Le défenseur des droits de l’homme et avocat Iranien Abdolfattah Soltani risque de passer 13 ans en prison

Le  défenseur des droits de l’homme et avocat Iranien Abdolfattah Soltani  risque de passer 13 ans en  prison.

Abdolfattah Soltani

14 Juin 2012 nouvelles parvenues d’Iran via le site Freedom Messenger:  Un éminent avocat et défenseur  des droits humains iranien Abdolfattah Soltani a été condamné à 13 ans de prison par un tribunal révolutionnaire de Téhéran, a déclaré mardi dernier sa fille Maede Soltani.

-Maede Soltani, qui vit et qui est réfugiée politique en Allemagne, dit que sa famille a été officiellement notifiée  lundi dernier, d’une décision datant de la semaine dernière, disant que la procédure d’appel de son pére passerait à nouveau devant  une cour au début de cette semaine.

Son père, Abdelfattah Slatni, a cofondé un groupe de défenseurs des droits de l’homme, avec la lauréate du prix  Nobel de la Paix Iranienne, l’avocate  Shirin Ebadi. Il a été arrêté l’an dernier.

Un tribunal Iranien en Mars dernier  l’avait d’abord condamné à 58 ans de détention, avant de ramener la peine  à 18 ans de prison sur des accusations diverses,  comme celles d’avoir été l’un des principaux co-fondateurs du Centre pour les défenseurs des droits de l’homme en Iran. Et pour « propagande anti-gouvernementale » et   » mise en place d’actions avec pour buts  de mettre en danger la sécurité nationale ».

Chantages du régime et fausses promesses de « libération » avec obligations de faire de faux « aveux ».

-Maede Soltani  a déclaré: « Mon père m’a dit que sa peine serait  encore réduite s’il acceptait de  présenter des excuses et  s’il se prononçait publiquement contre Mme Shirin Ebadi, dans une lettre ouverte ou une entrevue télévisée, il a bien sur fermement refusé ».

Amnesty International maintient qu’Abdolfattah Soltani est un: « prisonnier politique non-violent qui est incarcéré uniquement pour ses activités légitimes » comme  celle d’être un avocat  et un défenseur des droits humains. « Abdolfattah Soltani est l’un des plus courageux défenseurs des droits de l’homme en Iran » a déclaré le groupe en Septembre dernier après l’annonce  première de sa détention, exhortant  à sa libération immédiate.

-Maede Soltani a déclaré à l’Associated Press que : « pour nous le jugement de la semaine dernière veut dire que cette  décision politiquement motivée et que l’affaire  ne peut pas être portée en appel une seconde fois « . Abdolfattah Soltani avait déjà été arrêté pendant sept mois en 2005. Puis  à nouveau pendant plusieurs mois dans le sillage des soulèvements  populaires, qui avaient précédés les dernières élections présidentielles Iraniennes contestées  du 12 Juin  2009 pour leurs déroulements frauduleux.

Peine de prison assortie d’une peine « d’exil intérieur ».

Le  « tribunal révolutionnaire »  de Téheran  a également confirmé la décision de transférer Abdolfattah Soltani  vers la prison de la ville de Borazjan, située à environ 1000 km (620 miles) au sud-ouest de Téhéran, Maede Soltani a ajouté que pour sa famille restée en Iran, cela compliquerait grandement les visites qu’elles devront faire sur place, pour avoir des nouvelles de son pére.

l’ex procureur de Téhéran Said Mortawazi surnommé en Iran le boucher de la liberté de la presse

-Abdolfattah Soltani  a travaillé longtemps aux côtés de Shirin Ebadi,  il avait  également représenté la famille de la photojournaliste Zahra Kazemi, une canadienne d’origine iranienne qui avait été arrêtée  en 2003, au cour d’un reportage qu’elle effectuait et ou elle prenait des photographies de familles de détenus en face de la prison d’Evin . Embarquée de force  par les matons  Zahra mourut quelques jours plus tard  à l’intérieur d’Evin, après  y avoir été torturée et  battue a mort.

Zahra Kazemi peu de temps avant son assassinat à Evin

Un comité d’enquête présidée par diverses autorités , s’était ensuite rangé aux cotés des jugements de l’ex procureur de Téhéran Said Mortawazi qui avait largement couvert de manière mensongère les violences  des gardiens d’Evin. Ce « comité d’enquête indépendant « avait  conclu ensuite que  Zahra Kazemi  était décédée « naturellement »  d’une fracture du crâne et dune hémorragie cérébrale causée par une « attaque cardiaque et cérebrale » , depuis toute les demandes de révisions  du procès d’enquête entreprise par le fils de Zahra Kazemi  , n’ont eues pour  résultats que d’être  rejetés par la justice ultra-conservatrice Iranienne, qui a même refusée toute les demandes officielles de la famille pour  que le corps de la journaliste soit rapatrié au Canada

Voir aussi sur:
http://www.freedomessenger.com/archives/49353

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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