Fereshteh Osanloo demande à ce qu’une enquête soit ouverte sur la mort de son frère le militant syndicaliste Iranien Afshin Osanloo

Fereshteh Osanloo demande à ce qu’une enquête soit ouverte sur la mort de son frère le militant syndicaliste Iranien Afshin Osanloo.

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27 juin et 1er juillet 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via le site International Campaign For The Human Rights in Iran: La famille du prisonnier de conscience et militant syndicaliste Iranien décédé Afshin Osanloo a demandé à ce que des médecins légistes, enquêtent sur la cause exacte de sa mort. Depuis que sa sœur Fereshteh Osanloo a déclaré aux journalistes et activistes du site de la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran que son frére Afshin Osanloo était mort dans des circonstances troubles le 20 juin 2013 dernier. Le décès de ce prisonnier politique a été classé  par les autorités pénitentiaires Iraniennes  comme résultant d’une crise cardiaque, mais sa sœur  maintient qu’il n’avait pas de problèmes cardiaques antérieurs et  qu’il avait l’air en bonne santé, lors de la dernière visite ou elle avait vu son frère Afshin  dans  la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Sharh.

Les infirmières de l’hôpital affirment  qu’Afshin Osanloo était déjà mort lors de son arrivée à l’hôpital. Fereshteh Osanloo a également dit au site de la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran que sa famille n’avait pas été autorisée à tenir une cérémonie funéraire à la mosquée. Et que les autorités judiciaires leur ont fortement « conseillé » de ne faire leurs  services commémoratifs  que dans le cadre de leur domicile familial.

Fereshteh Osanloo : a également déclaré sur le site de la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran, une heure environ après l’enterrement de son frère au cimetière Behesht-e Zahra de Téhéran  le lundi 24 juin dernier: « Les infirmières nous  ont dit qu’il avait été emmené à l’hôpital vers environ 8 heures  jeudi soir dernier. Et qu’il était déjà mort longtemps avant son arrivée. Alors que les autorités nous ont dit qu’il était encore vivant lorsqu’il était sur le chemin de l’hôpital ».
Lors de la confirmation de la mort d’Afsin Osanloo, le chef des autorités pénitentiaires de la région de Téhéran  un nommé Sorabe Soliman, a déclaré le  22 Juin 2013 dernier sur le site d’une des principales agences médiatique de propagande du régime, l’agence  Fars News: « Ce prisonnier qui était détenu dans la prison de Gohardasht Rajae Sharh, s’était plaint de douleurs à la poitrine. Après un examen médical et un électrocardiogramme, nous l’avons fait transférer de l’infirmerie de la prison vers l’hôpital de la ville de Karaj, où après y avoir passé quelques heures, il est mort d’une crise cardiaque ».

Afshin Osanloo qui était âgé de 42 ans, était un militant syndicaliste et le frère du célèbre militant syndicaliste Iranien Mansour Osanloo. Un des membres fondateurs de l’Union syndicale libre Vahed regroupant les travailleurs chauffeurs de bus de Téhéran et de sa banlieue. Notre camarade Afshin Osanloo avait déjà été arrêté en 2010 sur des accusations de « collusion et d’assemblage avec l’intention d’agir contre la sécurité nationale », puis avait ensuite été condamné à une peine de cinq ans de prison. L’année dernière, il avait été transféré de la prison d’Evin à Téhéran vers  celle tristement célèbre de Gohardasht Rajaee Shahr située dans la ville de Karaj. À l’issue de sa peine de prison Afshin  Osanloo devait  être en principe libéré en Mars 2014 prochain.

Fereshteh Osanloo a aussi  déclaré sur le site de la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran « Mon frère est décédé jeudi  – 20 juin 2013 Ndlr- mais les responsables des autorités pénitentiaires  n’ont  pas daigné appeler  ma mère pour l’informer, alors qu’elles avaient son numéro de téléphone. Et nous n’avons pu avoir d’autres nouvelles par le biais d’amis à lui que le samedi matin, soit deux jours après la mort de mon frère. D’autres personnes qui étaient allées  rendre visite à leurs enfants ou à leurs parents incarcérés dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr à Karaj nous ont demandé si nous avions entendu parler du fait qu’Afshin avait souffert d’une crise cardiaque à l’intérieur de cette prison!  Nous avons été choqués et consternés car nous n’avions pas eu accès à toutes ces informations. A ce moment la nous savions seulement qu’il avait subi une crise cardiaque, nous sommes allés immédiatement à la prison, mais les gardiens ont refusé de répondre correctement à nos questions. Ma mère s’est ensuite enquise des conditions de santé  de mon frère  à l’un des gardiens et portier de la prison qui d’habitude la traitait bien mais celui ci ne lui n’à rien di et a refusé de lui répondre. Nous n’avons eu non plus aucunes réponses des fonctionnaires chargés de l’accueil des visiteurs de cette prison. C’est seulement lorsque nous somme allés dans les bureaux de l’administration générale de la prison de Gohardasht  Rajaee Shahr. Que nous avons appris que mon frère était mort. C’est la qu’Ils nous ont dit ensuite que pour obtenir son corps, nous aurions certainement besoin d’une lettre du palais de justice « .

« Il nous a fallu attendre  la fin de l’ après-midi  de ce samedi pour obtenir  cette lettre du palais de justice, puis nous sommes allés à l’hôpital. Car je n’arrivais toujours pas à croire et à réaliser qu’Afshin était décédé, cela à duré pour moi  jusqu’au moment ou nous sommes  arrivés à l’hôpital et ou j’ai  vu son corps « , a continué  Fereshteh Osanloo en larmes.

Fereshteh Osanloo  ajoute : « Mon frère n’avait jamais eu de problèmes cardiaques auparavant. Il était en bonne santé et faisait des exercices physiques tous les jours malgré son incarcération. Ma mère qui avait été lui rendre visite deux semaines avant son décès, m’a dit qu’il était en très bonne santé à ce moment la. Si Afshin avait vraiment eu des problèmes de santé il en aurait forcément parlé à ma mère lors de cette visite. C’est pourquoi nous avons été choqués quand nous avons appris qu’il était mort à la suite d’une crise cardiaque « .

Fereshteh Osanloo a aussi confirmé aux activistes du site de la  Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran que sa famille demanderait  une enquête officielle et indépendante sur la cause exacte du décès:   » Jusqu’a présent le médecin légiste ne nous donné aucunes réponses. Ils nous ont dit que les résultats des autopsies, ne seraient connus dans trois mois. Nous n’avons pas pu non plus avoir  d’informations plus spécifiques. Alors que nous avions fait confiance aux autorités de la prison  qui étaient responsables de la garde de mon frère,  vu leur embarras et leurs refus de nous répondre correctement, Je crois maintenant qu’ils sont tout bonnement responsables de sa mort ».

Interrogée  pour savoir si les membres la famille d’Afshin Osanloo allaient déposer une plainte contre les autorités judiciaires Iranienne pour ne pas les avoir informés le jour même de la mort de leur fils. Sa sœur  Fereshteh Osanloo  a ajouté: « C’est notre droit légal d’après même les lois de notre pays, mais nous devrons attendre la décision finale de ma mère à ce sujet. Ma mère a difficilement supporté  toute les pressions qu’avait subies notre famille aux débuts de l’incarcération d’Afshin. Elle avait écrit de nombreuses lettres de clémence et de pardon au procureur de Téhéran qui étaient longtemps restées sans réponses. La dernière fois que ma mère était  allée au bureau du procureur de Téhéran pour demander la clémence pour Afshin c’était le mardi 18 Juin dernier, ils lui avaient alors affirmé qu’ils en tiendraient compte et qu’il devait être libéré en principe le mois de mars 2014″

Depuis Fereshteh Osanloo  malgré les menaces qui pèsent sur sa famille maintien que les autorités continuaient leurs pressions insidieuses, et que  la famille avait été dans l’incapacité de trouver dans tout Téhéran une mosquée qui acceptait d’organiser des cérémonies commémoratives  en mémoire de son frère. Et d’accomplir celle ci selon les principes et les rituels de deuil Chiite. Qui spécifient que ceux ci doivent en principe durer entre les trois premiers jours  et le septième jour précédant un décès. : « Quelqu’un de notre famille est mort et le moins qu’il mérite est qu’on puisse organiser la cérémonie de deuil dans un lieu décent. Il ne nous pas dit officiellement que nous ne pouvions pas le faire, mais nous n’avons encore trouvé aucune mosquée qui voulait accueillir ou nous louer une salle pour cette cérémonie en mémoire de notre frère. Ma mère est désespérée et croit qu’ils feront tout pour nous empêcher que cette cérémonie se passe normalement ».

Le lundi 24 juin 2013 dernier  44 autres prisonniers politiques détenus à  l’intérieur de la section 350 de la prison d’Evin Ward 350, ont écrit un message de condoléances, qui a été publié sur le site Web d’opposition Kaleme News disant : « Une fois de plus les responsables de l’appareil judiciaire et la négligence de l’organisation de l’administration pénitentiaire  Iranienne, assorti d’un manque d’attention ont conduit à la mort injuste d’un autre prisonnier politique nommé Afshin Osanloo. Ceci  bien sûr n’était pas le premier cas du genre dans notre pays. Il ya deux ans de cela un autre prisonnier politique, Hoda Saber a perdu la vie suite à des problèmes de santé et à cause de la négligence des fonctionnaires pénitentiaires. Qui n’avaient jamais tenu compte de nos objections et de nos demandes de soins  pour ce codétenu alors qu’il était gravement malade. Le cas d’Afshin  ne pourra que ce répéter quand on connait le nombre toujours croissant  de prisonniers politiques qui souffrent de graves maladies et qui se voient systématiquement  refuser  des hospitalisations et l’accès à des traitements médicaux, or ces refus sont généralement ordonnés  par le procureur de Téhéran, et dans certains cas par le juge  Salavati du tribunal révolutionnaire de la capitale, malgré les recommandations mêmes de médecins et des spécialistes des prisons où nous somme détenus « .

Un peu avant de quitter l’Iran sur sa page Facebook, Mansour Osanloo, le frère du militant syndical décédé a  témoigné en écrivant:  » Alors que nous avions rouvert un deuxième bureau de notre syndicat avec l’aide d’autres travailleurs,  le 10 juillet 2007 ils fermaient de nouveau nos locaux et je pense qu’ils avaient déjà repéré les activités syndicale mon frère à cette époque. Il y a trois ans de cela alors que j’étais détenu, des policiers  ont arrêté mon frère dans les dortoirs du terminal sud des bus de Téhéran, en  coordination avec des agents du ministére des renseignements travaillant dans la prison d’Evin, ils l’avaient ensuite transféré dans la section 209 de cette prison, où  ils lui ont fait subir des pressions psychologiques et de graves  tortures physiques,  dans le but de lui extorquer des aveux et des informations sur notre syndicat. Ils ont ensuite monté de toute pièce un dossier d’accusation disant que mon frère avait tenté d’acheter des armes et que notre syndicat planifiait des attentats en collaboration avec des éléments de groupes politiques d’opposition à la république islamique, des accusations qui  étaient toutes infondée  et basées sur des mensonges. Et  lorsque mon frère déclara lors de son procès qu’il n’acceptait  pas de signer quoique ce soit et d’avaliser ainsi leurs mensonges, ils lui firent à nouveau subir des pression encore plus sévères ».

 

Voir aussi sur:

http://www.iranhumanrights.org/2013/06/osanloo_death/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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