Le régime Iranien détruit les zones humides et les marais du Khuzestân au profit de plantations industrielles de canne à sucre

Le régime Iranien détruit les zones humides et les marais du Khuzestân au profit de plantations industrielles de canne à sucre.

Article paru le 1 er octobre 2012 sur le site Ahwaziarabs.info – assèchement progressif et irréversible du lac salé d’Ourmia dans l’Azerbaïdjan  Iranien à cause de constructions de canaux d’irrigations  et  de barrages réduisant ses apports en eaux douces,  politique de la terre brulée et incendies volontaires de grand massifs forestiers dans le Kurdistan Iranien , pour tenter piteusement de lutter contre le mouvement de résistance  de nos camarades guerrilleros Kurdes du PJAK. Et maintenant l’assèchement programmé par drainages des marais et des zones humides de la région du Khuzestân qui devraient pourtant  êtres classées au patrimoine écologique mondial de l’Unesco,  le moins que l’on puisse dire c’est que le régime dictatorial de Khamenei et d’Ahmadinejad se moque complétement des problèmes liés à l’écologie et de ce fait de l’avenir des jeunes générations futures en Iran.

Le régime de Téhéran continue ignorer des avertissements des spécialistes de l’environnement Iraniens  comme  Ahwazis. Qui on depuis longtemps tirés les sonnettes d’alarme sur la situation catastrophique qui règne dans les zones humide de la région.  Zadeh Mohammadi le chef de l’Iranian Environmental Protection Agency  a approuvé  les  rejets des eaux usées provenant des plantations de canne à sucre industrielles,  dans les marais du Khuzestan.

Zadeh Mohammadi a affirmé que le rejet des eaux usées issues des plantations de cannes a sucre industrielles imposées dans la région par Téhéran,  n’auraient aucuns effets sur les marais qui servent pourtant d’habitats  important pour une faune locale qui n’existe que dans cette région. Alors que ces zones de marais servent aussi à réguler l’humidité et les précipitations à l’intérieur de la région. Toutefois malgré les affirmations de Zadeh Mohammadi des experts écologistes Iraniens de premier plan de la région et de la capitale. On fait part de leurs désaccords en affirmant que la construction d’un grand barrage dans la région combiné a ces effluents industriels issus de plantations de canne à sucre, entraineraient dans la région  des diminutions de précipitations et une crise écologique dévastatrice et irréversible pour les marais du Khuzestân.

 
La contestation et la remise en cause des affirmations lénifiantes et mensongéres de Zadeh Mohammadi a aussi gagné des Universitaires et des spécialistes de l’écologie de Téheran. Qui  ont avertis à plusieurs reprises que les rejets d’eaux usées salines issues de ces plantations de canne a sucre industrielles, dans les lagunes d’eau douce  du Khuzestân, auraient des effets catastrophiques sur l’écosystème et la vie des autochtones de la minorité Arabophone  Ahwazie  qui à  vécu là depuis des temps immémoriaux.

Situation géographique des marais Iraniens et Irakiens

Alors que l’Irak est maintenant en train de remettre en état  et en eaux,  ses marais qui avaient étés asséchés et drainés de manières catastrophique sur ordres du dictateur Saddam Hussein, les marais  et les zones humides Iraniennes voisines d’Hawr Al-Azim continuent de diminuer et de s’assécher.

 
Le  grand marais Iranien Hawr Al-Azim qui se connecte  en interagissant avec le grand marais Irakien d’Hawr Al-Hawizeh, est maintenant gravement menacé par la pollution de l’eau et la construction de barrages sur la rivière Karkeh qui l’alimentait autrefois en eaux douce. L’étendue du marais Iranien a diminué de façon spectaculaire au cours des trois dernières décennies, avec des conséquences désastreuses pour la faune et les  populations des collectivités locales qui en dépendent.

L’étendue du marais Iranien a diminué de 53,7%  et de  295.6 km carrés entre les années  1975 et 2000. Des experts Iraniens ont aussi constatés que la zone couverte par la baisse annuelle permanente de ces marais  représentait plus de  52,5% de sa superficie.  Et que des lacs permanents de la région avaient diminués de  67,0% de leurs superficies. Mêmes constats pour les lacs saisonniers et peu profonds de la région qui auraient diminués de 98,0%. Entrainant la disparition de certaines espèces et d’une Loutre locale du fait des assèchements de ces zones humides et fragiles

La situation depuis l’année 2000 a continué à s’aggraver avec l’augmentation de la salinité, entrainant la putréfaction de la végétation locale et une désertification généralisée à plus ou moins brève échéance.

La Salinité de l’eau a augmenté et  aggravera la crise du marais de l’Hawr Al-Azim, ont avertis les experts iraniens de l’environnement. Comme le Dr Mehran Afkhami un professeur à l’Université de Téhéran qui  a déclaré  que la faune locale  de ces marais qui a évoluée ici depuis des milliers  d’années dans ces zones d’eaux douces propres et saines. Etait maintenant gravement menacée d’extinction à cause de la sur-salinisation causée par les rejets de ces eaux de plantations de canne à sucre, entrainant  une salinité de 10,000µS/par cm2 dans une terre humide et que cela conduirait très vite à la destruction irrémédiable de cet  écosystème unique dans le pays.

Fathallah Dehkourdi

Fathallah Dehkourdi le vice-président en charge du département de la Conservation et  de l’utilisation des ressources  en alimentation des eaux de la province du Khuzestân, à  également mis en garde contre les effets de la montée de la  salinité sur des  terrains irrigués par des eaux captées dans le fleuve Karoun. Il a affirmé que la salinité du fleuve Karoun, l’un des plus grand fleuves  d’Iran, avait  augmenté de 15.000 µS/ par cm2 en 2011 pour  passer à 22.000 µS/ par cm2 en 2012. Ajoutant que la  situation s’était aggravée en raison de la combinaison de la sécheresse et de  la construction de barrages, qui font stagner des eaux usées et non traitées dans la région.

Selon les directives internationales, la salinité de l’l’eau potable ne devrait pas excéder 800μS/ par cm2  et il faut savoir qu’au delà de 2.000 µS/ par cm2 cm une eau est considérée comme impropre à la consommation humaine et à l’irrigation de terres agricoles. D’autres rivières de la région sont également confrontées  a une salinité accrue comme le Bahmanshir  qui alimente la ville d’Abadan et où la salinité de l’eau est  passée à 4000 µS/ par cm2 en quelques années

Un réalisateur Iranien  Mohammad Reza Fartousi  a réalisé un documentaire intitulé L’Iran du sud-ouest   qui relate l’impact humain de la destruction des marais d’ Hawr Al-Azim. Vous pouvez en voir le Trailer ci dessous.

Voir aussi sur:
http://www.ahwaziarabs.info/2012/10/iran-regime-to-destroy-unique-wetlands.html
Et sur:
Otters in the Hawr al Azim wetland, Iran
http://www.italian-journal-of-mammalogy.it/article/view/4457

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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