En europe comme en Iran la chasse aux réfugiés Afghan

Pachtounes,Hazaras,Tadjiks  en danger au Pakistan… mais ici aussi en Belgique en France et aussi en Iran

Nous vous avions  déjà parlé du sort des sans papiers Afhans en Iran le site Iran Labor Report y a consacré aussi de nombreux article

http://iranlaborreport.com/

Nous aurions pu aussi appeler cet article a propos de comment sont traités les réfugiés afghans en iran Besson Hortefeux Khamenei Ahmadinjad même combat même mépris

Et bien disons le tout court sur le sort dés réfugiés afghans en France comme en Iran oui

Besson Hortefeux Khamenei Ahmadinjad même combat même mépris

Le sort tragique des travailleurs et réfugiés afghans en Iran

Le sort des travailleurs et réfugiés afghans souvent sans papiers en iran car oui il y a aussi des sans papiers en Iran , leur sort n’est pas plus enviable et même souvent pire ou équivalent a ce que vivent les réfugiés afghans, en Europe, a Calais ou en Turquie et en Grèce dans la région de Patras

En iran des millions de réfugiés afghans sont cantonnés a faire les travaux les plus précaires, les plus pénibles Peu connue la situation de ces refugiés afghans en Iran est cependant dramatique

En Iran il n’est pas rare qu’on oblige des travailleurs afghans à nettoyer des tuyaux d’évacuation ou d’égouts d’un mètre de diamètre , qu’on les fasse travailler dans des environnement chimiques toxiques, ce sont bien évidemment les travailleurs les plus exposés aux accidents du travail mortels, S’ils sont chanceux, ces travailleurs vont nettoyer les rues et vivre péniblement de la vente de matériaux recyclables qu’ils récupèrent dans les rues et les décharges.

Ces travailleurs et réfugiés afghans vivent avec juste le strict minimum pour survivre dans une extrême précarité ils manquent de tout, de soins n’ont pas les mêmes avantages sociaux et de droits a la santé que les travailleurs iraniens, leurs salaires sont parfois 3 a 4 fois inférieurs au salaire minimum iranien, les femmes comme les hommes qui composent les réfugiés afghan-es n’ont depuis 2005 plus le droit d’épouser des iraniens et récemment Ahmadinejad a meme fait passer des veritables lois de « préférence nationale » qui limitent l’accès gratuit a l’école pour les enfants de ces réfugiés ,le seul et rare droit qu’ils possèdent encore et d’envoyer leurs maigres économies à leurs familles restées en Afghanistan. Beaucoup sont victimes de discriminations et de harcèlement quotidiens des autorités et du patronat iranien, pour résumer très vite le sort des réfugiés afghans en Iran est aussi désastreux que le sort qu’il leur est réservé dans les « Jungles » de la région de calais dans le nord de la France et partout ailleurs dans l’Europe ou ils sont parqués dans des centre de rétentions de la honte

Un témoignage parmi beaucoup d’autres :

Dans une salle de 12 mètres carrés, six travailleurs migrants afghans sont occupés à préparer le dîner sur un poêle de fortune. Les restes de morceaux de viande achetée à bas prix achetées dans une boucherie locale ils écoutent de la musique a partir d’un vieux poste de radio, La viande bouillie et cinq morceaux de pain composera leur dîner du soir Ces travailleurs afghans nous invitent pour le thé préparé sur le samovar. Les fenêtres sont recouvertes de feuilles de pvc et de craie. Il n’y a pas d’eau chaude. Et le liquide vaisselle et des détergents en poudre sont les seules fournitures sanitaires que peuvent posséder ces travailleurs, tout les travailleurs afghans en Iran vivent généralement entassées dans des logements taudis des quartiers les plus pauvres des villes du pays
(source le site iran labor report)

Téhéran est bien sur la ville qui attire la majeure partie des travailleurs migrants afghans, ils travaillent également à travers tout le pays dans des villes provinces comme Qom, Ispahan, et le sud de Bandar Abbas ou Awaz et Abadan les grandes villes des raffineries pétrolières au sud du pays. La plupart sont engagés dans des travaux très dangereux, dans le bâtiment ou la construction ou l’élevage industriel du bétail Beaucoup travaillent aussi dans les terminaux mobiles des transports lourds. La plupart des emplois d’entretien et de propreté des municipalités et des villes iraniennes sont effectués il faut le savoir par ces travailleurs, pour des boites sous traitantes appartenant a des entrepreneurs iraniens qui les exploitent a coup de bas salaires

Le patronat iranien dans l’exploitation honteuse de ces salariés réfugiés et souvent sans papiers n’a donc rien a envier aux patronats européens, les organisations patronales iraniennes disent de toutes manières et sans s’en cacher quelles préfèrent exploiter les travailleurs afghans en Iran a à leurs homologues iraniens

Voila par exemple ce qu’en disait un patron iranien en parlant avec les termes suivants: «Plusieurs facteurs importants font que si nous préférons employer des afghans plutôt que des iraniens . c’est parce que Afghans acceptent des salaires plus bas. Ils causent moins de problèmes sociaux ou syndicaux pour leurs employeurs que nos travailleurs iraniens et, comme la plupart ne sont pas qualifiés, ils remplacent très bien nos Iraniens pour nos gros travaux ou nous avons besoin d’une main-d’œuvre non qualifié ».

Cette phrase cynique dite par un patron iranien résume à elle toute seule la situation que connaissent les travailleurs afgans en Iran, ils faut aussi savoir que le patron iranien n’est jamais tenu d’embaucher avec des contrats légaux ,c’est comme en Europe la porte ouverte a toutes les pires exploitations. Pour le patronat iranien le salarié et le réfugié afghan est un quasi esclave qu’ont peut exploiter et jeter à tout moment.

Parce que les possibilités d’emploi en Afghanistan se font rares et du fait du conflit qui s’y déroule, les travailleurs afghans ont bien sur par nécessité vitale de survie tendance à accepter toutes les pires conditions de travail en Iran. Contrairement à leurs homologues iraniens, ils ne sont pas non plus liés et bénéficiaires des règles du droit du travail iranien, ils ne bénéficient pas aux droits a l’assurance santé (déjà très maigre pour les iraniens), ni de l’accès aux heures supplémentaires majorées dont bénéficient (encore pour combien de temps) les salariés iraniens, ils n’ont aussi pas le droit de se syndiquer y compris dans les prétendus « syndicats » officiels reconnus par le régime

Pour une majorité d’employeurs iranien, il faut tout faire par des « incitations » faites aux travailleurs afghans pour leur dire d’éviter de se signaler dans les bureaux d’immigration ou ils risquent de toutes manières souvent des fins de non recevoir ou des obligations de reconduites a la frontière, inciter les travailleurs afghans a ne pas se signaler aux services d’immigration ,offre ainsi au patronat iranien une reserve immense d’une main d’œuvre quasi gratuite, taillable et corvéable a merci

Outre les travaux pénibles des travailleurs afghans en Iran, on trouve aussi des travailleurs pakistanais et indiens très présents eux, dans l’industrie pétrochimique en Iran on ne connait pas toutes les données sur leur situation sociales mais d’après certains témoignage elles seraient moins pénibles que celles des travailleurs et réfugiés afghans du moins pour ce qui est du secteur de la pétrochimie.

les derniers décomptes officiels du régime font état de 950.000 réfugiés afghans en Iran ,dont 300.000 autres pour qui le régime prétend qu’ils ne viendraient en Iran que pour faire du tourisme, se faire soigner pour des problèmes de santé ou des pèlerinages religieux ( les Hazaras afghans par exemple sont généralement de confession chiite et parlent une langue proche du persan). En fait dans la réalité 1.700.000 afghans réfugiés sont des sans papiers et le véritable total serait malgré les mensonges du régime plus proche de 3 millions de ressortissants afghans en Iran. Parmi eux, seulement 1500 a 2000 réfugiés auraient eus accès a des permis de travail légaux pour travailler dans le pays, alors que la population active des réfugiés afghans en Iran est estimée à environ 1.300.000 de personne environ

Comment les immigrants afghans entrent dans le pays, surtout quand on sait qu’il y a souvent des affrontements et des incidents frontaliers parfois très violents entre certaines unités d’élites des pasdarans, avec des groupes de seigneurs de la guerre locaux qui se livrent a des trafics d’héroïne et d’opium et que l’iran dépensent chaque années plusieurs centaines de millions de dollars en achats de matériel de surveillance de guerre electronique très sophistiqués de provenance française , russe ou chinoise

De nombreux groupes de passeurs et de seigneurs de la guerre afghans pratiquent a grande échelle ce qu’il faut bien appeler une véritable traite des êtres humains de l’Afghanistan vers l’Iran ces passeurs rackettent littéralement ces réfugiés et leur demandant plusieurs centaines de dollars le passage de la frontière : Dans un entretien avec l’Agence officielle Mehr du régime, un immigré afghan a témoigné que:

«Jusqu’à présent, j’ai été arrêté à plusieurs reprises par les forces de sécurité frontalière qui étaient à la recherche d’immigrants illégaux, j’ai été reconduit de force vers l’Afghanistan à plusieurs reprises mes ya des bandes de trafiquants en Afghanistan, qui contre environ 500 $ à 600 $ nous promettent de nous rendre n’importe ou , ou nous le voulons en Iran ».

Un autre réfugié témoigne : «Certains de ces trafiquants ont des contacts très étroits en Iran, et ils sont très bien organisés avec les patrons iranien a tel point que ceux-ci vous trouvent mêmes des logements et des pensions qu’ils nous louent très cher pour nos premiers jours d’arrivée en iran »

Cette activité de traite des êtres humains en Afghanistan font qu’il ya plusieurs groupes de seigneurs de la guerre qui sont en concurrence les uns avec les autres, certains vont mêmes jusqu’ ‘a s’affronter très violemment car afin d’être compétitifs et attirer plus de «clients» certains de ces groupes de passeurs n’hésitent pas a casser les prix des taux de passage

Un autre réfugié témoigne

« Quand j’ai besoin de retourner en Afghanistan, je me fait volontairement attraper par les forces de sécurité. Quand je veut retourner voir ma famille, je crée une situation où je sait que je serait arrêté et renvoyé en Afghanistan . Après avoir visité ma famille et les amis, je reviens toujours avec le même groupe de passeurs. Nous avons l’habitude de franchir la frontière à l’intérieur de camions de transport énormes. Si nous payons un peu plus, nous pouvons parfois monter dans une voiture ordinaire ou passer par des zones de la frontière ou les gardes iraniens sont moins tatillons »

Il y a donc dans l’Iran d’Ahmadinejad et de Khamenei les mêmes politiques racistes et discriminatoires que celles pratiquées en France par des Besson et des Hortefeux, les mêmes politiques racistes qui se développent dans l’actuelle forteresse Europe qu’on veut nous imposer, comme en France les réfugiés afghans sont l’objet de rafles et de « reconduites a la frontière » comme en France en Iran il y a des camps de rétentions ou l’on parque littéralement ces réfugiés

Quand au patronnat iranien ne vous en faites pas pour lui il est riche a millions , comme en France en Iran il y a des lois qui seraient censées s’appliquer aux patrons ayant recours au travail clandestin, ou contre des patrons voyous pratiquant ce qu’il faut bien appeler un véritable esclavage et servage moderne, ces lois ne sont bien sur jamais appliquées ,les pasdarans qui sont parmi les plus corruptibles des services de répression du régime savent très bien fermer les yeux quand le patronat iranien l’arrose a coup de pots de vins et autres « dons désintéressés ».

On estime entre 1 ,4 et 3 millions de personne le nombre de réfugiés afghans en Iran

Leur sort ne fait d’ailleurs que s’empirer d’années en années comme on peut le voir sur ce rapport de 2009 du haut comité des refugiés

http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/page?page=49e486f96

Les Cra en Iran

http://www.youtube.com/watch?v=_DBVrYJka7Q

Des contacts et des sites pour plus d’information sur le sort de ces réfugiés afghans en Iran

http://www.rawa.org/index.php

http://www.exiles10.org/spip.php?article1274

Le même cas se retrouve en Belgique  comme dans les jungles de Calais comme dans les quartiers pauvres des grandes ville d’iran

Témoignage qui nous parvient de Belgique

Depuis le 2 septembre 2010 dernier, 18 demandeurs d’asile pakistanais Pachtounes ont entamé une grève de la faim. Ils occupent les locaux de l’asbl Subterra au 33 rue de Dublin à Ixelles, après avoir été expulsés à deux reprises d’autres immeubles.

Au 15e jour de grève, ils n’ont toujours pas vu de médecin, ne reçoivent donc pas l’indispensable vitamine B, et ne boivent que de l’eau et du thé sucré.

Ces personnes sont en Belgique depuis 6 ou 7 ans et satisfont aux critères de régularisation.

Les différentes réunions avec le cabinet du secrétaire d’Etat à la politique de migration et d’asile, Melchior Wathelet, sont stériles.

Outre la catastrophe climatique que le Pakistan vient de subir, plus importante encore que le tsunami de 2004 en Asie, ce pays est également en guerre :
– 2 500 soldats de l’armée régulière ;
– 4 000 gardes-frontières ;
– 1 200 membres de la milice
sont déployés et contrôlent la frontière avec l’Afghanistan.

Ces zones tribales sont peuplées de Pachtounes, population ayant sa propre culture et sa propre langue (pachto), que les militaires pakistanais ne partagent pas.

Celles-ci, transformées par les Talibans en base arrière, sont dévastées !

147 000 soldats sont mobilisés depuis plus d’un an pour y mener des opérations militaires meurtrières. Les Etats-Unis ont d’ailleurs promis 125 millions de dollars pour leur
reconquête et leur pacification.

Tous ces éléments suffisent à régulariser ces grévistes et leur famille pour impossibilité de retour.

Mais, à l’instar du dossier « Afghans » en mars et avril derniers, le CGRA et le CDH démontrent encore une fois leur incompétence.

ND pour la CRER

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contact soliranparis

nomore@riseup.net

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