Peines de prison et de coups fouets contre les mineurs grévistes de Bafgh annulées par la Cour d’appel de la ville de Yazd

Peines de prison et de coups fouets contre les mineurs grévistes de Bafgh  annulées par la Cour d’appel de la ville de Yazd.

17 et 24 Mars 2017 nouvelles qui nous sont parvenue par le site d’opposition Iranienne Radio Zamaneh: Une Cour d’appel locale de la ville de Yazd (Centre de l’Iran) a réduit les peines prononcées contre les mineurs grévistes des mines de minerai de fer de Bafgh, suspendant leurs peines d’emprisonnements en les transformant en des peines de prison avec sursis de trois ans , tout en transformant les peines de flagellation qui visaient certains d’entre eux en amendes en espèces.

La cour provinciale d’Appel de la ville de Yazd (Centre de l’Iran) a annoncé sa décision concernant les peines prononcées contre sept mineurs grévistes de la mine de fer de Bafgh, indiquant que leurs peines de prison avaient été réduites de trois ans à sept mois. Et que leurs peines de flagellations étaient remplacées par des amendes d’un  millions de Tomans. (Environ 300 Dollars U.S)

Mohammad Ali Jedari, l’avocat d’un certain nombre de ces mineurs grévistes, a déclaré à l’Agence iranienne de l’information liée au monde du travail (AIIC)  que bien qu’il ne voyait aucun fondement juridique valable dans les peines infligées à ses clients, il considérait le verdict de cette Cour d’Appel comme un développement positif dans leurs dossiers judiciaires.

En mai de 2015, environ 5000 mineurs de la ville de Bafgh (Région de la ville de Yazd) s’étaient mis en grève pendant plusieurs semaines pour protester contre l’annonce par la direction générale de la Bafgh Mining Company de la vente d’actions de l’entreprise  au secteur privé. Les travailleurs de cette mine de fer avaient perçu cette vente comme un mouvement progressif vers la privatisation de leur mine, en estimant que cela entrainerait la perte de leur sécurité de l’emploi, des réductions de salaires et une réduction drastique de certains de leurs avantages sociaux.

La grève avait duré tout au long de l’été de cette année 2015, un mouvement social qui avait été considéré par de nombreux observateurs locaux,  comme la plus grande grève survenue en Iran depuis la Révolution de 1979.  Les grévistes avaient été largement soutenus par la population de la région et chose plus étonnante par l’Imâm de la ville voisine de Bafgh qui avait  dans un de ses sermons de la prière du Vendredi, appelé publiquement à soutenir la grève des mineurs de la Bafgh Mining Company.

La réponse de la direction de la mine de fer de la Bafgh Mining Company à cette grève avait été extrêmes brutale. Des milices à la solde de la compagnie appuyée  de renforts de la police Anti émeute venant de Téhéran et d’Ispahan avaient été déployées, sur le carreau de la mine pour tenter de briser le mouvement social. Au cours d’une des manifestations qui avaient eu lieu prés du siège social de la compagnie, plusieurs mineurs s’étaient fait matraquer puis arrêtés. Neuf d’entre eux avaient été inculpés et des poursuites judiciaires avaient été Intentées contre eux au printemps 2016.

Mohammad Hassan Tashakori, un des délégué syndicaux parmi les plus actif, avait été condamné à une peine 11 mois de prison avec sursis et à subir 50 coups de fouet. Un peu plus tard sept autres mineurs grévistes considéré et désigné par la direction comme des meneurs, étaient arrêtés  puis condamnés respectivement a des peines allant de cinq ans à sept mois de prison ferme et de peines de prison avec sursis, assorties de peines de 30 coups de fouet. Ces peines viennent d’être réduites par la Cour d’Appel de la ville de Yazd qui les a commuées en des peines de prison avec sursis de trois ans. Et leurs peines de flagellation suspendues pour être remplacées par des amendes.

Après l’émission du verdict au printemps 2016, l’avocat des mineurs avait  exprimé sa consternation à l’égard des poursuites délirantes intentées contre ses clients et déclaré que les conflits liés au monde du travail devaient  être réglés en dehors des Cours criminelles, dans les tribunaux spécialement conçus pour résoudre les problèmes liés à des mouvements sociaux.

Au cours de l’année 2016  Dix sept autres travailleurs grévistes de la mine d’Or de l’Aghdareh Gold Mines Company  une des plus grande mine de l’Iran (Située dans le Nord Ouest du pays), avaient été  fouettés en public. Après avoir été licenciés et condamnés respectivement à des peines de 30 à 100 coups de fouet. L’application de ces peines inhumaines avait déclenché une vague de critiques sans précédent de la plupart des grandes centrales syndicales internationales -*1

Un des principal  représentant et gérant de la Caisse de la sécurité sociale de la province de l’Azerbaïdjan occidental Iranien, région ou est située la mine de l’Aghdareh Gold Mines Company  avait été muté et remplacé par le Ministère du Travail après avoir déclaré qu’il n’avait jamais été informé officiellement des applications de ces peine de coups de fouet prononcées contre des travailleurs de sa région.

Depuis ces deux affaires et malgré tout leurs efforts, ni les mineurs de la Bafgh Mining Company  ni ceux de l’Aghdareh Gold Mines Company n’ont obtenus de réponses positives à leurs revendications parmi lesquelles on trouve les réintégrations des travailleurs licenciés au cours des grèves précédentes. Quand au responsable du haut pouvoir « Judiciaire » Iranien, celui-ci a  déclaré qu’il continuerait de prononcer des peines de flagellation contre leurs militants syndicaux en cas de nouvelles grèves.

Ahmed Shaeed le rapporteur spécial des Nations unies sur question des droits de l’homme en Iran, a exprimé à plusieurs reprise, son inquiétude quant à l’utilisation des châtiments corporels, tels que des peines de flagellations et le d’amputations de membre par le pouvoir « Judiciaire » de la « République islamique Iran » et condamné celles-ci en les décrivant comme des violations flagrantes des droits humains.

Voir  aussi sur: https://en.radiozamaneh.com/articles/iran-drops-flogging-sentence-against-protesting-miners/
-*1 relire sur les mineur gréviste fouéttés de l’Aghdareh Gold Mines Company  :  http://www.industriall-union.org/fr/fouettes-et-emprisonnes-les-travailleurs-en-iran-confrontes-a-la-repression
Et sur les luttes de la mine de fer de Bafgh: http://www.industriall-union.org/industriall-demands-release-of-arrested-iranian-miners

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Affrontements et heurts entre la police Iranienne et la population Kurde de la ville de Merîwan durant la fête de Newroz

Affrontements et heurts entre la police Iranienne et la population Kurde de la ville de Merîwan durant la fête de Newroz.

23 Mars 2017 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais de l’agence Kurde Rojhelat. Info : Le Lundi 20 mars 2017,  à la veille des fêtes de Newroz, alors que la population  Kurde de la ville de Merivan (Province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat) essayait de se rassembler pour célébrer cette fête de la nouvelle année, une violente attaque des forces répressives Iraniennes a eu lieu, menant à des affrontements entre les civils et celles-ci.

Quelques jours avant la célébration de la fête de la nouvelle année de Newroz (Une fête commune aux Kurdes et aux Iranien ou Norouz en Persan). Celle avait être interdite dans de nombreuses villes et localités du Rojhelat, y compris dans celle de Merîwan qui s’est retrouvé être complètement quadrillée militairement par les forces répressives et anti émeutes du régime Iranien, selon le témoignage d’une source locale.

Le 20 Mars 2017 dans la ville de Merîwan, alors que les gens commençaient à se rassembler pacifiquement pour célébrer la fête de Newroz, la police Iranienne  a commencé à attaquer et à matraquer sans raisons la population  civile en  essayant de diviser et de nasser la foule présente dans les rues. De violents affrontements  s’en sont suivis qui ont continué jusqu’à minuit (Heure locale). Des sources locales ont également rapporté que de nombreux coups de feu tirés par les forces répressives du régime des Mollahs, avaient été entendus dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Malgré toutes ces interdictions et ces nouvelles pressions du régime théocratique et fasciste Iranien, contre les populations civiles locales, celles-ci ont réussi malgré tout à célébrer massivement la fête Kurde de la nouvelle année de Newroz, dans plusieurs ville et villages de la province du Rojhelat, comme le démontre ces vidéos transmises depuis le Kurdistan Iranien aux journalistes de l’agence de presse Rojhelat.info*-1

Voir aussi sur Clashes between civilian and Iranian force in Merîwan during Newroz celebration: http://rojhelat.info/en/?p=9570
*-1 Videos of Rojhelat’s Newroz celebration: http://rojhelat.info/en/?p=9566

 

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Report du nouveau procès en appel du militant syndicaliste Iranien emprisonné Mahmood Salehi

Report du nouveau procès en appel du militant syndicaliste Iranien emprisonné Mahmood Salehi.

19 et 21 Mars 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency  ou  HRANA: La date du nouveau procès en appel de Mahmood Salehi, un camarade militant syndicaliste Kurde Iranien condamné précédemment  à une peine de neuf ans de prison pour des faits de « Syndicalisme illégal » et des allégations « d’Organisation d’actions dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale » , a été annulée en raison de l’absence d’un représentant légal du Procureur, avant d’être reportée pour le mois suivant.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du Human Rights Activists News Agency ou HRANA, la convocation de l’activiste syndicaliste Iranien emprisonné Mahmod Salehi,  devant une Cour d’appel du Kurdistan Iranien a été annulée.

La date de cette session de la Cour d’appel qui devait  avoir lieue le Jeudi 2 Février 2017,  avait été annoncée à notre camarade Mahmood Salehi  lors d’un appel téléphonique, émanant de représentants de la Branche numéro 4 de la Cour d’appel du « Tribunal Révolutionnaire » de la province du Kurdistan Iranien.

Il convient de  rappeler que Mahmood Salehi est un militant syndicaliste Kurde Iranien qui avait été condamné en Août 2015, à une peine  9 ans d’emprisonnement pour des accusations délirantes de: « Syndicalisme illégal »[…]  « d’Avoir établi des contacts avec des groupes d’opposition illégaux » de « Propagande contre le régime » et « d’Organisation d’actions  dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale » .

Cette peine arbitraire  avait été prononcée alors que Mahmood Salehi devait se trouver à l’hôpital de la ville de Saqqez (Province du Kurdistan Iranien Rojhelat) pour un  traitement de sa maladie des reins qui l’obligeait à cette période de se rendre deux fois par semaine dans ce centre médical.

Selon des sources proches de Mahmood Salehi, son placement en détention en Aout 2015, l’avait privé d’un traitement médical urgent alors qu’il souffre d’une grave maladie rénale depuis des années

-Voir aussi sur https://www.en-hrana.org/mahmood-salehis-appeal-court-session-postponed
Relire nos précédents articles sur notre camarade Iranien emprisonné Mahmood Salehi:   https://soliranparis.wordpress.com/?s=Mahmood+Salehi

 

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Rapport mensuel des exécutions en Iran pour le seul mois de Février 2017 par le site de l’Abdorrahman Boroumand Foundation

Rapport mensuel des exécutions en Iran pour le seul mois de  Février 2017 par le site de l’Abdorrahman Boroumand Foundation.

13 et 19 Mars 2017  nouvelles qui nous ont été envoyée par mail par des amis Iraniens: Ces statistiques sont tirées des enquêtes quotidiennes du site de défense des droits humains Iranien de l’Abdorrahman Boroumand Foundation -ABF  citant des nouvelles tirées de plus de 50 journaux, sites Web et blogs proches du régime. La majorité de ces exécutions ont été annoncées par les autorités Iraniennes elles-mêmes ou rapportées par les médias semi-officiels à l’intérieur de l’Iran.

Cependant, le nombre exact de ces exécutions sont difficile à évaluer car les rapports « Officiels » du régime ne sont pas toujours systématiques et complets. En outre, les autorités iraniennes ne permettent pas les enquêtes  et les suivis de celle-ci par des organismes de défense des droits humains indépendants,  lors d’affaires judiciaires dans lesquelles la peine de mort est appliquée.

Les chiffres ci-dessus ne comprennent que les individus exécutés après qu’une procédure judiciaire formelle ait été décidée, ils ne comprennent pas les personnes décédées en détention ou encore les personnes assassinées ou tuées par les forces répressives de sécurité.

l’ABF ou Abdorrahman Boroumand Foundation confirme que 39 condamnations à mort ont été prononcées par la « République islamique » en février 2017, portant ainsi à 123 le nombre total de celles ci pour ce seul mois. 20 de ces personnes ont été exécutées pour « délits » liés à des affaires de drogue, ce qui reflète l’utilisation agressive de la peine capitale par le pouvoir judiciaire comme mesure  contre les trafics de stupéfiants. Trois membres de la minorité iranienne Baloutche et un membre de la minorité Sunnite faisaient partie de cette vague d’exécutions.

Voir sur: http://www.iranrights.org/newsletter
Et sur le site de l’ABF: http://www.iranrights.org/

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Près de 20 prisonniers exécutés en 3 jours et des dizaines d’arrestations arbitraires dans tout le pays

Près de 20 prisonniers exécutés en 3 jours et des dizaines d’arrestations arbitraires dans tout le pays.

13 Mars 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais de la page Face Book d’opposition Freedom Messenger :Le régime iranien a faite pendre 18 prisonniers sur une période de trois jours dans différentes villes du pays. Le Lundi 6 Mars ce sont deux jeunes prisonniers qui etaient pendus dans la prison de Sari (Province du Mazandéran) tandis que deux autres prisonniers, dont un homme de 70 ans étaient pendus dans la prison centrale d’Orumiyeh (Province de l’Azerbaïdjan Iranien) ainsi que deux autres dans la prison de Garmsar (Province de Semnan – située au Sud Ouest de Téhéran).

La veille le Dimanche 5 Mars un prisonnier a été pendu en public dans la ville Buin Zahra (Province de Qazvin) et trois autres dans la prison de Ghezel Hessar située dans la ville de Karaj (Province de Téhéran). Le Samedi 4 Mars, huit autres prisonniers étaient pendus dans les prisons des villes de Rash, Orumiyeh, Shahroud et Hamedan. Deux des quatre prisonniers exécutés à Rasht étaient des femmes.

Dans le même temps, les arrestations arbitraires pour de faux prétextes se sont multipliées à travers tout le pays. Au cours de la semaine dernières un groupe de 34 jeunes jeunes femmes et jeunes hommes qui manifestaient pour dénoncer des dégâts environnementaux et des violences policières d’état ont été arrêtés dans la ville d’Ahwaz (Province du Khuzestan – Sud Ouest de l’Iran), des sources locales ont également rapport que 14 personnes avaient été arrêtées dans la ville de Sepidan (Province de Fars) tandis que 13 autres personnes étaient arrêtées dans la ville de Bandar Anzali (Nord de l’Iran).

Le but de cette nouvelle vague d’exécutions et d’arrestations arbitraires est d’intensifier l’atmosphère de peur,  afin d’empêcher la propagation des protestations sociales, dont les augmentations croissantes commence a effrayer le régime totalitaires des Mollahs

Voir aussi sur : https://www.facebook.com/Freedom.Messenger/

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23 prisonnières politiques Kurdes sont toujours arbitrairement détenues en Iran

23 prisonnières politiques Kurdes sont toujours arbitrairement détenues en Iran.

9 et 13 Mars 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais de l’agence de presse Kurde E Kurd.net: Selon les statistiques publiées par le Web Hengaw regroupant des activistes défenseur-es droits de l’homme du Kurdistan iranien, il y a actuellement 23 jeune filles Kurdes  qui sont toujours arbitrairement détenues dans des prisons en Iran.

Lors du 8 Mars 2017, marquant la Journée internationale de défense des droits  des femmes, le site Kurde Hengaw a publié un rapport détaillé sur les détenues politiques Kurdes qui se trouvent toujours enfermées dans les prisons de la région Kurde Iranienne (Ou Rojhelat), ces femmes le sont généralement sur la base d’accusations délirantes et souvent montées de toutes pièces par les polices politiques du régime théocratique et fasciste des Mollahs de Téhéran.

Sur ces 23 détenues, deux ont été condamnés à la réclusion à perpétuité et 14 autres condamnées à un total cumulé de 105 ans et six mois de prison. De plus on trouve dans cette liste, sept autres personnes  qui sont actuellement détenues sans qu’aucunes condamnations formelles n’aient encore été prononcées à leur encontre.

Selon le rapport publié par Hengaw , ces sept jeunes  femmes Kurdes ont été condamnées respectivement à un total cumulé de 102 mois de prison et 24 mois de prison avec sursis.

Au cours de la seule année 2016, au moins 25 autres jeunes femmes Kurdes, avaient été arrêtées par des agents du sinistre Ministère des Renseignements et d’autres organismes de l’appareil répressif Iranien. Toutes ont depuis été partiellement acquittées ou libérées provisoirement dans l’attente de nouveaux procès, à l’exception de cinq personnes qui restent en prison.

Depuis son émergence en 1979, le régime de la « République Islamique d’Iran » a imposé des règles discriminatoires et une succession ininterrompue de lois racistes contre les Kurdes dans tous les domaines sociaux, politiques, culturels et économiques.

Les Kurdes d’Iran sont victimes de discriminations continuelles dans la jouissance de leurs droits économiques,  politiques, religieux et culturels. Des familles de la province du Rojhelat (Kurdistan Iranien) sont régulièrement interdites d’enregistrer leurs bébés avec certains noms kurdes. Tandis que des populations issues de minorités religieuses qui sont considérées par les autorités de Téhéran comme « Principalement ou partiellement Kurdes », sont régulièrement visées par des mesures visant à les stigmatiser et à les isoler du reste de la population du pays.

Les populations Kurdes d’Iran sont également victimes de discriminations récurrentes dans leur accès à l’emploi et à des logements convenables, et souffrent ainsi d’une pauvreté enracinée qui les marginalisent un peu plus chaque année.

On estime actuellement que plus de 12 Millions de Kurdes  vivent dans la province du Kurdistan Iranien.

Ci dessus en Kurde les liste de ces prisonniéres politiques – Sources Hengaw

Lire aussi sur: http://ekurd.net/kurdish-female-prisoners-iran-2017-03-08
Et sur http://hengaw.info/en/category/women/

Notes Soliranparis et mise à Jour 20 Mars 2017 – Selon un mail reçu de la part d’une source Kurde fiable, il semblerait qu’une grande partie des chiffres du nombre de ces prisonnières et des noms cités par le site Hengaw soient  erronés , nous tenons donc à nous excuser auprès de nos lectrices et de nos lecteurs et  bien sur a remercier cette source qui nous a signalé ce fait.

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Notre camarade syndicaliste Iranien Reza Shahabi ne doit pas retourner en prison

Notre camarade syndicaliste Iranien Reza Shahabi ne doit pas retourner en prison

reza

13 et 19 Février nouvelles qui nous sont parvenues via le site de nos camarades et amis de l’International Alliance In Support Of Workers In Iran – IASWI: Une fois de plus nos camarades syndicalistes Iraniens, dont encore récemment Reza Shahabi un membre du syndicat libre des Travailleurs chauffeurs de bus de Téhéran et sa banlieue,  font quotidiennement l’objet de pressions, d’arrestations arbitraires et de lourdes peines de prison de la part du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et d’Hassan Rouhani.

-Lettre de soutien envoyé par des Syndicaliste Français solidaires des luttes de leurs camarades Iraniens.

Les organisations syndicales françaises (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA) se déclarent inquiètes quant au sort de Reza Shahabi qui à été à nouveau  convoqué  le Samedi matin 11 février  2017 devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Reza Shahabi est actuellement en liberté conditionnelle sous caution. Il est à la merci à tout moment d’une nouvelles arrestation et d’un emprisonnement pour purger le reste de sa peine (il lui reste trois mois). Un nouvel emprisonnement mettrait sa santé en péril compte tenue des pathologies graves dont il souffre.

Nous nous permettons d’attirer votre attention sur le sort de ce syndicaliste dont nous estimons les condamnations illégales au regard des conventions internationales du travail. Nous rappelons que l’Iran a ratifié les conventions 87 et 98 de l’OIT sur la liberté syndicale.

Un retour en détention de Reza Shahabi, condamné injustement pour son activité syndicale, ne serait qu’une violation supplémentaire des conventions internationales et une atteinte aux droits humains.

Nous sommes convaincus que vous serez sensible à nos arguments et que Reza Shahabi ne sera pas inquiété à l’issue de cette audience et que les biens de la garante de la caution ne seront pas saisis.

Paris le 10 février 2017

CFDT : preau@cfdt.fr

CGT : n.ferouse@cgt.fr

FSU : michelle.olivier@snuipp.fr

Solidaires : contact@solidaires.org

UNSA : emilie.trigo@unsa.org

Copies envoyées à Mohammad Javad Larijani, secrétaire Général du Haut Conseil pour les Droits Humains/M. L’Ambassadeur d’Iran à Paris/ L’Ambassadeur de France à Téhéran/Le Ministre français des Affaires étrangères. / Sadeqh Larijani Responsable de la justice info@dadiran.ir   / Guide suprême Ali Khamenei info_leader@leader.ir

Voir aussi sur: http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=335:canadian-union-of-public-employees-reza-shahabi-must-not-return-to-prison&catid=11&Itemid=129&lang=en                                                             
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=332:reza-shahabi-must-not-return-to-prison-urgent-actions-needed&catid=11:articles&Itemid=129&lang=en
http://www.workers-iran.org/images/Letter_to_Iran_Reza_Shahabi_Feb_2017.pdf
International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI)
info@workers-iran.org;
www.workers-iran.org;
www.etehadbinalmelali.com
Face book: https://www.facebook.com/IASWI
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Répression et brutalités contre les détenus de la prison de Khoramabad

Répression  et brutalités contre les détenus de la prison de Khoramabad.

khoramabad-central-prison

12 et 13 Février 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site d’opposition Freedom Messenger: A la suite d’une descente musclée contre les prisonnier du Quartier numéro 1 de la prison centrale de la ville de Khoramabad (Province du Lorestan) qui a eu lieu dans la journée du Lundi 6 Février 2017, les gardiens ont obligé de 7 à 10 heure et demie du matin (Heure locale ) les prisonniers a rester dans la cour malgré un froid extrême.

Selon des informations transmises depuis l’intérieur de la prison par des témoins locaux, les prisonniers dont certains étaient âgés et malades ont eu à peine le temps de s’habiller, après que les gardiens les ait fait sortir brutalement de leurs cellules, ils ont ensuite été obligés de rester dans la cour de la prison pendant plus de deux heures et demie.

Cette descente musclée avait été ordonnée par le Chef de la sécurité et des renseignements de la prison, ainsi que par l’Inspection générale pénitentiaire de la province du Lorestan. Cette attaque d’une rare violence a été menée par 40 gardiens qui ont systématiquement détruits confisqués ou même volés les rares biens personnels des prisonniers.

Il convient de souligner que le Chef de la sécurité pénitentiaire et des renseignements du nom de Fereidoon Moradi, ainsi que le Commandant des gardiens de cette prison du nom de Saifollah Rahpeimoodeh, sont connus pour les violences et les tortures qu’il font infliger quotidiennement par les matons aux prisonniers sans défense.

Par ailleurs les installations de chauffage central de cette prison de Khoramabad ne fonctionnent quasiment plus depuis les débuts de l’hiver obligeant les prisonniers à rester confinés dans des cellules glaciales.

De nombreuses familles de prisonnier ont interpellé à plusieurs reprises la Direction générale de la prison à ce sujet. Celle-ci leur a répondu méprisamment que: « La prison n’avait pas assez d’argent pour acheter les carburants et le mazout nécessaires pour faire fonctionner correctement les chaudières du système de chauffage ».

Selon d’autres témoins locaux cela fait maintenant plus de 15 jours que cette situation scandaleuses perdure. Et que les détenus n’ont pas pu se laver, ni  prendre de douches chaudes du fait de ces prétendues « pénuries ».

Ce genre de brimades sont hélas monnaies courantes dans nombreuses autres prisons Iraniennes. Mercredi 8 Février 2017 dernier des activistes locaux ont rapporté qu’un jeune prisonnier Baloutche du nom de Mohammed Saber Malek Raisi, avait été obligé par les matons de la prison d’Arbedil (Province de l’Azerbaïdjan Iranien) à rester enchainé la cour de la prison pendant 14 heures alors qu’il faisait la encore un froid glacial.

Voir aussi sur: https://freedomessenger.com/en/iran-human-right-news/2736-iran-crackdown-on-prisoners-in-khoramabad-central-prison

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La fondation des Martyrs de la guerre Iran Irak de la ville de Miandoab refuse de reconnaitre comme vétéran un soldat parce que sa famille est de religion Bahaïe

La fondation des Martyrs de la guerre Iran Irak de la ville de Miandoab refuse de reconnaitre comme vétéran un soldat parce que sa famille est de religion Bahaïe.

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4 et  9 Février 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droit humains Human Rights News Agency  ou  HRANA, nouvelle illustration des discriminations racistes récurrentes du régime théocratique et fasciste des Mollahs envers certaines minorités religieuses.

La famille Bahaïe-*1 d’un jeune soldat qui était mort pendant la guerre sur le front à Piranshahr avait écrit une lettre au Directeur de la Fondation des Martyrs de la guerre Iran- Irak de  la ville de Miandoab (Province de l’Azerbaïdjan Iranien),  en lui demandant de reconnaitre celui-ci comme vétéran de guerre, afin de créer un précédent juridique sur son cas.

Mais le Directeur de cette « Fondation » a renvoyé comme seule réponse, une lettre disant que leur fils ne pourrait en aucun cas être reconnu comme un vétéran de la guerre Iran-Irak « En raison de son appartenance à la Secte Bahaïe ». Tout en affirmant qu’il avait basé sa décision sur un ancien  « Règlement » stipulant qu’il était impossible d’accorder le statut de Martyr de la guerre Iran-Irak aux personnes adeptes de la religion Bahaïe quand bien même celles -ci  aient été d’anciens combattants ou des victimes du  conflit.

Selon un rapport transmis depuis l’Iran aux militant-es et activistes du site du collectif Human Rights Activists News Agency – HRANA, ce soldat Bahaï du nom de  Muhiddin Zehni  qui était originaire de la ville de Miandoab, avait perdu la vie à la fin de son service militaire le 19 août 1986, alors qu’il avait participé activement à la défense de la Base de Davoodabadi située dans la ville  Piranshahr (Province de l’Azerbaïdjan Iranien).

Du fait de la perte de sa vie dans une guerre fratricide  qui a durée 8 ans Muhiddin Zehni  pouvait  pourtant faire partie de ce que l’état Iranien considère comme des « Héros et des Martyrs de la guerre Iran-Irak ». Mais comme cela est déjà arrivé dans d’autre cas similaires, ces Fondations d’anciens combattants (Très puissantes en Iran) refusent systématiquement d’accorder leur soutien et la moindre reconnaissance aux familles de soldats quand celles-ci sont de religion Bahaïe.

Note: -* 1  Depuis l’arrivée au pouvoir des contre-révolutionnaires religieux à l’origine du régime totalitaire des Mollahs, les Bahaïs (qui seraient encore environ 350 000 a vivre encore en Iran selon les derniers recensements) sont l’une des minorités religieuses parmi les plus persécutées en Iran, Leur foi étant considérée comme postérieure à l’islam, celle-ci n’est donc pas reconnue par le régime, comme faisant partie des principale grandes religions monothéistes (Islam, Christianisme, Judaïsme) qui ont le droit d’exister légalement en Iran. De ce fait les Bahaïs sont toujours considérés comme des  « Hérétiques »  et des « Etres Impurs ».

Il convient en outre de noter que ceux-ci n’ont pas le droit de percevoir de retraites, de bénéficier des mêmes droits sociaux que les autres Iraniens, d’avoir accès normalement a l’éducation primaire et secondaire, d’inscrire leurs noms sur les tombes de leurs défunts, d’hériter, de se réunir pour pratiquer leur religion, en plus de voir leurs lieux sacrés et leurs cimetières qui sont régulièrement détruits ou profanés.

Entre autres persécutions qu’ils subissent au quotidien, il leur est également interdit de créer leurs entreprises, de tenir des commerces, et pour ceux qui tentent de le faire, ils voient leurs biens régulièrement saisis ou confisqués. Des pressions sont également régulièrement exercées sur les employeurs Iraniens, pour faire licencier les salariés d’origine Bahaïs s’ils leur arrivaient de les embaucher.

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Voir aussi sur: https://www.en-hrana.org/foundation-martyrs-doesnt-recognize-bahai-soldiers-died-war

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Province du Lorestan condamnations à deux peines de mort par lapidations

Province du Lorestan condamnations à deux peines de mort par lapidations.

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5 et 7 Février 2017  nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du groupe d’opposition et de défense des droits humains Iranien du Boroujerdi Civil Rights Group: La Branche numéro une de la « Cour pénale » de la ville de Koohdasht située dans  la province de Lorestan (Ouest de l’Iran) a prononcé deux condamnations barbares à la lapidation (Rajm dans le code pénal Iranien) contre un homme et une femme qui avaient eu une liaison présumée « Adultère », ont confirmé les activistes du site du collectif de l’agence de presse Iranienne de défense des droits de l’Homme Human Rights News Agency ou HRANA.

hashemi_shahroodi2Cette  peine qui est identifiée comme une peine inhumaine, a été prononcée par ce  « Tribunal pénal », alors que l’ancien chef du haut pouvoir Judiciaire Iranien l’Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi – voir image ci- dessus   – Pourtant connu comme faisant parti de la ligne dure la plus réactionnaire des clans ultraconservateurs du régime – Ndr. Avait jusqu’à présent imposé en 2003  un moratoire sur les condamnations à mort par lapidations en Iran.

L’agence de nouvelles d’état Kashkan News  a rapporté que le Jeudi 2 Février 2017 dernier la Branche numéro une de cette « Cour pénale » du Lorestan avait fait condamner à mort par lapidations pour un prétendu adultère, un homme répondant aux initiales de KH.A et une  femme répondant aux initiales de S.M.

La sentence a été prononcée contre ces deux personnes en première instance – D’Après les lois Iraniennes en vigueur leurs avocats peuvent cependant contester cette procédure et demander la révision de ces procès injustes auprès de la Cour suprême Iranienne.

Selon un récent rapport  citant des nouvelles transmises par des sources locales fiables aux militants et activistes du collectif Human Rights News Agency ou HRANA. Malgré cette sombre réalité, on peut espérer que les avocats de ces deux personnes gagneront devant les tribunaux et que l’affaire puisse faire l’objet d’une nouvelle procédure en appel.

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En 2012, l’actuel porte-parole du haut pouvoir Judiciaire de l’Iran Sadegh Larijanivoir image ci-dessus. Avait vaguement évoqué le fait que les peines de mort par lapidations puissent être un jour être supprimées du nouveau code pénal Iranien tout en ne les condamnant pas ouvertement.

Quelques années avant des activistes Iraniens et des organisations de  défense des droits de l’homme internationales, avaient lancé conjointement la campagne Stop Stoning Forever après que des peines de mort par  lapidations aient été appliquées en 2009 dans la ville de Machhad, contre deux hommes qui avaient étés accusés « d’Adultères »

La communauté internationale considère la lapidation comme une exécution brutale et barbare. Les militants et les organisations de défense des droits de l’homme tant Iraniennes qu’internationales se sont constamment penchés sur ce sujet grave en demandant aux autorités Iraniennes d’abroger ces peines de lapidations ou de modifier le Code pénal du pays.

Le « Code pénal Islamique » en Iran stipule que ceux et celles qui sont accusé-es d’adultère peuvent être soumis à des peines de flagellation ou  la peine de mort par Lapidation jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il s’agit d’une pratique qui a été inventée et appliquée auparavant dans les Émirats Arabes Unis, en Iran, en Iraq, au Qatar, en Mauritanie, en Arabie saoudite, en Somalie, au Soudan, au Yémen mais aussi dans  le nord du Nigeria, dans la province d’Aceh en Indonésie et en Afghanistan.

Les militants et activistes du BCR Group tiennent a rappeler que dans cette affaire, ce sont le Chef du pouvoir  judiciaire local, le procureur général de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la province du Lorestan, les agents de la Cyber police Iranienne de la FATA Police , ceux des  « Forces d’application de la loi de la République islamique d’Iran »  ou NAJA Police  (En persan) qui ont fourni les prétendues « Preuves d’adultères » qui ont conduit aux condamnations à mort par lapidations de ces deux personnes.

À cet égard, les militants du  Boroujerdi Civil Rights Group ont déclaré être très inquiets des suites de ces condamnations à mort par lapidations prononcées en première instance par cette Cour de la province du Lorestan. Le BCR Group Iran appelle donc toutes les organisations Internationales de défense des droits Humains, a faire pression sur les autorités Iraniennes pour qu’elles fassent stopper, les procédures de lapidations menaçant les vies de ces deux personnes.

Lire aussi à ce propos ce précédent article sur le sujet paru sur le site du Boroujerdi Civil Rights Group:   Women Around the World Are Being Stoned to Death; Under Islamic Penal Code
Voir aussi sur les articles suivants:
http://bcrgroup.us/iran-man-and-woman-sentenced-to-death-by-stoning-for-allege.html
Et sur: https://deathpenaltynews.blogspot.fr/2017/02/iran-regimes-inhumane-punishment-of.html
Et sur: Are Executions by Stoning back in Iran?
http://hriran.com/en/component/content/article/81-articles/7924-are-executions-by-stoning-back-in-iran.html
https://en.radiozamaneh.com/articles/are-executions-by-stoning-back-in-iran/

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Condamnations à mort et à de longues peines de prison prononcées contre six civils Kurdes Iraniens dans la région d’Orumiyeh

Condamnations à mort et à de longues peines de prison prononcées contre six civils Kurdes Iraniens dans la région d’Orumiyeh.

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2 et 5 Février 2017 Kurdistan Iranien ou Rojhelat nouvelles qui nous sont parvenues via le réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN: Six citoyens Kurdes originaires du village de Ghoreh Saghl une localité située dans le voisinage de la ville d’Oshnavieh (également connu sous le nom Kurde de Shno) ont récemment été condamnés à mort et à de longues peines de prison après avoir été accusés d’être des  « Moharebeh » autrement dit d’être des  « Ennemis de dieu en Inimité avec celui-ci » selon la loi Iranienne –Ndr. En raison de leur appartenance présumée à un parti Kurde Iranien d’opposition illégal.

Selon les informations obtenues par les militants et activistes du réseau du Kurdistan Human Rights Network- KHRN, en juin 2016, plusieurs habitants du village de Ghoreh Saghl avaient été arrêtés à la suite d’affrontements armés qui avaient éclaté non loin de cette localité, entre les combattants Peshmergas du Parti démocratique du Kurdistan Iranien ou PDKI et les « Gardiens de la révolution » Iraniens de l’IRGC.

Les noms identifiés de ces six civils Kurdes Iraniens qui n’étaient pourtant pas connus pour être des guérilleros Peshmergas du PDKI sont les suivants: Rassoul Azizi, Mohamad Zaher Faramarzi, Yaghoub Baakram et deux frères Jalal Masrouri et Kamal Masrouri  qui ont été arrêtés le Dimanche 19 juin 2016.

Ils ont été ensuite détenus dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignements Iranien de la ville d’Orumiyeh , où ils ont été brutalement interrogés et soumis à des tortures pendant plus de 45 jours. Quelques semaines plus tard, le Mercredi 3 août 2016, Hedayat Ghaderi un autre citoyen Kurde originaire de la même localité était également arrêté.

Peu de temps aprés Hedayat Ghaderi  fut lui aussi transféré dans ce même de centre de détention secret du Ministère des Renseignements de la ville d’Orumiyeh.  Où  il a du faire face a des tortures sévères pendant plus de deux mois dans le but de lui extorquer une « Confession » forcée. Ces tortures incluaient, des suspensions de son corps la tête vers le bas, des chocs électriques à l’aide de tazers, des coups de fouet et de câbles électriques sur la plante  des pieds. A la suite de ces deux mois de souffrances Hedayat a été placé en détention « préventive » dans la prison centrale de la ville d’Orumiyeh

Les procès de ces six hommes en présence de leur avocat commis d’office. Ont eu lieu le Mardi 17 janvier 2017 dans les locaux de la Branche numéro une de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de  la ville d’Orumiyeh présidée par  le « Juge » Chabok.

Le « Juge » Chabok a ensuite prononcé les peine suivantes contre ces six prisonniers qu’il a tous accusé d’être des « Moharebeh » et « d’Actions portant atteinte à la sécurité de l’Etat Iranien » : Hedayat Abdullah Ghaderi a été condamné à la peine de mort. Rassoul Azizi a été condamné à une peine de 25 ans de prison. Mohamad Zaher Faramarzi a été condamné à une peine de 20 ans de prison. Les frères Masrouri on été respectivement condamnés à des peine de 15 ans de prison pour Jalal et de 10 ans et un jour de prison pour Kamal. Et Yaghoub Bakram à une peine de prison de 15 ans et un jour. Ces peines ont été confirmées à leur avocat commis d’office il y a quelques jours.

Une source locale a déclaré aux activistes du KHRN : « La seule faute de ces hommes serait d’avoir accepté de la nourriture qui leur aurait  été offerte par des combattants Peshmergas du PDKI, cela a été considéré par la Cour et le « Juge » Chabok comme des preuves suffisantes de leur appartenance au PDKI  et de leurs actions supposées contre l’état Iranien,  pour les faire condamner à des peines de mort et à de longues années de prison ».

Cette même source a rajouté : « L’avocat était très confiant et a déclaré à leurs familles qu’ils pourraient être acquittés des accusations d’être des Moharebeh parce qu’il n’y avait pas de preuves sérieuses contre ces six accusés ».

Mais les dernières nouvelles reçues par le KHRN indiquent que ces six prisonniers qui sont toujours sous le coup d’accusations d’être des « Moharebeh ».  Le sont sur les bases de charges très vagues et non étayées. Pour ce qui est de l’affaire d’ Hedayat Abdullah Ghaderi  qui est actuellement placé dans le couloir de la mort de la prison centrale d’Orumiyeh, on a appris qu’il n’était même pas dans la zone du village du Ghoreh Saghl quand se sont produits les affrontements entre les combattants Peshmergas du PDKI et les troupes Iraniennes de l’IRGC.

Des images de caméras de vidéo surveillance de la ville ont d’ailleurs montré clairement qu’Hedayat n’était revenu dans cette localité que plusieurs jours après cette attaque. En outre on a également appris qu’il avait été arrêté. environ 50 jours après celle-ci.

La même source a conclu sa déclaration en disant : « Après que ces six prisonniers aient été transférés dans la prison centrale d’Orumiyeh, Hedayat Abdullah Ghaderi  a été placé dans le service psychiatrique de la prison, tandis que les cinq autres accusés ont été dirigés dans les deux ailes de la prison qui sont connues  pour être celles où sont enfermé les détenus les plus dangereux ».

Voir aussi sur: http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=1098

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Piranshar cinq travailleurs Kurdes Kolbers grièvement blessés par les gardes frontières Iraniens

Piranshar cinq travailleurs Kurdes Kolbers grièvement blessés par les gardes frontières Iraniens.

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13 et 14 Janvier 2017 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais de l’agence de presse Kurde Rojhelat.info : Selon des sources locales, au cours de la soirée du Lundi 12 janvier cinq travailleurs Kurdes Iraniens Kolbers, originaires du village de Temerçîn situé prés de la ville de Piranshar-*1 Ont été grièvement blessés lors d’une attaque commise par des gardes frontière Iraniens.

Ces cinq travailleurs Kurdes Kolbers grièvement blessés à la suite de ces tirs des gardes frontières Iraniens qui sont identifiés sous les noms de :Ismail Ibrahim Afshar, Jaffar Rahman, Behnam Şoreş Ahmad, Hamza Atashbarg, et Hasel Taha. Ont ensuite été transférés et et hospitalisés d’urgence dans l’un de l’hôpital dans la ville de Piranshar.
Les transporteurs nomades Kurdes Kolbers d’Iran, sont des travailleurs pauvres qui sont obligée en échange de salaires très bas, de transporter des marchandises (Généralement à dos d’homme ou avec des mules pour les plus chanceux d’entre eux ) pour les vendre sur les marchés des villages isolés des zones montagneuses frontalières Kurdes situées a cheval entre l’Iran, l’Irak et la Turquie en passant par les des points de passages non officiels.

Des milliers de villageois Kurdes Iraniens pauvres de ces zones frontalières, n’ont pas d’autre choix que de devenir des transporteurs nomades Kolbers pour faire péniblement vivre leurs familles, en raison des difficultés économiques et des manques d’emplois chroniques dans la province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat.

Chaque année des dizaines de travailleurs Kurdes Kolbers sont grièvement blessés ou tués sans sommations par les gardes frontières Iraniens sous couvert de «Lutte contre la contrebande» . Certains doivent parfois payer es gardes-frontière et les forces de sécurité Iraniennes qui n’hésitent pas à les racketter sans vergognes, alors qu’ils sont très mal payé par les commerçants Iraniens qui les exploitent sans aucune pitié.

Il y a un mois de cela en Décembre 2016. Trois autres travailleurs Kurdes Kolbers perdaient leurs vies après avoir été pris pour cibles par les gardes frontières Iraniens

Voir aussi sur : http://rojhelat.info/en/?p=9376
Voir sur : https://en.wikipedia.org/wiki/Piranshahr
-Relire cet article complet sur le scandale de ces assassinats racistes de travailleurs pauvres Kurdes Kolbers  par les forces militaires Iraniennes qui est consultable ci-dessous:
Et sur : https://soliranparis.wordpress.com/?s=kolbers

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Le PJAK condamne les attaques Iraniennes et les assassinats de membres du PDKI dans le Kurdistan Irakien.

Le PJAK condamne les attaques Iraniennes et les assassinats de membres du PDKI dans le Kurdistan Irakien.

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27 et 30 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais de l’Agence de presse Kurde indépendant Rojhelat.info nous apprenant que deux attaques à la bombe simultanées probablement commanditées par les services de renseignements de la «République Islamique d’Iran» ont fait plusieurs morts et des dizaines de blessé, dans l’enceinte du quartier général du Parti démocratique du Kurdistan ou KDP-Iran  situé dans la ville de Koye dans le Kurdistan d’Irak :

La vague de la violence et la terreur qui sévit au Moyen-Orient et en particulier dans le  Kurdistan d’Iran, n’a pour but que de tenter d’étouffer à l’aide de pressions et de violences diverses, les volontés et les aspirations de liberté émanant des populations des quatre parties du  Kurdistan.

Cette vague de terreur qui a englouti toute la région, devrait servir d’alarme sur les dangers qu’encourent tous les peuples demandeurs de liberté, tant dans cette région du Proche Orient qu’ailleurs dans le monde.

Les  gouvernements de cette région du monde qui soutiennent  des politiques terroristes et de violences depuis des décennies, craignent par-dessus tout les luttes légitimes et les aspirations démocratiques des populations Kurdes. Cette politique de terreur systématique ce solde depuis des années par des arrestations, des assassinats, des violences, des tortures et des condamnations à de la prison ou à la peine de mort, prenant pour cible des journalistes, des militants défenseurs des droits de l’homme, des Guérilleros et des combattants Peshmergas vivant dans les quatre partie du Kurdistan.

 –Mardi soir 20 Décembre 2016, deux attaques à la bombe d’une immense lâcheté ont visé le siège du Parti démocratique du Kurdistan ou KDP-Iran  qui a été pris pour cible dans la ville de Koye (Kurdistan d’Irak), lors de ces attaque 6 combattants Peshmergas et un membre Asayish en charge de la sécurité du camp ont été tués, tandis que des dizaines d’autre personnes étaient grièvement blessées. Le P.J.A.K déclare qu’il condamne cet acte terroriste et que toute sa sympathie va aux familles des martyrs du PDKI tout en souhaitant les guérisons rapides de tous les personnes blessées lors de cet attentat.

Ce nouvel  acte de terreur se produit alors que toutes les parties et les groupes d’opposition du Kurdistan Oriental Iranien (Rojhelat) sont redevenus depuis quelques mois les cibles d’attaques terroristes régulières commises par les services de renseignements de  «République islamique d’Iran» qui par cette politique de terreur tente d’empêcher toutes formes de luttes et de solidarité entre les population Kurdes d’Iran et celle des autres partie du Kurdistan.

Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan PJAK Décembre 2016

Notes Soliranparis  il convient de rappeler que ce genre d’attaque commises par les sbires du régime théocratique et fasciste des Mollahs ne sont pas une première dans le Kurdistan Irakien ou sont situées plusieurs bases arrières de  groupes de résistance Iraniens et Kurdes, tels que le P.J.A.K, le PDKI , le PAK ou encore le Komala.

A ce propos en 2015 des militant du groupe du Komala -Un autre groupe d’opposition Iranien réfugié dans le Kurdistan Irakien dans la région de Souleimaniyeh –Ndr  Avaient déjoué deux tentatives d’attentats à la bombe et une d’assassinat contre Reza Kaabi, un de leurs leaders voir sur : https://soliranparis.wordpress.com/2015/08/18/retour-et-rapports-sur-des-tentatives-dattentats-ayant-eu-la-semaine-derniere-contre-des-opposants-kurdes-iraniens-refugies-en-irak/

Voir aussi sur Rojhelat.info PJAK: Our sympathy is with families of martyrs and KDP-Iran
Kodar condemned terrorist attack on KDP Iran headquarters – le KODAR est une assemblée politique Kurde regroupant  des organisations politiques issues des quatre parties du Kurdistan –Ndr :
http://rojhelat.info/en/?p=9335
Two explosions in KDP-Iran HQ results in seven martyrs
http://rojhelat.info/en/?p=9338
Et sur l’Agence de presse Kurde E Kurd.net : http://ekurd.net/kdpi-accuses-tehran-bombing-2016-12-21
http://ekurd.net/bombs-kdpi-iraqi-kurdistan-2016-12-21

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Kurdistan Iranien une manifestation en solidarité avec les travailleurs nomades Kurdes Kolbers bloquée par la police des Mollahs

Kurdistan Iranien une manifestation en solidarité avec les travailleurs nomades Kurdes Kolbers bloquée par la police des Mollahs.

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23 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du réseau du Kurdistan Human Rigths Network ou KHRN : Un rassemblement de solidarité avec les travailleurs Kurdes nomades Kolbers a été annulé à Mariwan en raison de la présence d’énormes forces répressives de la police Iranienne.

Il y a quelques jours à Mariwan, un groupe de militants Kurdes avait l’intention de se rassembler devant la résidence du gouverneur de la ville, afin de protester contre les meurtres sans fin des travailleurs  nomades Kurdes Kolbers par les forces militaires Iraniennes.

Mais le jour de la manifestation prévue, les forces de police iraniennes, accompagnées d’unités anti émeutes spéciales, et de policiers et de miliciens armés en civil, ont conduit ces militants à annuler cette cérémonie.

Une source locale a expliqué aux activistes du Kurdistan Human Rights Network -KHRN  qu’un appel à manifester avait circulé sur les réseaux sociaux, après qu’un travailleur Kurde Kolber aie été tué et deux autres aient été grièvement blessés lors d’une attaque commise par les «Garde Frontières» Iraniens. La manifestation devait se dérouler à 10 Heures (Heure locale) le Jeudi 8 Décembre 2016 près de la résidence du Gouverneur local située dans la ville de Marivan. Mais les forces répressives Iraniennes se sont déployées massivement dans toutes les rues de la cette localité, déclenchant un climat de peur qui a découragé les manifestants et entrainé l’annulation du rassemblement.

Les massacres brutaux et les violences commises par les soudards de l’armée Iranienne contre travailleurs nomade Kurdes Kolbers sont réguliers dans les zones frontalières situées entre l’Iran, l’Irak et la  Turquie, mais jusqu’à présent aucun de ces crimes n’a été examiné par les «Tribunaux » Iraniens.

Les autorités Iraniennes harcèlent et menacent quotidiennement  les militants Kurdes défenseurs des droits de l’homme du Kurdistan Iranien (Ou Rojhelat), elles les empêchent systématiquement d’organiser des rassemblements de solidarité destinés à sensibiliser le public à ce problème. Plusieurs activistes locaux ont été arrêtés parce qu’ils demandaient simplement que la justice s’applique dans les affaires de violences commises par les forces répressives Iraniennes contre les travailleurs Kolbers

Le Mardi  29 Novembre 2016 dernier, un groupe de travailleurs nomades Kurdes Kolbers était à nouveau pris pour cible par les forces armées Iraniennes qui ont ouvert le feu sur eux sans sommations. Un travailleur Kolber nommé Kamal Bamazer, venu d’un village proche de Mariwan, a été tué et deux autres de ses collègues appelés Adris et Toufiq grièvement blessés. Tous deux ont été emmenés à l’hôpital Bou Ali de Mariwan. Selon des sources locales un des deux blessés a perdu un de ses reins en raison de ses blessures,.

Les travailleurs Kurdes Kolbers, également connus sous les noms de Koulbars et Kulbarans Ndr. Sont des travailleurs pauvres Kurdes nomades d’Iran qui transportent généralement à dos d’homme ou avec des mules (Qui pour certains d’entre eux sont leurs seules richesses), des marchandises diverses pour les vendre sur les marchés des villages isolés situés dans les zones frontalières à cheval sur les régions Kurdes de Turquie, d’Irak et d’Iran. Ces travailleurs qui sont parmi les plus précaires et les plus pauvres en Iran, sont depuis des années systématiquement visés , blessés et tués, par les forces armées du gouvernement Iranien qui tente toujours de justifier ces assassinats racistes et aveugles en parlant de «Lutte contre la contrebande».

Voir aussi sur :  http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=1064
Relire cet article complet sur le scandale de ces assassinats racistes de travailleurs pauvres Kurdes Kolbers  par les forces militaires Iraniennes qui sont consultable ci-dessous:
http://www.loeildelexile.org/le-massacre-des-koulbars-encore-un-secret-honteux-de-liran/
Et sur : https://soliranparis.wordpress.com/?s=kolbers

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Iran trois camarades syndicalistes de l’usine Pars Khodro filiale Iranienne du Groupe Renault Nissan viennent d’être arrêtés

Iran trois camarades syndicalistes de l’usine Pars Khodro filiale Iranienne du Groupe Renault Nissan viennent d’être arrêtés.

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15 et 21 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits Humain Human Rights News Agency ou HRANA : Trois camarades syndicalistes de l’usine Pars Khodro une des filiales Iranienne du Groupe Renault Nissan viennent d’être arrêtés. Pars – Iran Khodro est une boîte contrôlée à 48 % par le régime théocratique et fasciste des Mollahs et les «Gardiens de la Révolution» ou Pasdarans.

A noter que Pars Khodro collabore toujours activement avec le groupe Renault Nissan puisque c’est une joint-venture qui fabrique des Renault en licence Iranienne.

Le nom du délégué du syndicat libre de Pars Khodro arrêté est Davood Rafiei, il a tout d’abord été transféré dans la prison de Varamin (Province de Téhéran) après son arrestation, puis placé en détention préventive dans la nouvelle prison centrale de Téhéran connue aussi sous le nom de Fashafooyeh Prison.

-Ses deux autres camarades arrêtés ont été libérés sous caution, mais devront passer ultérieurement devant un tribunal qui risque de les condamner à des peines très lourdes.

Ces camarades étaient déjà menacés de licenciements suite à leurs participations à des mouvements sociaux dans l’usine Pars Khodro en 2014 et 2015. Avant d’être arrêtés ils avaient participé à des protestations avec d’autre de leur camarades. Selon des sources locales ils ont été arrêtés après avoir été dénoncé par  «Chef de la sécurité»  de l’usine du nom de Paksirat, qui est probablement un ancien militaire des «Gardiens de la Révolution» Ce serait également ce même Paksirat qui  a donné l’ordre direct de faire licencier Davood Rafiei et plusieurs autres de ses camarades.

-Davood Rafiei est toujours détenu « préventivement » dans la nouvelle grande prison Fashafooyeh (Connue également sous le nom  de Téhéran Grand Central Prison), parce qu’il  n’a pas pu payer la caution qui lui était demandée. Ses deux autres camarades qui avaient été arrêtés en même temps que Davood ont été libérés sous caution jusqu’à leurs procès dont la date n’a pas  encore été fixée. En outre sembleraient qu’ils aient été arrêtés après que des salariés de Pars Khodro  aient décidé au cours de la semaine dernière de boycotter la cantine de l’entreprise afin de protester contre les bas salaires et les licenciements.

Selon le rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights Activists News Agency ou HRANA, les contrats de 40 employés de Pars Khodro n’ont pas été renouvelé en raison de leurs participations supposées à des rassemblements et à des manifestations de protestations contre les bas salaires. Ces quarante employés qui sont maintenant tous licenciés avaient pour la plupart d’entre eux entre 8 et 16 ans d’ancienneté dans l’entreprise.

Entre-temps, la direction de l’usine SAIPA a intenté une action en justice pour «Diffamation» contre Davood Rafiei et M. Fazelian un ancien journaliste de l’ILNA News -Un journal lié au monde du travail proche des « Réformateurs »Ndr. Pour avoir publié des articles traitant des dégradations des conditions de travail et des réductions de salaires drastiques au sein des entreprises du groupe de Pars Khodro – SAIPA.

Une source proche de ces travailleurs a déclaré à un reporter du site du collectif HRANA: «Une personne du nom de Paksirat, l’un des responsables de la sécurité de Pars Khodro, et qui est probablement un ancien officier militaire, est celui qui est à l’origine du licenciement et de l’arrestation de Davood Rafiei».

D’autres employés de Pars Khodro (Une subdivision de la SAIPA) ont également évoqué le fait qu’il y avait un mouvement de protestation en cours  en soutien à leurs camarades  et à l’ancien journaliste de l’Agence de l’ILNA News qui avaient dénoncé les bas salaires au sein de leur groupe.  Au cours de ces protestations les employés des ateliers de peinture et des chaines de montage des modèles Maxima, L90, et Pars GTX  ont boycotté la cantine de l’usine. Selon ces mêmes sources des travailleurs issus d’autres ateliers ont eux aussi laissé leurs plateaux repas au réfectoire et quitté celui-ci quand ils ont été mis au courant de l’attitude de la direction à l’encontre de leurs camarades.

L’un de ces travailleurs a déclaré que la réduction des prestations des travailleurs s’était poursuivie au cours des trois dernières années et qu’en raison des politiques de réduction des effectifs, leurs prestations salariales mensuelles avaient été réduites de 2 millions à 600-800 mille Rials Iraniens. Tout en rappelant que l’une des principales exigences des employés était de nouvelles catégorisations des emplois et la transformation des contrats précaires en CDI, une demande légitime qui a bien sûr toujours été ignorée par la direction.

Les employés licenciés ont pourtant utilisé toutes les méthodes légales pour défendre leurs droits et demander l’arrêt des poursuites judiciaires et des procédures de licenciement contre leurs camarades, ils ont organisé des caisses et des collectes de solidarité, des protestations au sein des lieux de production du groupe Pars Khodro et SAIPA, des protestations devant le bureau du gouverneur à Téhéran, des sit-in pendant 24 heures devant le bureau du président Rouhani et le bâtiment du Ministère de l’emploi, ils ont également envoyé une lettre ouverte au président Iranien mais celle-ci semble être resté sans réponses pour le moment.

Il convient de mentionner que certaines plaintes contre ces abus de pouvoir de la  direction de Pars Khodro – Saipa  lancées par ces ouvriers menacés de licenciements avaient pourtant été reconnues comme valables par des «Tribunaux du travail ». Et qu’après deux ans de procédures judiciaires la justice avait décidé  que ces travailleurs pourraient réintégrer leurs emplois.

Mais il semblerait que depuis peu la Direction Générale et les DRH du groupe aient usé de leurs réseaux pour influencer certains gestionnaires du Ministère du Travail qui ont fait casser les jugements précédent qui étaient favorables aux salariés. Et que certains «Juges» aient été retournés en faveur de la Saipa.

Voir aussi sur : https://www.en-hrana.org/employee-pars-khodro-still-detention
https://www.en-hrana.org/3-pars-khodro-workers-still-dentention

Contact – Collectif Soliranparis

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Un prisonnier nommé Nemat Rahman Garmi a été exécuté quelque mois après avoir été extradé de la République d’Azerbaïdjan

Un prisonnier nommé Nemat Rahman Garmi  a été exécuté quelque mois après avoir été extradé de la République d’Azerbaïdjan.

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7 et 10 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights: Un homme qui avait été incarcéré pendant 15 ans dans une prison de la République d’Azerbaïdjan a été exécuté dans l’enceinte de la prison centrale d’Ardabil (Située dans le Nord-Ouest de l’Iran) le 4 novembre 2016 dernier, juste quelques mois après son extradition et son retour forcé en Iran.

Selon une nouvelle transmise aux militant-es et activistes du site du Collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA, cet homme qui s’appelait Nemat Rahman Garmi avait été renvoyé en Iran en août 2016, peu de temps après que le président iranien Hassan Rouhani ait effectué une visite officielle en République d’Azerbaïdjan. A son sujet il semblerait que les autorités Iraniennes et Azerbaïdjanaises aient signé un accord commun d’extradition.

Selon le rapport parvenu au site du collectif HRANA, les accusations portées contre M. Nemat Rahman Garmi ne sont pas claires. D’autres rapports avaient suggéré qu’il aurait été condamné à mort pour des accusations liées à une affaire «d’Atteinte à la sécurité Nationale» et pour autre affaire de: «Trafic et transport d’armes Illégales» présumée.

Voir aussi sur https://iranhr.net/en/articles/2723/

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Violentes attaques des forces répressives Iraniennes contre les travailleurs et syndicalistes chauffeurs de Bus de Téhéran et sa Banlieue

Violentes attaques des forces répressives Iraniennes contre les travailleurs et syndicalistes chauffeurs de Bus de Téhéran et sa Banlieue.

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7 et 9 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de nos camarade de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI : Le Dimanche 4 décembre 2016, un rassemblement pacifique des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue qui avait lieu devant l’Hôtel de ville de la capitale Iranienne, a été violemment attaqué par les forces répressives et anti émeutes Iraniennes.

Le rassemblement avait été organisé par le Syndicats des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa Banlieue connu aussi sous le nom de Vahed Syndicate, afin de protester contre des retards de salaires, des refus de leurs demandes d’aides au logement et d’accès à des logements sociaux qui leur avait été promis de longue date après approbation de leurs demandes légitimes auprès du  Conseil municipal du logement de la ville de Téhéran. Ces travailleurs comptaient également exprimer leurs mécontentements contre les Coopératives du logement qui laissent inachevé des travaux de construction de logements sociaux, et dénoncer la corruption rampante et endémique entretenue avec complaisance par certains hauts cadres la Mairie de Téhéran.

C’est le maire de Téhéran et corrompu notoire, l’ultraconservateur Mohammad Bagher Ghalibaf, un ancien officier militaire et chef de la police iranienne qui fut aussi candidat lors des dernières élections présidentielles Iraniennes du mois de Juin 2013. Qui a donné l’ordre aux forces anti-émeutes d’encercler et de faire matraquer tous les manifestants Chauffeurs de Bus présents dans les quartiers proches de l’Hôtel de ville afin de faire stopper leur manifestation qui se dirigeait vers celui-ci. Il s’en est suivi une charge policière très violente au cours de laquelle des représentants du Vahed Syndicate tels que : Hasan Saeedi, Naser Moharamzadeh et Iraj Fadayee, ont été gravement battus, tandis que trois autres de leurs camarade étaient grièvement blessés.

On déplore également les arrestations d’autres travailleurs chauffeurs de Bus dont les noms identifiés sont les suivants : Vahid Fereydoni, Alireza Tavasoli, Amir Takhiri, Atta Babakhani, Mohammad Ali Aslaghi et Amir Abbas Hosseini. L’attaque de la police a été menée par un Colonel de la police anti-émeutes de Téhéran nommé Abdolreza Jafari qui  selon des témoignages locaux a lui-même personnellement participé aux matraquages des manifestants.

En dépit de la brutalité policière et des ordres de dispersions des forces répressives, ces travailleurs ont continué leur manifestation en scandant des  slogans demandant la libération de leurs collègues, ce qui a finalement obligé la police à céder à leurs demandes. Cependant à ce stade et au moment de la publication de ce communiqué de l’IASWI, on ne sait pas si les syndicalistes arrêtés lors de cette attaque policière seront confrontés à des procès probablement suivis de peines d’emprisonnements dans les semaines à venir.

Les protestations contre cette attaque brutale des forces antiémeutes ordonnée par Mohammad Bagher Ghalibaf  le maire de Téhéran, ont continué le lendemain, lors de la journée du Lundi 5 Décembre 2016. Les membres du Syndicat des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et de sa Banlieue ont demandé à leurs membres de garder leurs phares allumés et de ne rouler à 30 Km/heure durant toute cette nouvelle journée de protestation, une consigne qui a été suive unanimement par une majorité des travailleurs de la Vahed Bus Company qui gère une grande partie des transports dans la capitale Iranienne.

La réponse méprisante de la Direction générale et du DRH de la Vahed Bus Company ne s’est hélas pas fait attendre. Les forces anti-émeutes ont aussitôt investi les dépôts de Bus de l’entreprise, en obligeant les protestataires à éteindre leurs phares  tout en filmant ceux qui refusaient d’obéir à leurs ordres. Ces agents des forces de sécurité ont aussi menacés d’autres travailleurs présents dans les dépôts de licenciements, de représailles et de poursuites judiciaires s’ils envisageaient de poursuivre leurs actions de protestation.

Il est impératif de souligner et de rappeler que nos camarades du Syndicat des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et de sa banlieue ou Vahed Syndicate, sont soumis depuis des années à des violences, des pressions et à une répression constante. Et que certains de leurs membres exécutifs et délégués, comme son vice-président  Ebrahim Madadi, son trésorier Reza Shahabi et son porte-parole et membre fondateur Davood Razavi,  sont toujours emprisonnés pour de longues années après avoir été condamnés pour des accusations délirantes de : «Troubles à l’Ordre public» et «Organisation collective d’actions Illégales en vue de porter atteinte à la Sécurité nationale»

D’autres mises à jour et de plus amples nouvelles de nos camarades Iraniens seront bientôt disponibles.

-International Alliance in Support of Workers in Iran – IASWI 

-Alliance internationale pour le soutien des travailleurs en Iran – IASWI

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Pour vos messages de Solidarité vous pouvez contacter nos camarades Iraniens du Syndicat Vahed par le biais des adresses ci-dessous:
Info@workers-iran.org
Www.workers-iran.org
Https://www.facebook.com/IASWI
Https://twitter.com/IASWIinfo

Contact direct et adresse de nos camarades du Syndicate of Workers of Tehran and Suburbs Bus Company:

vsyndica@gmail.com
www.vahedsyndica.com

Contact – Collectif Soliranparis

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Manifestations et colères populaires contre le régime en Iran, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Province du Lorestan deux nouvelles exécutions à Khorramabad

Province du Lorestan deux nouvelles exécutions à Khorramabad.

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2 et 3 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le Vendredi 5 Novembre 2016 dernier, deux prisonniers qui avaient été condamnés à mort dans des affaires de: « Trafic de drogue » ont été pendus  à Khorramābād dans l’enceinte de la prison Parsilon (Située dans la province du Lorestan).

Selon le rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, au cours des premières heures de la matinée du Vendredi 5 novembre 2016, deux prisonniers ont été pendus dans la prison Parsilon de Khorramābād. Ils avaient été précédemment condamnés à mort pour des accusations de: « Détention et transport de 10 Kilos de drogue« . En outre il convient de mentionner qu’ils ont passé tous deux 8 années enfermés dans les couloirs de la mort de la prison  Parsilon avant leurs exécutions.

Alireza Darvishi et Hojat (Nom de famille encore inconnu), tous deux originaires de la localité du comté Delfan de Nurabad (Province du Lorestan), étaient les noms identifiés de ces 2 prisonniers exécutés.

Une source proche des détenus a déclaré à l’un des  reporters du site du collectif HRANA: « Alireza et Hojat ont été jugés sur la base d’anciennes lois n’ayant plus cours actuellement, durant leurs procès ils n’ont pas eu le droit d’avoir accès à des avocats de la défense. Ils on été condamné à mort pour avoir prétendument transporté 10 Kg de drogue, alors qu’ils ont toujours clamé leurs innocences et affirmé avoir été piégé par une tierce personne, de plus ils n’avaient jamais eu de casiers judiciaires avant leurs condamnations à mort,  indiquant qu’ils étaient des toxicomanes et des trafiquants de drogue »

Cette même source a également rajouté : «Avant leurs arrestations Alireza et Hojat avaient tous deux été reconnus comme chefs de familles et responsable de nombreux frères et sœurs plus jeunes».

Voir aussi sur: https://www.en-hrana.org/2-prisoners-executed-khorramabad

Contact – Collectif Soliranparis

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les autorités Iraniennes déportent le prisonnier politique Kurde Syrien Mostafa Ali Ahmad vers la Syrie

Les autorités Iraniennes déportent le prisonnier politique Kurde Syrien Mostafa Ali Ahmad vers la Syrie.

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29 Novembre et 1er Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN une nouvelle illustration de plus de la coopération active entre les services de renseignements et les flics politiques des régimes totalitaires et fascistes de Bachar Al Assad  et de Khamenei et d’Hassan RouhaniLe prisonnier politique Kurde Syrien Mostafa Ali Ahmad, originaire de la ville de Kobane (Située dans la région du Kurdistan Syrien également connue sous le nom de province du Rojava), a été transféré le 23 Novembre 2016 dernier vers le Quartier du centre de détention réservé aux étrangers de la prison centrale d’Orumiyeh en Iran,  où il avait purgé une peine d’emprisonnement de 11 Ans et 6 mois pour son appartenance présumée au Parti des Travailleurs du Kurdistan -PKK .

Des sources locales ont confirmé aux activistes du site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN que Mostafa Ali Ahmad avait été transféré depuis ce Centre de détention pour étrangers de la ville d’Orumiyeh  vers l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran, au cours de la  matinée du Dimanche 27 novembre 2016,  et qu’il serait déporté dans les prochaines heures vers la Syrie.

Des responsables de l’administration pénitentiaire iranienne ont annoncé à Mostafa Ali Ahmad qu’il serait déporté vers Damas parce que le gouvernement Syrien exigeait son extradition après qu’il ait fini de terminer de purger la longue peine de prison à laquelle il avait été condamné précédemment en Iran. Inutile de dire que Mostafa ne sait pas ce qui l’attendra lors de son arrivée en Syrie et que son expulsion vers celle-ci, n’augure bien sûr rien de bon pour lui.

Une source du KHRN a déclaré que: « Les forces de sécurité iraniennes avaient arrêté Mostafa Ali Ahmad en juillet 2005 dans village près d’Orumiyeh, peu de temps après celles-ci l’ont accusé d’appartenance présumée au Parti des Travailleurs du Kurdistan -PKK (Qui est interdit en Iran). Après cette arrestation il avait été immédiatement transféré dans un centre de détention secret des service de renseignements des Gardiens de la Révolution ou IRGC, de la ville Orumiyeh, où il a été interrogé et torturé pendant plus d’un mois ».

Mostafa Ali Ahmad  avait ensuite été placé en détention préventive dans la prison centrale d’Ormiyeh. Quelques mois plus tard, une branche de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville d’Orumiyeh présidée par le « Juge »  Darvishi  l’avait fait condamner à mort pour des accusations d’appartenance au PKK. Naturellement Mostafa Ali Ahmad avait appel de la décision et son affaire avait été renvoyée devant la Cour suprême Iranienne qui avait finalement commuée la peine initiale, en une peine de 11 ans de prison.

Au cours des 11 années qu’il a passée dans  à la prison d’Orumiyeh, Mostafa a été à plusieurs reprises convoqué, Interrogé et violemment torturé par des agents du Ministère des Renseignements et des services secrets de l’IRGC. En outre ces quatre dernière années Mostafa  a été harcelé quotidiennement par l’administration pénitentiaire Iranienne, parce que celle-ci voulaient connaitre le rôle qu’il avait joué  lors d’une longue grève de la faim des prisonniers politiques Kurdes de la prison d’Orumiyeh qui avait eu lieu en 2014 -*1, ainsi que pour savoir comment son affaire avait pu être connue des médias étrangers et des Organisations internationales de défense des droits humains.

Pour de supposées « Communications passées illégalement à l’extérieur de la prison » Mostafa fut condamné en août 2011 par un autre « Juge » à une peine supplémentaire de 6 mois de prison pour des accusations de: « Propagande contre l’état et le régime Iranien ». Il convient également de signaler que durant toutes ces années de prison passées en Iran, Mostafa n’a jamais pu recevoir une seule visite de sa mère qui a vu toutes ses demandes de visas pour l’Iran systématiquement refusées.

Ces cas de prisonniers politiques Kurdes Syriens comme Mostafa Ali Ahmad emprisonnés en Iran, privés systématiquement de leurs droits fondamentaux et de leurs droits de visites, ne sont pas des cas isolés loin de la. De nombreuses familles d’autres prisonniers Kurdes Syriens détenus en Iran n’ont pas pu recevoir de nouvelles ou rendre visite à leurs proches, parce que le régime Baathiste du clan Al Assad  (Père et fils) refuse depuis des années d’accorder des papiers d’identité et la nationalité Syrienne aux ressortissants Kurdes originaires de la région du Rojava.

Voir aussi sur le site du KHRNhttp://kurdistanhumanrights.net/en/?p=1048

-*1 Relire sur la grève de la faim des prisonniers politiques Kurdes de la prison centrale d’Orumiyeh en 2014 : https://soliranparis.wordpress.com/2014/12/15/kurdistan-iranien-dernieres-mises-a-jour-sur-la-situation-des-prisonniers-politique-durmiyeh-en-greve-de-la-faim-depuis-plus-de-24-jours/

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Quatre nouvelles exécutions publiques dans la ville de Qeshm

Quatre nouvelles exécutions publiques dans la ville de Qeshm.

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23 et 27 Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights Quatre hommes ont été pendus en public dans l’île du de Qeshm (Détroit d’Ormuz en bordure du Golfe Persique), lors des premières heures de la matinée du Mercredi 23 novembre, selon le site d’un journal local  du nom de Qeshmeazad News. Ces quatre prisonniers avaient été condamnés à mort pour avoir violé une jeune fille en 2014 a déclaré le rapport du journal.

Les photos publiées sur ce site de « Nouvelles locales » montrent que des centaines de personnes avaient été « conviées » à assister à ces exécutions publiques qui ont eu lieu au bord d’une plage. Aucun des prisonniers n’a été identifié par son nom par le journal Qeshmeazad News.

Par ailleurs Iran Human Rights a rapporté que plusieurs autres exécutions publiques avaient eu lieu en Iran au cours des trois dernières semaines, une dans la région de Mashad et l’autre dans la ville de Qazvin . Mais cette nouvelle vague d’exécutions sommaires n’en est pas restée la, puisque les sites Iran Human Rights  et celui du  site  du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA ont rapporté que les autorités Iranienne avaient fait exécuter 25 prisonniers entre les journées du 7 et 23 Novembre 2016.

La plupart de ces prisonniers cités par les rapports d’IHR et HRANA avaient été condamnés à mort pour des affaires de trafic et d’usage de drogue.

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Sources photos Iran Human Rights
Voir aussi sur: https://iranhr.net/en/articles/2707/
Et sur: https://iranhr.net/en/articles/#/20/all/1
Voir aussi une mise à jour sur le site de l’Ahwazi Organisation for the defence of Human Rights
http://aodhr.org/en/the-death-penalty-against-four-men-in-ahwaz/#.WDwMhX2JKBR

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Interview et témoignage d’une jeune femme Iranienne condamnée à subir quatre vingt coups de fouet pour avoir participé à une fête d’anniversaire mixte

Interview et témoignage d’une jeune femme Iranienne condamnée à subir quatre vingt coups de  fouet pour avoir participé à une fête d’anniversaire mixte.

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17 et 21  Novembre 2016 nous relayons un article et un témoignage paru sur la page Face book  My Stealthy Freedom – Ma Liberté Furtive administrée par la journaliste et opposante Iranienne Massih Alinejad qui milite pour les droits des femmes en Iran et le libre choix des Iraniennes à ne pas porter le voile obligatoire. Ceci est l’histoire vécue par une jeune femme Iranienne qui a été arrêtée, « Jugée » puis condamnée à subir une peine de  80 coups de fouet, pour s’être soi- disant  « Comportée  de manière Immorale » lors de la fête d’anniversaire de l’un de ses amis.

 « Je suis une jeune femme Iranienne de 28 ans. J’étais allée à une soirée d’anniversaire  organisée par l’un de mes amis à Mashhad. J’ai été arrêtée au cours de cette fête pour avoir consommé de l’alcool (Ce qui est interdit en Iran). Je n’oublierai jamais le moment où la police a fait sa descente dans cette maison. Ils se sont rués dedans  sans aucun avertissement préalable . Ils voulaient savoir combien d’hommes étaient présents  parmi nous. On m’a d’abord emmenée de force au commissariat voisin. Ensuite ils nous ont emmenées dans une clinique spéciale pour contrôler combien d’alcool nous aurions pu consommer. Puis on nous a conduit dans un endroit horrible tenu par des agents femmes  qui nous ont traitées d’une  manière bien pire que ce que des agents hommes auraient pu le faire »

« Une de ces agentes a commencé à me donner violemment des  ordres: “Enlève ton pantalon, assied toi, reste debout …” Quand je lui ai dit que je n’étais pas à l’aise pour me déshabiller devant elle, elle m’a répondu d’un ton méprisant “Vraiment ? Pourtant tu n’as pas l’air d’être mal à l’aise quand tu te déshabilles devant des mecs” – allusion à mon habillement qu’elle considérait apparemment et probablement comme n’étant pas assez « Islamiquement correct » et  relevant selon-elle presque de la nudité.

« Au bout des deux jours de détention, j’ai fini devant un tribunal, je n’ai été libérée qu’après avoir signé de force les papiers requis. Étrangement, pourtant ce n’est que deux ans et quelques mois après ce jugement, que le verdict nous a été notifié: A savoir une peine de 80 coups de fouet pour avoir consommé de l’alcool et pour s’être rendues dans un endroit où se passaient des activités de débauche. Tout mon monde s’est effondré quand j’ai lu le verdict. Plus on se rapprochait de la mise en application de l’exécution, plus mon anxiété grandissait. Le jour où je me suis rendue à la prison pour qu’ils puissent me fouetter a été la pire journée de ma vie ».

« Dans la prison, j’ai été fouettée avec les pieds enchaînés et les mains attachées, avant d’exécuter leur sentence. Ils m’ont prise en photo et ont pris mes empreintes digitales comme si j’étais la pire des criminelles. On m’a jeté ensuite dans une cellule de trois mètre sur quatre, pourvue seulement d’une chaise. Je n’avais pas encore réalisé la profondeur de l’horreur de ce que j’étais sur le point de vivre, jusqu’à ce qu’une femme d’âge moyen accompagnée d’une plus jeune pénètrent dans la cellule et que toutes deux me demandent qu’elle était mon crime. Avant même que je n’ouvre la bouche, l’une d’entre elle m’a dit d’un ton sarcastique : “Des relations (avec un homme) ?” J’étais tellement choquée alors que je n’arrivais plus à prononcer un seul mot ».

« A cet instant elle m’a dit de me déshabiller en ne gardant que le minimum de vêtements sur moi, puis de m’asseoir sur la chaise. Je me souviens juste d’avoir entrevu les mains épaisses de la femme qui allait me fouetter. J’ai instinctivement pensé que cette femme aurait peut-être un peu pitié de moi et qu’elle ne me frapperait pas de toutes ses forces. Puis sous l’impact du premier coup, j’ai sauté de ma place sans pouvoir me contrôler. J’étais tellement choquée que mes larmes n’arrivaient même pas à couler. Je voulais crier mais je n’arrivais même pas à contrôler ma voix ».

« Cette femme m’a frappé très fort. A chacun de ses coups de fouet, elle me demandait de me repentir pour que Dieu me pardonne. Au bout de ces 80 coups de fouet j’ai réalisé qu’elle me les avait tous donné au même endroit sur mon dos « .

« Hors de la prison, une amie proche m’attendait en versant des larmes pour moi. J’ai voulu pleurer dès que je l’ai vue, non pas de douleur mais a cause de toutes les insultes que j’avais du subir de la part de ces deux agentes. Les pires mots qu’elles ont proférés durant toute cette épreuve sont indescriptibles. Le plus choquant est que cela m’arrive dans mon propre pays. Où est que dans le monde des gens risquent-ils un traitement aussi  insupportable? Simplement  pour avoir osé être heureux? Simplement pour le seul fait d’avoir  dansé et chanté ensemble lors de la célébration d’un anniversaire entre amis? »

Voir aussi sur les sites ci dessous où la journaliste et opposante Iranienne Massih Alinejad à pu recueillir plusieurs témoignages de jeunes femmes Iraniennes condamnées régulièrement à ces peines atroces de flagellation pour des accusations délirantes « d’Immoralité ».

https://www.facebook.com/StealthyFreedom/posts/1567346746612747
http://mystealthyfreedom.net/en/
https://twitter.com/masihpooyan

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Le chanteur et Rappeur iranien Amir Tataloo condamné à 5 ans de prison et 74 coups de fouet pour immoralité

Le chanteur et Rappeur iranien Amir Tataloo  condamné à 5 ans de prison et 74 coups de fouet pour immoralité.

amir-tataloo-iran

15 et 21  Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Free Muse, un site qui milite contre la censure des musiciens à travers le monde:  Le  5 novembre 2016, le chanteur et Rappeur iranien Amir Tataloo  de son vrai nom Amirhossein Maghsoodloo ,  a été condamné à une peine de cinq années  de prison et 74 coups de fouet après avoir été reconnu coupable de «Propagation de l’immoralité occidentale», a rapporté le Journal Al Bawaba-*1 le 6 novembre 2016 dernier.

Amir Tataloo  avait été précédemment condamné à une peine initiale de 10 années de prison et 74 coups de fouet qui a été ensuite réduite par une cour d’appel  à cinq années  de prison et 74 coups de fouet, après que certaines des accusations portées contre lui aient été abandonnées.

 » Le collectif Freemuse appelle les autorités iraniennes à abandonner les accusations contre Amir Tataloo« , a déclaré Ole Reitov le directeur exécutif du site Freemuse. « Nous continuons d’être inquiets à propos de l’accroissement sans précédent de la répression qui vise les artistes et les musiciens en Iran qui sont persécutés, menacés et emprisonnés , simplement pour n’avoir qu’exercé leur art »

Le jour où sa condamnation a été annoncée, Amir Tataloo  avait posté ce message sur sa page Instagram, où il est suivi par plus de 3,5 millions de personne tant en Iran qu’a l’étranger: « Dieu, je suis satisfait de votre satisfaction! Vous avez devant vous une personne  qui n’appartient qu’à vous et qui vous donnerait sa vie! Vous me dites, allongez-vous, et je me jetterai à vos pieds! Je suis juste une personne qui ne veut pas vivre et penser comme un mouton, parce qu’être emprisonné dans mon propre pays est peut être meilleur que d’être libre ailleurs où je devrais violer mes principes! […] Je continuerai de me battre pour rester dehors. Je peux être un champion, et si je ne le suis pas! Je suis sur que dans votre grandeur vous me donnerez un moyen de me présenter dignement devant vous à la fin de mes jours. Le reste est à vous ».

Rajout d’accusations a répétition et harcèlements policiers contre cet artiste et musicien Iranien.

Les « Juges » du régime avaient initialement envoyé une convocation et une assignation à comparaitre à Amir Tataloo  le 8 août 2016 pour qu’il réponde des accusations portées contre lui: « d’Actions visant à répandre la dépravation chez les jeunes Iraniens ». L’assignation précisait que s’il ne se présentait pas devant cette Cour, il serait immédiatement arrêté. Amir s’était défendu de cette assignation en publiant sur plusieurs médias sociaux une vidéo en  réponse contre ces accusations qui fut jugée « Insultante et menaçante » par le « Juge «  Bijan Ghasemzadeh chargé de son affaire.

Le 23 Aout 2016 Amir Tataloo  etait de nouveau arrêté et présenté devant le « Juge «  Bijan Ghasemzadeh qui l’a accusé  de « Refus de répondre à une convocation judiciaire »[…]  » Outrages, menaces  et insultes publique contre un Tribunal « 

Amir Tataloo   s’était ensuite excusé devant les tribunaux pour ses actes qui avaient conduit à son arrestation, il fut ensuite été libéré sous caution le 26 Octobre 2016, après avoir été détenu pendant 62 jours, afin de pouvoir préparer son dossier de défense auprès de  son avocat. Il est maintenant sous le coup d’une nouvelle arrestation qui devrait dans les jours à venir le conduire en prison pour cinq ans.

Artistes et musiciens Iraniens sans licences officielles accusés régulièrement de diffuser leurs musiques sur des chaînes étrangères.

Bien qu’Amir Tataloo  dispose d’un public conséquent,  il reste un artiste sans  la licence officielle qui lui permettrait de vivre de son art en Iran, ce qui signifie que sa musique ne peut pas être diffusée sur les radios où les stations de télévisions officielles quelle ne peut pas jouée en public, ou même être enregistrée. En effet les artistes et les musiciens en Iran doivent recevoir l’approbation officielle du « Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique » pour avoir le droit de se produire légalement en public et voir leurs travaux diffusés sur les médias gouvernementaux seuls autorisés a diffuser de la musique dans le pays.

Ce n’est pas la première fois que ce musicien fait l’objet d’une arrestation et de pressions de la part de la police politique. Amir Tataloo avait été précédemment arrêté en 2013 sur ordres du Colonel Massoud Zahedian le Chef de la « Police de la Moralité » de Téhéran, il avait été détenu puis libéré après qu’on ait exigé de lui qu’il fasse des excuses publiques. Les « Juges » du régime l’avait déjà accusé à cette époque de « Diffusion de chansons immorales », d’avoir auto produit sa musique en Iran et de l’avoir ensuite diffusée sur des chaînes étrangères de télévision par satellite. Une pratique courante pour de nombreux artistes et musiciens Underground Iraniens non autorisés. Mais aussi un motif d’accusation que le gouvernement Iranien utilise de manière quotidienne pour sévir et réprimer les musiciens locaux quand celui- ci  les considère comme trop remuants ou trop subversifs.

Voir aussi sur: http://freemuse.org/archives/13074
https://www.iranhumanrights.org/2013/12/amir-tataloo/
https://www.theguardian.com/world/2013/dec/03/iranian-rapper-website-arrested-amir-tatalou-narenji
Iran: Musician arrested on charges of “spreading depravity”
-*1 Voir sur: http://www.albawaba.com/entertainment/iranian-rapper-faces-music-74-lashes-and-five-years-jail-901166

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Les autorités iraniennes procèdent à l’ablation de l’œil d’un prisonnier à la veille de leurs pourparlers sur les droits de l’homme avec l’UE

Les autorités iraniennes procèdent à l’ablation de l’œil d’un prisonnier à la veille de leurs pourparlers sur les droits de l’homme avec l’UE.

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9 et 14 Novembre 2016 nouvelle qui nous est parvenue par le biais du site Iran Human Rights – IHR : Les médias officiels iraniens tels que l’ISNA, ont rendu compte d’une peine d’ablation de l’œil d’un prisonnier qui lui a été infligée le Lundi 8 novembre 2016,  dans une des prisons situées dans la région de Téhéran.

Les autorités iraniennes ont procédé à l’ablation de l’œil d’un prisonnier originaire de la ville de Qorveh (Province du Kurdistan), identifié sous le nom de Mohammad Reza, pour avoir prétendument jeté de la chaux dans le visage de sa nièce de quatre ans dans la région de Sanandaj et l’avoir ainsi aveuglée.

La mise en œuvre de cette peine infligée sous le titre de la loi de la Qisas (Rétribution en nature) – qui est l’équivalent de la loi du Talion en version régime des MollahsNdr, a eu lieu à la veille d’une nouvelle série de discussions entre les autorités Iraniennes et des représentants politiques de l’Union européenne. Des entretiens qui auront lieu à Bruxelles et où des  représentants officiels de l’U.E auraient l’intention de discuter dans le cadre de leur dialogue avec des membres des autorités de la «République Islamique» sur la situation des droits de l’homme en Iran.

Mohammad Shahriari le chef du bureau du procureur de la Cour criminelle de Téhéran, a affirmé qu’il s’agit de la deuxième peine d’ablation des yeux  infligée à un prisonnier en Iran, depuis l’adoption d’un article de loi qui avait été adoptée en 1958 condamnant les auteurs d’attaques contre des femmes par jet d’acide. Une autre peine similaire avait été réalisée l’année dernière en Mars 2015 –*1.

En outre les activistes du site Iran Human Rights – IHR ont rapporté qu’au moins 19 condamnations à mort avaient été appliquées depuis le début de ce mois de Novembre 2016. IHR condamne cette nouvelle peine d’énucléation oculaire et les vagues continuelles d’exécutions en Iran. IHR  demande des réactions fortes de la communauté internationales immédiates contre ces peines inhumaines et dégradantes.

«L’Iran est probablement le seul pays du monde où les autorités mettent en œuvre des châtiments médiévaux et archaïques tels que l’ablation des yeux de prisonniers. L’exécution d’une telle peine à la veille d’un dialogue crucial sur les questions relatives aux atteintes aux droits de l’homme entre l’Iran et l’Union européenne est profondément choquante. Cela doit servir de test sur l’engagement de l’U.E face à ces pratiques de l’Iran, la communauté Internationale et l’Union Européenne doivent fermement demander à l’Iran un moratoire sur la peine de mort, et sur ces peines dégradantes telles que les exécutions publiques, les énucléations oculaires ou les amputations de membres prisonniers», a déclaré M. Mahmood Amiry-Moghaddam le porte-parole de l’organisation Iran Human Rights.

Notes : Votée En 1958, la loi contre les attaques de femmes par jets d’acide, n’incluait pas l’ablation des yeux qui a été introduit après la création de la «République islamique» et la prise de pouvoir du pays par Khomeiny en 1979

Voir aussi sur : https://iranhr.net/en/articles/2698/
-*1 Voir sur : Iranian Authorities Have Implemented Blinding Punishment of a Prisoner
https://iranhr.net/en/articles/1181/

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Mehdi Rajabian le distributeur de musique Iranienne indépendante emprisonné bien que malade à cause de sa gréve de la faim a refusé de recevoir un traitement hospitalier

Mehdi Rajabian le distributeur de musique Iranienne indépendante emprisonné bien que malade à cause de sa gréve de la faim a refusé de recevoir un traitement hospitalier

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Mehdi Rajabian et Hossein Rajabian

7 et 9  Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran: Le distributeur de musique indépendante Iranienne emprisonné Mehdi Rajabian, qui est actuellement en grève de la faim avec son frère Hossein Rajabian, a refusé le traitement hospitalier qui lui avait été destiné. Une semaine avant les frères  Rajabian avaient été dupé par les autorités pénitentiaires de la prison d’Evin qui avaient fait semblant de répondre positivement à leurs demandes, afin qu’ils cessent leurs actions de grèves de la faim.

Le Mercredi 2 novembre 2016, cinq jours après le début de leurs grève de la faim: « Mehdi est tombé malade et a été transféré la clinique de la prison d’Evin, où le médecin lui a dit qu’il devait aller à l’hôpital, mais Mehdi a refusé parce qu’il veut poursuivre sa grève de la faim jusqu’à l’obtention des ses droits », A déclaré une source locale bien informée aux militants du site de la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran.

« L’état de Mehdi est critique. S’il n’est pas transféré à l’hôpital nous craignons qu’il soit gravement en danger. Mehdi et Hossein sont en grève de la faim pour exiger des congés médicaux temporaires, afin de pouvoir  recevoir  des traitements médicaux appropriés en dehors de la prison. Il ont envoyé Mehdi dans un hôpital hors d’Evin pendant quelques heures pour tenter de briser sa grève de la faim, une fois sur place il l’ont obligé a se réhydrater en lui faisant des intraveineuses ce qui n’a rien résolu de ses problèmes », a rajouté cette source.

Les frères Mehdi Rajabian  et  Hossein  Rajabian et leur ami le reporter et vidéaste indépendant Yousef Emadi étaient les directeurs et les fondateurs de la plateforme Barg Music désormais interdite par le régime. Barg Music  était un label indépendant et un service de distribution de musique en ligne qui distribuait des enregistrements de musiciens et d’artistes issus des scènes musicales underground Iraniennes. En Juin 2016 ils ont été convoqués à la prison d’Evin pour commencer à purger leurs peines. Peu de temps avant ils avaient été condamné tous les trois à des peines de 3 ans de prison pour des accusations:  « d’Insultes au Sacré » […] « Propagande contre le système »[…]  » Distribution de musiques illégales sans permis de travail à destination de l’étranger «  et produit les disques de plusieurs chanteuses solistes Iraniennes – Ce qui est formellement interdit par les lois de la « République Islamiques »  qui interdisent au femmes de chanter et de se produire seules sur scène –Ndr.

Dans une lettre ouverte envoyée depuis la prison d’Evin le 26 octobre 2016 dernier, dont une copie a été envoyée aux activistes du site de la Campagne Internationale pour les droits de l’homme en Iran, les frères Rajabian disaient:

«Après la déclaration d’un envoyé spécial du procureur, nous avons mis fin mon frère et moi à nos dernières promesses de mettre un terme à nos actions de grève de la faim. Ils nous avaient promis de nous remettre ensemble dans le même Quartier de la prison d’Evin où nous étions précédemment détenus et de tenir compte de nos besoins médicaux. Mais deux mois ce sont écoulés depuis cette déclaration et nos conditions de détention ont empirées […] Il semble que ce haut fonctionnaire nous ait  volontairement dupé  afin de tenter d’obtenir ce qu’il voulait c’est à dire la fin de nos grèves de la faim. Depuis que nous avons pris cette décision on  nous a refusé le droit que nous avions de rencontrer notre avocat ».

« Nous appelons tous les musiciens du monde à condamner les abus de pouvoirs dont nous souffrons  avec une réponse digne », ont écrit les fréres Rajabian. « Ne nous oubliez pas, en ces temps étouffants […] Il n’y a pas de souffrance plus grande que d’être oublié de tous ».

Hossein Rajabian souffre d’une infection pulmonaire et on a diagnostiqué chez  Mehdi des symptômes de sclérose en plaques. En septembre 2016 dernier,   Mehdi Rajabian avait  été séparé de son frère avec qui ils se trouvait dans le Quartier numéro  7 de la prison  d’Evin pour le transférer vers le Quartier numéro 8 voisin à titre de punition pour avoir simplement osé  protester contre  leurs  conditions de détention à l’intérieur d’Evin.

Voir aussi sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/11/mehdi-hossein-rajabian-2/
Et sur Free Muse: Iran: Artists call for support in letter from prison

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Libérations des participants arrêtés lors d’une cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari

Libérations des participants arrêtés lors d’une cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari.

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5 et 7 Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA nouvelle illustration du mépris total des polices politiques Iraniennes envers les membres de familles qui ont vu leurs enfants  ou leurs proche exécutés par les bourreaux du régime  :  Toutes les personnes qui avaient été arrêtées par les forces de sécurité et des agents en civil du Ministère des Renseignements au cours d’une cérémonie familiale en mémoire de la jeune femme Iranienne exécutée Reyhaneh Jabbari qui se tenait dans le cimetière de Behsht-e-Zahra (Grande banlieue de Téhéran), ont finalement été libérées.

Quelques temps auparavant les militants-es du collectif HRANA avaient signalé que des membres des  forces de sécurité avaient commis des violences contre les participants et détruit une grande des chaises et des tables fournies par la famille pour la cérémonie. Et que le reste des participants qui n’avaient pas été arrêtés avaient été brutalement expulsés du cimetière.

Selon un rapport précédent parvenu aux militant-es du collectif HRANA, on a appris que Sholeh Pakravan la mère de Reyhaneh Jabbari  et le journaliste Mohammad Nourizad faisaient parti des participants arrêtés par des agents en civil du Ministère des Renseignement et de la police, lors de  cette cérémonie organisée en la mémoire de Reyhaneh Jabbari.

Une source proche de la famille de Reyhaneh Jabbari a déclaré aux journalistes de HRANA, « Mme Pakravan et les autres participants arrêtés ont été gardés dans des fourgons de police pendant plusieurs heures, ils n’ont été libéré qu’après que la foule aie été totalement dispersée. La police les a ensuite relâchés sur la route menant du cimetière de Behesht-e-Zahra à Téhéran […] En outre il convient de signaler que la police a saisi et gardé tous les téléphones portables des personnes arrêtées ».

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– Rappel de l’affaire qui avait conduit à  l’exécution de Reyhaneh Jabbari en Octobre 2014 : En Juillet 2007 alors que Reyhaneh était seule à l’intérieur d’un café et qu’elle parlait par téléphone à une amie de son travail d’architecte spécialisée en décoration intérieure. Un médecin et ancien agent du redouté Ministère des renseignements du nom de Morteza Abdolali Sarbandi, qui avait entendu la conversation, l’a abordée et lui a demandé son numéro de téléphone pour lui demander si elle pouvait rénover et réaménager son bureau. Quelques temps après cette première rencontre , le 7 juillet 2007  Sarbandi  donna un rendez vous d’affaires à Reyhaneh afin qu’elle vienne visiter son bureau pour voir les travaux qu’elle aurait pu y faire.

Des témoins interrogés par la police lors de l’enquête qui a suivi  avaient raconté  que la veille de ce rendez vous, ils avaient aperçu  Morteza Abdolali Sarbandi  stopper sa voiture devant une pharmacie de son quartier pour y acheter des préservatifs et des sédatifs.

Le lendemain, le jour du rendez prévu entre Reyhaneh  et Sarbandi l’enquête démontra que celui ci avait verrouillé les portes une fois que Reyhaneh  était entrée chez et qu’il  avait essayé de la faire boire avec insistance. Quelques minutes plus tard  Sarbandi  tenta à plusieurs reprises de forcer Reyhaneh à avoir des rapports sexuels avec lui,  affolée et paniquée par cette tentative de viol  Reyhaneh  s’était débattue et avait réussi a se saisir d’un couteau qu’elle planta dans l’épaule de Sarbandi  pour se défendre. Celui-ci succombera ensuite rapidement d’une hémorragie due à la blessure.

Les autorités Judiciaires Iraniennes et les journaux d’Etat déclarèrent que Reyhaneh Jabbari avait avoué immédiatement l’assassinat de Sarbandi après son arrestation, en omettant bien sur de dire qu’elle s’était rendue spontanément au commissariat après les faits. Et qu’elle avait toujours déclaré avoir mortellement blessé Morteza Abdolali Sarbandi,  sous le coup de la légitime défense parce que celui-ci avait tenté de la violer. En Outre il convient de noter que Reyhaneh n’avait pas eu le droit de bénéficier de l’assistance d’un avocat au moment où elle avait fait sa déposition et la « Confession de son crime », ce qui ce bien sur illégal au regard même des lois de la « République Islamique d’Iran ».

Il convient aussi de noter que des analyses médicales postérieures faites par la police permirent de constater que Sarbandi  avait largement prémédité ses actes en mettant des sédatifs puissants dans le verre  qu’il avait tenté d’offrir  à boire à Reyhaneh pour arriver à ses fins.

Bien que les autorités Judiciaires Iraniennes aient eu en main ces preuves accablantes de la préméditation de la tentative de viol de Morteza Abdolali Sarbandi  sur la personne de cette jeune femme. Reyhaneh Jabbari  fut quand même condamnée à mort par un « Tribunal révolutionnaire » pénal de Téhéran en 2009,  en vertu de la loi Iranienne de la Qisas dite de «Réparation en nature» qui n’est pas autre chose que la loi du Talion en version régime de Khamenei. La peine de mort avait ensuite été confirmée par la Cour suprême Iranienne au cours de la même année.

Malgré plusieurs appels internationaux émanant d’ONG défenseures des droits humains et de collectifs féministes internationaux pour contrecarrer la condamnation à mort et l’exécution programmée de Reyhaneh qui fut plusieurs fois reportée. Les autorités « Judiciaires » iraniennes firent quand même exécuter à huis clos, Reyhaneh Jabbari lors des premières heures de la matinée du Samedi 25 Octobre 2014.

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Voir aussi sur:
https://hra-news.org/en/participants-reyhaneh-jabbaris-executions-anniversary-arrested
https://hra-news.org/en/arrested-participants-reyhaneh-jabbaris-memorial-released
https://soliranparis.wordpress.com/2014/10/25/le-regime-des-mollahs-a-lachement-fait-executer-reyhaneh-jabbari-ce-samedi-matin-dans-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-sharh/
https://soliranparis.wordpress.com/2014/11/04/selon-fariborz-jabbari-loncle-de-reyhaneh-jabbari-on-a-torture-sa-niece-pour-lui-extorquer-des-aveux/

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Dernières nouvelles du militant syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ebrahimzadeh

Dernières nouvelles du militant syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ebrahimzadeh.

behnamBehnam Ebrahimzadeh

Octobre et Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de la Campagne pour libérer les travailleurs emprisonnés en Iran – Free Them Now: Les dernières nouvelles concernant notre camarade syndicaliste Iranien et militant défenseur des droit des enfants  emprisonné Behnam Ebrahimzadeh ne sont pas bonnes du tout. On a appris que le Mercredi 21 Septembre 2016 que Yousef Moradi le chef de la sécurité pénitentiaire de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran), avait menacé Behnam qui est gravement malade, en lui disant qu’il allait mettre fin à la procédure de sa nouvelle demande de mise en liberté provisoire pour raisons de santé et faire tout son possible pour stopper son traitement médical.

Behnam Ebrahimzadeh, est un des activistes parmi les plus connus  du mouvement syndical libre en Iran,  il avait été arrêté en 2010 puis condamné à une peine de prison de 5 an de prison. Alors même qu’il été en train de terminer de purger cette peine, le 1er Août 2015 un autre « Tribunal Révolutionnaire  présidé par le sinistre  «Juge» Abdolqassem Salavati  l’a de nouveau fait condamner à une nouvelle peine de 9 ans de prison (Qui fut réduite ensuite en Appel à une peine de 7 ans, 10 mois et 15 jours de prison) assortie d’une amende de 4.500.000 de Rials. Pour sa participation supposée aux événements de la mutinerie du Jeudi Noir d’Evin*1  ainsi que pour des accusations de : «Diffusion de propagande contre le régime» et «Organisation d’une collusion et de rassemblements illégaux en vue de commettre des crimes contre la sécurité intérieure et extérieure».

Actuellement Behnam est toujours enfermé dans la Section numéro 2 de la prison de Gohardasht Rajaee Shah connue aussi sous le nom de Section Dar-Al-Quran – dans cette partie de la prison à caractère éminemment idéologique pour le régime, sont généralement enfermés des «Prisonniers religieux » ou dits de «Droits communs » qui sont obligés de lire et d’apprendre par cœur des passages entiers du Coran, s’ils veulent pouvoir bénéficier d’amnisties, de remises de peines ou bien encore de mises en libération conditionnelle pour raisons de santé –  selon les procédures dites de « Congés médicaux » ayant cours en IranNdr.

Behnam Ebrahimzadeh a pu récemment bénéficier d’une mise en liberté provisoire pour ses problèmes de santé, malgré une somme de caution de 600 millions de Tomans*2 que l’administration pénitentiaire de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr exigeait de lui, pour qu’il puisse être soigné dans un hôpital public à l’extérieur de la prison. Cette libération provisoire fut obtenue grâce  aux nombreux efforts de sa famille et aux campagnes de  soutien menées par les activistes du site de la Campagne pour libérer les travailleurs emprisonnés en Iran -Free Them Now épaulé par d’autres militants de grandes centrales syndicales internationales.

Alors que Behnam souffre de problèmes de santé et qu’il doit aussi faire face à ceux de son fils Nima Ebrahimzadeh  qui souffre d’une leucémie en phase terminale, il a été il y a peu ramené à la prison de Gohardasht Rajaee Shahr avant même d’avoir pu terminer son traitement médical et sa période de « Congé médical ».

Behnam a récemment écrit une lettre a son épouse Zobideh Houjizadeh dans laquelle il décrit les pressions et les violences que subissent de la part des gardiens les prisonniers politiques de Gohardasht Rajaee Shahr, celles-ci incluent pour lui et ses codétenus malades des refus de pouvoir conserver leurs médicaments en cellule, des obligations d’acheter eux même leurs médicaments avec leur propre argent, alors qu’il  est de notoriété publique que  certains gardiens et cadres corrompus de l’administration pénitentiaire laissent rentrer dans la prison des drogues telles que de la méthamphétamine et du crack.

Toujours selon cette lettre de Behnam ces pressions contre les prisonniers incluent aussi: des « loyers » exigés aux prisonniers s’ils veulent avoir plus d’eau dans leurs cellules sous le prétexte que celle-ci est rationnée durant les périodes estivales, des refus d’accorder des  soins médicaux réguliers et des médicament à des prisonniers souffrant d’hépatite ou du VIH. Il y décrit également les violences et les bagarres quotidiennes entre les « gangs de prison » pour le contrôle des trafics dans l’enceinte de Gohardasht  sur lesquelles les gardiens ferment toujours les yeux, la distribution d’aliments périmés ou de mauvaise qualité dans la cantine réservée aux détenus qui leur causent des problèmes gastriques et digestifs récurrents. L’état d’insalubrité dramatique de l’infirmerie de la prison et le fait que l’épicerie destiné aux détenus ne vend quasiment pas de viande, de légumes et de fruits frais  autrement qu’a des prix prohibitifs.

Behnam Ebrahimzadeh a aussi écrit une lettre ouverte à Ahmed Shaheed le  Rapporteur spécial de Nations Unies sur les questions des atteintes aux droits humain en Iran et à son équipe, où il décrit sa situation et celles toutes autant dramatique d’autres prisonniers politiques. Dans cette lettre il leur demande d’organiser une commission d’enquête internationale indépendante chargée d’examiner les conditions de détention horribles vécues les prisonniers politiques et dits de « droits communs » de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

Free Them Now demande fraternellement à tous les militants syndicalistes, aux organisations de défense des droits de l’homme et des travailleurs du monde entier de continuer à se mobiliser pour défendre Behnam Ebrahimzadeh et tous les autres militants syndicalistes enseignants et ouvriers Iraniens quotidiennement arrêtés et condamnés à des peines de prison pour des accusations « d’Atteintes à la sécurité nationale » . Ensemble battons nous pour leur libérations et que cessent les persécutions à leur encontre!!!

Campagne pour libérer les travailleurs emprisonnés en Iran -Free Them Now.
Septembre 2016

Contact  Shahla Daneshfar:  Shahla.daneshfar2@gmail.com

http://free-them-now.com/
-*1 Le Jeudi Noir d’Evin est une mutinerie qui avait éclaté les 17 et 18 Avril 2014 dans la section 350 de cette même prison (Téhéran), elle avait fait suite a des protestations de détenus politiques contre des fouilles de cellules abusives, lors de ce raid d’une violence inouïe de nombreux prisonniers avaient été grièvement blessés, après avoir  été violemment matraqués et passé à tabac par les gardiens appuyés par des membre de forces spéciales de la police antiémeutes de la capitale.
https://soliranparis.wordpress.com/?s=jeudi+noir+d%27evin
Sur les exactions et la brutalité des verdicts  du sinistre  «Juge» Abdolqassem Salavati relire :
https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-abdolqassem-salavati/
-*2 Caution demandée à Behnam Ebrahimzadeh a qui correspond après conversion a peu prés à environ17 000 Euros, une somme colossale en Iran.

Collectif Soliranparis

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Nouveaux assassinats de deux travailleurs Kurdes Kolbers par les forces militaires Iraniennes

Nouveaux assassinats de deux travailleurs Kurdes Kolbers par les forces militaires Iraniennes.

ahamdhassan

               Sources photo Kurdistan Human Rights Network – KHRN 

24 et 30 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais de nos amis du site du réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN : Kurdistan Iranien ou Rojhelat- Les forces d’occupation Iraniennes ont à nouveau abattu sans sommations deux jeunes travailleurs Kolbers Kurdes et  grièvement blessé un autre, lors de tirs commis par des «Gardiens de la Révolution» Iraniens de l’IRGC, a déclaré une source locale aux militants et activistes du KHRN.

Les travailleurs Kurdes Kolbers (Également connus sous les noms de Koulbars et Kulbarans), sont des travailleurs pauvres Kurdes nomades d’Iran qui transportent généralement à dos d’homme ou avec des mules (qui pour certains d’entre eux sont leurs seules richesses), des marchandises diverses pour les vendre sur les marchés des villages isolés situés dans les zones frontalières à cheval sur les régions Kurdes de Turquie, d’Irak et d’Iran. Ces travailleurs qui sont parmi les plus précaires et les plus pauvres en Iran, sont depuis des années systématiquement visés , blessés et tués, par les forces armées du gouvernement Iranien qui tente toujours de justifier ces assassinats racistes et aveugles en parlant de «Lutte contre la contrebande».

«Le Vendredi 14 octobre 2016, des membres des forces militaires Iraniennes de l’IRGC ont de nouveau ouvert le feu sur un convoi de jeunes travailleurs Kolbers kurdes et grièvement blessé Ahmad Nazari 22 ans. Les soudards de l’IRGC ont ensuite empêché d’agir  des habitants de la région qui voulaient  intervenir pour apporter de l’aide et administrer des premiers soins aux blessés, ce qui explique pourquoi l’état d’Ahmad Nazari a empiré et il qu’il a perdu sa vie sur la route de l’hôpital», a  rajouté cette source.

-Le même jour, dans un village situé à proximité d’un quartier périphérique de la ville d’Urmiyeh, les forces armées Iraniennes ouvraient à nouveau le feu sans sommations contre un autre groupe de travailleurs Kolbers Kurdes, tuant l’un d’entre eux qui avait 20 ans et s’appelait Hossein Amini, a rapporté un autre témoin local.

Un autre source locale  a rapporté que le Dimanche 16 Octobre 2016 suivant, soit deux jours seulement après les incidents du Vendredi 14 Octobre qui avaient couté la mort de deux jeunes travailleurs Kolbers, des gardes-frontières Iraniens et des membres des forces armées de l’RGC ,avaient de nouveau ciblé un groupe de travailleur Kolbers Kurdes et grièvement blessé l’un d’entre eux nommé  Askhan Fatehi -20 ans  un jeune homme originaire de la région de la ville Kurde de Kermânchâh. Selon ce même témoin par chance Askan a pu être sauvé de ses blessures grâce à l’aide de personnes de la population locale de cette région frontalière qui l’ont transporté vers l’hôpital de la ville de Paveh où il a pu être soigné à temps.

-Le Scandale des assassinats aveugles et des exécutions extra judiciaires des travailleurs Kolbers Kurdes en Iran.

Selon un article publié sur le site de l’œil de l’exilé par notre ami le Journaliste Kurde Iranien Rebin RAHMANI  dont voici un extrait les violences et le cynisme des gardes frontières Iraniens et de l’IRGC ne connaissent aucune limites: Il n’y a pas que les Koulbars qui tombent sous les balles. Les bêtes de sommes qui accompagnent le labeur de ces infatigables travailleurs nomades ne sont pas épargnées. Chaque année une bonne centaine de ces malheureux animaux sont également massacrés. Un Koulbar originaire de Bané a raconté au Réseau pour les droits de l’Homme au Kurdistan : « Les forces armées iraniennes et les Gardiens de la Révolution patrouillent dans les zones empruntées par les Koulbars et nous tendent des embuscades. Quand ils nous arrêtent, ils confisquent nos marchandises puis regroupent nos bêtes et les mitraillent littéralement sous nos yeux. Plus d’une fois, j’ai même vu les forces du régime incendier nos bêtes. Quand ils nous arrivent de croiser leur route, nous avons si peur d’être arrêtés que nous déguerpissons en catastrophe en laissant tout derrière nous. Les forces du régime se vengent sur nos animaux  et balancent les carcasses sur les routes ».

Les efforts de collecte d’informations effectuées sur le terrain par le Réseau pour les Droits de l’Homme au Kurdistan permettent d’attester que depuis 2011, au moins 439 travailleurs frontaliers ont été tués ou blessés dans l’exercice de leur activité par les forces armées iraniennes. Ces travailleurs nomades qui comptent parmi les plus pauvres et les laissés pour compte du Kurdistan, laissent après leur mort brutale des familles endeuillées qui perdent par la même occasion leur unique source de revenus. Non seulement, l’État Iranien ne leur verse aucune indemnité après la mort de leurs proches  mais leur demande en plus de verser une somme d’argent en compensation du prix des balles qui a servi à abattre leur mari, frère ou fils afin que le corps leur soit rendu -*1

Voir aussi sur le site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN :
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=1017
-*1 L’article complet sur le scandale de ces assassinats racistes de travailleurs pauvres Kurdes par les forces militaires Iranienne est consultable ici :
http://www.loeildelexile.org/le-massacre-des-koulbars-encore-un-secret-honteux-de-liran/
kolber1
Lire également le rapport 2015 sur les massacres de travailleurs Kurdes Kolbers publié par le KHRN : 2015 Annual report on violation of human rights of Kolber workers in Iran
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=747

Collectif Soliranparis

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Province du Khuzestân arrestations des activistes civils Arabes Ahwazis Amer Silavi et Aref Navaseri

Province du Khuzestân arrestations des activistes civils Arabes Ahwazis Amer Silavi et Aref Navaseri.

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27 et  Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Les agents des forces du Ministère  des Renseignements de la ville d’Ahvaz (Province du Khuzestân – situé au Sud-Ouest de l’Iran) ont arrêtés deux activistes civils Arabes Ahwazi,  Amer Silavi et Aref Navaseri (Un poète arabe Ahwazi). Pour le moment les activistes du collectif HRANA , n’ont pas pu obtenir d’informations plus précises, sur les sorts réservés à ces deux prisonniers, tous deux  originaires de la ville de Shadegan.

Selon les rapports transmis aux militant-es et activiste du site du collectif HRANA. M. Amer Silavi a été arrêté par des agents des forces du Ministère des Renseignement  le Mercredi 5 Octobre 2016 dernier  à environ 22h00 (Heure locale) dans sa maison située dans la région de la localité de Koot Abdullat.  Amer Silavi, 34 ans qui est marié et a des enfants, avait déjà été arrêté précédemment à plusieurs reprises pour son activisme écologique et civil, lors de sa dernière arrestation il avait été remis en liberté provisoire après le paiement d’une lourde caution.

Amer Silavi avait été très actif dans l’organisation des chaînes humaines organisées par des militants écologistes locaux et des habitant-es de la province du Khuzestân qui protestent régulièrement contre les pompages catastrophiques des eaux du fleuve Karoun qui sont ensuite redirigées par pipelines vers la ville d’Ispahan et d’autres grande villes du pays – le fleuve Karoun est l’un des affluents Iraniens majeurs  du  Chatt-el-Arab  la partie commune des grands fleuves du Tigre et de l’Euphrate – Ndr.*1

Le poète Arabe Ahwazi  Aref Navaseri originaire de ville de Shadegan connu pour avoir publié ses poèmes en Arabes et plusieurs textes parlant de danses traditionnelles Arabes locales, à quant à lui  été arrêté par les agents des forces du Ministère des Renseignement le Mardi  4 Octobre 2016 dernier.
Depuis qu’il a arrêté dans sa maison familiale située elle-aussi dans la ville de Shadegan, sa famille et ses amis n’ont pas pu obtenir d’informations précises sur sa situation actuelle, ni sur le lieu exact où il est détenu, ni sur les accusations qui ont conduit à son arrestation.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/2-arab-activists-arrested

-*1 Et oui il existe aussi plusieurs ZAD  en Iran.  Pour ce qui est de la destruction des zones marécageuses humides du Khuzestân et les dégâts écologiques majeurs du a l’assèchement du fleuve Karoun qui sont catastrophiques pour les populations locales. Ceux-ci sont causés essentiellement par les pompages et les détournements de ses eaux et la multiplication de  constructions totalement irraisonnées de barrages en amont de son cours – Voir sur le site de la campagne Save Karoun River :  http://www.save-karoun.org/

Et les vidéos ci-dessous:

Collectif Soliranparis

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11 ans de prison requis contre les syndicalistes Iraniens Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad

11 ans de prison requis contre les syndicalistes Iraniens Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad.

camaradesiraniens

Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad

20 et 26 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran: Deux camarades et militants syndicalistes défenseurs des droits des  travaillleurs Iraniens, Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad ont été condamnés chacun à des peines de 11 ans de prison pour leur militantisme syndical. Ces deux condamnations arbitraires ont été émises le 15 Octobre, 2016 par la Direction générale  numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Sāveh – une localité située à environ 120  Km au Sud-ouest de Téhéran.

Selon la décision de cette « Cour », Jafar Azimzadeh et et Shapour Ehsani-Rad ont été condamnés chacun à des peines 10 ans de prison pour des accusations:   « Mise en place du fonctionnement d’une organisation illégale » et a des peines supplémentaires d’un an de prison pour des accusations présumées de « Propagande contre l’État » qui visaient essentiellement Jafar  pour son travail militant sur le terrain, et Shapour parce qu’il est membre du conseil d’administration du Syndicat libre des travailleurs Iraniens.

« J’ai été condamné et puni de cette peine, sur la base des charges précédentes qui m’avait déjà valu une condamnation à six ans de prison. Alors qu’en fait je suis un prisonnier qui avait été placé en libération provisoire » a déclaré Jafar Azimzadeh dans une interview qu’il avait pu accorder à des activistes du site de  Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran quelques instants avant son procès du Samedi 15 Octobre –  Jafar avait été précédemment libéré provisoirement pour raisons de santé selon les procédures dite des « Congé médicaux » ayant cours en Iran-Ndr.

Jafar Azimzadeh a été condamné à une peine de six ans de prison en Mars 2015 pour des accusations de: « Montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale » et « Récidives répétées d’actes de propagande contre l’Etat et la République Islamique ». En Juillet 2016,  Jafar avait pu bénéficier d’une libération provisoire et d’une permission de sortie selon la procédure dite des « Congés médicaux » ayant cours en Iran, après une action de grève de la faim de deux mois dans laquelle il s’était lancé pour exiger que les autorités Iranienne reconsidèrent son affaire et réexamine son premier procès.

Conformément à l’article 14-7 du Pacte international relatif aux droits civils et à ceux des prisonniers politiques, dont  l’Iran est pourtant signataire: « Nul ne peut être tenu responsable deux fois d’une infraction pour laquelle il a déjà été puni, condamné (ou acquitté) conformément aux lois et aux procédures pénales de chaque pays ».

« Toutes les charges et les accusations portées contre moi sont uniquement basées sur mes activités syndicales pacifiques, on me reproche également d’avoir organisé des grèves ou des violences auraient été commises, alors que c’était des actions non violentes. Et également toute les entrevues que j’ai eu avec des médias où je n’avais fait que défendre mon action syndicale et les droits de mes camarades travailleurs Iraniens« , a rajouté Jafar dans le court entretien qu’il avait accordé à un journaliste de l’International Campaign for Human Rights in Iran.

Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad  ont du également comparaître devant la Cour pénale de la ville de Sāveh pour des accusations de: « Diffusion de nouvelles inquiétantes dans l’opinion publique » et de « Troubles à l’ordre public ». Cette même Cour les a aussi accusé d’avoir incité les travailleurs à la Safa Rolling and pipe Mills Company à se mettre en grève en 2015.

« Notre  Syndicat  libre des travailleurs Iranien a été créée en 2007, il ne viole en rien notre Constitution comme l’ont affirmés les juges qui nous ont condamnés », a déclaré lors de son nouveau procès du 15 Octobre dernier Jafar Azimzadeh  , en se référant au droit de se réunir librement Inscrit dans L’article 27 de la Constitution de la « République Islamique » qui stipule pourtant qu’en principe: « Des rassemblements publics et des marches de protestations à caractère social  peuvent être librement organisées en Iran, à condition qu’il ne soit pas fait usage d’armes au cours de ces actions […] Et que ces événements ne soient pas préjudiciables aux principes fondamentaux de l’Islam ».

Selon les statuts des travailleurs et travailleuses de l’Union libre des travailleurs Iraniens, nos camarades de ce syndicat libre se voient et se décrivent  comme: « Un outil destiné a la défense des droits de tous les travailleurs du pays, dont le but principal et d’œuvrer a l’amélioration des conditions de vie de la Classe ouvrière Iranienne sur la base des progrès sociaux Internationaux contemporains ».

L’Activisme syndical libre en Iran est considéré comme une infraction grave et un crime « d’Atteinte à la sécurité nationale »; les syndicats indépendants ne sont pas autorisés à fonctionner normalement, les militants syndicaux et ceux qui ce lancent dans des actions de grèves  font constamment l’objet d’ harcèlements et de pressions policières. Comme leurs leaders syndicaux, ils sont régulièrement victimes de poursuites judiciaires, d’arrestations, de condamnation à des lourdes peines de prison, sur la base d’accusations totalement arbitraires et délirantes.

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Esmail Abdi militant syndicaliste et enseignant Iranien condamné en deuxième instance à 6 ans de prison.

Le Vendredi 7 Octobre 2016 dernier, on apprenait qu’une autre « Cour d’appel » du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani, avait confirmée une peine de six ans de prison, prononcée précédemment en première instance contre le dirigeant syndicaliste enseignant Esmail Abdi -*1.

Voir aussi sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/10/jafar-azimzadeh-and-shapour-ehsani-rad/
-*1 Voir aussi sur le site de nos camarades  de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI.
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=319:condemn-confirmation-of-six-year-sentence-for-esmail-abdi-by-the-appeals-court-of-tehran&catid=11&Itemid=129&lang=en
info@workers-iran.org
www.workers-iran.org
https://www.facebook.com/IASWI
https://twitter.com/IASWIinfo

Collectif Soliranparis

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Ville de Karaj 14 prisonniers exécutés dans la prison de Ghezel Hesar pour des accusations liées à des affaires de drogue

Ville de Karaj 14 prisonniers exécutés dans la prison de Ghezel Hesar pour des accusations liées à des affaires de drogue.

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19 et 23 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Des sources locales fiables ont rapporté que 14 prisonniers qui avaient été condamnés à mort pour des affaires de drogue, auraient été exécutés au cours des premières heures de la matinée du Mercredi 19 Octobre 2016, dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hesar située dans la ville de Karaj (Région de Téhéran).

Selon des sources  proches des familles de ces condamnés à mort, les autorités iraniennes ont  fait pendre  à huis clos ces 14 prisonniers dans l’enceinte de la prison de Hesar Ghezel. La veille de leurs exécutions le Mardi 18 Octobre 2016, ces prisonniers avaient été tous transférés dans le Quartier des cellules d’isolement en vue de les préparer à l’application de leurs peines. Toujours selon ces mêmes sources certains de ces prisonniers transférés vers la prison de Ghezel Hesar, étaient auparavant détenus dans la prison centrale de Karaj et celle de Fashavieh (Téhéran).

Les noms des prisonniers qui ont été exécutés et qui ont pu être identifiés par dans les rapports transmis à Iran Human Rights sont les suivants : Abas Karami accusé du transport de 40 kg de stupéfiants qui avait passé cinq ans dans les couloirs de la mort avant son exécution. Hamid Saber et Hamid Babaie qui avaient passé 9 ans dans les couloirs de la mort avant leurs exécutions. Hamid (Amir) Nazari accusé de possession et du transport de 25 Kg d’héroïne lors de son arrestation qui avait passé 8 ans dans les couloirs de la mort avant son exécution. Peyman Sabalani qui avait passé neuf ans dans les couloirs de la mort avant son exécution. Ganjali Chekezadeh accusé de possession de deux kilogrammes de crack qui avait passé  10 ans dans les couloirs de la mort avant son exécution.

Reza Sabzi et Khodamali Pirzadeh qui ont été transférés à Ghezel Hesar, et qui étaient enfermés la veille de leurs exécutions dans la prison de Fashavieh (Téhéran). Khashiar Ahani et Mehdi Geravand qui ont été transférés depuis la prison centrale de Karaj vers celle de Ghezel Hesar avant leurs exécutions. Saeed Zakaria Shahin Akbari, Morteza Amini et Akbari Reigi qui étaient auparavant enfermés dans les Quartiers Deux, Quatre et Cinq de la prison de Ghezel Hesar – Rappelons que la ville  de Karaj compte trois des prisons parmi les plus dures d’Iran, la prison centrale de Karaj, la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, et celle de Ghezel Hesar – Ndr.

Aucune de ces exécutions n’ont été annoncées ou confirmées par les médias d’états ou par les sources officielles des autorités politiques et Judiciaires Iraniennes. En outre il convient de noter que ces 14 prisonniers ont été exécutés, alors que depuis plusieurs mois certains députés et juristes proches des courants «Réformateurs» ont fait une proposition de loi au Majlis – le parlement Iranien – Ndr. Proposant de réduire les peines et de supprimer progressivement les condamnations systématiques à la peine de mort, pour les  accusations de trafic, possession ou usage de drogues

Voir aussi sur : http://iranhr.net/en/articles/2674/

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