L’Unesco doit cesser d’être complice des ségrégations sexistes contre les étudiantes Iraniennes

L’Unesco doit cesser d’être complice des  ségrégations sexistes contre les étudiantes Iraniennes.

Septembre 2012 analyse parue sur le site des militant-es de Mission Free Iran: Les femmes, les universités, et la révolution en Iran- L’Unesco doit cesser d’être complice des  ségrégations sexistes contre les étudiantes Iraniennes

Dans la foulée du soulèvement populaire du 12 Juin 2009 en Iran, la « république islamique » a rencontré une réalité sur laquelle elle à travaillé pendant 32 ans pour l’éliminer – une réalité qui est dans sa nature contradictoire avec les dogmes de régime « islamique » et capital le plus dominant de sa vision de  l’islam politique: Les femmes émancipées sont des membres égales aux hommes dans toutes les sociétés et dans toutes les communautés Humaines.

Le « régime islamique » a été assermenté à titre de régime misogyne, sa loi basée sur la loi du Coran et cette de la « charia islamique » elle avait pour mission selon lui d’écraser une bonne fois pour toutes, les mouvements d’émancipations des femmes iraniennes. Mais ce régime malgré plus de 32 années d’un règne sans partages n’a jamais réussi à briser l’esprit de résistance des Iraniennes. L’émancipation des femmes qui était l’une des demandes uniques de la révolution confisquée de 1979 et l’une de celles qui a eu des effets décisifs sur les autres exigences majeures de cette révolution – dont la plus importante de tous était de  « travailler la gouvernance des gens » – et aucune autre entité contre-révolutionnaire n’était aussi idéologiquement et politiquement bien équipée, pour déclarer une guerre tous azimuts contre les femmes de l’Iran comme l’a été  la contre-révolution islamique. Le « régime islamique » a réussi à écraser le mouvement révolutionnaire de 1979 (avec l’aide du capitalisme et de l’impérialisme Occidental bourgeois et réactionnaire). Mais au cours des 33 dernières années de sa dictature,  ni la misogynie barbare des « gardiens de la Constitution  »  ni  les « patrouilles « et les raids de   commandos de Sarollahs  une milice religieuse présentes dans les universités et chargée de faire respecter le port du  Hijab islamique, ni les peines de prisons assorties de peines de flagellation et de coups de fouets, ni les prisons surpeuplées femmes, ni les exécutions ou les lapidations n’ont dissuadées les femmes de l’Iran de lutter pour leur égalité.

Le soulèvement du 12  Juin 2009 est en effet une manifestation de la renaissance du mouvement d’émancipation des femmes. Il a été perçu comme une conséquence naturelle et une réponse aux 33 ans de dictature et d’attaque sauvages contre des femmes, contre  leurs droits humains fondamentaux et  contre leurs dignités, il est et il fut une réponse à la suite de la mise en place l’apartheid violent entre les sexes qui a pour résultats un flot d’humiliations quotidiennes, il est une réponse et à agi comme un résultat de l’antagonisme qui existe  entre l’écrasement du à la charia islamique et les millénaires de  progrès social apportés par les luttes des femmes d’Iran contre la domination masculine, il faut rappeler que les femmes Iranienne ont étés à la fois le moteur et la principale force d’attaque de l’insurrection du 12 Juin 2009. Depuis la répression brutale de la révolution de Juin 2009 en Iran – surnommée  la Révolution des femmes – le régime a radicalisé ses positions politique anti-femme et a tourné son attention vers les universités, qui depuis plus d’un demi-siècle étaient considérées en Iran à juste titre, comme l’un des principaux foyers de la dissidence et de la résistance politique.

Depuis plusieurs années et particulièrement depuis celles qui ont précédées les soulèvements populaire du 12 Juin  2009, les femmes ont représentées plus de 60 pour cent des étudiant-es présentes dans les études universitaires. Cela ne rentre pas dans les plans stratégiques et politiques  du régime des Mollahs ni dans l’application de sa version de la Charia avec ses cortèges de dogmes misogynes. Les femmes iraniennes qui sont des femmes de progrès et qui étudient dans les facultés  Iraniennes. Qui enseignent les sciences générales et humaines ou la production industrielle. Contredisent jours aprés jours et années après années les dogmes racistes  de ces  Mollahs réactionaires qui ont décrétés  que les femmes resteraient inférieures aux hommes. Bien que ce ne fût pas la seule arène dans laquelle les femmes iraniennes ont forcé la misogynie islamique a une retraite provisoire, l’engagement des femmes dans les universités à généré un effet dynamique qui a ouvert la voie à l’avancement des femmes dans tous les domaines de la vie en Iran. Cela a créé une  revalorisation immédiate du statut de la femme dans une société très masculine patriarcale et conservatrice. Non seulement c’était un état de choses contraire à  une vision rigide l’islam et aux « règles d’Allah », mais cela constituait  un danger immédiat pour la pérennité de l’islam politique et de sa vision dans le  » régime de la république islamique » d’Iran.

Nouvelle « Islamisation des universités »: de l’apartheid entre les sexes jusqu’ l’exclusion des femmes érigé en dogme par Khamenei et Ahmadinejad.
Après le soulèvement et les mobilisations sans précédents des femmes dans toutes les manifestations et protestations anti régime. Qui avaient suivies les résultats des dernières élections présidentielles controversée  du 12 Juin 2009, le dictateur et le « guide suprême » du régime l’ayatollah Khamenei a déclaré que  les  universités étaient un terrain fertile pour  les comportements  subversifs et « séditieux »,  il a ensuite rappelé à une plus grande attention sur le respect des « principes islamiques » –  Pour finalement décréter et faire voter des lois encore plus sexistes par le Majlis – le parlement Iranien Ndlr dans le cadre de  plans instituant  une « nouvelle islamisation’ des universités. En 2010, le régime a annoncé que les inscriptions des femmes à l’université avaient été ramenées à 50 pour cent. Tout en prenant de nouvelles mesures sexistes et misogynes plafonnant les nouvelles admissions de femmes dans les études universitaires. (1)

Depuis la mise en place de ce  nouvel apartheid entre les sexes dans les universités, celui ci a également considérablement augmenté en 2012: cette année plus de 600 programmes d’études dans 60 universités Iraniennes sont désormais séparés par sexe. (2, 3). Cette « Islamisation des universités » vise à un contrôle strict des élèves non seulement en divisant les gens en catégories sexuelles, mais aussi en divisant les universités elles-mêmes en deux parties séparées, distinctes et bien evidemment non mixtes, ce qui rend les activités politiques des étudiant-es féminines ou masculins d’autant plus difficile qu’avant.

À l’étape la plus récente du régime à l’égard de l’exclusion des femmes dans  l’enseignement supérieur, des observateurs et des militants-es de la société civile Iranienne, avaient fait remarquer. Qu’au cours de cette seule année scolaire 2012, plus de 36 universités ont fermées où fermeraient leurs portes aux femmes. Et qu’environ  77 domaines d’études comme l’ingénierie,  la comptabilité, l’éducation, les conseils en droit , la restauration des monuments la chimie, la recherche, la géologie, l’ingénierie aéronautique et pétrolière, seraient désormais des  sujets d’études auxquels les femmes et les étudiantes Iraniennes n’auraient plus accès(4, 5)

Toutes ces mesures humiliantes et discriminatoires  mise en œuvre pour limiter la nouvelle avance de femmes iraniennes – avec leurs effets directs et indirects à long terme sur les question sociales comme  économiques, nous montre que ces mesures dirigée contre les femmes auront des effet non moins catastrophiques sur l’ensemble de la population  elle nous montre aussi les effets pervers de cette  Charia qui touchent les femmes Iranienne , mais aussi celle qui sévit dans tout les autres pays totalitaires où elle est appliquée, comme certains pays du golfe ou elle est pratiquée aussi depuis plusieurs décennies

Et tout cela se produit cette année 2012 avec le soutien absolu de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La mission de l’UNESCO est de « contribuer à la paix et à la sécurité en resserrant les liens entre homme set femmes, par le biais de l’éducation de  la science et la culture, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la primauté du droit et des droits de l’homme et des libertés fondamentales » (6); l’UNESCO cite pourtant  l’égalité des sexes comme l’une de ses deux grandes priorités, au-dessus de tous les autres.

Le rôle de l’UNESCO dans la légitimation de l’apartheid entre les sexes et de la répression des femmes  en Iran.
Alors que depuis deux ans  la « république islamique » d’Iran était au plus fort de sa répression contre les femmes dans  les universités scientifiques iraniennes,  l’UNESCO a légitimé les purges  du régime de Téhéran contre femmes dans des filières scientifiques, En participant il y a peu de temps à  la tenue d’un sommet régional sur les sciences au Technology Park of Téhéran, qui comprenait aussi une visite scientifique  des différents pôles et « incubateurs » universitaires technologiques de la capitale. Ce fut une victoire de  la propagande du  régime – des Mollahs souscrite et légitimée de fait  par cette collaboration pure et simple de l’UNESCO. (7)  Mais ce n’était pas un incident isolé. L’UNESCO, a également fourni des formations pour des soi-disant « journalistes » en Iran (8, 9) – Un pays ou les employés et certains « journalistes » des grand médiaspublics sont chargés d’enregistrer des « aveux télévisés » de prisonniers et de prisonnières politiques, comme ils le firent avec par exemple avec Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette  femme qui devait être lapidée à mort pour adultère, ce qui témoigne la encore de la répression fondamentale, brutale et systématique des femmes par ce régime dictatorial et totalitaire.

-L’UNESCO n’a pas condamné ni critiquée les purges du régime de la « république islamique » contre les femmes dans les universités, en particulier dans les domaines liés à la science et à la technologie. L’UNESCO n’a rien dit non plus à propos de l’exclusion des hommes des écoles d’infirmières en Iran. (10) Il s’agit d’une parodie honteuse d’actions et de décisions politiques venant de la part d’une organisation qui prétend mettre , le combat pour l’égalité des sexes au sommet de la liste de ses priorités internationales.

Tous ces  faits son connus, fondés et basés  sur les 33 ans d’expériences extrêmement douloureuses, vécues  par le peuple iranien. Ceci nous démontre que la « légitimité » donnée par l’ONU et par l’Organisation internationale du travail au régime de la « république islamique » sous la forme d’une appartenance continue à ces deux organisations internationales,  ne protège pas le régime d’Ahmadinejad et de Khamenei de  la critique internationale et des conséquences politiques de  la suppression des libertés et des droits des femmes et des travailleurs Iraniens. Il faut rappeler que malgré le fait que la « république islamique » d’Iran soit un régime barbare qui enterre des femmes dans le sol ou les lapide à mort, cela ne l’empêche pas de siéger au conseil de la Commission des Nations Unies sur les conditions des droits des femmes. Ce qui est un comble quand on sait que cela fournit un service essentiel au régime de Téhéran, en  légitimant ses lois sexistes et sa misogynie institutionnelle, dirigée à la fois  contre toutes les femmes en Iran  mais aussi contre les droit des femmes dans le monde entier.

Le fait que l’Office des Nations Unies en charge de la lutte contre la drogue et le crime organisé , fournisse des financements ou des aides financières et policières au nom de  » lutte contre la drogue » au gouvernement de la « république islamique » d’Iran et a ses « gardiens de la révolution » de l’IRGC ou GRI–  qui sont parmi les plus grands  trafiquants de drogue dans le pays , permet ainsi et souscrit tacitement aux centaines  d’exécution de prisonniers exécutés sous couvert de cette même « lutte contre le trafic de drogue » dans ce pays. Le soutien tacite de l’UNESCO  a l’apartheid sexiste du régime et aux expulsions forcées des femmes Iraniennes dans les universités du pays, en les excluant de 77 différents domaines d’études n’est pas différent.

Il ne fait aucun doute dans notre esprit que le peuple iranien, les travailleurs et les travailleuses,  les femmes et les hommes, des étudiants, des enseignants ne resterons pas sur leurs positions d’attentismes passés. Et que tous ces gens  se lèverons tous et toutes pour lutter contre cette  récente et nouvelle perversion sexiste de la « république islamique ». Nous croyons que le mouvement contre l’apartheid sexuel et de limiter l’accès des femmes à l’éducation a déjà commencé et qu’il est en train de se réorganiser. Nous serons et nous sommes prêts à faire tout  ce qui est en notre possible pour soutenir le droit inconditionnel des femmes iraniennes à avoir accès a une éducation totalement égale en droits à celle des hommes .

Les femmes Iraniennes devraient avoir un accès libre et sans restriction à tous les domaines d’études dans  l’université. Les femmes Iraniennes ont le droit le plus absolu d’étudier dans les domaines d’études de leurs choix et leurs candidatures  d’admissions, dans les universités du pays  ne doivent pas être exclues sur la base de leur sexe

-Nous exigeons que l’adhésion de l’Iran et de son régime à l’UNESCO et que  tous les fonds et les programmes de l’UNESCO  qui existent  et apportent une aide culturelle ou économique à  la « république islamique » d’Iran, soit immédiatement suspendus et gelés. Tant que toutes les politiques d’apartheid sexistes, misogynes ou homophobes qui attaquent les droits des femmes Iraniennes .Et qui ont été  mises en place par le régime d’Ahmadinejad , Khamenei et son « conseil de la constitution » composé de Mollahs chauviniste « males » et reactionaires, ne seront pas abolies ou inversées.

Mission Free Iran

Septembre 2012

Voir aussi sur:
http://missionfreeiran.org/2012/09/06/exclusion-of-iranian-women-from-university-must-cease-unesco-must-end-its-legitimation-of-gender-apartheid-in-iran/
References:
(1) VOA, 1 November 2010: More Discrimination In Iran
http://www.voanews.com/policy/editorials/More-Descrimination-In-Iran–106494789.html
(2) University World News, 7 August 2012: Huge rise in segregation, and bias against women students
http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20120807121505269
(3) RFE/RL, 1 February 2011: More Gender Segregation At Iranian Universities
http://www.rferl.org/content/iran_gender_segregation/2294218.html
(4) Radio Zamaneh, 6 August 2012: Women excluded from vast areas of study
http://www.radiozamaneh.com/english/content/women-excluded-vast-areas-study
(5) Association for Women in Development, 16 August 2012: Iran Obstructs Women’s Access To Education, Moves Closer To Segregating University Classes And Bars Women’s Entry To Certain Majors
http://www.awid.org/Library/Iran-Obstructs-Women-s-Access-to-Education-Moves-Closer-to-Segregating-University-Classes-and-Bars-Women-s-Entry-to-Certain-Majors
(6) The UNESCO Constitution. Available online: http://portal.unesco.org/en/ev.php-URL_ID=15244&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
(7) Workshop on Future of Science and Technology Park: UNESCO Tehran Organized a Regional Workshop to Discuss the Future of Science and Technology Park http://portal.unesco.org/geography/en/ev.php-URL_ID=13652&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
(8) Third Workshop on UNESCO at IRNA http://portal.unesco.org/geography/en/ev.php-URL_ID=13651&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
(9) UNESCO Concluded Series of Workshops with IRIB and ABU http://portal.unesco.org/geography/en/ev.php-URL_ID=14426&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
(10) Iranian universities close nursing to male applicants http://www.payvand.com/news/12/aug/1137.html

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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