Ils ont tué mon fils Amir Arshad trois fois témoignage d’une mère Iranienne

Ils ont tué mon fils Amir Arshad trois fois témoignage d’une mère Iranienne.


Nous relayons ici le témoignage d’une mère  Iranienne courageuse Shahin Mahinfar,  qui a décidé de sortir de son silence en ce mois de Décembre 2011 pour témoigner des circonstances de  l’assassinat de son fils par la police anti émeutes à motos  Iranienne de la  dictature de Khamenei et d’Ahmadinejad  .Deux ans après les tragique événements et la répression brutale et sanguinaire des  soulèvements populaires des émeutes de l’Achoura de décembre 2009.

C’est  ce qu’on à appelle maintenant l’équivalent du  Bloody Sunday Irlandais en version  Iranienne. Il est à noter que le  fils de Shahin Mahinfar  est mort assassiné par la police anti émeute de Téhéran quasiment dans les mêmes circonstances et avec la même violence policière d’état que celle qui avait assassiné notre camarade  Carlo Giuliani  le 21 Juillet 2001 lors des émeutes de Gènes contre le G8.

Ce  fameux Dimanche du 27 Décembre 2009 Amir Arshad Tajmir manifestait contre le régime avec d’autres camarades , alors qu’il s’interposait contre le tabassage de deux jeunes filles par la police anti émeute et des miliciens Bassidj’is ,  une voiture de la police lui a foncé dessus une première fois , avant de le tuer en lui roulant dessus et en l’écrasant trois fois de suite en marche avant et arrière .  Amir Arshad Tajmir a été délibérément assassiné sur les ordres d’un des principaux et les plus odieux  bouchers du régime,  le dénommé  Ahmad Reza Radan de sinistre mémoire et qui est toujours depuis  le second  chef de la police anti émeute de Téhéran.

Dans une interview avec  Fereshteh Ghazi un  vétéran et une personnalité de la radio et la télévision de  Roozonline, Shahin Mahinfar, la mère d’Amir Arshad Tajmir  est sortie de son silence deux après  la terrible représsion des soulévements populaires de l’Achoura qui eurent lieu en Décembre 2009.

Mme Shahin Mahinfar  a  dit à ce journaliste du site d’opposition Iranien :  » Mon fils a choisi sa propre voie. Il a participé à toutes les protestations postélectorales avec le peuple. Il est mort avec dignité et fierté ».

Shahin Mahinfar : « j’ai donné Amir Arshad  mais nous avons gagnés des milliers d’autres Amir Arshad« .

-Fereshteh Ghazi : Amir Arshad Tajmir a perdu la vie  dans  la rue lors d’une des manifestations de masse de l’Achoura (le 27 décembre 2009),qui éclatérent après les soulèvements qui précédèrent  les  élections présidentielles Iraniennes truquées du 12 Juin 2009. Sa famille avait gardé le silence, mais dans une interview accordée au site  Rooz, sa mère a rompu le silence pour le deuxième anniversaire de ce qui est maintenant connu comme étant  le Bloody Achoura  Iranien. Elle est revenue sur  la mort de son fils qui  avait été écrasé sous  les roues d’une voiture de la police anti émeute pendant cette manifestation. Et comment  son fils avait perdu sa vie en essayant d’aider  deux jeunes femmes, qui étaient en train se faire battre par des agents des forces répressives.

-Shahin Mahinfar :  » J’avais  dit à Amir de ne pas rejoindre la manifestation, mais il m’a dit qu’il  le faisait pour l’amour de son pays. Je lui ais dit « mais tu es mon amour ». Il m’a dit, « Ne sois pas égoïste, je suis votre amour, mais mon amour c’est  celui des 70 millions d’autres d’Iraniens« . Je vais sortir pour protester pour eux. Je me sentais honteuse et égoïste, après avoir dit cela. Il est parti et il n’est jamais revenu « ?

Durant les manifestations et les soulèvements  populaires de  l’Achoura, neuf personnes (chiffres encore provisoires)  ont officiellement  perdues  la vie à Téhéran selon le régime. Shabnam Sohrabi, Shahram Farajzadeh, Shahrokh Rahmani et Amir Arshad Tajmir ils ont tous été tués par des voitures de police qui   ont leurs ont  foncés dessus. Mostafa Karimbaigi, Sayed Ali Mousavi, Mohamad Ali Rasekhniya et Mehdi Farhadi ont tous été tués et abattus ce même  jour du 27 Décembre 2009. Jahan Bakht Pazooki  est l’une des autres victimes de cette terrible journée, toutefois à ce jour les  détails sur la manière dont il a été tué  par la police anti émeutes n’ont pas encore étés publiés. Les autorités de la « République islamique » n’ont toujours  pas admises  leurs responsabilités dans  ces décès. Quand aux  plaintes officielles déposées par les  familles des victimes,  elles n’ont bien sur  abouties a aucunes suites ni à aucuns résultats tangibles.

La mère d’Amir, Shahin Mahinfar dit qu’elle est fière de son fils.

Fereshteh Ghazi:   Elle a brisé son silence après deux ans et  m’a déclaré.  » J’ai entendu dire que la vidéo du meurtre d’Amir a été largement diffusée par les médias à l’étranger. Mais ils ont  ils l’ont identifié  comme étant  une autre personne. Cette personne malgré tout est aussi chère à mon cœur.  Alors s’il vous plaît, dites à tous que la personne qui a été écrasée et tuée par cette  voiture de police qui a roulé lui à trois reprises est bien mon Amir. S’il vous plaît dites-leurs de corriger  cette erreur ».

Shahin Mahinfar : « Amir Arshad a été ce jeune homme qui est allé aider deux de ses concitoyennes, mais il  a perdu la vie en le faisant. Ils avaient arrêtés deux jeunes femmes et ils étaient en train de les frapper très  durement. Une de ces filles est  venue à l’enterrement de mon fils et m’a tout expliqué. Les forces de sécurité  étaient en train  battre  ces jeunes filles et les gens  huaient les forces de police. Amir Arshad mon fils a crié,  » nous ne pouvons  pas ne pas les aider, nous devons les empêcher de battre ces deux jeunes filles ».

Fereshteh Ghazi:   Amir Arshad a essayé de repousser l’un des policiers. Les gens arrivaient de  l’avant et se sont impliqués également. Tout d’un coup les forces de sécurité ne se sont  plus montrées mais elles n’étaient pas loin. Shahin Mahinfar :  » Je ne sais pas combien de coups de  bâtons ont reçus ces jeunes filles avant qu’Amir ne les aide, devant il y avait  une voiture de police qui lui a foncé dessus et il est tombé. Quelques minutes après une autre voiture de police qui était garée à proximité  à elle aussi  reculé  et a roulé  sur Amir trois fois de suite. S’il vous plaît dites le à tout le monde  car chacun doit savoir que  l’homme qui a été écrasé par cette voiture de police à trois reprises, ce jour la  était Amir Arshad, le fils de Shahin Mahinfar« .

-Fereshteh Ghazi:   Mme Mahinfar  à dit qu’elle n’aurait jamais pu imaginer une telle chose puisse arriver en Iran. Elle continue.  « Finalement ils auraient pu l’arrêter et l’emmener normalement. Mais non, ils l’ont tué, ils l’ont tué trois fois. Ils ont roulé sur mon fils à trois reprises. La première fois  ils l’ont fait pour  l’écraser, alors qu’il était encore vivant. Oui  Ils l’ont tué trois fois .Je ne sais vraiment pas comment appeler ce qu’ils ont fait  contre lui. Je n’ai pas de nom pour désigner  qu’ils ont fait. Je pense même que les animaux ont un peu plus d’honneur et de dignité, mais pour ces personnes … … … rien « 

-Fereshteh Ghazi : J’ai demandé à Mme Mahinfar  ce qu’elle pensait de  la participation de son fils  à ces manifestations de rue. Elle m’a  dit: « Amir Arshad avait choisi sa propre voie. Il a participé à toutes les manifestations aux côtés de son  peuple. Je  garde moi aussi la  tête haute, je suis très fière de lui. Je suis fier  d’avoir un fils qui s’est  soulevé contre ces injustices  et qui était honorable, il aimait son pays et ses compatriotes Iraniens. Même si  j’estime que  je  n’ai jamais pu être totalement une assez  bonne mère pour lui, les actions de mon fils m’ont rendue assez  fière pour tenir la tête haute, même si ma douleur a brisé mon dos. Mon fils était courageusement sorti  pour rejoindre cette manifestation, avec la connaissance qu’il pourrait finalement être arrêté et torturé. Mais ils l’ont tué  parce qu’il criait: « Ces filles sont nos concitoyennes  que nous devons les protéger ».

-Fereshteh Ghazi : Mme Mahinfar m’a ensuite  dit qu’elle n’a pas déposé de plainte : « Les gens continuent de  me reprocher de ne pas avoir  déposé de  plaintes. Où dois-je déposer une plainte et devant qui dois-je déposer une plainte au sujet du meurtre de mon fils ? Tant de gens qui ont perdu des êtres chers et qui ont déposés des plaintes en vain. J’aime toutes ces autres mères qui ont perdus leurs enfants et  qui ont le cœur brisé. Ce n’était pas seulement Amir qui a été tué  il n’a pas été mon seul enfant à mourir, Mostafa, Neda, Sohrab et de nombreux autres qui sont morts ces  jour de manifestations étaient tous mes enfants. Je suis fière de tous ceux qui ont perdu leur vie pour la liberté. Ils sont tous mes enfants. Ils n’étaient pas coupables de rien. Ils étaient innocents. Vous n’avez pas besoin de pleurer, je ne pleure plus non plus. Rien n’a été accompli par ces deux années  où je n’ai cessé  de pleurer. Mon fils ne pourra pas  revenir.  Non Il ne reviendra plus, et aucun de mes autres enfants ne pourrons jamais revenir « .

Fereshteh Ghazi : Elle ajoute. « Je ne suis pas une personne bien de plus. J’ai l’impression d’être morte, mais il n’y a rien que je peux faire?  Vers qui  dois-je me  tourner ; vers ceux qui cherchent la justice pour mon fils. Que devrais-je dire que j’ai travaillé si dur pendant vingt-cinq ans pour mon fils puisse avoir une vie meilleure. Que devrais-je dire que, depuis vingt-cinq ans, j’ai veillée  jusqu’à la nuit pour que mon fils puisse dormir. Il  y’a t-il quelqu’un qui pourrait comprendre … … …  Avec toute la douleur que j’ai  en ce moment, je  n’ai toujours  pas de haine  ni ne souhaite de  malédiction pour les assassins de mon fils. Je n’ai pas le cœur à le faire je pense à leurs enfants aussi, ils sont aussi comme mes enfants. J’ai tellement honte qu’il y ait des gens comme ça qui vivent dans mon pays alors qu’un jeune et un fils  vingt-cinq ans, est mort a cause d’une voiture de police qui l’a écrasé  trois fois, un jeune qui est mort seulement à cause de son amour pour d’autres êtres humains. Pour couronner le tout ceux qui nous gouvernent  n’ont pas de dignité et d’honneur. Ils disent  que ça  n’a pas eu lieu et que tout cela a été une mise en scène … … …  Et vous me dites vers qui dois-je  me tourner pour obtenir justice. Sont-ils vraiment capables de dormir la nuit ces gens la? « 

Shahin Mahinfar : Mon silence  ce n’était  pas parce que j’ai eu  peur.

Fereshteh Ghazi : La mère d’Amir Arshad a déclaré que ces deux années de silence d’elle  n’avaient rien  avoir avec la peur de témoigner.

Shahin Mahinfar :« Ils disent que nous avons gardé notre silence, car nous avions peur. S’il vous plaît dites le à tous que mon silence n’était pas dû à la  peur. Je ne n’ais  plus peur de rien. Je ne suis  plus en vie. Je me sens comme une personne qui marche avec les morts. Comme tous les autres parents, j’ai eu de nombreux espoirs pour mon enfant. Je ne suis pas une personne riche. Je n’ai pas eu un mari riche. J’ai travaillé très dur pour élever une personne décente et bonne. Maintenant que je n’ai plus rien, il n’y a rien pour moi qui m’obligerait d’avoir peur d’eux  en plus? Je sais que mon téléphone est sur écoute et qu’il est contrôlé, mais je proclame que je n’ai  peur de rien. Je ne veux pas perdre un autre  Arshad Amir. Je ne veux pas que d’autres mères  soient obligées  de faire le deuil de leurs enfants ».

Mme Mahinfar se réfère ici à l’arrestation de certaines des Mères du collectif Iranien des Mères en deuil ( The Mourning Mothers Ndr) Un collectif  qui revendique l’héritage des « Folles de la place de mai »  ces méres  d’Argentine et de Buenos Aires  qui protestaient a l’époque contre les disparitions d’opposants orchestrées par la Junte Fasciste de Videla.  Comme le firent en leurs temps ces mères de Buenos Aires ou ces collectifs de mères Tchétchènes et Russes qui protestaient contre les exactions commises contre leurs enfants. Ces mères Iraniennes on décidées qu’elles ne céderaient plus devant la terreur d’état et les crimes commis dans la « république Islamique » d’Iran qui durent depuis 32 trop longues années.

-Shahin Mahinfar : « Pouvez-vous croire  si je vous dis que je n’ai même pas pu  aller régulièrement sur le site de la tombe de mon fils plus. Savez-vous pourquoi?  Parce que si je vais là  bas ? Des éléments des forces de sécurité en civil et de la police peuvent se manifester et nous arrêter. Je ne veux pas causer de problèmes à d’autres personnes. Je n’ai pas peur pour moi j’ai peur  parce qu’ils peuvent arrêter ces autres personnes, ou même tuer l’enfant de quelqu’un d’autre. Je ne veux plus voir  d’autres parents  pleurer encore pour leurs enfants. Tous les jeunes de mon pays sont comme mes propres enfants. Je ne veux pas causer de problèmes à aucun d’entre eux. Je suis une femme de 63 ans, et je n’ai plus de force pas plus ; je suis une mère qui  peine à trouver  la force d’aller dans le cimetière ou est son fils. Je ne vais pas souvent sur le site de la tombe de mon fils à cause d’eux. Et parfois je dois le faire comme une voleuse qui ne doit pas être vue ».

-Fereshteh Ghazi : Le  5 Décembre, 2010 lors de la première célébration  par sa famille de l’anniversaire de la mort d’Amir Arshad dans le cimetière sa tombe avait été perquisitionnée par la police et des éléments  des forces répressives en civil. Ce jour la  Ils ont arrêté  la mère de Sohrab Arabi, la mère de Ramin Ramezani et la sœur de Mostafa Karimbaigi. Ils les ont ensuite relâchées après quelques heures d’interrogatoire dans le cimetière. Ils ont arrêtés ensuite deux autre des mères en  deuil et le père de Ramin Ramezani puis  les ont emmenés au poste de police de Shahre Ray, les ont accusés  d’agitation et les ont envoyés à la prison a Evin.  Note: -Les Mères en deuil sont  régulièrement persécutées comme l’étaient en Argentine les « Folles de la place de mai ».

Tous et toutes  ont  passés du temps en cellule d’isolement  dans les cellules d’isolement de la section 209 de la prison d’Evin pendant plusieurs mois avant d’être libéré sous caution.

-Fereshteh Ghazi : Mme Mahinfar  émue  rajoute. « Moi et  le père d’Amir Arshad sommes très fiers de notre fils. Il a perdu sa vie à essayer d’aider deux autres êtres humains à ne pas se faire taper dessus. Nous espérons qu’aucuns autres  parents  ne passent par la ou nous sommes passés, je ne l’espéré même pas pour les tueurs de notre fils. Nous espérons que  d’autres parents ne se réunissent pas pour pleurer leurs enfants, car je sais ce que l’on ressent à perdre un  enfant. J’ai souffert de cette perte terrible  et j’ai su tout ce qu’on ressent. Je ne souhaite même pas ça à  présent à mon pire ennemi.  Ca se développe à l’intérieur de moi et  c’est une partie de moi que je nourri et qui l’a nourri. J’ai donné un Amir pour mon pays mais ils ont gagné des milliers d’autres Amir. Les meurtriers de mon fil Amir Arshad ne réalisent même pas ce qu’ils ont fait. Mais moi je sais ce qu’ils ont fait à mon fils…. Ce sera exactement pareil qu’il y  deux ans le 27 Décembre 2009. J’ai tenu la tète haute pendant ces deux ans de silence. Mais à présent mon dos est courbé et mon cœur est cassé. Et maintenant est ce que quelqu’un peut-il faire quelque chose à ce sujet? Quelqu’un peut-il faire quelque chose pour me permettre de me redresser. Je  peux encore entendre la voix d’Amir dans ma tête. Et ce qu’il m’avait dit  la nuit de Yalda, il m’avait chuchoté à l’oreille « Je t’aime » comme s’il savait que c’était  la dernière fois qu’il pouvait me le dire ».

-Fereshteh Ghazi : Mme Mahinfard pose ensuite  la question.  « De quoi  nos enfants étaient-ils coupables ? Tout ce qu’ils voulaient, c’était la liberté et plus de sécurité et d’égalité pour eux et leurs compatriotes. Deux ans ont passé, mais je reverrais toujours cette scène qui s’est est jouée devant mes yeux à plusieurs reprises. Je les vois  toujours tuer mon fils. Je ne suis pas la seule mère qui souffre de cette façon. Qu’en est-il la pour  mère de Neda *1, ne souffre t’elle  pas de la même façon?  Et qu’en est-il pour la mère de Sohrab et pour  beaucoup d’autres mères qui souffrent de la même façon. Je suis comme beaucoup d’autres mères, Je  me demande parfois si  dieu entend  nos cris. Est ce que dieu entends-t’il  tout ces cris et nos pleurs. Dieu ne les entendez vous pas?  Où est ce Dieu juste qu’ils ont pensé pour nous? »

Notes:

*1 Mme Shahin Mahinfard parle bien sur de la Jeune Iranienne Neda Agha Soltan qui  fut assassinée  sous nos yeux lors d’une manifestation de Juin 2009  par le milicien Bassidj’i  un dénommé Abbas Kargar Javid.

Vous pouvez  aussi  contacter le collectif des Mères du Parc Laleh ou Iranian Park Laleh Mothers sur leur site Internet directement  à l’adresse suivante  plus bas,  car elle ont besoin de notre aide et de tout nos soutiens.  ce collectif regroupe des mères de prisonniers politiques et d’enfant disparus ou assassinés lors des manifestations  contre la dictature et qui ont décidées de ne pas garder le silence sur les exactions du régime de Khamenei et Ahmadinejad .

Iranian Park Laleh Mothers. 

http://www.madaraneparklale.org/

Contact mail:

info@madaraneazadar.com

Voir aussi sur:

http://persianbanoo.wordpress.com/2011/12/09/mother-of-killed-protester-amir-arshad-tajmir-they-killed-my-amir-arshad-three-times/

D’autres informations sur l’Iran en français

http://www.iranenlutte.wordpress.com/

http://www.soliranparis.wordpress.com/

http://www.iran-echo.com/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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