Dernières nouvelles de Vahid Asghrari bloggeur Iranien condamné à mort.

Dernières nouvelles de Vahid Asghrari bloggeur Iranien condamné à mort.

Arrêté à l’aéroport de Téhéran le  11 mai 2008, Vahid Asghari, est un étudiant en technologies de l’information qui vivait  Inde,  qui avait été placé en « détention provisoire » depuis près de quatre ans.

-Le 7 Janvier 2012 dernier ce jeune Bloggeur Vahid Asghari a été condamné à mort par la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par juge  Salavati connu pour la brutalité de ses jugements et de ses verdict, ainsi que pour sa facilité a condamner  systématiquement à mort de nombreux prisonniers et opposants politiques du régime totalitaire de Khamenei et Ahmadinejad.

Voici les premières informations au sujet de son affaire  que nous avons pu regrouper et que nous relayons ici.

Non a la condamnation à mort de Vahid Asghari et d’autres bloggeurs Iraniens

-Depuis la création en Mars 2009 par les « gardiens de la Révolution » de L’IRGC ou GRI,  d’un  centre de surveillance de la criminalité organisée  lié a l’Internet,  on a pu observer que  celui ci, avait joué un rôle actif dans la traque et l’arrestation de nombreux internautes et bloggeurs  Iraniens, connus pour leur  franc-parler dans  leurs critiques du régime.

Peu de temps après sa création, ce centre  de cyber flicage avait annoncé en Mars 2009 le démantèlement d’un réseau « maléfique » en ligne  et l’arrestation de plusieurs animateurs et webmasters  de sites Iraniens dont Vahid Asghari et Hossein Derakhshan  (un autre de ses codétenus  bloggeur pour le même genre d’ affaire Ndr) faisaient partis.

Leurs photos et des  soit disant «aveux» ont été affichés sur le site Gerdab  géré par ce centre de surveillance  lié à  L’IRGC  (www.gerdab.ir).  Selon Gerbab quelques jours plus tard. Ces personnes arrêtées  auraient admises et avouées  entretenir  des  liens avec des sites qui critiquent l’islam et le gouvernement. Ainsi que leur intentions  de « tromper la jeunesse iranienne en faisant connaître des sites pornos et séditieux » en vue de  « participer  à un complot soutenu par les Américains et les Israéliens ».

Le 17 Juin 2009, deux jours après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad  a déclenché une vague de manifestations de rue,  le centre de cyber surveillance Gerdab  lié à L’IRGC avait  publié un communiqué annonçant qu’il  avait noté  « plusieurs cas de sites et blogs personnels publiant des articles incitant a des perturbations de l’ordre public et exhortant la population à se rebeller ».

Tout les détenus liés a ces arrestation ont étés soumis à de longues périodes d’isolement et à la torture pour leur faire obtenir des aveux qui ont étés utilisés contre  dans les parodies de  procès  du juge Salavati  qui ont suivies.  Vahid Asghari  a été une cible de premier plan de ces politiques répressives  de ce « réseau de démantèlement d’agent de l’étranger » de L’IRGC,  c’est l’une des principales victimes de ces abus de pouvoir typiques de ce régime. Agé de 24 ans  c’était un étudiant  brillant des technologies de l’Internet qui vivait en Inde, il a été arrêté le 11 mai 2008 à l’aéroport de Téhéran soit disant et « officiellement »  pour possession de plusieurs cartes de crédit « d’origine douteuses ». Des motifs montés de toutes pièces par les agents de L’IRGC pour faciliter sa condamnation à mort par le juge  Salavati en vue de faire de son  cas « un exemple ».

Vahid a ensuite été détenu  à l’isolement pendant sept mois , la il a été maltraité et violement torturé pour tenter de  lui faire avouer qu’il aurait participé à  l’organisation d’un « réseau pornographique  qui cherchait à  blasphémer  l’islam et  qui critiquait  le gouvernement  en vue de pervertir  la jeunesse iranienne ».

Mais  quel était le « crime » de  Vahid Asghari? L’Hébergement des sites Web, y compris les sites d’opposants au gouvernement ou celui d’avoir depuis l’étranger ouvertement critiqué ce régime. Pour ce qu’il est c’est à dire un régime Totalitaire.

« J’ai été frappé avec un bâton pendant des heures et des heures, les yeux bandés et menottés », avait-il écrit dans une lettre adressée courageusement  le  17 Octobre 2009 au président  Salavati de la 15e chambre du « tribunal révolutionnaire » de Téhéran.  « Avec un couteau contre ma gorge, j’ai été menacé de mort et de viol. Moi et ma famille ont été insultés. J’ai été obligé de faire des aveux et de le signer. Ils ont ensuite filmés  mes aveux  pour  diffuser la vidéo , avec la complicité d’une grande station de télévision nationale, Alors qu’au yeux de la loi de notre pays, j’étais légalement  encore présumé innocent ». Un témoignage dont  ce juge  Salavati n’a bien sur pas tenu compte.

Selon l’article 168 de la Constitution Iranienne, les accusés poursuivis pour des motifs politiques sont en droit de demander  toutes les  données de leurs dossiers judiciaires  avant de les présenter devant un jury, mais la plupart du temps  leurs demandes restent vaines et les décisions de « justice » se prennent dans les faits, toujours derrières des portes closes

Pour ces prisonniers politiques accusés de faits aussi graves et du fait des procédures législatives toujours bidonnées par les juges du  régime, Leurs avocats sont souvent marginalisés et n’ont souvent même pas accès aux  dossiers complet de leurs clients. Tout comme dans certains cas certains accusés  ne sont même pas informés s’ils ont été jugés et condamnés.  Vahid Asghari  a ainsi plusieurs fois déclaré dans d’autres lettres qu’il avait écrites  » Je n’ai jamais vu mon avocat et même lors de mon procès devant  la cour, je n’ai  pas eu le droit de lui dire bonjour ni de lui parler de mon affaire ».

Dans une autre lettre qui a pu sortir d’Iran  Vahid Asghari  avait également décrit jusque dans quel état d’esprit  de violence et de perversités  se trouvaient ses interrogateurs du ministère des renseignements et de L’IRGC avant qu’il passe en procès : «  J’ai été accusé d’avoir reçu de l’argent de l’étranger en raison de publicités Google sur les sites internet que j’hébergeait.  Ils m’ont ensuite accusé  d’avoir insulté des Imams chiites et le Prophète en raison de leurs contenus. Ils m’ont aussi obligés de dire que Hossein Derakhshan  (Un des autres bloggeurs arrêté et jugé pour les mêmes genres de motifs Ndr)  avait été à la fois un agent d’un ministre  iranien corrompu  et en même temps un espion qui travaillait au service de la CIA ».

Voir aussi sur :

http://www.iranian.com/main/2012/jan/vahid-asghari-prisoner-day

Notes et mise à Jour : un camarade que nous remercions  vient de nous signaler qu’une pétition circule en ce moment  pour demander au régime de Khamenei et Ahmadinejad la libration immédiate et l’annulation de la peine de mort pour Vahid Asghari   en voici l’adresse:

Free Iranian Blogger Vahid Asghari, Sentenced To Death For « Hosting Blasphemous Websites »!!!

http://www.gopetition.com/petitions/free-iranian-blogger-vahid-asghari-sentenced-to-death.html

Sur l’affaire d’Hossein-Derakhshan  connu sous le nom de Blog Father relire:

http://www.internetsansfrontieres.com/La-mobilisation-doit-rester-totale-pour-la-liberation-d-Hossein-Derakhshan-_a224.html

http://freetheblogfather.org/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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