Les campagnes contre les minorités religieuses s’amplifient en Iran

Les campagnes contre les minorités religieuses s’amplifient en Iran.

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15 et 16 janvier février nouvelles parvenues via le site Inside of Iran les persécutions contre les minorités régionales considérées comme séditieuses par le régime totalitaire et fasciste de-comme les Kurdes, les Azéris et les Turkmènes, les Baloutches ou encore les Arabophones  Ahwazis de la province méridionale du Khuzestân: Deux résidents membre de la minorité religieuses des derviches Gonâbâdi  qui habitaient une maison de Shahr-e-Kord n’en ont pas cru leurs yeux quand ils ont vus débarquer ce 15 Janvier 2013, les agents des forces répressives du régime des SSF et des Pasdarans. Qui ont forcé une porte verrouillée de leur propriété et détruit ensuite une grande tente de prières dans la cour.

Dans la cour de la maison, le propriétaire avait installé une tente de prières, pour tenir des réunions hebdomadaires avec les membres de l’ordre derviche Gonâbâdi de sa ville. Les derviches Gonâbâdis  sont depuis longtemps considérés comme une épine dans la chair du régime en Iran,  parce qu’ils représentent par leurs valeurs positives et humaines, une version de l’islam chiite qui met en danger, refuse et  contredit la légitimité du principe de la prééminence du « guide supréme » Iranien ou velāyat-e faqih,  représenté et symbolisé par l’Ayatollah Khamenei.

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Mehdi Taeb l’un des dirigeant du parti ultraconservateur Ammariyoun

Des groupes réactionnaires des clan ultra-conservateurs du régime comme le parti Ammariyoun  dirigé par les frères Mehdi Taeb et Hossein Taeb et le Centre Dideban -*1 – une des brigades de « cyber police » qui comme la police Fatay est chargée de surveiller les sites du net Iranien proches de l’opposition-voir l’article plus bas Ndlr. Ont lancé de vastes campagnes de calomnies dirigées contre divers groupes en Iran qui ont été définis par leurs diatribes haineuse comme des « ennemis de la révolution ». Ces groupes comprennent les Bahaïs, des chrétiens convertis récemment au protestantisme, des mystiques sunnites, des clercs religieux chiites dissidents et réformateurs et les derviches Gonâbâdis. Ces campagnes de haine se sont hélas aussi traduites par des descentes musclées et des violences commises par des agents des forces répressives des SSF et de la milice Bassidj’i. Des destructions et des profanations de cimetières et de lieux de cultes, des saccages de maisons de prières appartenant à des membres de ces minorités religieuses Iraniennes. Et plus grave encore par des vagues d’assassinats ciblés, d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, faits à la suite de jugements vagues, généralement basés sur des accusations imprécises ou mensongères dirigés la encore contre des membres de ces mêmes minorités.

Une descente des SSF et des Pasdarans qui se termine en manifestation de colère.
Lorsque les deux occupants de la maison Mansour Saffarian et Mehdi Davari ont protesté contre les actions illégales des agents des forces répressives en civils ils ont été immédiatement arrêtés. Mais le bruit et le tumulte de cette arrestation et celui de la destruction de la tente de prières, à aussitôt alerté les voisins des maisons voisines et des dizaines de derviches Gonâbâdi qui étaient présents à ce moment même non loin de la à un enterrement qui avait lieu dans un cimetière local. Aussitôt les habitants se sont solidarisés avec les deux derviches arrêtés et ont empêché l’arrivée de renforts de policiers en civil, en bloquant la rue qui menait à la maison attaquée.

En réponse les forces répressives des SSF et des Pasdarans ont ramené des camions de pompiers et une excavatrice. Et ont tenté avec ces véhicules de bloquer l’accès des rues environnantes à cette manifestation spontanée.

Le courage des voisins et des derviches Gonâbâdis qui ont résisté aux assauts des forces de la police et des Pasdarans  font que cela à conduit a la libération conditionnelle de Mansour Saffarian et Mehdi Davari.

Selon d’autres rapports malgré les pressions de la police qui voulait et qui exigeait la dispersion de la foule qui manifestait, des centaines d’habitants et environ 4000 derviches Gonâbâdis  ont campé autour de la maison de prières pendant toute la nuit, afin de là protéger contre d’éventuels nouveaux dommages qui auraient pu êtres commis par les SSF. Car ces habitants comme les derviches craignaient que les Pasdarans ne mettent le feu à la maison des deux arrêtés au milieu de la nuit, Comme cela c’est déjà produit dans d’autres endroits en Iran au cours des huit dernières années, lors de précédentes attaques de maisons appartenant a des membres de la communauté Gonâbâdi. Qui avaient eu lieu  dans les villes de Qom et de Borujerd *2.

Films video des événements:

Voir aussi sur:
http://insideofiran.org/en/section-blog/99-international-organization-to-preserve-human-right/6390-the-regime-continues-campaign-to-destroy-gonabadi-dervish-meeting-houses.html
Notes -*1 voir sur:
http://www.mehriran.de/en/articles/single/datum///news-from-the-realm-of-shadows-irans-hidden-power-structures-pulsate/
-*2 Voir aussi sur Al Arabyia:
http://www.alarabiya.net/articles/2013/01/15/260607.html
Un autre exemple des harcèlements du pouvoir Iranien contre cette minorité: Alireza Roshan un jeune poète soufi  et derviche Gonâbâdi  qui administrait un site soufi persécuté par le régime
http://www.rue89.com/2011/09/26/iran-alireza-roshan-un-jeune-poete-en-prison-223134

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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