La premiére fois ils sont venus pour les Afghans et ensuite

La premiére fois ils sont venus pour les Afghans et ensuite

 » 6 eme demande des droits sociaux  sur la sécurité économique des travailleurs immigrés en Iran « – La demande 6 de revendications des travailleurs iraniens, émises par le Comité d’organisation en matière de reconnaissance du 1 er mai 2008, de Sanandaj, Iran (1).

Au début de ce mois de Juillet de cette année 2012, des rapports ont commencés à émaner d’Iran  décrivant comment des milices de monstres vicieux, composées de miliciens Bassidj’s de « gardien de la révolution » de L’IRGC ou GRI avaient violement agressés des ouvriers et des familles de travailleurs Afghans, en particulier dans la ville de Yazd, où au moins 200 maisons de ce travailleurs Afghans ont étés pillées et brûlées, dans un déferlement de horribles de  violences raciste. Au moins un réfugié Afghan a été tué dans cette attaque. Et  il ya des rapports encore non confirmés de brutalités atroces perpétrées contre des femmes, des hommes et des enfants d’origines Afghanes.

Il a été rapporté que des miliciens Basidji’s armés escortaient les scènes de lynchage dans la ville de Yazd. Que ces violences armées aient étés le fait de  Basidji’s accompagnant les scènes de lynchage ou non ne change pas les fait documentés qui nous sont parvenus. Nous prouve une fois de plus, comment le régime de la « république islamique » est officiellement derrière la montée de ces scènes de lynchage racistes et de ces sentiments Anti-Afghans. La discrimination raciale contre les travailleurs Afghans en Iran a toujours été une politique du régime de la « république islamique », mais ces manifestations sont récemment devenues de plus en  plus flagrantes et éhontées dans leurs violences.

Les« Afaagheneh » (2) comme les appelle les autorités Iraniennes, ont graduellement au cours des 34 ou 35 dernières années formés les  plus basses couches des populations les  plus vulnérables du prolétariat Iranien, cette population repépresente 3 millions de personnes qui vivent dans des conditions insupportables et  dans un semi-esclavage permanent, on leur a récemment interdit de  fréquenter les parcs et jardin  publics , on les a interdit de  plages dans régions récréatives et touristiques de la mer Caspienne. Et on les arrête fréquemment dans certaines régions de l’Iran, pour les déporter de force vers d’autres régions à l’intérieur du pays, quand on ne les expulse pas sans autre forme de procès, vers l’Afghanistan après des rafles massives.

Ce mois-ci dans la province de Fars, le directeur général  du bureau de l’immigration du gouvernement provincial, a fait état  de ce qu’il appelle une « autodéfense politique », déclarant que tout citoyen Iranien aurait maintenant le droit d’arrêter un  « Afghan-looking » et toute personne ressemblant a un réfugié de ce pays, dans la rue et de lui demander  une pièce d’identité et des documents de séjour (ref). Il a également ordonné la fermeture de magasins d’alimentation qui vendraient des marchandises à des « Afghans illégaux », il a fait passer un décret disant que les hôpitaux devraient désormais refuser d’offrir des soins aux ressortissants du peuple Afghan. Dans le même esprit raciste, les installations médicales et les hôpitaux de la ville de Yazd ont  sans vergogne refusés de traiter les victimes Afghanes de la tuerie raciste qui a eue dans lieue dans cette ville ce mois de Juillet 2012. Cette politique raciste et fasciste et  sa pratique a été mise en place sur nos terres avec la rhétorique habituelle des génocidaires au service du gouverneur local : les « Afghans illégaux », disent-ils chez les agents de ce gouverneur, sont des   » risques pour la santé », contre lesquels les citoyens Iraniens de la province de Fars doivent êtres protégés; les citoyens doivent être avertis, disent-ils, contre le danger de « contamination » dans les autobus et d’autres lieux publics s’ils sont exposés à des « immigrants Afghans illégaux »!

Les explosions récentes de ce fascisme et des politiques racistes et des directives contre les Afghans  ne font guère de foudres dans un « ciel bleu  » et sans nuages vanté par la propagande officielle Iranienne. Depuis au moins 33 ans de dictature, le capitalisme Iranien de Khomeiny à Ahmadinejad et Khamenei,  a eu accès à un exceptionnel afflux de cette  main-d’œuvre pas chère, corvéable facilement désorganisée, et juridiquement extrêmement marginalisée.

L’exploitation barbare de la main-d’œuvre afghane n’aurait pas été aussi simple , si le régime de Téhéran n’avait pas  isolé volontairement le prolétariat « Afghan » du reste de la classe ouvrière Iranienne, en agissant ainsi ce régime a tout fait pour rendre plus facilement gérable son exploitation. Ce sont des faits que nous pouvons constater  tous les jours, en observant les évolutions récentes du capitalisme sauvage Iranien et des investissements de son « gouvernement islamique ».

Dans le plaidoyer contre le racisme et les préjugés raciaux Anti-afghans, ces sentiments de haine et racisme manifeste contre les travailleurs et réfugiés Afghans ont longtemps constitués une sous-culture de la partie la plus rétrograde et conservatrice de la population Iranienne. Ces préjugés existaient hélas bien avant que le régime de la « république islamique » n’arrive au pouvoir. Et  continuerons probablement et malheureusement d’exister après la chute de régime, à moins que le problème ne soit abordé dans son intégralité et traité à tous les niveaux de notre société.

L’Iran n’est pas le seul pays au monde à être témoin de la montée du racisme et du fascisme à la suite de la crise actuelle économique et politique mondiale. En effet dans  l’état de l’Arizona aux États-Unis  le gouvernement local à récemment adopté une loi qui permet aux policiers d’exiger des papiers d’identité de toute personne qui  « semble illégale », ce qui légalise efficacement cette forme  racisme et signale une descente réactionnaire dans les relations sociales de cet état  digne de l’époque de l’apartheid. La Grèce, Chypre, le Pakistan, la Suède, le Danemark, la Russie, Israël … sont autant de témoins d’un boom dans le racisme et le fascisme. Qui est une réaction à la fois contre l’incompétence des représentations normales du système capitaliste et à la fois contre une émergence d’une nouvelle gauche radicale et à ses  menace de révolutions, comme nous avons pus l’observer dans  certaines composantes politiques du  mouvement global des 99%.

Le  régime de la « république islamique » n’est pas la seule entité politique réactionnaire qui  n’arrive plus a faire face à des crises économiques et politiques de plus en plus ingérables, la vaste pauvreté, et l’approfondissement de la récession et du chômage sont aussi des réalités Iraniennes – les tentatives de créer même temporairement une  « soupape de sécurité » illégitime par le régime  pour le « libérer » de la pression croissante de la société, en attaquant  directement et ouvertement le maillon faible de la classe ouvrière d’Iran. Nous montre qu’il ne fait aucun doute qu’après ces récentes attaques contre les travailleurs Afghans, celles ci annoncent  un nouveau cycle d’offensives contre le reste de la société plus totalitaire encore – qui  suivra en s’en prenant de manière encore plus violente aux  droits des femmes et aux normes de vie sociale des travailleurs Iraniens.

-Notre société n’est pas la seule malheureusement dans laquelle la haine et le racisme influencent  et motivent les couches les moins aisées  de nos populations, c’est un de ces  éléments principaux du régime islamique qui lui permet d’exploiter le lumpenprolétariat et de tirer parti de  la baisse des factions de la petite bourgeoisie Iranienne.

Pourtant, il existe d’énormes différences entre l’Iran et tous les autre pays qui sont dans la même situation:

Du coté des  forces progressistes qui existent dans l’arène politique Iranienne, contrairement aux forces progressistes de l’Occident, qui  ne reconnaissent pas le racisme et le fascisme qui existent en Iran comme des phénomènes sociaux, nous constatons que celles ci sont hélas toujours aveugles au fait que le racisme et le fascismes sont des  forces sociales rétrogrades qui étant donné la chance  qu’elles ont de se développer partout dans le monde et surtout en Iran du fait de la crise actuelle, celles ci pourraient devenir un obstacle sérieux  pour une révolution imminente qui pourrait renverser le régime de la « république islamique », avec des impacts potentiellement dévastateurs sur la forme et le contenu, que pourrait prendre un régime post -islamique de gouvernance. Le refus généralisé des forces progressistes de la  gauche Occidentale d’affronter  le racisme et le fascisme dirigé contre  les travailleurs et les réfugiés Afghans en Iran, pour nous désarme toutes les forces progressistes de lutte contre le racisme et le fascisme dans leurs  intégralités, alors qu’elles devraient pourtant êtres présentes et unies sur tous les fronts des luttes  internationales.

Mais il y a un côté positif qui fait de notre lutte contre le racisme et le fascisme en Iran  un  phénomène assez unique: les fondations à partir de laquelle nous lançons notre offensive contre le racisme sont le fait de réseaux locaux d’activistes et de militants syndicaux Iraniens qui sont à l’avant-garde de la lutte des classes. Cela est dû au fait que le combat pour qu’on reconnaisse le manque de droits total des travailleurs et réfugiés Afghans n’est pas seulement pour nous une question d’éthique pour les travailleurs Iraniens. Pour nous c’est aussi une question d’auto-intérêt politique et économique de revendications communes de  pleine égalité et de droits pour les travailleurs Afghans. Qui  pourrons avec nous neutraliser les propriétaires du capital et des hautes autorités anti-ouvrières du gouvernement de la « république islamique » qui profitent de cette « armée » de travailleurs semi-esclaves.

Ces luttes communes entre travailleurs « immigrants » Afghans et Iraniens ne pourront conduire qu’a des augmentations de nos norme de vie sociales et de nos salaires, à plus d’égalité de nos droits sociaux , à plus d’égalité  entre les femmes et les  hommes de notre classe ouvrière en général. Le combat pour cette égalité des droits  est la seule chose qui pourra changer l’équilibre du pouvoir politique en faveur de la classe ouvrière. L’égalité des droits que nous revendiquons pour nos  deux populations  de  travailleurs et pour les femmes sera certainement à même de déplacer des montagnes et de faire tomber les frontières qui nous séparent.

Les droits à une égalité totale et complète pour quiconque vit et travaille sur le sol iranien ont longtemps étés  plus qu’une déclaration de principe, répondant à une demande pressante autour de laquelle tous les travailleurs progressistes en Iran se mobilisent depuis des années dans le but d’y parvenir. Toutefois les récents événements nous obligent à notre  niveau à redemander des droits égaux pour tous-tes nos camarades d’Afghanistan, une demande de solidarité autour de laquelle nous  continuerons nos luttes en faveur de ces 3 millions de travailleurs Afghans et leurs familles qui vivent dans la misére dans notre pays. Nous appellons donc tous-tes nos frères et nos sœurs, nos épouses et compagnes, nos familles, nos camarades de luttes nés en Iran, a se joindre aux luttes de nos frères et de nos sœurs Afghan-es , cette lutte se sera pas seulement  celle qui amènera la défaite du racisme et du fascisme dans notre pays, mais c’est aussi celle ouvrira la voie à de plus grandes victoires pour l’humanité , pour  Iran comme pour le reste des pays de la région

Nous condamnons sans équivoque ces attaques racistes contre nos frères et sœurs d’Afghanistan – et toutes les attaques qui sont soutenues explicitement par le régime de la « république islamique » d’Iran.  Nous condamnons également le  Haut Comité des réfugiés des Nations Unies ou HCR  et son soutien implicite au régime raciste et fasciste de Khamenei et Ahmadinejad et qui pour nous par son silence est condamnable est assimilable à de la complicité (3). Nous soutenons les revendications des travailleurs du 1er mai  Iranien  pour l’égalité des droits et  à l’équité (4), même dans un endroit comme l’Iran, où sous le régime actuel  personne  ne possède  l’accès aux plus fondamentaux des droits de l’homme. Nous déclarons notre solidarité totale et entière avec tous les travailleurs et les réfugiés Afghans en Iran. Et nous appelons toutes les personnes solidaires tant  à l’intérieur qu’a l’extérieur de l’Iran à faire de même.

-Vive la solidarité de l’humanité!

-A bas le régime de la « république islamique » celui de l’apartheid du fascisme et du racisme!

-Mission Free Iran Juillet 2012.

Notes:

-1 Texte intégral (en persan) de 2008 des revendications du 1er mai des travailleurs iraniens peuvent être trouvés ici:
http://www.wupiran.net/etelaeyeha/qaatnameh_1may_sanandaj.html
-2 Afaagheneh est un terme utilisé par le régime islamique, avec une intonation humiliante, en se référant à des réfugiés afghans.
-3 le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, porte une responsabilité essentielle envers les personnes Afghanes en Iran, la grande majorité d’entre eux sont des réfugiés ou sont nés dans l’apatridie en raison du statut de réfugié de leurs parents et des politiques racistes de l’Etat iranien. Pourtant, le HCR n’a pas condamné les récentes attaques contre les réfugiés Afghans en Iran.
-4 les syndicats iraniens ont exigé la sécurité d’emploi pour les travailleurs et tous les salariés; la fin de toutes les lois discriminatoires contre les femmes et l’égalité complète et inconditionnelle des femmes et des hommes dans tous les aspects sociaux, économiques, des affaires politiques, culturelles, et de la famille, pour mettre un terme à toutes les pratiques discriminatoires de paiement et en permettant à chacun de bénéficier de services médicaux et sociaux totalement gratuits, ils ont exigés que tous les enfants, indépendamment de la situation de leurs parents, qu’elle soient économique et sociale, de sexe, de nationalité, de race et de religion, doit être accordée gratuitement, l’accès à  l’éducation et à l’école  sans restrictions, mais aussi a des protections sociale et des prestations de soins de santé pour tous et toutes.
(voir:  les 10 exigences minimales des travailleurs iraniens, émis en reconnaissance du 1 er mai 2010 et signé par le syndicat Vahed des travailleurs des  bus de Téhéran et de sa banlieue, par  Syndicat, des ouvriers de la raffinerie de  sucre de Haft Tapeh, les syndicats des  travailleurs des raffinerie pétrolières , l’Assemblée libre des travailleurs iraniens, le syndicat des travailleurs de l’électricité de Kermanshah et la Guilde des travailleurs Métallurgistes Iraniens sur:
http://missionfreeiran.org/2010/04/22/in-anticipation-of-may-1-workers%E2%80%99-minimal-demands/
Voir aussi sur:
http://missionfreeiran.org/2012/07/13/first-for-the-afghan/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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