Risques de refus d’accorder des demandes de droit d’asiles pour cinq journalistes Iraniens réfugiés politiques en Turquie

Risques de refus d’accorder des demandes de droit d’asiles pour cinq journalistes Iraniens réfugiés politiques en Turquie

Le journaliste iranien Ehsanollah Mehrabi  parlant derrière une cloison vitrée dans la prison d’Evin  à Téhéran en 2011

14 Juin 2012 nouvelles parvenues d’Iran via le site Freedom Messenger . Cinq journalistes iraniens qui ont fui leur pays après avoir été persécutés pour leur travail ne sont pas protégés en Turquie. Et courent le risque de ne pas bénéficier du droit d’asile, ont mis en garde des militants locaux qui suivent leurs dossier

-Ehsanollah Mehrabi, Behrooz Samad Beigi, Hadi Nili, Hamid Ma’afi et Mehdi tadjike Ghashghaei étaient tous  des journalistes travaillant pour des organisations et des médias réformiste ou d’opposition  Iraniens, mais  ils ont dus quitter l’Iran après avoir été soumis à la persécution d’État. A la suite des troubles  et des manifestations qui avaient éclatées, peu après les dernières  élections présidentielles Iraniennes contestées  du 12 Juin 2019.

-Ehsanollah Mehrabi  était un correspondant de premier plan du parlement qui a travaillé pour un certain nombre de journaux réformateurs, notamment le journal  Etemad-e Melli-et Hambastegi, il a  été  fait prisonnier en Février 2010 par les agents du ministère des renseignements et ceux de la Vevak  (la police politique Iranienne Ndlr). A la suite de la vague de  répression du gouvernement contre les journalistes, qui est survenue  après les  manifestations post-électorales de Juin 2009. Il a ensuite été  détenu dans la tristement célèbre prison d’Evin à Téhéran. Où Il a passé un an de après avoir été reconnu coupable de « propagande contre le régime et propagation d’informations mensongères  » pour ses articles jugés trop critiques par le régime, il a ensuite quitté l’Iran avec sa femme en 2011, peu de temps après sa libération.

-Après son arrivée en Turquie, Ehsanollah Mehrabi  , comme ses quatre autres collègues, ont  tous demandés l’asile politique auprès du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), mais celui ci n’a pas encore  décidé de lui accorder son statut de réfugié politique, plusieurs après mois de son arrivée dans le pays en dépit de son travail de haut niveau.  Les dossiers de demandes d’asiles politiques de ses quatre autres collègues n’ont pas étés pris en compte  non plus. Et comme Ehsanollah  de ce fait ils pourraient se voir expulsés de la Turquie vers Téhéran à tout moment. Malgré les risques que de telles expulsions leurs feraient courir.

Des militants défenseurs des droits humains locaux et Iraniens, ont exprimés  leurs préoccupations quant à la sécurité de ces cinq hommes, qui disent encore recevoir régulièrement des menaces par les autorités iraniennes:   « des agents des forces de  sécurité iraniennes  ont menacé certains de ces journalistes à de nombreuses reprises, cela leur à causé beaucoup d’anxiété et de tracas« , a  averti Mohammad Mostafaei, un éminent avocat  et defenseur des droits humains iranien basé en Norvège, qui fut lui-même  un militant victime de répression du régime d’Ahmadinejad.

« Les journalistes iraniens sont parmi ceux qui ont été les plus victimes, des violations des droits humains dans notre pays « , a t-il ajouté.  » C’est avec beaucoup de tristesse que je peut voir qu’autant de  mes collègues  journalistes iraniens qui ont fuis  vers la Turquie, survivre la bas dans des conditions aussi difficiles « .

L’Iran est l’un des pays qui a le plus haut taux du monde de journalistes emprisonnés, selon le Committee to Protect Journalists  un organisme de défense  des travailleurs de la presse  fondé et  basé à New York.

Parlant de la Turquie par téléphone au  journal  The Guardian, le journaliste réfugié politique  Iranien  Ehsanollah Mehrabi  a exprimé sa déception devant l’état d’incertitude sur sa situation dans ce pays et a déclaré: « Nous sommes très inquiets ici. Ma femme qui a eu une vie terrible pendant  un an, alors que j’étais en prison vit maintenant sous une pression psychologique terrible à cause de l’incertitude de notre situation« . Il a ajouté: « D’une certaine façon ma situation en Turquie est pire que ma situation dans la prison d’Evin. Quand j’étais en prison, au moins je savais quand je serais dehors et  que je pourrait vivre relativement sans danger après, mais vivre ici avec ce sentiment d’incertitude ça vous tue« .

-Masih Alinejad, une journaliste Iranienne et militante réfugiée politique,  basé à Londres a dit qu’elle avait « le cœur brisé » de voir qu’un journaliste comme Ehsanollah Mehrabi   n’ai pas pu  se voir accorder  une protection et le droit d’asile  offerts  par les gouvernements occidentaux. « Quand le mouvement vert  Iranien à envahi les rues, à l’ouest  ont les a prétendument encouragés et  affirmé au peuple Iranien être prêt à le soutenir  dans sa cause », a-t’elle dit. « Maintenant que ces sources précieuses de révolte ont besoin d’aide, il est triste de voir que personne ne veuille plus leur tendre la main ».

« Mettre des gens comme Ehsanollah Mehrabi  et ses quatre autres collègues, dans une telle situation d’incertitude sert juste le régime iranien, c’est comme si vous occidentaux  faisiez  tout pour qu’ils se soient pas en mesure de continuer à  poursuivre leur travail et d’informer le monde de ce qui se passe à l’intérieur de l’Iran » a-t’elle averti.

Voir aussi sur:
http://www.freedomessenger.com/archives/49366
Et sur:
http://www.guardian.co.uk/world/iran
http://www.guardian.co.uk/world/turkey
Voir aussi la page en français du site Committee to Protect Journalists:
http://cpj.org/fr/
Et en anglais sur:
http://cpj.org/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Cet article, publié dans Prison Iranienne, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s