Prison d’Evin nouvelles violences contre Mohammad Davari un des journalistes Iraniens courageux qui avait relevé le scandale de la prison de Karhizak

Prison d’Evin nouvelles violences contre Mohammad Davari  un des journalistes Iraniens courageux  qui avait relevé le scandale de la prison de Karhizak.

28-29 août nouvelles parvenues  via le site Iranian Com : Le prisonnier politique Mohammad Davari, un ancien rédacteur en chef du site Saham news. Qui termine la troisième année de sa peine de cinq ans de prison, a été fouillé de manière humiliante et dégradante le samedi 25 août 2012 dernier. Alors qu’il retournait en  en prison, après une  courte visite dans un  hôpital a l’extérieur de celle ci.

Selon Saham news  les forces  répressive de sécurité de la prison d’Evin, ont demandé a  Mohammad Davari, d’enlever tous ses vêtements et de se mette complètement nu avant qu’il ne puisse réintégrer la prison d’Evin. Deux agents des forces répressive de sécurité avaient accompagnés Mohammad Davari à l’hôpital le matin et sont restés avec lui jusqu’a midi, tout au long de cette visite de courte durée a l’hôpital. Au cour de cette visite Mohammad Davari  n’a pas eu le droit d’avoir de la visite de sa famille et des ses amis et proches.

Les prisonniers politiques d’Evin ont à plusieurs reprises contestés les traitements dégradants des gardiens de cette prison  tristement célèbre de Téheran. Qui les obligent lors des visites  médicales en dehors de la prison,  a les faire  avec un bandeau sur les yeux, menottés et avec des fers aux pieds, assortis systématiquement de fouilles à nu complètes avant leurs retour en prison

Récemment un autre prisonnier politique qui souffre de graves problèmes cardiaques,  Abolfazl Ghadyani  et qui est âgé de70 ans . Qui est détenu a l’intérieur de la section  350 d’Evin, a été menotté et transféré de force vers une autre section. Une telle manipulation brutale de la part des autorités pénitentiaires et des gardiens , Ont exposé Abolfazl Ghadyani   aux risques de subir une autre crise cardiaque en mettant sa vie en péril.

Tout au long de sa détention qui dure depuis  trois ans, Mohammad Davari a été  l’objet de pressions immenses et de  limitations systématique de ses droits de visites familiales et de celui de voir son avocat. Alors que la loi Iranienne permet en principe des « congés médicaux » et  des libérations provisoires en  liberté conditionnelle  pour raisons de santé. Toutes  les demandes en ce sens  faites par Mohammad Davari ont étés systématiquement rejetées.

En Juin-Juillet  2009, au lendemain de  la dernière élection présidentielle contestée en Iran, Mohammad Davari , avait été l’un de ceux  qui  courageusement avait écrit, exposé et relevé, les horribles abus et violences commises contre des manifestants arrêtés et emmenés ensuite  au Centre de détention de Kahrizak qui était alors dirigé par Ahmad Reza Radan (qui est devenu depuis le deuxième commandant en chef, de la police antiémeutes Iranienne).  Il avait aussi publié des enregistrements vidéos et des articles relevant  des déclarations et des témoignages,  de ces  détenus et de ces victimes de violences  qui avait déclarés avoir été violés, maltraités, et torturés dans ce centre de détention.

Le centre  de détention de Kahrizak avait été fermé en Juillet 2009, en raison de l’énorme scandale qu’il avait suscité dans l’opinion publique Iranienne, mais en Septembre de cette année, la couverture médiatique de celui ci avait entrainé l’arrestation  de Mohammad Davari  et sa condamnation cinq ans d’emprisonnement sous des accusations  de « collusion contre le régime ». Il est depuis toujours détenu dans  la prison d’Evin à Téhéran.

Sa mère a  récemment écrit au Secrétaire général de L’ONU, M. Ban Ki-moon , pour lui dire que son fils avait lui-même été torturé en détention. Malgré les pressions physiques et psychologiques graves qu’a subi  Mohammad Davari  pour l’obliger à faire des « aveux » contre le candidat d’opposition  Mehdi Karroubi à la télévision iranienne, celui ci n’a jamais cédé a ces tentatives de coup de forces du régime d’Ahmadinejad et de Khamenei  .Loin de se taire Mohammad Davari  a de nouveau écrit  une lettre ouverte depuis  sa prison en 2011, où il décrit les pressions  et les tortures  brutales  que subissent  au quotidien, nombre de  prisonni-éres politiques ou dits de « droits communs » dans la prison d’Evin.

-Mohammad Davari est une personne handicapée  et un  vétéran de la guerre Iran-Irak. Il avait  reçu en   2010 le prix et un Award de la liberté de la presse , de la part du Comité pour la protection des journalistes  ou CPJ.

Voir aussi sur:
http://www.iranian.com/main/2012/aug/mohammad-davari-prisoner-day
En persan sur:
http://www.rahesabz.net/story/58102
Voir aussi la page sur l’Iran du Comité pour la protection des journalistes ou CPJ.
http://cpj.org/mideast/iran/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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