En mémoire de Farzad Kamangar notre camarade et ami Kurde Iranien assassiné le 9 Mai 2010 par la dictature fasciste d’Ahmadinejad

En mémoire de Farzad Kamangar notre camarade et ami Kurde Iranien  assassiné le 9 Mai 2010 par la dictature fasciste d’Ahmadinejad.


-Pour le deuxième anniversaire de la mort de Farzad Kamangar, nous nous souvenons aussi de ceux qui étaient avec lui, quand ils ont étés assassinés le 9 mai 2010 par le régime et la dictature d’Ahmadinejad. Nous nous souvenons toujours de Farzad mais aussi des ses camarades et amis Shirin Alamhouli, Ali Heidarian, Farhad Vakili et Mehdi Eslamian. Ce qui suit est une traduction approximative d’un poème de notre camarade et ami Farzad qu’il avait dicté en prison. L’audio du poème peut être consulté dans la vidéo ci-dessous.

6 Mai 2012 nouvelle parvenue via le site Kurde Rojhelat-Manchester en  Angleterre, – Dans cette journée du deuxième anniversaire de l’exécution sauvage par pendaison de  Farzad Kamangar et de ses camarades, une commémoration a eu lieue le 6 Mai 2012 à Manchester pour honorer ces martyrs.

La commémoration a commencée avec le chant de l’hymne national Kurde.  Et une déclaration de L’YJRK (l’ Union des femmes de l’Est du Kurdistan), qui a été lu par Roqiye Penayi et Bawan Serdeshti dans les langues Kurde et Anglaise.

-Rewan Hewleri une jeune chanteuse a donné une couleur particulière à la  commémoration en chantant quelques chansons , pour la mémoire des martyrs du 9 mai 2010.

Les préposés ont également rappelés la mémoire des camarade martyrs empoisonnés par des agents iraniens et des collabos locaux dans la région montagneuse de Dalaho prés de Kermanshah  le 5 mai 2010.

– Des camarades du  PJAK le Parti Pour une  Vie Libre  au Kurdistan étaient aussi présents  l’organisation représentée par  Shaho Hewrami , à appelé les Kurdes à se lever derrière leurs martyrs  dans ce contexte qui est un temps propice à l’insurrection, en rappelant que les Kurdes doivent s’unir pour mettre fin aux exécutions du régime Iranien et à l’oppression du peuple kurde.

Poème de Farzad Kamangar prisonnier politique Kurde Iranien assassiné par pendaison, le 9 Mai 2010 par la dictature  fasciste et impérialiste d’Ahmadinejad et du prétendu « guide suprême » Ali Khamenei.

-Nuit, coups de fouets, la poésie et la torture.
Il y a eu un moment ou ils ont rempli ma valise – tout comme les étoiles,
avec les mois qui passent avec délice, mais ils ne me permettront pas d’ouvrir mes ailes et voler comme une colombe dans l’aube.

-Avec un panier plein de rires et de chansons, pour atteindre le convoi.
Mais- Je suis destiné à quitter cet endroit. Le papillon qui m’a laissé avec la nuit, chuchota mon sort à mon cœur. Il faisait nuit, pas  de ces nuits ou l’on se réunit pour s’asseoir en face les uns des autres et de profiter les uns des autres dans cette société, ou une nuit où un amant attend sa bien-aimée. Il faisait nuit, mais  pas une de ces nuits ou la poésie et l’amour se promenaient dans les rues de Kermanshah.

-Ce n’était pas une de ces nuits ou le Bisotoun atteindrait son extase avec le son du tanbur, mais une nuit de goudron ou le son des musiciens, ne se sentent pas nécessaire de jouer  tous ces airs. Une nuit où les échos des chansons folkloriques ne pouvaient pas êtres entendues depuis le centre-ville.

-C’était la nuit, sans lune, sans étoiles, pas de ciel, pas de nuages, seulement celle d’ une prison.C’était une nuit sombre, dans une étroite chambre humide et sombre, avec une ouverture de porte tournée vers l’avenir et autre une ouverture tournée vers le passé.

Et j’ai chuchoté un poème aux murs: « en me reposant dans  une prison oppressante, je leur disais que je n’ai jamais tremblé du  bruit de mes chaînes ». Un coup frappé à la porte à perturbé mes rêves sombres et a interrompu les rimes non écrites de la berceuse que ma mère me soufflait.

« Met ce bandeau sur tes yeux ».
« Mes tes mains vers l’avant, pour qu’on puisse te mettre les menottes « .
« Marche en avant ».

J’ai été traîné hors de ma cellule. Je savais mieux qu’eux qu’a leur simple façon de parler que ces  anciens gardes sont aussi vieux et grisonnants que les portes de leurs cellules. Mieux que mes interrogateurs, je savais et connaissait chaque étape de cet escalier menant au sous-sol dans la zone de promenades. C’était comme si j’avais toujours su ce qu’était cette prison pendant de nombreuses années. Je pourrais même refaire de mémoire les empreintes des prisonniers qui étaient détenus ici avant moi. En descendant les escaliers, sous mon bandeau, j’ai compté le nombre de personnes présentes. Un … deux … trois … quatre … cinq … six …

Ils étaient venus pour démontrer leurs autorités sur le corps d’un être humain. Et debout j’endentais une chanson chuchotée dans ma tête: « Cher Dieu, où est ce que dans ce monde, pourrait je me dire je suis debout? » Et avec le premier coup qui  a suivi la chanson est restée inachevée, alors qu’ils commençaient à m’attacher sur le lit …

Comment aurait-je eu peur … Pas de la douleur de leurs fouets … mais de ce 21e siècle, un siècle de dialogue,  ou il restait encore de ceux qui dans le monde, sont agités d’une folie meurtrière et qui pour cela sont remplis de  joie quand ils battent le corps d’un prisonnier.

Je tremblais … pas de la peur de ces portés coups contre moi. Mais de cette  perte d’humanité, qui se déroule dans un pays qui a pourtant adhéré à la charte de déontologie, de la défense des droits de l’homme qui sont pourtant partout présents dans ce monde

-La terreur me saisit … pas de la secousse soudaine des chocs électriques. Mais des mots de ce médecin qui m’a examiné tout en tapotant son stylo sur mon front. Et qui me dit shutup …. Shutup … alors même que des siècles s’étaient écoulés depuis l’invention du serment d’Hippocrate. Avec la douleur mes pensées se sont tournées vers un autre coin du monde, un endroit où les plus hautes préoccupations de l’homme, étaient celles de sauver des crocodiles en voie de disparition ou des serpents, des araignées ou de visiter et d’explorer quelque terre inconnue. Mais ici … ici … vay vay .. .. vay

A chaque coups je suis remonté dans le temps, remontant aux temps de la dynastie Qâdjâr, à l’époque de Hitler, aux temps des tartares et des Mongols, mais les coups ont continué, ils ont continué et je suis retourné dans ces temps de non-dits et de non lus, mais la douleur ne s’arrête pas.

Je me suis évanoui quelques heures plus tard dans ma cellule, et comme un nouveau-né, je commencerais à me tortiller et à ramper. Et alors une chanson, viendra dans ma tête avec des mots me disant :  » J’ai  vu la naissance d’un enfant, alors je sais ce que c’est de crier et de donner des coups de pieds, ce sont les premiers signes de la vie ».

Demain soir, encore le bruit de la douleur et … On m’a frappé pour mes convictions, la  second fois pour mes mots, la troisième fois on a dit que j’avais mis en danger la sécurité nationale, la quatrième on m’a frappé afin de voir  jusqu’ou où dans le monde mes cris atteindraient les gens.  Il  fait de nouveau nuit …. Ces nuits étaient déjà la il y a longtemps … mais chaque nuit, le moindre bruit dérange mon sommeil … et les chuchotements de cette  nuit viennent à moi dans mes rêves qui me disent   » trouve le sommeil mon cher, il est temps de se reposer. Dors, mon amour pour ne pas être réveillée par le tourment« .

Voir aussi sur:
http://bataillesocialiste.wordpress.com/2010/05/09/iran-farzad-kamangar-a-ete-pendu/
http://iranenlutte.wordpress.com/2010/05/10/lettre-de-farzad-kamangar-a-ses-eleves/
http://www.rojhelat.se/english/component/content/article/2315-martyrs-of-9th-may-commemorated-in-manchester
http://www.freedomessenger.com/archives/48694

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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