La France coopère avec la police iranienne

En toute discrétion, la France coopère avec les services de police iraniens, par l’entremise de la société de conseil et de service du ministère de l’intérieur français. Contacté par OWNI, un responsable de la société, Civipol, confirme l’envoi de 20 chiens renifleurs. Cette première livraison, sur un total de 52 chiens, sera effectuée le 25 octobre. Elle est financée par le Quartier général de contrôle de la drogue

http://www.dchq.ir/html/index.php?newlang=eng

Drug Control Headquarters iranien qui dépend du président de la République.

Officiellement, il s’agit de lutter contre le trafic d’héroïne importée d’Afghanistan et transitant par le sol iranien avant d’abreuver les marchés européens. Mais ces chiens pourraient avoir d’autres usages répressifs.

Vindicte des capitales occidentales

Dernier exemple en date des tensions diplomatiques, le Conseil des affaires étrangères de l’Union Européenne a voté le 10 octobre une nouvelle vague de sanctions. Elles ciblaient 29 responsables iraniens « impliqués dans la répression et la violation des droits de l’homme » a expliqué le Quai d’Orsay dans un communiqué. Deux jours plus tard, Washington accusait l’Iran d’être derrière une « rocambolesque tentative d’assassinat » de l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis.

http://articles.latimes.com/2011/oct/11/nation/la-na-iran-plot-20111012

Dans ce climat, la formation des chiens n’a pas fait consensus. C’est l’Etat-Major particulier, directement relié à l’Elysée, qui a donné le feu vert, nous a-t-on confié. Personne ne désirait endosser cette responsabilité au ministère de la défense. Un affront inhabituel d’une institution à la réputation moins rebelle, mais l’utilisation des chiens renifleurs inquiète. Il n’est pas impensable que les chiens renifleurs soient utilisés comme chiens mordants. Comprendre pour le contrôle des foules.

L’opération fait grincer des dents jusqu’au sein du ministère français de la défense, à qui revient la charge de former les chiens en collaboration avec la police nationale. La transaction n’est pas du goût de la Grande Muette, peu encline à endosser la responsabilité de la coopération en matière de sécurité alors que les relations avec Téhéran sont pour le moins tendues. Sans compter le sort – expéditif – réservé aux trafiquants de drogue en Iran.

( Soliranparis Ndr : c’est a dire  la peine de mort des executions sommaires généralement faites en public dans le but de terroriser la population Iranienne  )

Un rapport d’information visible ici:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3788.asp

de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée, déposé le 5 octobre 2011, consacre un long développement à la « répression ferme, suivie d’une dégradation de la situation des droits de l’Homme » depuis 2008. Et de citer, rapports d’Amnesty International et Human Rights Watch à l’appui, « un système de répression massif dirigé contre tous les manifestants » que des chiens déjà dressés pourraient renforcer.

Plus inquiétant, les trafiquants de drogue arrêtés par le régime iranien sont promis à un funeste destin. Les députés de la Commission rapportent que l’ambassade de France en Iran comptait jusqu’à 360 exécutions entre le début de l’année et mi-juin 2011, dont 274 seraient confirmées, la différence étant liée aux « pendaisons de masse des trafiquants de drogue » partiellement confirmées.

En 2010, l’Iran arrivait juste derrière la Chine avec plus de 252 exécutions, contre plus d’un millier par Pékin. Un triste record ramené au nombre d’habitants. Le 13 mai dernier, le secrétaire général du Haut Commissariat pour les droits humains en Iran:

http://iranhumanrights.org/wp-content/uploads/Sept_2011_Secretary_General_Report.pdf

avait reconnu« le nombre élevé d’exécutions et les avait attribuées aux efforts pour combattre le trafic de drogue » précise un rapport du secrétariat général des Nations-Unies publié le 15 septembre 2011

Source OWNI

http://owni.fr/2011/10/19/la-france-coopere-avec-la-police-iranienne/

Aprés les révelations sur les collaborations entre les Boites Nokia et Siemens qui ont aidées à réprimer et fliquer  l’internet Iranien et envoyer en tôles des centaines de cyber activistes et blogueurs Iraniens, cette nouvelle affaire ne fait que corroborer  des questionnements que nous nous étions déjà posé il y a plusieurs mois sur une éventuelle collaboration  policière entre la France et l’Iran

Voir

La France a t’elle aidée la police anti émeutes iranienne à s’équiper

https://soliranparis.wordpress.com/2010/09/24/la-france-a-telle-aide-la-police-anti-emeute-iranienne-a-sequiper/

Soliranparis contact: nomore@riseup.net

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