Publication du Rapport 2013 sur les violations des droits de l’homme du régime de Téhéran contre les minorités Arabes dans la province du Khuzestân

Publication du Rapport 2013 sur les violations des droits de l’homme du régime de Téhéran  contre les minorités Arabes dans la province du Khuzestân.

AHHR2013-2

 

19 avril 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Ahwazi Arabs Infos : le Réseau de solidarité Arabe Ahwazi en collaboration avec des militant-es et activistes Ahwazi-es et d’ONG locales et internationales  agissant pour la  défense des droits de l’homme des minorités Arabophones Iraniennes. Viennent de publier un rapport 2013, couvrant les violations des droits de l’homme commises par le régime de Téhéran contre les populations de la minorité Arabophone Ahwazie, au cours de la dernière année. Ce rapport nous renseigne sur l’augmentation  dans cette région du pays, d’actes de répression violente, de tueries, de tortures, de « disparitions » de militants politiques et d’exécutions sommaires et extra judiciaires.

 
Les autorités Iraniennes tentent par tous les moyens même les plus violents de réduire au silence les voix des militants politiques et culturels Arabophones Ahwazis modérés, en s’en prenant particulièrement aux enseignants et aux professeurs qui ont tenté et chercher à faire progresser l’enseignement aux enfants de la langue Arabe majoritaire dans cette province du pays nommée le Khuzestân. Tous ces éléments font que cela devient aussi une source de préoccupation majeure pour les homme politiques  locaux, dans ce contexte de troubles et de discriminations religieuses et ethniques décidées en  haut lieu par l’état Iranien, rajoutées aux conditions sociaux-économiques qui se dégradent pour la majorité des habitants de cette province d’Iran qui est pourtant l’une des plus riches du pays.

 
Les soulèvements  du «Printemps arabe» à travers le Moyen-Orient couplés avec l’anniversaire du soulèvement Awhazi d’avril 2005 en Iran, a conduit à une autre série de manifestations  pacifiques durement réprimée dans la région de la ville Ahwaz au cours des années 2011 et 2012. En 2005 le premier soulèvement pacifique dit de l’intifada Ahwazie  de la province du Khuzestân, avait déjà conduit à la mort d’au moins 160 manifestants et à des centaines d’arrestations arbitraires, suivis de lourdes condamnations, des verdicts de peine de mort, décidées après des procès impartiaux par les « tribunaux révolutionnaires » du régime de Téhéran.  D’après plusieurs témoignages de militants locaux on a aussi signalé, des exécutions clandestines extra-judiciaires à caractère politiques. Et des découvertes macabres  de corps de militants assassinés, déclarés auparavant comme « disparus » par les agents des forces répressives Iraniennes.

Les manifestations  des populations Arabophones pacifiques, de 2011 et 2012, avaient attiré elles aussi des milliers de manifestants. Elles ne s’étaient pas limitées aux seules grandes  villes d’Abadan ou d’Ahwaz mais s’étaient  aussi étendues à un certain nombre d’autres villes et de villages peuplés d’Arabes Khuzestanis, ces manifestations s’étaient déroulées malgré une forte présence militaire et une répression policières féroce et firent l’objet d’une occultation quasi complété de la couverture médiatique de celles-ci décidées par les autorités Iraniennes. Qui avaient tout fait pour qu’elles apparaissent comme des événements « isolés ». Aussi dans la perspective de l’approche de la prochaine élection présidentielle qui devrait débuter le 14 juin 2013, les agents des services du ministère du renseignement et  de la police du régime de Téhéran ont intensifié de nouvelles campagne d’arrestations, et procédé à des centaines de mises  en détention « préventives » en prévision  de nouveaux troubles et de nouvelles manifestations populaire qui pourraient éclater à nouveau dans la région.

Les principaux motifs  de colère des manifestants Arabophones du Khuzestan, sont le manque de développement socio-économique causé par les discriminations, sociales, culturelles  ethnique et religieuse  quasiment érigées en dogme par Téheran. Et qui touche les populations locales en particulier dans les domaines de l’accès égal à l’emploi, au logement et aux droits civils et politiques.

La réponse du régime iranien à l’agitation Arabophone dans le pays, a d’ailleurs été aussi rapide, violente et brutale que celle des autres régimes totalitaires qui connaissent des troubles au Moyen-Orient. Dans le Khūzestān les forces de la police utilisent fréquemment des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles contre des manifestants pacifiques .Et vont jusque  dans les hôpitaux pour appréhender et tabasser les manifestants blessés, comme on a pu l’observer dans d’autres soulèvements populaires dans la région.

 

Des exécutions de manifestants Arabes Khuzestanis accusé d’incitation  et d’organisation de protestations « illégales » sont régulièrement effectuées par le régime de Téhéran. Qui n’hésite pas non plus à utiliser systématiquement, de pressions contre les familles de détenus,  de viols et de tortures effectuées au cours « d’interrogatoires  » contre des prisonniers politiques locaux dans le but de leur extorquer des aveux forcés et des « confessions » télévisées.

La prison centrale Karoon de la ville d’Ahwaz est d’ailleurs tristement connue, comme l’une des plus dures et les plus surpeuplées d’Iran et par le degré inouï des violences  qui sont commises par ses gardiens. On sait également qu’il existe dans cette même province du Khūzestān un grand nombre de centre de détention secrets,  gérés et sous le contrôle total d’agents du ministère des renseignements, de  la police politique de la Vevak et des « gardiens de la révolution » de l’IRGC ou GRI, ou sont pratiqués des tortures inhumaines et où ont lieu la plupart des exécutions et des assassinats extra-judiciaires signalés par les organisations de défense des droits de l’homme locales et internationales.

Cette région d’Iran est aussi l’une des plus tristement célèbre pour l’impartialité  et la brutalité des jugements de ses « tribunaux révolutionnaires ». Qui jugent et condamnent systématiquement à mort par pendaison, des prisonniers politiques Arabophones Ahwazis, sur la base de parodies de procès bâclés en quelques minute et ou les prévenus ne disposent même pas du droit d’avoir  accès a une défense équitable et aux avocats de leur choix.

 

Voir aussi sur :
http://www.ahwaziarabs.info/2013/04/ahwaz-human-rights-report-details.html
Ce rapport est téléchargeable en anglais sur :
http://www.ahwazsolidarity.org/uploads/AHRR2013.pdf

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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