Action des Iraniens de Paris au domicile de l’ambassadeur

Paris 1 mars nos amis  Iranien-nes  de paris redécorent  l’entrée du domicile de l’ambassadeur  d’Iran a Paris

Marg Bar Khamenei

http://www.youtube.com/user/freedommessenger20

Qu’elles sont les forces répressives du régime a Paris

http://www.rangin-kaman.org/en/

Alors que les manifestations contestataires se poursuivent en Iran le 20 février 2011 (1er Esphand selon le calendrier iranien), que les différents témoignages font état de nouveaux tirs par balles et de nouveaux morts, la question du rôle et de la réaction future des différentes forces de répression et de leur hiérarchie se pose plus que jamais.

L’organe répressif de la République islamique a une structure verticale présente dans les organes militaires, sécuritaires, judiciaires ainsi que dans les organes de maintien de l’ordre avec des unités communes comme les forces anti-émeutes sous le commandement des Gardiens de la Révolution (Sepah-e-pasdaran) et des Forces de Maintien de l’Ordre (Nirou-ye-entezami). Ces forces ont pour mission de contrer les manifestations de rue.

Cet organe répressif a également une structure horizontale dans les bases du Bassidj (milice étatique) et celles des forces de répression en civil qui ont une présence géographique étendue, sont infiltrés dans les espaces publics (les administrations, les mosquées, les écoles, les universités etc) ont pour mission, en plus de réprimer toute protestation où qu’elle se manifeste, de récolter des informations, identifier les opposants, les ficher, faire des contrôles d’identité et créer, le cas échéant, un climat de terreur.

Les organes répressifs étatiques tels que le Bassidj et les agents armés en civil recrutent leurs membres notamment parmi les chômeurs désocialisés, les pauvres, les repentis, d’anciens repris de justice etc…bref des personnes marginalisées sans lien social fort, prêts à obéir plus facilement en temps de crise.

Les organes de répression bénéficient de structures dédiées à la propagande ainsi que de ressources et de privilèges économiques.

Depuis les protestations populaires de juin 2009 et l’effondrement de la légitimité du pouvoir, les nouvelles missions des organes répressifs en Iran sont les suivantes :

1- Mettre en scène un prétendu « soutien populaire » au pouvoir dans un carrefour de la capitale, comme, par exemple, la place de Ark après les manifestations contestataires du 14 février, lors de la prière du vendredi, fermeture forcée des écoles de certaines personnalités religieuses un tant soi peu indépendantes dans la ville de Qom.

2- Arrêter temporairement les attachés des ambassades occidentales à des fins de propagande : la radio télévision d’Etat met en scène des connivences entre le mouvement protestataire et les pays étrangers mais ne diffuse pas ses excuses publiques faites aux pays dont les employés diplomatiques ont été arrêtés. Les excuses faites à l’Espagne pour la détention, pendant 4 heures, de son diplomate sont totalement occultées par les médias de propagande.

3- Se venger des leaders d’opinion, des activistes protestataires efficaces, mettre en résidence surveillée leurs proches, couper leurs communications etc.

4- Unifier les forces de répression en mettant sous pression les éléments plus attentistes et plus prudents, inquiets des conséquences d’une répression trop visible.

Depuis la radicalisation du régime, sous le mandat de M. Ahmadinejad, le candidat du guide de la révolution, l’organe répressif et les organes de pouvoir se recoupent plus que jamais : parmi les ministres, l’on trouve des personnalités considérées comme des responsables de premier plan dans les meurtres d’intellectuels dans les années 1990. Quant aux députés de l’assemblée, ils profèrent des slogans haineux, demandant la tête des anciens candidats à la présidentielle Mir-Hossein Moussavi et Mehdi Karroubi, à la suite des manifestations protestataires du 14 février 2011.

Dans le même temps, ces organes répressifs tuent leurs opposants dans les rues en plein jour et victimisent ensuite en prétendant que ces protestataires étaient des martyrs morts pour le régime.

http://fr.iranvox.com/index.php?option=com_content&view=article&id=151&catid=40&Itemid=58

Majid Mohammadi, chercheur et sociologue.

http://www.radiofarda.com/content/f7_commentary_on_islamic_regime_systematic_crackdown/2314398.html

Alors que les tirs par balle et la répression brutale des manifestants continuent en Iran (14 et 20 février 2011), Con Coughlin, journaliste au Daily Telegraph a récemment évoqué une lettre, attribuée à soldats et des commandants des gardiens de la révolution de plusieurs unités de Téhéran, Ispahan, Qom, Tabriz et Sanandaj. Selon le Daily Telegraph, dans cette lettre, adressée au commandant en chef des gardiens de la révolution, Mohmmad-Ali Jafari, ces soldats se seraient opposés à l’usage de la force comme moyen de régler les conflits et promis de ne pas tirer sur leurs frères. Nous ne pouvons pas vérifier l’authenticité de cette lettre supposée avoir été écrite début février et qui nous a été transmise par le Daily Telegraph :

« IRGC soldiers and high-ranking commanders […] from the following units: The Rasul Allah division in Tehran, IRGC HQ in Tehran, the Thorallah HQ in Tehran, the IRGC command in Esfahan, Qom, and Tabriz, and the HQ in Sanandaj. »

« To the commander of Iran’s Revolutionary Guard, Sarlashgar Mohamed-Ali

Ja’afari, may Allah’s blessing be upon you,

Your Excellency, we have witnessed the behaviour of the Egyptian army, and the

Tunisian army before it. We remember well the violent clashes that occurred

between the IRGC and Basij forces and our people during the demonstrations of

Summer 1388. We turn to you, the IRGC commander, requesting that you use

your authority over the Basij to order them to leave their truncheons at home next

time. It goes without saying that we, who swore to defend the Islamic Revolution,

are well acquainted with the highest Islamic values of tolerance and liberalism,

and are familiar with the Islamic principles that

« oppose the use of the whip or the club as a means of quelling dispute or

dissension ». We promise our people that we will not shoot nor beat our brothers

who are seeking to express legitimate protest against the policies and conduct of

their leader. »

« IRGC commander: We, proud IRGC officers from various units who are

unanimous in our opinion and convinced of its justice, turn to you to ask that you

put the IRGC and the Basij straight, and enable us to continue serving as IRGC

offers who can be proud of their commander, organization, and regime. We will all

be judged by Allah for our deeds. »

Signatories: « IRGC soldiers and high-ranking commanders (from Sarhang Pasdar

[Major] to Sardar Pasdar[Lieutenant-Colonel]) from the following units: The

Rasul Allah division in Tehran, IRGC HQ in Tehran, the Thorallah HQ in Tehran,

the IRGC command in Esfahan, Qom, and Tabriz, and the HQ in Sanandaj. »

Source : Iranvox

http://fr.iranvox.com/r

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contact soliran paris

nomore@riseup.net

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Un commentaire pour Action des Iraniens de Paris au domicile de l’ambassadeur

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