité comme témoins devant un tribunal de Téhéran, mais il a depuis été « exilé » dans la prison de la ville d’Ahwaz située dans la province méridionale du Khuzestân.

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La mère de Sattar ne croit pas une seconde à la version officielle du décès de son fils: De nouveaux documents  ont relevés la cause exacte  de la mort du blogueur dissident Sattar Beheshti

7 et 11 novembre 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Iranien Radio Zamaneh: Le site de la Campagne Internationale Pour Les droits de l’homme en Iran, a rapporté que la famille du blogueur dissident Sattar Beheshti,  affirme qu’elle a pu se procurer de nouveaux documents qui prouvent que la mort  de leurs fils a été causée par des coups ayant entrainé des hémorragies cérébrales et internes.

Les militant-es et activistes du site de la Campagne Internationale Pour Les droits de l’homme en Iran  ont déclaré ce 7 novembre 2013 dernier qu’un an après la mort du blogueur emprisonné que la famille avait pu être été informée de l’existence d’un autre rapport documenté, disant que la mort en détention de leur fils Sattar était due  » A plusieurs hémorragies internes successives ayant atteint des organes vitaux tels que: les poumons, le foie, les reins et le cervelet « .

Ce rapport qui est actuellement dans les mains de la famille et de la « justice » Iranienne,  indique que l’existence de ce document qui est également présent dans le  dossier judiciaire de Sattar, ne devrait laisser plus aucuns doutes quant à la cause exacte du décès de leur fils.

Des rapports précédents émanant d’un autre médecin légiste, disaient qu’il n’y avait pas de preuves concluantes, prouvant que la mort de Sattar Beheshti, avaient  été causé par les coups, dont il avait été victime durant les interrogatoires que lui avaient faits subir les agents des forces répressives spéciale de la Cyber-Police Iranienne – ou Police Fatay – Ndlr.

Sattar avait été arrêté fin octobre 2012 dernier, suite à l’écriture sur son blog personnel, de plusieurs articles et points de vue très critiques sur les politiques gouvernementales du régime totalitaire d’Ali Khamenei. Cinq jours après son arrestation, sa famille avait été informée de sa mort qui était survenue alors qu’il était encore en garde à vue.

Depuis chef de la Cyber-Police Iranienne – ou Police Fatay – Ndlr. De la région Téhéran a été relevé de ses fonctions et muté vers un autre service. Loin de céder à toutes les diverses pressions sordides qu’elle à eu a subir par les diverses brigades des forces répressives Iraniennes, la famille de Sattar Beheshti a depuis porté plainte et intenté un procès visant traduire devant  la justice les auteurs de la mort de leur fils. Le régime a ensuite tout fait pour faire trainer en longueur cette plainte; en accumulant sur ordres du « ministère de la justice » des retards répétés et totalement volontaires pour ralentir les procédures,

La mère de Sattar Beheshti – Madame Gohar Eshghi, a écrit depuis plusieurs fois au nouveau président Hassan Rouhani pour lui demander son assistance et que l’un des principaux des meurtriers  présumés de son fils soit enfin traduit justice. Elle affirme que l’agent  Akbar Taghizadeh , un des officier de la Cyber-Police Iranienne – ou Police Fatay – Ndlr. Qui est actuellement en prison , est le responsable direct de la mort de son fils.

Voir aussi sur:
https://hra-news.org/en/doctor-visited-sattar-beheshti-arrested
Et sur:
http://archive.radiozamaneh.com/english/content/new-documents-said-reveal-cause-blogger%E2%80%99s-death
Ainsi que l’article paru sur le blog de la journaliste Iranienne Keyhani Parisa montrant comment la « presse » réactionnaire aux ordres du régime avait tenté, à plusieurs reprises de salir la mémoire de Sattar Beheshti
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2012/11/09/un-blogueur-critique-du-regime-meurt-en-prison-sous-la-torture/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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