Comment l’Iran construit aussi ses murs de la Honte

 

Comment l’Iran construit aussi ses murs de la Honte

Nous sommes les premiers ici a avoir toujours  condamnés le mur de la Honte qui sépare le peuple Palestinien du peuple Israélien construit avec l’aide d’entreprises européennes (et françaises  aussi), nous sommes les premiers  ici a avoir condamnés le mur de la Honte  commencés sous l’ère  des Reagan et autres Bush senior et junior (puis continué sous Obama) qui se construit a la frontière Américano- Mexicaine, ces murs de béton et de barbelés de la Honte militarisés et vidéos surveillés, destinés a séparer et diviser des peuples et a les monter les uns contre les autres

Ces murs de la Honte que nous préparent la « forteresse Europe » et ses camps de rétention, ces murs de la Honte que veulent nous construire l’OMC, l’Otan

Ces murs de la Honte nous les vomissons, ces murs de la honte nous les détruirons d’une manière ou d’une autre par la Solidarité internationale

Le « guide suprême » Khamenei et  son sous fifre, le dictateur Ahmadinejad si prompt a nous donner des leçons d’anti impérialisme et plus risible encore d’anticapitalisme ne sont pas en reste car ce duo sanguinaire construit aussi ses propres murs de la Honte, la encore bien destinés à opprimer leur peuple et a les séparer des autres peuples des pays voisins.

Région de Haji Omaran.depuis le Kurdistan irakien:

Le gouvernement iranien a depuis quelque mois lancé  la construction d’un mur et la création de plusieurs postes militaires sur sa frontière avec le Kurdistan irakien, une tentative qui pourrait diminuer les échanges  entre les Kurdes iraniens et les Kurdes irakiens et qui serait censé « combattre la contrebande ».

Mais la réalité semble être toute autre

Le journal et le site internet Rudaw a découvert que ces avant-postes seront situés sur le territoire irakien.  Le  prétexte de l’Iran pour la construction de ces avant-postes militaires et  de ce mur  militarisé  serait  «  la prévention de la contrebande de marchandises et le trafic de drogue ».

Selon une source anonyme de la police des frontières du Kurdistan, le gouvernement iranien a déjà construit six avant-postes militaires dans la région de Haji Omaran.

Les avant-postes sont situés dans Patik, Mawatan, u Bard Naz, et les zones de Sari Sheewa. Deux postes supplémentaires sont actuellement en cours de construction.

«La construction des six avant-postes a été achevée il ya un mois. Le dernier est situé dans les terres du Kurdistan il est actuellement occupés  par 50 soldats de la Garde révolutionnaire iranienne » (le corps d’armée des Pasdarans), a déclaré la source iranienne qui n’était pas autorisé à parler aux médias.
Outre la construction de ces avant-postes, le gouvernement iranien est également la responsable de construction d’un  tronçon de mur  qui fait déjà de cinq kilomètres de long à la frontière. Le mur est renforcé avec des fils électriques et du matériel de surveillance électronique. Un iranien qui témoigne a déclaré

« Certaines parties de la paroi de ce mur  sont également construits sur les terres du Kurdistan, et  tout les 200 mètres des troupes armées y sont stationnées » ?

A ce propos il y a déjà  14 ans, les troupes de l’IRG avaient détruit la maison d’un habitant local  Amjad Rahman  dans Biyara, une ville frontière, parce que la maison  se trouvait qu’a a peine  50 centimètres de terre de l’Iran, selon les responsables du gouvernement iranien.

« L’Iran a décidé de construire des murs sur toute sa frontière avec l’Irak, la Turquie, l’Afghanistan et le Pakistan. Le gouvernement a alloué 150 millions de dollars à cette fin » a récement déclaré , Le ministre iranien de l’Intérieur, Mostafa Mohammad-Najjar en Juillet 2010.

Le même Mostafa Mohammad-Najjar avait également déclaré aux journalistes que le but de la construction de ces murs était d’empêcher le trafic de drogue et de franchissement illégal des frontières.

Les habitants Kurdes de ces zones frontalières entre l’Iran, la Turquie et l’Irak ne sont bien sur pas dupes et  restent persuadés  le but de ce mur n’est pas d’empêcher la contrebande comme l’a soutenu  l’Iran. Mais qu’il s’agit plutôt d’entraver les activités des groupes d’opposition Kurdes iraniens, tels que ceux lancés par le Parti pour une vie libre du Kurdistan (PJAK) un mouvement de résistance et de guerrilla qui affrontent régulièrement les Pasdarans de l’Irg depuis 2005 environ

Mais les militants du PJAK ajoutent un autre argument. Selon  Sayid Khan, un chef de file  et porte parole du PJAK,   l’un des buts de ce mur est d’empêcher la socialisation, les échanges politiques ou culturels  entre les Kurdes de l’Iran avec les Kurdes d’Irak.

« L’Iran réalise maintenant que le désir de liberté de  la nation kurde est de plus en plus forte c’est la seule raison pour laquelle il construit des murs à la frontière du Kurdistan » , a également  déclaré Sayid Khan ajoutant « ces murs sont également destiné à isoler le peuple iranien du monde extérieur » ;

L’autorité du gouvernement régional du Kurdistan en Irak, n’est bien sur pas d’accord avec la construction du mur  et l’a officiellement condamné car pour lui, il  aura une incidence néfaste et négative sur tous les types d’échange entre les Irakiens et les Iraniens.

Tariq Gerdi l’un des directeur de l’état-major du ministère de l’Intérieur iranien, a déclaré  et reconnu que la construction du mur  par l’Iran avait  été internationalement reconnue comme illicite au regard du conseil de l’Onu et des autorités politiques Irakiennes

«Juridiquement parlant, conformément à la législation internationale, l’Iran ne peut pas construire ce mur de façon unilatérale. Sans une autorisation du gouvernement irakien fédéral », a déclaré Gerdi malgré cela le mur semble bien parti pour être construit.

Certains  analystes politiques internationaux  estiment que ces murs pourraient  jouer des  rôles positifs et négatifs. Un des rares aspects positifs est que, suite à l’achèvement du mur, l’Iran ne serait plus en mesure de justifier ces attaques meurtrières  contre le Kurdistan  en utilisant  la guérilla du PJAK comme un prétexte pour exercer sa répression dans la région. Mais ils disent également que le PJAK et de nombreux autres groupes d’opposition sont secrètement retranchés à l’intérieur du pays mais aussi en Irak et  dans ces zones frontalières, l’autre aspect négatif étant bien sur que ni les Kurdes iraniens, turcs et iranien ne veulent entendre parler de ces murs

« Si l’Iran veut faire cesser le trafic de contrebande et de drogue, il a à résoudre ses propres problèmes politiques internes, et élever le niveau de vie du peuple. Cela ne peut entraver le trafic de contrebande et de drogue si ces problèmes ne sont pas résolus « , a déclaré un expert politique iranien qui a désiré  conserver l’anonymat.

 

Article en anglais sur

http://www.rudaw.net/english/news/iran/3181.html

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contact soliran paris

nomore@riseup.net

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