Pour Khamenei le guide suprême iranien, une majorité de livres publiés en Iran, sont des produits nocifs

Khamenei le « guide suprême » iranien s’en prend aux livres « nocifs »

Comme dans toutes les Dictatures et dans tous les totalitarismes, les livres et la culture, représentent toujours pour les autocrates et leurs régimes fascistes, des ennemis potentiels à leur pouvoir. Khamenei le dictateur et « guide suprême » Iranien n’échappe pas à la règle, puisque de nouveau comme chaque été il s’en prend, a la culture du pays qu’il juge de « plus en plus encline au vice » a ces déclaration les Iraniens répondent généralement ironiquement en disant, « les seuls livres qui passionnent cet inculte de Khamenei, sont ses livres de comptes, et la prose de ses comptables qui gèrent ses fortunes scandaleuses »*1

Ces Nouvelles nous sont parvenues, via le site Iranien freedom messenger, et plusieurs articles du  journal anglais le Guardian. Qui illustrent bien comment les diktats de la dictature, atteint des sommets Ubuesques dans les paroles de son « guide suprême ». Car pour Khamenei une majorité de livres publiés en Iran sont maintenant des « produits toxiques ».

L’ancien  ministre iranien de la culture ancienne, l’Ayatollah Mohajerani, a vivement critiqué dirigeant suprême du pays, l’accusant de  restreindre l’accès à la littérature; après que le dictateur et « guide suprême » l’Ayatollah Ali Khamenei ai publiquement attaqué, les  « livres nuisibles » qu’il considère comme publiés en trop grand nombres en Iran, des livres que le dictateur compare maintenant a des « médicaments toxique mis sur le marché sans étudier leur effets secondaires ».

Dans une réunion tenue fin juillet, avec les représentants des  bibliothécaires, et les représentants de l’industrie du livre Iranien, Khamenei, est monté au créneau, et à de nouveau dénoncé le fait, que pour lui une majorité des livres publiés en Iran, ont certes une  apparence culturelles, mais qu’ils véhiculeraient surtout, des  motifs politiques spécifique cachés. Contre la « république islamique et ses valeurs ».

« Tout les livres ne sont pas nécessairement bon, et tout les livres ne sont pas inoffensifs, certains livres sont mêmes dangereux » a déclaré le dictateur sur son site officiel Khamenei.ir.
L’Ayatollah Mohajerani qui était ministre de la culture jusqu’en 2000 sous la présidence « réformiste » de Mohammad Khatami, a déclaré « Je pense que Khamenei est très préoccupé au sujet des livres qui peuvent implicitement ou explicitement cibler, sa position et sa légitimité comme chef et guide suprême. »

 L’Ayatollah Mohajerani était tombé sous les coups de Khamenei, quand il était au ministère de la culture, parce qu’il était favorable à une plus grande ouverture culturelle, et qu’il était personnellement intervenu à l’époque, pour que des milliers de titres, soient retirés des listes de livres interdits. Certains analystes estiment, que c’est son manque de déférence, face  à l’ayatollah extrémiste Khamenei, qui fut la principale  raison pour laquelle il a été attaqué, si violement par des religieux ultra conservateurs de l’entourage proche du « guide suprême « , qui  l’avaient finalement forcé à démissionner. A cette époque de nombreuses maison d’éditions avaient étés fermée, et des milliers de   livres avaient étaient interdits, après son départ du ministère, puis de son départ précipité d’Iran. Depuis L’Ayatollah Mohajerani vit en exil à Londres.

Dans son discours, Khamenei qui a maintenant 72 ans, et dont les déclarations sont souvent interprétées comme des directives officielles, a refusé de donner plus de détails sur les livres qu’il juge comme « dangereux et toxique ». Toutefois, des titres  comme, la version non censurée du Banquet de Platon, le voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline*2 à, les œuvres de James Joyce, Gabriel García Márquez, Kurt Vonnegut et Paulo Coelho ont été interdites, de traduction ces dernières années, par le ministère iranien de la culture d’orientation  islamique, qui examine tous les livres avant leurs publications.

Selon l’Ayatollah MohajeraniKhamenei  qui est pourtant est un fan de fictions, suit de très près personnellement la publication de romans et autres livres littéraires.

Khamenei « Ceux qui sont responsables de l’industrie du livre ne devraient pas laisser entrer dans notre pays, des   livres nuisibles sur le marché du livre même si nous laissons les laissons les lecteurs choisir ce qu’ils veulent lire » à-til déclaré   devant les acclamations de la foule triée sur le volet pendant ce discours, sur les livres.

Khamenei : » Les livres sont comme les médicaments toxiques, dangereux et adductifs  qui ne sont pas disponibles pour tous sans restrictions …  à titre d’information je répète qu’un éditeur; un, bibliothécaire ou un fonctionnaire de  l’industrie du livre, devrait savoir que  nous n’avons pas le droit de  laisse de tels livres à la disposition de ceux qui n’ont pas de connaissances. Nous devons leur fournir les livres sains et bons »

l’Ayatollah Mohajerani  à commenté le discours de Khamenei en déclarant: « Ses commentaires découlent d’une mentalité traditionnelle de bureau de religieux, qui sont comme les  bergers, qui veulent diriger  leurs moutons, c’est un point de vue qui n’a pas place dans la vie et le monde d’aujourd’hui ».

Bien que la constitution de l’Iran interdise (en principe) la censure, les éditeurs sont tenus de soumettre tous les livres au  ministère de la culture, où ils sont généralement vérifiés par trois personnes distinctes chargées de surveiller les mots et expressions, et de les couper au cas ou; en les étiquetant comme « inappropriés » pour une publication.

Les commentaires du chef suprême viennent quelques semaines après, que  plusieurs auteurs se soient  plaints de la procédure fastidieuse, d’édition de livres dans le pays; certains ont  déclarés qu’ils  avaient attendus  plusieurs mois, et même des années pour avoir leurs autorisations de publication.

Mohammad Mohammad-Ali, un auteur de fiction célèbre, à déclaré dans une récente interview ; accordée à l’agence semi-officielle, du régime  Isna news qu’il avait attendu pendant plus de deux ans et demi, pour la permission de publier, 10 de ses livres déjà écrits, mais qu’un seul avait jusqu’ici été approuvé pour publication. Hassan Homayoun, est un journaliste et poète qui  suit les cheminements, de ces interdictions de publications, en Iran et qui  publié sur son blog une série d’observations, faites sur les « commissions de lecture » du ministére de la culture, . a noté parmi celles ci, des  faits et  exemples , de ces interdictions de publications.

Selon Hassan Homayoun, dans l’examen d’un livre de poésie, la commission de lecture, avait dit  à l’auteur qu’il lui manquait le rythme approprié, la même commission avait dit à  un autre auteur  Gholam-Hossein Saedi, que son livre, contenait du matériel sexuellement provocateur, et qu’il était trop ambigu et allégorique. Aprés l’examen de son  livre Mahmoud Dolatabadi, un autre  écrivain célèbre, s’était vu rétorquer, que son œuvre, était trop « déprimante ». D’autres commissions étaient allées, jusqu’a proposer a des auteurs, de faire ou purement et simplement réécrire leurs livres,Par des Staffs d’écrivains choisis par elles. et de remplacer des passages, entier de ceux ci, avec des « phrases plus appropriées ».

Un autre écrivain, Mohammad Baghaei Makan, a déclaré qu’il lui avait, été demandé de changer  le mot « vin » en « café’ dans un texte qu’il avait écrit,  dans lequel il  avait  pourtant ironiquement, exprimé son mépris pour le vin. Autre exemple Shahriar Mandanipour, une romancière iranienne, qui a été victime de la censure en Iran, a écrit un roman basé sur ses expériences. Basée sur une histoire d’amour iranienne, publiée en 2009,  puis interdite parce que son livre, suivait le parcours d’un écrivain de fiction, qui rencontre l’homme responsable de l’interdiction de son livre.

des mots tels que  « baiser », « bien-aimé », « vin », « ivre », « porc » ,« danse », « viol », « chien » et « méditation » sont entre autres, les plus fréquemment interdits, par ces « commissions de « lecture ». Du fait de ces  pressions constantes en Iran, de nombreux écrivains célèbres tels que Mahmoud Dolatabadi et Reza Barahani dont les livres sont interdits en Iran, ont  donc choisis de publier leurs livres (parfois sous pseudonymes au vu des risques encourus), en exil et dans d’autres langues en dehors du pays.

http://www.freedomessenger.com/archives/30953

http://www.guardian.co.uk/books/2009/aug/15/censoring-iranian-love-story

*1 la fortune personnelle de Khamenei  est colossale, elle s’élève à plusieurs milliard de dollars et d’euros: Les cartes de crédits sont décidément trop compliquées pour le  » guide suprême de la révolution »

*1 la fortune personnelle de Khamenei  est colossale, elle s’élève à plusieurs milliard de dollars et d’euros: Les cartes de crédits sont décidément trop compliquées pour le  » guide suprême de la révolution »

Tel un oncle Picsou en version moderne, Khamenei profite donc d’une fortune de 36 milliards de dollars en cash, des palettes entières de billets de banque. Sur cette somme, 22 milliards ont étés envoyés en Syrie (à travers des sociétés écrans en Turquie) pendant les élections de juin 2009. Il avait alors très peur que des « troubles  » éclatent à Téhéran. et ne le chasse du pouvoir

Le problème pour Khamenei, Etant qu’Ankara aurait soit disant, saisi une partie de ces 22 milliards  lors de leur  transfert. On ne sais pas si les voyages récents de dirigeants Iraniens en Turquie  ont pu arranger les choses ,mais  cependant on ne s’inquiète pas pour Khamenei ,  a qui il reste aussi tout de   même  1.5 milliard sous forme de diamants,1 milliard en petite coupure (américaine), 1 milliard sur des comptes en Russie, 1 milliard sur des comptes en Syrie,1 milliard sur des comptes en Chine,1 milliard sur des comptes au Venezuela,2 milliards sur des comptes en Afrique du Sud,2 milliards sur des comptes à Londres,2 milliards sur des comptes ailleurs dans le monde (France suisse, Luxembourg),2 milliards côtés en bourse,1 milliards en propriétés foncières en Afrique du Sud,500 millions placés en Syrie, 500 millions placés au Venezuela. de quoi s’assurer d’une belle retraite, en cas de coup dur.

*2 Cette interdiction de traduction des livres, de Céline en Iran, reste étonnante, quand on sait que toute la « littérature » d’extrême droite Européenne, et même mondiale  est traduite sans aucuns problèmes en Iran, que de activistes de l’extrême droite française, sont régulièrement reçus, en grandes pompes  par l’ambassadeur de France en Iran Seyed Mehdi Miraboutalebi  voir.

*2 Cette interdiction de traduction des livres, de Céline en Iran, reste étonnante, quand on sait que toute la « littérature » d’extrême droite Européenne, et même mondiale  est traduite sans aucuns problèmes en Iran, que de activistes de l’extrême droite française, sont régulièrement reçus, en grandes pompes  par l’ambassadeur de France en Iran Seyed Mehdi Miraboutalebi  voir.

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/04/14/lambassadeur-diran-a-la-rencontre-de-lextreme-droite-radicale/

https://soliranparis.wordpress.com/2011/07/27/un-neo-nazi-anglais-invite-regulier-des-television-du-regime-de-khamenei/

Quand ils ne sont pas directement, invités  sur place en Iran, comme les représentants du « parti antisioniste » du « comique » d’extrême droite Dieudonné. Ou des invités réguliers, des plateaux  et des streaming en direct, de chaines de télévisions, et de radio du régime comme l’IRIB ou PressTV.ir.

Quand  Dieudonné et son « parti antisioniste » étaient reçus en grande pompe à Téhéran

________________________________________________

soliran paris

nomore@riseup.net

_______________________________________________

Cet article, publié dans Prison Iranienne, est tagué , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s