Hommage a Kourosh Yaghmaei grand artiste et musicien de rock Iranien

Hommage a Kourosh Yaghmaei grand artiste et musicien de rock Iranien

Voila un autre exemple de comment sont traités de nombreux musiciens et artistes en Iran qui sont quotidiennement persécutés en Iran.

Kourosh Yaghmaei interwiewè par une radio en 2002 chez lui a Téheran

Des musiciens et des artistes qui connaissent régulièrement des interdictions de concerts, des saisies et destructions  de leurs matériels , des fermetures de studio d’enregistrement ,des convocations aux postes de police, et mêmes des peines d’emprisonnement Nous tenons en relayant cet article a rendre hommage a ce grand artiste et précurseur génial du rock Iranien qu’est Kourosh Yaghmaei qui devait venir jouer aux prochaines Transmusicales de Rennes  a la dernière minute le régime lui a fait comprendre et « suggéré » que ce « n’était pas une bonne idée de quitter l’Iran pour jouer a l’étranger » une menace a peine voilé d’arrestation ou d’ennuis et de pressions diverses s’il retournait en Iran après ce concert.

Le site internet Free muse qui recensent tout les cas d’oppression et de répression contre les musiciens met à jour régulièrement ce que subissent ceux ci en Iran. De la part du ministère de l’inculture de la « république islamique » qui visiblement ne connait pas le succès grandissant de la réédition de l’œuvre de Kourosh  par le label indépendant Now Again records

http://freemuse.org/

Voir Persecutions against musicians in Iran sur:

http://freemuse.org/sw1420.asp

Leur presse libération:

Rock around Téhéran

Par Sophian Fanen (avec la traductrice Iranienne Farkhondeh)

Kourosh Yaghmaei a connu l’Iran du Shah puis celui des ayatollahs. Malgré la censure, le rocker, invité à promouvoir sa compilation à l’étranger, renonce à quitter son pays.

On n’a jamais autant réédité de disques oubliés qu’en 2011, et au-dessus de cette avalanche permanente de funk turc ou de crépitants 78-tours africains plane un rockeur iranien moustachu : Kourosh Yaghmaei. Aujourd’hui âgé de 66 ans, il fut un acteur essentiel des foisonnants débuts du rock iranien dans les années 70, avant d’être censuré par la révolution islamique à partir de 1979. C’est cette période de liberté que documente une compilation surprenante, Back from The Brink (1), qui rassemble trente chansons enregistrées entre 1973 et 1979, n’émergeant jusqu’ici que ponctuellement sur des blogs et quelques compilations. Une musique pop forte en caractère, resurgie presque par miracle, à coup de passion, de patience et de hasards.

«Il était bien vivant»

«Un jour, un ami m’a fait écouter Hajme Khali, une très belle ballade de Kourosh, raconte Egon Alapatt, un Américain fou de vinyles à l’origine de cette renaissance discographique. Je me suis vite mis à rechercher sur Internet tout ce qui le concernait, à acheter ses 45-tours sur eBay. Tout le monde me disait qu’il était mort, jusqu’à ce que j’apprenne par un exilé iranien que son fils vivait au Canada ! De là, j’ai découvert que Kourosh était bien vivant et habitait à Téhéran.» Commencent alors deux années de travail laborieux à distance, sans que les deux hommes ne se rencontrent jamais, pour rassembler les masters originaux des chansons – longtemps cachés en Iran – et les souvenirs du chanteur, que l’on découvre comme l’histoire terrible d’une jeunesse musicale fauchée en plein envol.

Joindre Kourosh Yaghmaei pour discuter de cette rétrospective n’est pas chose facile, mais le chanteur se montre volubile, passionné et remonté : «Dans ma jeunesse, la radio de l’armée américaine, qui stationnait encore en Iran, diffusait des disques occidentaux. C’est là qu’on a découvert les Beatles, les Kinks, Bob Dylan, Charles Aznavour et les Ventures. Mais la musique iranienne a aussi eu une influence très importante sur moi. J’ai décidé de conserver certaines de ses caractéristiques, comme les mélodies ornementales et le quart de ton, mais de les jouer avec des instruments occidentaux modernes, notamment la guitare électrique. Je voulais ainsi créer une nouvelle musique qui respecte les deux cultures.» Cette démarche fusionnelle n’est pas isolée. On l’entend chez d’autres artistes iraniens, également réédités cette année (lire ci-contre), mais aussi à la même époque chez l’Egyptien Omar Khorshid, l’Afghan Ahmad Zahir ou les Turcs Erkin Koray et Selda. L’Iran, comme une très large partie du monde, voit à partir des années 60 débouler la tornade rock’n’roll. Derrière les mégastars populaires Viguen Derderian et Googoosh, de nombreux groupes et artistes se révèlent alors : The Rebels (dans lequel jouera un temps Kourosh), The Golden Ring, O’joobeha, Nosoh Afarin, Mohammad Nouri, Zia

Innovateur et perfectionniste

Agités par cette génération douée, les étudiants de Téhéran dansent au palais de la Jeunesse, au club Kouchini ou à l’hôtel Vanak. Comme celles des yé-yé en France, les chansons, souvent légères voire insouciantes, clament l’amour et la liberté face au carcan du vieux monde sans se mêler de débats politiques. Les cheveux sont aussi longs qu’à Paris, les pantalons aussi serrés qu’à San Francisco. Yaghmaei porte une épaisse moustache et des lunettes noires, imposant un style de dandy rockeur et se plaçant en parrain érudit de cette scène frémissante, sensiblement plus exigeant artistiquement que ses contemporains. Sa belle voix claire et ses mélodies instantanées se mêlent à un lyrisme persan très inventif, infusé de psychédélisme, de rock progressif, de funk et de jazz.

«Il était dans l’ombre des stars de l’époque, commente Babak Khiavchi, un Iranien exilé aux Etats-Unis, qui publie des musiciens de la diaspora. C’était un perfectionniste qui ne s’est jamais compromis avec les standards commerciaux de l’époque. Mais depuis la révolution, son influence n’a cessé de s’amplifier. Il était un pionnier et un innovateur.» Sa carrière s’annonçait brillante. «J’ai enregistré 31 chansons avant la révolution, poursuit Kourosh Yaghmaei. Je passais à la radio, à la télé. Pour la diffusion de ma musique et l’organisation de concerts, il n’y n’avait aucun problème. En revanche, les textes des chansons étaient contrôlés ; pour pouvoir les chanter, nous devions obtenir l’accord du Conseil de la poésie, qui siégeait à la radio.Après la révolution,je n’ai pas pu me produire pendant dix-sept ans, mes morceaux étaient interdits d’antenne, mon image ne devait être reproduite nulle part. Je ne pouvais même pas quitter le territoire.»

«Chaos sombre et solitaire»

Progressivement réduit à néant par un pouvoir islamique qui casse les guitares, le rock iranien se réfugie dans l’illégalité, se replie dans les caves et les soirées privées. Seuls restent autorisés les airs religieux, les formes persanes traditionnelles et quelques chansons révolutionnaires sud-américaines dont les paroles sont transformées pour évoquer le Coran. Pendant ces années qu’il qualifie de «chaos sombre et solitaire», Kourosh Yaghmaei fait mille boulots, donne des cours de musique folklorique et écrit des disques pour enfants sous un pseudonyme. Il enregistre aussi tant bien que mal un album important en 1980, qui ne sortira qu’en 1994 et restera culte en Iran : Sib-e noghreyi.

Un disque dont le psychédélisme tardif et bricolé se révèle digne des productions de Yes ou de Pink Floyd quelques années plus tôt. «J’ai dû vendre ma voiture pour financer la production de cet album, alors que je n’avais aucun espoir de le diffuser. Pour être en sécurité dans le studio et éviter de se faire arrêter ou de se voir infliger des châtiments, on éteignait les lumières et on s’enfermait de l’intérieur. Côté instruments, il nous manquait un clavier et une guitare acoustique. J’ai utilisé une vieille guitare russe cassée dont le manche se déplaçait complètement pendant que je jouais et qui comportait des centaines de fissures.»

Quelques années plus tard, il tente,en vain, de convaincre le ministère de la Culture que la guitare est un instrument iranien puisqu’elle descend d’instruments perses du type sitar. «Puis [en 1996], les choses se sont calmées. J’ai obtenu la permission de jouer pendant huit ans. Mais je n’avais toujours le droit à aucune forme de publicité.» Pourquoi ne pas avoir abandonné l’Iran pour continuer une carrière en exil, comme l’ont fait Viguen Derderian, Googoosh et nombre d’artistes après 1979 ? «Quitter la terre maternelle au pire moment de l’histoire, c’est fuir, tacle Kourosh Yaghmaei. C’est tourner le dos à son pays et poursuivre sa vie mesquine et empruntée dans une relative quiétude dans le pays des autres. Je me suis donné pour mission de protéger la culture musicale iranienne. Seulement, je me sens parfois étranger dans mon propre pays.»

En 2011, il s’est à nouveau cogné à la censure, qui empêche la parution de ses nouvelles chansons. Début décembre, Kourosh Yaghmaei devait prendre part aux Transmusicales de Rennes, éminent festival de découvertes et de redécouvertes. Il y aurait donné son premier concert en France et son premier hors d’Iran depuis 2003. Il y aurait aussi retrouvé son fils Kaveh, âgé de 43 ans, qu’il n’a pas vu depuis six ans. Le chanteur, usé par trois décennies de frustrations et soucieux de finir ses jours dans son pays, a dû renoncer lorsque le ministère de la Culture a menacé de ne pas le laisser revenir en Iran.

(1) Kourosh Yaghmaei, Disque Vinyl 3 Lp «Back from The Brink» (Now-Again / Discograph)

Kourosh Yaghmaei CD: Back from The Brink (Now-Again / Discograph)

http://next.liberation.fr/culture/01012378148-rock-around-teheran?google_editors_picks=true

Voir aussi sur

http://www.rahafaridi.com/?page_id=516

Une chronique de sa musique sur Now Again Records le label qui a réédité ses morceaux des années 70.

http://www.nowagainrecords.com/tag/kourosh/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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Un commentaire pour Hommage a Kourosh Yaghmaei grand artiste et musicien de rock Iranien

  1. Firouz dit :

    kourosh yaghmayi je connais ,il était et il est un grand musicien venait des temps en temps en sud gactch saran sa famille habitait un moment en aghajari il est vraiment ze khomoune pia khili ba hali hast iyomad bashgah sherkatnaft tamrinash boudam ye pirahane ghermeze boland mipoushid

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