Iran appel des Mères en Deuil du parc Laleh

Iran les Mères en deuil du dénoncent, les massacre de prisonniers politique des années 80

 Les mères du Parc Laleh appellent a se remémorer, les victimes Iraniennes du régime des années 80. A l’instar des « folles de la place de mai » en argentine,  des mères courageuses, qui dans les années 1970, manifestaient, contre la dictature de Videla, pour obtenir la vérité, sur les « disparitions » et les assassinats politiques,  commis contre leur enfants, des mères Iranienne, les Mères en deuil du parc Laleh , ont elles aussi montées un collectif pour défendre la mémoire, de leurs enfants assassinés par le régime, elles essayent courageusement, de se réunir régulièrement, dans un parc de Téhéran, le parc Laleh. Et ont fait plusieurs fois, l’objet de violences dues a des descentes musclées, de miliciens Bassidj’is , et des forces répressives anti émeutes, peu enclins à   laisser exprimer leurs colères contre les assassinats, de leur filles ou de leurs fils par le régime .

-Elles reviennent longuement dans ce communique, sur les massacres terribles, et les pendaisons a la chaine qui eurent lieux, entre 1986 et 1987, principalement dans la prison d’Evine et qui furent enterrées anonymement à  Khavaran.

-Des observateurs, tant iraniens qu’internationaux, estiment, qu’en ces heures les plus sombres de la dictature alors dirigée par Khomeiny.il y eut entre 5000 et 12  000 prisonniers politiquer qui furent, purement et simplement assassinés par le régime. Encore maintenant un peu partout, dans le monde, des réfugiés et des exilés politique, de la diaspora Iranienne, se réunissent chaque année, pour commémorer, ces terribles massacres.

Le collectif Iranien des Mères en deuil du  parc Laleh ont publiées, le 19 Aout 2011 un appel  pour se remémorer,  les massacres commis  par le régime Iranien dans  années 1980, en particulier les exécutions massives de prisonniers politiques des années 1986- 1987, et à rejoindre toutes les mères de deuil du pays, pour réclamer justice!

Appel des Méres en Deuil du Parc Laleh.

Un autre anniversaire des exécutions massives, de prisonniers politiques en 1987 arrive alors que le terrible compte rendu de ce massacre brutal, s’est propagé partout dans le monde. Avec pour chaque année qui passe, les rideaux qui sont tirés délibérément pour dissimuler ces crimes, nous voulons des portes ouvertes pour révéler, l es comptes sombre qu’on vécut, les témoins oculaires de cette époque, et commencer à parler au grand public, de ces années meurtrières.

L’histoire des massacres de masse de prisonnier en 1987 en Iran,  est le récit des tortures, de coups  et d’atrocités continues, c’est l’histoire de la cessation soudaine, de toutes les communications, et des visites du monde extérieur. C’est l’histoire de procès qui ne durent que quelques minutes, avec une seule question posée ,  sans avoir de droits de réponses des prisonniers, a qui ont refusaient la présence d’un avocat ou le droit de se défendre, c’est l’histoire  de prisonniers , qui faisaient toujours l’objet de poursuite ,  alors même que leur mandats d’arrêts avaient pourtant expirés, c’est  le récit de condamnations, à des peines de mort qui n’ont même pas pus faire à l’époque l’objet d’appels.

C’est l’histoire de viols systématiques, commis contre des prisonnières politique, qui  étaient des jeunes filles vierges avant leur exécution, afin de leur refuser l’entrée au « paradis » selon l’idéologie dominante, des règles et dogmes religieux du régime de Khomeiny. C’est le conte de macabre de fosses communes, creusées comme de grands canaux,  pour  y enterrer  des inconnus sans ménagement, dans des tombes anonymes. Dans un endroit appelé aujourd’hui Khavaran, la Vallée des Fleurs.

C’est l’histoire de mères survivantes qui attendent toujours le retour des disparus. C’est  l’histoire  persistante à ce jour, de la poursuite de ces  mêmes atrocités matérialisées, par des exécutions, et des meurtres à la chaîne, et d’autres formes d’oppression. C’est l’histoire des  opprimés qui ont choisis de rester debout,  et d’aller de l’avant  pour demander la justice, et  témoigner du soulèvement populaire.

L’histoire des massacres de 1987 est un récit  qui était destiné à rester caché, mais qui à été  partiellement révélé par l’ayatollah Montazeri*1,  et par les prisonniers libérés, qui ont racontés ces événements. Une histoire avec des angles sombres qui en temps voulu, doit un jour être pleinement exploré et découvert. Par le peuple Iranien et les peuples du monde.

Il fut un temps où les autorités gouvernementales ont pu mentir ,sur le lien entre ces massacres, et les causes , qui ont menée à la démission de l’ayatollah Montazeri , qui était pourtant le successeur désigné du  » guide suprême » , ces autorités qui on niées  les vérités sur ces massacres, des années 1980 .Même si  aujourd’hui  certains des membres, de la classe dirigeante, ont fini par admettre, dans leurs différents forums, que ces exécutions de masse ,  étaient des  tueries internes, et des  nettoyages politiques. Même si  nous savons  encore aujourd’hui, que   des personnes, qui étaient au pouvoir à l’époque refusent toujours,  d’accepter d’endosse  la responsabilité, qu’elles ont eues quand elles ordonnaient de perpétrer ces massacres, afin de clarifier les faits.
Ignorant le fait que la vérité, sur ce qui s’est passé  hier, sera finalement révélée, encore  aujourd’hui la classe dirigeante  est  complices d’un acte délibéré, qui fut celui de mentir, lors d’attaques menées  contre l’OMPI (People’s Mujahedin of Iran Ndr) un mouvement que la classe dirigeante, désignait comme coupable, en les accusant d’attaquer le pays. Des mensonges qui  ont été les principales causes et prétextes, de cette tuerie de masse, nous savons aujourd’hui que le plan de ces massacres, avait  déjà été planifié et commencé en 1986. Après un  cessez le feu entre l’Iran et l’Irak ai été signe, attaquer l’OMPI était une excuse, de la classe dirigeante  pour organiser ces tueries, et en profiter pour assassiner les forces politiques, et les forces vives de notre jeunesse.

En conséquence nous pouvons expliquer, que ceci fut un crime contre l’humanité, effectué dans un  très court laps de temps, un acte d’abomination inégalée et invisible aux yeux de l’opinion international. Car le que le nombre exact de ceux et celles, qui ont étés  tués, a l’époque, n’est pas encore totalement connu, certaines statistiques estiment  que durant cette fin des années 1980, de 5000à 12.000  prisonniers politique furent tués. Ce qui est certain, c’est  que pour nous  ces meurtres, commis par la classe dirigeante, ont continués et ne se  sont jamais arrêtés, et qu’ils continuent sous des formes différentes. Encore de nos jours

Aujourd’hui les efforts des familles des prisonniers politiques sont devenus plus définis, et plus déterminés. Nous avons organisées successivement,  un  sit-in de protestation devant le palais de justice principal, un rassemblement devant le bureau du procureur, une cérémonie pour remettre une pétition avec 370 signatures, au Comité de défense, des  droits de l’homme  des Nations Unies .nous avons des  contacts avec des défenseurs internationaux, des droits des prisonniers politiques , des organisations de défense  des droits juridiques  à l’étranger , ce sont la quelques actions , que nous avons faites, afin de protester contre cette tragédie nationale, mais qui ont  finalement provoqué une réaction de solidarité, des Européens et des Américains.

En  Septembre 1987 quand les nouvelles des massacres avaient atteint nos familles, d’une manière ou d’une autre, un grand nombre de plaintes écrites et verbales, avaient déjà été envoyées au Représentant spécial de la Commission des Nations Unies, sur la défense les droits de l’homme, M. Reynaldo Galindo Pohl. Durant sa visite en Iran, le Dr Galindo Pohl, avait consacré la majorité de son temps de parole, avec les représentants du gouvernement iranien, mais moins de son temps à visiter les familles,  des  prisonnier et des victimes  enterrées  à Khavaran. Dans le même temps, les familles s’étaient à l’époque rassemblées chaque jour devant le bureau, des Nations Unies en Iran, afin de le voir.

Bien que la République islamique ait fait de son mieux, pour empêcher le Dr Galindo Pohl de trouver des  faits qui lui avait étés signalés, la Commission des Nations Unies, de défense des  l droits de l’homme avait clairement, ce qu’il faut sous la forme de documents et preuves qui n’ont malheureusement à cette époque,  pas étés prises au sérieux. Personne ne sait pourquoi  ces questions subsistent encore à ce jour!

Jusqu’à présent pendant le processus, de demande de justice pour les victimes, une majorité des organisations internationales , de défenses des droits de l’homme, ont fait silence sur ces actes criminels énormes, commis par le  régime , des actes qui selon les lois internationales, sont à juste titre considérés, comme des crimes contre l’humanité.

Pendant ce temps, les mères en deuil, et les familles ont, individuellement, et collectivement essayées,  de parvenir à trouver certaines réponses. Des visites au cimetiére  de Khavaran étaient régulièrement faites, afin de sauvegarder les preuves, des massacres des années 1980, nous avons faits ces efforts. Malgré le fait que les forces répressives de la sécurité iraniennes, nous ont attaquées à plusieurs reprises, malgré le fait que le camp de Khavaran, ai été rasé au bulldozer, les motifs de ces coups de bulldozers  avaient bien sur, comme but  de faire disparaitre les preuves, mais aussi de faire taire,  et de tuer une deuxieme fois, les enfants qui furent assassinés ,dans ce camp de Khavaran,  .C’est précisément pour ces raisons, que les mères en deuil  continuent de visiter Khavaran en dépit des menaces, et des  intimidations énormes, qu’elle subissent pour garder la mémoire de leurs enfants en vie , et pour que des réponses, soient enfin apportées a leurs question.

Maintenant, dix ans se sont écoulés depuis la dernière visite de M. Galindo Pohl, les droits humains ont été clairement et largement violés en Iran, un rapporteur spécial de l’ONU a été nommé pour examiner la situation en Iran. Nous, les Mères de parc Laleh, demandons aux Nations Unies, à la Commission des droits de l’homme,  et à toutes les autres organisations internationales, de  prendre ces violations des droits de l’homme en Iran, au sérieux et qu’elles fassent  face à leurs responsabilités avec diligence, afin que le résultat final  ne soit pas le même, que le du temps ou le Dr Galindo Pohl. Était venu nous visiter.

Nous, les Mères en Deuil de parc Laleh, en collaboration avec les familles des tués, nous crions et nous disons que parler de pardon est vide de sens. Tant que tous les faits concernant ces crimes, ne seront pas révélés,  et tous les auteurs de ces massacres, soient jugés par des tribunaux publics internationaux, parce qu’aucun tribunaux  de l’Organisation des hauts fonctionnaires, de la  République islamique ont jusqu’à présent  n’ont formellement et  publiquement  jamais admis leurs erreurs. En outre pour nous autres, les assassinats en masse des prisonniers politiques, pendant les années 1980 restent un dossier ouvert, et les preuves de ces actes criminels, du régime seront un jour révélé au grand public. Et aux  médias Iraniens comme internationaux.

Les Mères en Deuil du  parc Laleh demandent et exigent de savoir:

-Pourquoi des êtres humains qui devaient, à l’origine ne faire  de simples  peines de prison, ont étés exécutés?

-Pourquoi ces êtres humains qui ne voulaient que. Que l’on respecte leurs droits, ont étés si sauvagement tués

-Pourquoi  ces êtres humains ont étés   interrogés, torturés, emprisonnés et parfois pendus puis  enterrées anonymement à Khavaran,  parce qu’ils exprimaient  simplement leurs pensées et convictions?
-Des milers d’autres que nous, et  toutes les autres mères en  deuil, ainsi que les  familles, qui ont subies ces atrocités, qui ont vues leurs enfants, disparaitre et mourir,  au cours des trente deux dernières années de ce régime, veulent savoir. Et se battront jusque qu’à qu’une  réponse arrive, nous les  Mères du parc Laleh, n’abandonnerons jamais la lutte,  et nous  resteront toujours  debout.

Les Mères du parc Laleh
19 août 2011

http://www.freedomessenger.com/archives/32932

http://persian2english.com/?p=22603

Site Officiel des mères Iraniennes du Parc Laleh

http://www.madaraneparklale.org/

lire aussi sur Hrana en anglais

http://en-hrana.com/

Notes:

*1 Précisions sur l’ayatollah Montazeri , bien que sur ce blog, nous m’aimons pas plus que ca, ce personnage , il est  cependant considéré par nombre d’Iraniens comme plus modéré et  le moins réactionnaire des mollahs, il  fut sous le règne de la dictature du Shah et du clan Pahlavi, un défenseur des droits de l’homme. Montazeri devait être à l’origine, le « dauphin » de Khomeiny, il avait d’ailleurs, été choisi comme tel par lui. Il fut écarté du pouvoir, et du conseil des Mollahs, peu de temps avant la  mort de Khomeiny, pour avoir critiqué la répression politique et  culturelle dans le pays, puis pour dénoncé les massacres, des prisonniers politiques, dans les années 1980. mais aussi pour avoir dénoncé le concept et la notion du statut du « guide suprême » ou Velayat-e-Faghih (en persan). Assigné a résidence pendant de longues années,  il avait appelle a soutenir les manifestations anti gouvernementales, du 12 Juin 2009 contre Ahmadinejad, décédé le 19 novembre 2009. Ses obsèques qui eurent lieues, peu de temps avant les émeutes de l’Ashura, et celles la terrible répression du dimanche sanglant du 27 décembre 2009, que  déclenchèrent de violents affrontement, contre les forces répressives. La suite nous la connaissons, Quand Montazeri fut écarte c’est l’arrivée au pouvoir comme « guide suprême » de Ali  Khamenei connu pour ses positions, ultra réactionnaires. Et la mise en place de la dictature, qui règne en Iran depuis 32 ans

D’autres informations sur l’Iran en français

http://www.iranenlutte.wordpress.com/

http://www.soliranparis.wordpress.com/

http://www.iran-echo.com/

En anglais

http://www.revolutionaryflowerpot.blogspot.com/

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soliran paris conctat: nomore@riseup.net

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