Nouvelle arrestation du militant syndicaliste enseignant Iranien Rasoul Bodaghi

Nouvelle arrestation du militant syndicaliste enseignant Iranien Rasoul Bodaghi.

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19 et 23 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Notre camarade syndicaliste enseignant Iranien Rasoul Bodaghi qui avait été récemment libéré de prison a de nouveau été arrêté par des agents des forces répressives, alors qu’il était sur le chemin de l’hôpital Khomeiny (Téhéran) où il devait rendre visite à son camarade Mahmoud Beheshti Langroodi, un autre syndicaliste enseignant Iranien, libéré sous caution la semaine dernière pour raisons de santé.

Selon des témoins locaux M. Rasoul Bodaghi  qui a été battu lors de son arrestation,  a ensuite été transféré  vers le « Tribunal  » Shahid Moghadas – un  tribunal d’exception dépendant de l’administration judiciaire et administrative de prison d’Evin – Ndr qui après une parodie de procès a exigé de lui, une caution au montant énorme pour sa mise en liberté provisoire avant un nouveau jugement.

D’Après des rapports parvenus aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA. Notre camarade Rasoul Bodaghi, lui aussi membre de l’association de l’Union libre des enseignants Iraniens qui venait tous juste d’être libéré àprés avoir purgé une peine de sept ans de prison. A brutalement été arrêté par des agents du Ministère des Renseignements devant l’hôpital Khomeiny, où il devait rendre une visite à son camarade Mahmoud Beheshti Langroodi qui y était hospitalisé aprés avoir fait une gréve de la faim de 22 jours.

Il  convient de rappeler que Mahmoud Beheshti Langroodi qui était jusque alors emprisonné dans la prison d’Evin, s’était lancé dans une action de grève de la faim qui avait débuté le Lundi 9 Mai 2016, a récemment été libéré sous caution-*1, après avoir été transféré d’urgence à l’hôpital Khomeiny en raison d’une grave détérioration de son état de santé résultant de cette même grève de la faim.

Une source locale proche de ce militant syndicaliste a confirmé ces nouvelles et a déclaré à un journaliste du collectif de l’agence HRANA: « Une procédure d’enquête à été lancée contre Rasoul Bodaghi par la Cour spéciale du Tribunal Shahid Moghadas de la prison d’Evin. Dont les juges ont exigé qu’il paie une caution de 700 millions de Rials, s’il veut pouvoir obtenir une mise en liberté provisoire avant un nouveau jugement »

Les activistes d’HRANA avaient rapporté que le syndicaliste enseignant Rasoul Bodaghi avait déjà été arrêté en Novembre 2009.  Avant d’être jugé en première instance, il a passé plus de cinq mois en cellule d’isolement dans le Quartier 2 A de la prison d’Evin. Il fut ensuite jugé en seconde instance en Juillet 2015  et condamné à une peine de 6 ans de prison assortie d’une peine supplémentaire d’un an, pour des  accusations de: « Propagande contre le régime » et « Organisation d’actions dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale ».

Notre camarade Rasoul Bodaghi qui venait tout juste d’être libéré depuis le Vendredi 29 Avril 2016 dernier après avoir passé sept années de détention dans la prison d’Evin, risque donc avec cette nouvelle arrestation et ce nouveau procès en attente, d’être victime une fois de plus d’une nouvelle peine de prison, totalement injuste et arbitraire.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/rasoul-bodaghi-arrested-security-forces
-*1 Relire notre article précédent:
https://soliranparis.wordpress.com/2016/05/16/liberation-du-militant-syndicaliste-iranien-mahmoud-beheshti-langroodi-apres-22-jours-de-la-greve-de-la-faim/

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Libération sous caution du militant et syndicaliste enseignant Iranien Esmail Abdi

Libération sous caution du militant et syndicaliste enseignant Iranien Esmail Abdi

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15 et 20 Mai 2016  nouvelle qui nous sont parvenues par le biais du site Radio Zamaneh:  Le secrétaire de l’Association de l’union libre des enseignants Iraniens,  Esmail Abdi qui était en prison depuis le mois de Juillet dernier et qui avait été condamné à six ans de prison, a été libéré ce Samedi 14 Mai 2016.

Le site internet de l’union libre des enseignants Iraniens, a rapporté  que notre camarade Esmail Abdi avait été libéré sous caution de la prison d’Evin le 14 mai 2016 .Et qu’il serait libre de ses mouvement jusqu’à la finalisation de sa peine par un Cour d’appel – ce qui veut bien sur dire qu’il peut à nouveau être condamné à une nouvelle peine de prison après ce nouveau procès en appel –Ndr.

Esmail avait été interdit de voyages à l’étranger en Juillet 2015 dernier. Il avait été arrêté à l’aéroport de Téhéran alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Arménie pour prendre par à une conférence Internationale d’enseignants. Un peu plus tard, en Mars 2016 il fut jugé et condamné à une peine de 6 années de prison pour des accusations de: « Propagande contre le régime » et « Organisation d’actions en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ».

Il y a maintenant trois semaines de cela, Esmail Abdi et Jafar Azimzadeh, un autre militant syndicaliste enseignant emprisonné, avaient annoncé dans un communiqué qu’il avaient publié à la veille de la journée internationale des travailleurs  du 1er Mai qu’ils entameraient des actions de grèves de la faim illimitées, afin de protester contre la répression croissante par les agents des forces répressives du régime des Mollahs contre les militants syndicalistes en Iran, de dénoncer la politique de gel systématique des salaires des enseignants Iraniens, alors que ceux-ci sont déjà bien en dessous des seuils officiels de pauvreté ayant  cours dans le pays-*1, contre l’interdiction faites par le régime aux Organisations syndicales libres Iraniennes de pouvoir organiser des manifestations lors de journée mondiale des travailleurs et des enseignants du 1er Mai.

Esmail Abdi avait déjà été arrêté en 2011 pour ses activités syndicale, il avait à l’époque été condamné à une peine de 10 ans de prison qui avait ensuite été commuée après un second procès en appel, en une peine de prison avec sursis.

Quelque jours avant la libération d’ Esmail Abdi, le Mercredi 11 Mai 2016 notre camarade syndicaliste enseignant Iranien Mahmoud Beheshti Langaroodi, un des porte-parole de l’Association de l’union libre des enseignants Iraniens, avait lui aussi été libéré sous caution de la prison d’Evin pour des raisons de santé, il avait fait une grève de la faim qui avait duré 22 jours qui l’a profondément affaibli physiquement, afin de protester contre la procédure judiciaire qui lui a valu une peine de 9 années de prison qu’il considère à juste titre comme injuste et totalement arbitraire.

Voir aussi sur: http://en.radiozamaneh.com/featured/activist-teacher-released-from-evin-after-launching-hunger-strike/

Voir aussi sur le site de nos camarades Iraniens de l’International Alliance in  Support of Workers in Iran- IASWI et sur leurs pages Twitter et Face Book si vous voulez leur laisser des messages de soutien et de Solidarité:

http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=305:esmail-abdi-released-on-bail-on-may-14-2016&catid=11&Itemid=129&lang=en
https://twitter.com/IASWIinfo?ref_src=twsrc^tfw
https://www.facebook.com/IASWI/

-*1 Les  salaires moyens des enseignants, maitre des écoles et professeurs de lycées en Iran se situent entre 72 à 80 de nos Euros. Des paies de misère qui obligent ces enseignants comme des millions d’autre travailleurs Iraniens, a avoir recours à d’autres emplois précaires en dehors de leurs heures de travail, pour pouvoir faire survivre leurs familles.

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Libération du militant syndicaliste Iranien Mahmoud Beheshti Langroodi après 22 Jours de la grève de la Faim.

Libération du militant syndicaliste Iranien Mahmoud Beheshti Langroodi après 22 Jours de la grève de la Faim.

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Mahmoud Beheshti Langroodi  retrouvailles avec sa famille source photo International Champaign for Human Rights in Iran

12 et 15 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du site de l’International Champaign for Human Rights in Iran et celui du Collectif l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Notre camarade Iranien et militant syndicaliste enseignant emprisonné, Mahmoud Beheshti Langroodi est sorti de prison après avoir  fait une grève de la faim qui a duré 22 jours , il a été renvoyé chez lui après un passage à l’hôpital Khomeiny de Téhéran ou son épouse était à ses cotés.

Ce Mercredi 11 Mai 2016 Mahmoud Beheshti Langroodi est retourné chez lui, après avoir subi un examen et des traitements médicaux dus à des complications de santé graves et une hémorragie à l’estomac, résultant de sa grève de la faim. Les ordonnances judiciaires qui ont permis la libération de ce camarade Iranien n’ont pas encore été révélées pour le moment.

« Il s’est lancé dans cette grève de la faim depuis le 20 Avril 2016, et le Lundi 2 Mai dernier  il a durci celle-ci en refusant de boire de l’eau et tout autre forme de liquide »: à déclaré une source locale bien informé aux activistes du site de l’International Champaign for Human Rights in Iran […] « La semaine dernière il a commencé à souffrir de saignements  à l’estomac. Il est très affaibli physiquement  et aura encore besoin de traitements médicaux très long, pour être définitivement rétabli ».

Mahmoud Beheshti Langroodi était le principal porte parole de l’association de l’union libre des Enseignants Iraniens, en 2013 il avait déjà été condamné à une première peine de cinq années de prison, pour des accusations de: « Montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale » et « Propagande contre le régime » a la suite d’une parodie de procès qui dura à peine moins de huit minutes. Par la suite au cours d’un second procès en appel, la Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati décida de le faire condamner à une peine totale de 9 ans de prison.

Ce camarade Iranien s’était lancé dans cette action de grève de la faim quitte a mettre santé et sa vie en danger, pour faire entendre ses droits et exiger de pouvoir bénéficier d’un nouveau procès équitable devant un véritable Jury.

Mahmoud Beheshti Langroodi avait menacé de rester en gréve de la faim et déclaré il y a peu de temps: « Je resterais en grève de la faim jusqu’à ce que ma peine soit réexaminée, et que je fasse l’objet d’un nouveau procès devant un jury public comme cela est stipulé par l’article 168 de notre constitution » . Ce nouvel article 168 du code pénal de la « République Islamique » stipule bien effectivement que: « les délits de presse et les infractions à caractère politique et doivent être impérativement jugé-es en public et en présence d’un Jury populaire  » -*1 Et non à huis clos sans présence d’un Jury comme se fut le cas lors des deux procès en première instance puis en appel subi par notre camarade Mahmoud Beheshti Langroodi.

Esmail Abdi, le secrétaire général l’association de l’union libre des Enseignants Iraniens qui est également emprisonné dans la prison d’Evin, s’est lui aussi lancé dans une action de grève de la faim depuis le Vendredi 29 Avril 2016 -*2

Une source proche d’ Esmail Abdi a confirmé aux activistes de l’ International Campaign for Human Rights in Iran que les objectifs de ces grèves de la faim, étaient de protester contre les campagnes de criminalisation menée par les autorités politiques et judiciaires de la « République Islamique d’Iran » dirigées contre les tentatives des travailleurs Iranien de défendre leurs droits dans des organisations syndicales libres et de leur choix, contre les condamnations arbitraires systématique à des peines de prison de militants syndicalistes sur la base de fausses accusations, contre les salaires inférieurs au seuil de pauvreté ayant cours en Iran, et enfin contre l’interdiction faites au travailleurs locaux  d’organiser la Célébration de la Journée internationale des travailleurs et des enseignant du 1er Mai.

Les enseignants Iraniens se sont lancés au cours de ces trois dernières années, dans des actions de grèves pour protester contre les bas salaires qui sont en dessous du niveau de pauvreté officiel en Iran. Ils ont organisés aussi de nombreux rassemblements pacifiques et des protestations, afin d’attirer l’attention des organisations syndicales internationales, sur les peines d’emprisonnement  visant leurs représentants et leurs militants syndicalistes.

Les syndicats indépendants et libres et le droit de grève, tels que nous les connaissons en Occident, ne sont pas autorisés par les autorités de la « République Islamique d’Iran ». De ce fait depuis la prise de pouvoir du pays par les Mollahs en 1979, les dirigeants des organisations syndicales libres et leurs militants syndicalistes, sont régulièrement harcelés, arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison.

Voir aussi sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/05/beheshti-langroudi/
Et sur:  https://hra-news.org/en/mahmoud-beheshti-langroodi-transferred-hospital
Lire sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/02/teachers-union-arrest-abdi/
-*1 Voir sur:  http://fis-iran.org/en/resources/legaldoc/constitutionislamic

-*2 Dernière minute notes Soliran Paris Nous venons d’apprendre ce Dimanche 15 Mai 2016 par le biais du site Radio Zamaneh que notre camarade Esmail Abdi venait  à son tour d’être libéré sous caution; affaire à suivre dons dans les semaines à venir.

Voir sur: http://en.radiozamaneh.com/featured/activist-teacher-released-from-evin-after-launching-hunger-strike/

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Province du Khuzestân suicide d’un réfugié de la minorité Arabe Ahwazie d’Iran à son retour au pays après son expulsion de Grèce et de Turquie

Province du Khuzestân suicide d’un réfugié de la minorité Arabe Ahwazie d’Iran à son retour au pays après son  expulsion de Grèce et de Turquie.

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14 Mai 2016 nouvelle qui nous sont parvenues via le site de l’Ahwazi Center For Human Rights – ACFH:  M. Hadi Mazreah, un homme issue de la minorité Arabe Ahwazie d’Iran  âgé de 35 ans qui était originaire du district de Farhangshahr (Mothaghafin) de la ville d’Ahwaz qui est la capitale de la province du Khuzestan (Sud -Ouest de l’Iran)  qui avait tenté de demander l’asile politique en Grèce, s’est suicidé par désespoir le Dimanche 1er Mai 2016, après son expulsion de Grèce vers la Turquie puis l’Iran où il estimait que sa vie était en danger.

Selon des sources citées par l’Ahwazi Center For Human Rights – ACFH. M. Hadi Mazreah avait demandé l’asile politique en Grèce six mois auparavant, mais toutes ses démarches étaient restées vaines, en raison des impasses juridiques et administratives provoquées par les développements politiques récents de ce pays.

Hadi Mazreah avait d’abord été renvoyé de force depuis la Grèce vers la Turquie, ou des représentants du gouvernement et des services de l’immigration ont décidé ensuite de le faire expulser en Iran, à son retour forcé en Iran, il s’est retrouvé sans emploi durant plusieurs mois, alors qu’il avait déjà tout perdu pour financer sa tentative de demande d’asile en Europe, totalement paniqué et désespéré, il s’est suicidé le Dimanche 1er Mai 2016 en se pendant dans le domicile de sa famille à Ahwaz.

-Un article publié par des militant de l’ACFH a rapporté que: « Hadi était un spécialiste en équipements électriques, avant de tenter de demander l’asile en Grèce, il travaillait dans une boutique de dépannage électrique en Iran, il avait vendu tous ses bien personnels pour partir. Après son expulsion et son retour forcé en Iran il n’a pas pu retravailler, malgré ses recherches d’emplois qui sont toutes restées vaines ».

Toujours selon ce rapport de l’ACFH:  » il est évident que ce traumatisme a poussé M. Hadi Mazreah à commettre ce geste tragique par désespoir. Il avait déjà tout perdu avant son expulsion de Grèce puis de Turquie. De plus il faut savoir que nombreuses entreprises Iraniennes ont pour consignes officieuses,  de ne pas recruter de personnes quand celles ci sont expulsées d’Europe ou de Turquie ».

Le  cas tragique d’Hadi Mazreah n’est pas un cas isolé. Toujours selon des sources locales de la province Iranienne du Khuzestân, citées dans un autre rapport publié par l’Ahwazi Center For Human Rights – ACFH. Un autre  jeune réfugié issu également de la minorité Arabe Awhazie d’Iran, a été arrêté à son retour en Iran par des agents du Ministère des Renseignement qui l’ont emmené vers un lieu de détention inconnu, après qu’il ait été expulsé des Pays Bas où il avait tenté lui-aussi de trouver asile.

Ce jeune homme qui est un habitant de la ville d’Ahwaz nommé:  Ziya Sari venait tout juste d’être de retour en Iran  après son expulsion d’Europe. Il a été arrêté à peine quelques jours après ce retour forcé au pays à la fin Avril 2016, par des agents des forces répressives du Ministère des Renseignements qui ont ensuite perquisitionné son domicile familial de fond en comble.

Depuis la date de son arrestation, les membres de la famille de M. Ziya Sari n’ont toujours pas pu obtenir de nouvelles de leurs fils, ils ont publié récemment une déclaration demandant aux principales Organisations internationale de défense des droits humains de faire pression sur les autorités Iraniennes, pour que celles-ci leur relève enfin le sort réservé à leurs fils, le lieu exact où il est détenu et bien sur que les raisons officielles ayant conduit à son arrestation.

Ahwazi Center for Human Rights -14-05-2016

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Voir aussi sur:
http://www.acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=427:an-ahwazi-refugees-suicide-after-the-expulsion-from-greece-and-deportation-to-iran&catid=44:2010-09-16-17-14-58

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Le syndicaliste enseignant emprisonné Iranien et gréviste de la faim Mahmoud Beheshti Langroodi transféré d’urgence à l’infirmerie de la prison d’Evin

Le syndicaliste enseignant emprisonné Iranien et gréviste de la faim Mahmoud Beheshti Langroodi transféré d’urgence à l’infirmerie de la prison d’Evin.

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11 et 13 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Notre camarade le militant syndicaliste enseignant Iranien Mahmoud Beheshti Langroodi, actuellement emprisonné dans la prison d’Evin, a été transféré d’urgence dans l’infirmerie de la prison, suite à son action de grève de la faim qui a conduit à une chute brutale de sa pression artérielle.

Selon plusieurs informations parvenues aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA: Notre camarade Mahmoud Beheshti Langroodi, un enseignant et militant syndicaliste emprisonné dans la prison d’Evin, a été transféré a l’infirmerie de la prison d’Evin le Samedi 5 mai 2016 à 1 h (Heure locale de Téhéran) suite à une grève de la faim ayant entrainé une forte baisse de sa pression artérielle. Quelques heures plus tard, le Dimanche 6 Mai 2016 les gardiens le reconduisait dans sa cellule.

Ce militant syndicaliste enseignant emprisonné qui avait été condamné en première instance à une peine totale de 14 années de prison pour des simples faits de syndicalisme, s’est lancé dans une nouvelle action de grève de la faim depuis le Mercredi 20 Avril 2016 dernier. Sa demande principale et de pouvoir bénéficier d’un nouveau procès auprès d’une Cour d’appel en présence d’un vrai jury populaire,  en vertu de l’article 168 de la Constitution de la « République Islamique d’Iran ».

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Ci dessus Djafar Azimzadeh (à droite sur la photo)  et Ismail Abdi (à gauche sur la photo, deux autres de nos camarades syndicalistes enseignants Iraniens emprisonnés, eux aussi en grève de la faim.

Il convient de noter qu’ Ismail Abdi un autre militant syndicaliste enseignant Iranien emprisonné, s’est lui aussi lancé dans une action de gréve de la faim depuis le Vendredi 29 Avril 2016. En solidarité avec ses autres camarades enseignants emprisonnés. La principale demande d’Ismail Abdi et l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires et des peines d’emprisonnements contre tous ses collègues.

Mahmoud Beheshti Langroodi qui est un ancien porte-parole du syndicat libre des enseignants Iraniens, avait pu bénéficier d’une courte mise en liberté conditionnelle pour des raisons médicales, après avoir fait une première gréve de la faim qui avait durée 21 jours afin de protester contre la peine de 9 ans de prison à laquelle il avait été condamné. Le Jeudi 14 Juillet 2016 sa demande de prolongation de mise en liberté provisoire était refusée et il fut ramené en cellule dans la prison d’Evin.

Mahmoud avait été jugé deux ans auparavant  par la Cour de la Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, présidée par le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati qui avait demandé initialement à ce qu’il soit condamné à une peine de 14 années de prison. Cette peine fut finalement commuée en une peine de 9 ans de prison lors d’un second procès en appel qui se déroula à huis clos sans la présence d’un jury équitable.

En outre il faut rappeler que ce même « Juge » Abdolqassem Salavati  a fait condamner à mort des dizaines d’opposants au régime , après les soulèvements populaires qui avaient précédé les élections présidentielles Iraniennes largement entachées de fraudes du 12 Juin 2009-*1. Et qu’a ce titre il est unanimement détesté par une immense partie de la population et de la jeunesse Iranienne.

La notification de la première sentence judiciaire contre ce camarade Iranien avait été émise en Juin 2013, à cette époque, notre camarade Mahmood Beheshti Langroudi  avait décidé de médiatiser son affaire par le biais d’une déclaration publiée sur sa page Face Book personnelle  dans laquelle il déclarait :

« Le Juge Abdolqassem  Salavati m’a fait condamner à une peine de Quatre ans de prison, sur la base d’accusations de Montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale, assortie d’une peine supplémentaire d’un an de prison pour Propagande contre le régime »,  avant de rajouter plus loin : « Il était donc très simple au Juge Salavati de se baser sur cette peine initiale de Quatre ans de prison ajoutée aux autres peines avec sursis auxquelles j’avais précédemment été condamné, pour que mon second procès en appel se solde finalement par une peine de 9 ans de prison ».

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/mahmoud-beheshti-langroodi-transferred-clinic-evin-prison
Sur l’arbitraire total et la brutalité des verdicts du sinistre « Juge » Salavati relire nos articles précédent sur : https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-salavati/
-*1 Relire sur le sinistre « Juge » Salavati:
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2012/01/23/le-juge-salavati-figure-de-la-terreur-politique/

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Nouvelle exécution publique dans la ville de Kermanshah

Nouvelle exécution publique dans la ville de Kermanshah

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9 et 10  mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Un prisonnier a été pendu en public sur la place Azadi – la place de la liberté en Persan – Ndr. Située dans la ville de Kermanshah (Province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat), au cours de la matinée du Dimanche 8 Mai 2016. L’exécution qui était publique, s’est déroulée devant des centaines de personnes.

Selon des rapports publiés par les agences de presse iraniennes d’Etat Fars News et CJJ News, ce prisonnier qui a été identifié sous le nom de Fardin R. Avait été reconnu coupable d’être un « Moharebeh » – autrement dit d’être un « Ennemi de dieu » en guerre contre celui-ci selon la loi Iranienne -Ndr. Pour sa participation a un vol à main armée, en outre il convient de noter que les rapports publié par ces deux agences de presse du régime,  stipulaient pourtant que personne n’avait été tué lors des faits reprochés à ce prisonnier.

La  place d’Azadi Square dans la ville de Kermanshah, a déjà  été le site de plusieurs autres exécutions publiques par le passé. Cette exécution a également été rapportée par les activistes du site du réseau du Kurdistan Human Rights Network ou KHRN.

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Voir aussi  sur: http://iranhr.net/en/articles/2512/
Et sur: https://www.facebook.com/KurdistanRights/

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Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, Exécutions publiques en Iran, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Urgent ville d’Urmiyeh risques d’exécutions imminentes pour le prisonnier politique Kurde Saman Naseem et trois autres de ses codétenus

Urgent ville d’Urmiyeh risques d’exécutions imminentes pour le prisonnier politique Kurde Saman Naseem et trois autres de ses codétenus.

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9 et 10  Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Suite à des changements inhabituels survenus au cours des derniers jours du mois d’Avril, les autorités administratives de la prison de la ville d’Urmiyeh ont convoqué les prisonniers politiques Saman Naseem, Mohammad Abdollahi et deux autres de leurs codétenus. Pour leur annoncer cyniquement que compte tenu de nouvelles procédures judiciaires en cours d’examen : « qu’il ne leur restait que peu de temps à passer jusqu’aux dates de leurs exécutions ».

Selon un rapport  parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, les prisonniers politiques  Saman Naseem et Mohammad Abdullahi et ont été convoqués le 26 Avril 2016 dernier, dans la salle de priére « Hosseinieh » de la prison d’Urmiyeh. Une fois sur place le directeur de la prison qui était accompagné de « Travailleurs sociaux »-*1 leur a déclaré: « Vos statuts judiciaires sont sur la ligne rouge, vos exécutions ne sont qu’une question de temps, les seules choses que vous puissiez faire le plus vite possible, c’est des demandes écrites de pardon »

Peu de temps après le directeur de la prison d’Urmiyeh à convoqué deux autres détenus du Quartier numéro 12  nommés: Hajir Iran-Nejad et Soleiman Mohammadi qui sont tous deux condamnés à mort pour des accusations d’assassinat et d’affaires de drogue, Il les a ensuite informé que les dates de leurs exécutions étaient proche. Et qu’ils feraient mieux eux-aussi de faire des demandes d’amnisties ou de nouveaux procès en appel, s’ils voulaient tenter d’être sauvés.

Les activistes du site du collectif HRANA avaient rapporté la semaine dernière qu’au moins une centaine de prisonniers et condamnés a mort, avaient été convoqués par le Directeur de la prison d’Urmiyeh qui leur a annoncé que leurs statuts judiciaires seraient « Clarifiés et révisés » au cours des trois prochains mois.

Saman Naseem,est né le 17 Décembre 1993, il avait été arrêté alors qu’il n’avait que 17 ans au moment des faits, il fut ensuite condamné à mort en première instance en Avril 2013. Sa condamnation a mort à été confirmée une seconde fois par la Cour d’appel de la province l’Azerbaïdjan Iranien qui  à reconnu coupable Saman des accusations telles-que: celles d’être un «Moharebeh » – c’est à dire d’être considéré comme un « Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne –Ndr et de « Propagation de la corruption sur la terre »,  en raison son appartenance présumée au groupe de résistance armé Kurde Iranien du Parti Pour Un Vie Libre au Kurdistan ou PJAK. Il convient également de rappeler que sa condamnation à mort avait aussi déjà été confirmée par la Cour suprême Iranienne en Décembre 2013.

-Saman Naseem n’a jamais eu le droit d’avoir accès à un avocat durant toute l’enquête préliminaire ayant précédée son arrestation. Il a déclaré a plusieurs reprises avoir subi de multiples tortures physiques et psychologiques incluant: des privations de sommeil, des arrachage d’ongles, des suspensions de son corps avec la tête vers le bas (parfois pendant plusieurs heures). Les sbires du Ministère des Renseignements ont aussi tenté à plusieurs reprises de le contraindre a faire des «Aveux » et des «Confessions filmées » qui devaient être diffusées à des heures de grande écoute par l’IRIB et PRESS-TV -*2  qui sont les deux principales chaine de télévision et de propagande médiatique du régime théocratique et fasciste des Mollahs.

-Mohammad Abdollahi, 35 ans est un homme marié originaire de la ville de Bukan. Il a été récemment condamné à mort par la Chambre numéro 1 du « Tribunal révolutionnaire » de la ville de Mahabad, pour des accusations: « d’appartenance a un parti d’opposition Kurde illégal » et sa participation supposée à des « Activités de lutte armée en lien avec  des groupes d’opposition Kurdes séditieux ». Sa condamnation à mort lui a été confirmée par le Bureau de l’application des exécutions de la prison de Mahabad, après que celle-ci aie été approuvée en Avril 2014 dernier par la Cour suprême Iranienne.

Il convient enfin de rappeler que cette procédure inhabituelle, consistant à convoquer un grand nombre de condamnés à morts de la prison de la ville d’Urmiyeh pour leur signifier que leurs statuts judiciaires: « Allaient être clarifiés et révisés », provoque actuellement une vague d’inquiétude sans précédent, parmi les prisonniers, leurs familles, ainsi que chez tous les militants défenseurs des droits de l’homme du Kurdistan Iranien.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/saman-naseem-3-prisoners-imminent-risk-execution
-*1 Ces « Travailleurs sociaux » d’un genre très particulier, sont censés soutenir psychologiquement les détenus condamnés à mort ou ceux souffrant de troubles mentaux – Ndr.
*2 Relire notre dossier consacré à ces méthodes ignobles des chaines PRESS-Tv et de l’I.R.I.B, toutes deux  grandes spécialistes de ces « Confessions filmées » de prisonniers politiques généralement obtenues par des violences et des tortures.
https://soliranparis.wordpress.com/2016/02/29/press-tv-nest-pas-un-media-comme-un-autre/
Voir aussi nos articles consacrés à notre camarade Saman Naseem:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=saman+naseem

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Arrestations de camarades syndicalistes Kurdes Iraniens avant la journée du 1er Mai

Arrestations de camarades syndicalistes Kurdes Iraniens avant la journée du 1er Mai.

kurdishworkers

3 et 7 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par les biais du site de l’agence de presse Kurde Baas News: Ville de Sanandaj – un peu avant la Journée internationale des travailleurs le 1er mai, les forces répressives iraniennes ont arrêté plus d’une douzaine de militants syndicaux Kurdes.

Selon l’Agence de presse du Kurdistan Kurdpa News, environ 16 militants syndicaux Kurdes ainsi que membres du Syndicat libre des travailleurs Iraniens ont été arrêtés au cours des derniers jours du mois d’Avril 2016, dans les villes de Sanandaj et Saqqiz situées dans le Kurdistan iranien.

Nos camarades et militants syndicalistes Kurdes Iraniens auraient été arrêtés dans le cadre d’une opération lancée par les forces  répressives Iraniennes,  censées empêcher des actions et des protestations qui avaient été organisées précédemment par ces travailleurs Kurdes Iranien qui voulaient marquer leur solidarité avec les travailleurs du monde dans le cadre de la journée du 1er Mai qui est la journée internationale des travailleurs. L’Agence de presse Kurde Kurdpa News a rapporté ensuite que certaines des personnes arrêtées, avaient finalement été libérées après avoir subi des interrogatoires concernant leurs activités syndicales.

Dans le Kurdistan Iranien comme dans le reste de l’Iran, les travailleurs se plaignent constamment des bas salaires et des retards de paiements de ceux-ci, des dégradations de leurs conditions de travail, des normes de santé et de sécurité jamais respectées par le patronat local, leurs protestations se concentrent également sur leurs droits à la retraite et leurs droit a pouvoir bénéficier d’assurance sociales correctes et équitables, droits qui ont été plus que rognés au cours de ces dix dernières année par les programmes économiques ultra libéraux régime des Mollahs qui dans leurs brutalités anti sociales, n’ont  a envier à ceux  des patronats réactionnaires Occidentaux.

Voir aussi sur: http://www.basnews.com/index.php/en/news/middle-east/273697
Voir aussi sur le site de nos camarades et amis de Solidarité Ouvrière à propos de la répression anti syndicale dans la ville de Sanandaj:
https://communismeouvrier.wordpress.com/2016/05/01/1er-mai-2016-a-sanandaj/

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les troupes iraniennes bombardent intensément la zone Kurde Iranienne de la Montagne Shaho

les troupes iraniennes bombardent intensément la zone Kurde Iranienne de la Montagne Shaho.

ShahoLa zone de la Shaho mountain actuellement bombardée par les troupes Iraniennes de l’IRGC photo source: site du réseau du Kurdistan Human Rights Network

3 et 6 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du réseau du Kurdistan Human Rights Network et celui de l’agence de presse Kurde Bas News:  Au cours de ces trois derniers jours les troupes iraniennes du Corps d’armée des « Gardiens de la révolution »ou IRGC, ont intensément bombardé la zone montagneuse Kurde de Shaho et d’autres zones Kurdes situées prés des villes de Kermanshah et de Kamyaran,  elles s’en sont prises aussi a quelques autres villages isolés du Kurdistan Iranien (Rojhelat), a déclaré une source locale aux activistes du réseau du Kurdistan Human-Rights Network ou KHRN .

Les troupes qui bombardent ces zones avaient été déployés tout récemment  dans toute la région selon cette source du KHRN. Un autre témoin local a également déclaré : « l’IRGC a envoyé des renforts depuis les débuts du printemps, ces troupe proviennent essentiellement de  la province de Lorestan et aussi de casernes militaires nouvellement établies prés des localités de Chalaweh, Hanieh et Zelneh. Ces derniers jours l’IRGC a augmenté ses pressions et rendue l’atmosphère très lourde, surtout quand nos populations entendent  les bruits de leurs bombardement jusque dans les villages les plus reculés de la région »

Ce même témoin a rajouté:  » Au cours de ces dernières années l’IRGC à continué  d’expulser des civils Kurdes hors de leurs villages, afin de les utiliser et de les transformer ensuite en postes militaires avancés. Ils font ça dans leurs programmes de guerre contre les combattants de la guérilla Kurde  et celle qu’ils mènent contre les groupes politiques d’opposition Kurdes armés. Quant aux gens de la région qui osent protester contre ces expulsions,  ceux-ci sont rapidement harcelés, intimidés et réduits au silence ».

Ces programmes d’expulsions et de bombardements constants, ont contribués à détruire et à incendier des dizaines des milliers d’hectares de forêts et de pâturages. Malgré le tollé et les protestations de la population et de militants écologistes Kurdes locaux.  

Cette source a  également rappelé: « l’IRGC utilise ces tactiques et ces mesures pour tenter de forcer les populations Kurdes locales à se joindre aux troupes de
La République islamique d’Iran afin qu’elles se battent contre leur propre peuple, ce qui est un gros problème pour nous. Ceci est également la raison pour laquelle il y a tant de drones militaires Iraniens qui volent tous les jours dans le ciel des régions Kurdes de Shaho Mountain « .

-Nouvelles tensions et affrontements dans le Kurdistan Iranien.

Selon des sources locales, à la suite des affrontements qui ont éclatés la semaine dernière entre les force d’opposition Kurdes iraniennes et les « Gardiens de la révolution » de l’IRGC Iraniens prés de la ville de Sardasht, le gouvernement du régime théocratique et fasciste des Mollahs a déployé des troupes supplémentaires dans plusieurs zones frontalières de la région du Kurdistan Iranien.

Le site de l’agence de presse Rojikurd.net a rapporté qu’en plus de l’envoi d’un grand nombre de troupes au sol dans les zones Kurdes, des drones Iraniens sont fréquemment observés en train de survoler les villes Kurdes de Sanandaj et de Saqqiz  situées dans le Nord-ouest du pays. Des témoins oculaires locaux  ont également déclaré que l’Iran avait déployé beaucoup de nouvelles troupes près du village de Rabat et de la ville de Sardasht, et que ces troupes avaient fréquemment bombardé des zones voisines au cours des cinq derniers jours.

Le mercredi 4 Mai 2016 dernier, des affrontements avaient éclatés entre les forces de l’opposition Kurde et l’armée iranienne, ceux-ci  ont entraîné la mort de 6 soldats Iraniens et en ont blessé 20 autres, mais aucun des partis politiques d’opposition Kurdes iraniens en présence, n’a revendiqué être responsable ou impliqué dans ces affrontements.

Le  Parti démocratique du Kurdistan d’Iran -PDKI, avait cependant décidé lors des célébrations de la nouvelle année Kurde du mois de Mars 2016 qu’il comptait bientôt  reprendre ses activités militaires contre le régime Iranien, et qu’il avait posté plus récemment ses forces Peshmergas à la frontière entre l’Iran et la zone autonome du Kurdistan Irakien.

Voir aussi sur Iranian troops intensely shell Kurdish Shaho Mountain :
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=906
Et sur le site Bas News:
http://www.basnews.com/index.php/en/news/middle-east/274269
Un article très détaillé sur la situation des populations Kurdes d’Iran par le journaliste Nikrawez Zarali
http://www.rojikurd.net/fr/situation-du-peuple-kurde-en-iran/

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Trois nouvelles exécutions dans les prisons de Nahavand et de Mashhad

Trois nouvelles exécutions dans les prisons de Nahavand et de Mashhad

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3 mai et 5 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights : Le Dimanche 1er mai 2016 un prisonnier aurait été pendu à la prison de Nahavand  (Située dans la province occidentale d’Hamadān), tandis qu’au cours de la même journée deux autres prisonniers auraient été pendus à la prison centrale de la ville de Mashhad (Située dans la province du Razavi Khorasan – Nord-est de l’Iran).

Selon un rapport publié sur le site internet de la Magistrature de la province d’Hamadān,  le prisonnier qui a été pendu dans la prison de Nahavand,  avait été condamné à mort après avoir été impliqué dans une  affaire de meurtre présumée. Ce rapport a identifié ce prisonnier seulement par les initiales de: M.R.

L’agence de presse gérée par l’Etat Iranien – Rokna News, a publié un rapport sur les exécutions de ces deux prisonniers dans la prison de la ville de Mashhad, mais n’a pas mentionné leurs noms ou des initiales. Selon ce rapport, l’un des prisonniers a été pendu pour des accusations de meurtre, tandis que l’autre qui était âgé de 25 ans a été pendu pour des accusations de viol.

-La photo en tête de cet article est celle du prisonnier qui a été exécuté à Mashhad pour des accusations de meurtre.

Voir aussi sur Three prisoners hanged in Iran :
http://iranhr.net/en/articles/2505/

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Ville de Karaj mort d’un prisonnier de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr pour causes de négligences médicales

Ville de Karaj mort d’un prisonnier de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr pour causes de négligences médicales.

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2 et 4 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du l’agence Iranienne de défense des droits humain Human Rights News Agency ou HRANA : De graves négligences médicales ont entraîné la mort d’Hosain Afrasiabi, un détenu enfermé dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj -Province de Téhéran).

Selon un rapport  parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, ce prisonnier qui a été identifié sous le nom de: Hossain Afrasiabi  et qui était âgé 40 ans, avait tout d’abord été transféré d’urgence dans la « Clinique de la prison »après avoir été victime d’une overdose médicamenteuse. Il est décédé quelques heures après à cause de graves négligences médicales mais également du fait du retard de l’administration pénitentiaire à décider a le faire transférer dans un hôpital hors de la prison.

Hossain Afrasiabi , était détenu pour des accusations d’homicide dans la Section numéro 30 du Quartier numéro 10 , surnommée et connue par les prisonniers de Gohardasht Rajaee Shahr sous le nom de: « Quartier de la pilule ».

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/prisoner-died-rajaei-shahr-prison-karaj

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Ville de Karaj 27 prisonniers Sunnites menacés d’exécutions imminentes dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Ville de Karaj 27 prisonniers Sunnites menacés d’exécutions imminentes dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

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1er et 3 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Radio Zamaneh citant une dépêche du collectif HRANA: Les militant-es et activistes du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA, ont rapporté que 27 détenus et condamnés à mort Sunnites actuellement enfermés dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj) sont en danger d’exécutions imminentes.

Le collectif HRANA a rapporté que ce Samedi 30 Avril 2016, le gardien- chef du Quartier numéro 4 de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr avait informé 27 prisonniers Sunnites de cette section que les mises en applications de leurs peines de mort avaient été transmises au Bureau des exécutions.

Le rapport indique que les charges retenues contre ces détenus et condamnés à mort comprennent des accusations telles-que:  « Actions en vue de porter atteinte à  la sécurité nationale »[…] « Propagande contre le régime »[…] « Appartenance à des groupes Salafistes séditieux »[…] « Corruption sur terre »  ainsi que  d’être des « Moharebeh » – autrement dit des accusations d’être des « Ennemis de dieu » en guerre contre celui-ci selon la loi Iranienne – Ndr.

En outre ce rapport rajoute que la plupart de ces prisonniers avaient été arrêtés entre les années 2009 et 2011. Qu’ils ont été maintenus plusieurs mois en cellules d’isolement. Et qu’il y a de fortes craintes qu’ils aient été maltraités et violemment torturés.

Toujours selon le rapport du collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humain HRANA, au moins l’un des prisonniers était âgé de moins de 18 ans au moment de son arrestation et des accusations qui lui ont par la suite été alléguées.

Voir aussi sur: http://en.radiozamaneh.com/featured/sunni-prisoners-face-imminent-execution/

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La militante féministe et caricaturiste Iranienne Atena Faraghdani pourrait être libérée le 11 Mai prochain.

La militante féministe et caricaturiste Iranienne Atena Faraghdani pourrait être libérée le 11 Mai prochain.

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1er et 3 Mai 2016 1er et 3 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : La Cour d’appel de la Direction générale numéro 54 du « Tribunal » de Téhéran, a finalement réduit la peine de 12 ans et 9 mois à de prison  à laquelle avait été condamnée la militante féministe et caricaturiste Iranienne Atena Faraghdani par le sinistre « Juge » Salavati, en  une peine 18 mois de prison. Avec pour conséquences qu’elle pourrait être libérée très prochainement.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du collectif HRANA la peine de 12 ans et 9 mois de prison à laquelle avait été condamnée  Atena Faraghdani, pour des accusations: « d’Outrage au parlement » et « d’Insultes au guide suprême » ont été  abandonnées par la Cour d’appel de la Branche numéro 54 du tribunal de Téhéran qui l’a commué en une peine de  18 mois en prison, Atena reste cependant toujours accusée de « Propagande contre le régime » mais compte tenu du temps qu’elle a déjà passée en détention qui dépasse les 18 mois sa peine est considérée comme couverte, et sauf contre-ordre du régime elle devrait être libérée de la prison d’Evin le 11 Mai 2016 prochain.

Mohammad Moghimi, l’avocat de cette artiste et militante féministe Iranienne a diffusée cette nouvelles et a déclaré : « Selon le verdict qui a été émis par la branche numéro 54 de la Cour d’appel de Téhéran, ma cliente a plaidée non coupable des accusations de montage d’une collusion en vue d’agir  contre la sécurité nationale, de celles d’avoir insulté le Guide suprême et le Parlement. Ces accusations qui lui valaient déjà une peine de trois ans de prison ont été commuées en une peine de 4 années de prison avec sursis. Les accusations portée par les interrogateurs et les autorités pénitentiaires spéciales du Quartier 2A de la prison dépendant de l’IRGC,  leur ont valu des sanctions, et elle n’est finalement condamnée qu’à 18 mois de prison pour des accusations de Propagande contre le régime ».

atena-cartoon2Ci-dessus la caricature qui a valu à Atena Faraghdani une condamnation à une peine de 12 ans et 9 mois de prison.

– Atena avait été précédemment condamnée à une peine de 12 ans et 9 mois de prison,  par la Cour du « Tribunal  Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre « Juge » Abu’l-Qasim Salavati qui avait fait requérir à l’origine contre elle une peine de 14 ans de prison.

M. Mohammad Moghimi qui est un avocat spécialiste des atteinte au droits de l’homme en Iran, a également souligné et déclaré: « Compte tenu du temps qu’a déjà passé en prison ma cliente Mme Faraghdani, cette peine de 18 mois de prison est largement couverte, nous nous attendons maintenant à ce qu’elle retrouve bientôt sa liberté »

Atena Faraghdani avait déclarée après avoir subi deux mois de détention dans le Quartier 2-A de la prison d’Evin qui est sous le contrôle direct des services de renseignements spéciaux de « Gardiens de la révolution » que les principales questions que lui avaient posé les interrogateurs de l’IRGC, tournaient essentiellement autour de la caricature critique de membres du Majlis – le Parlement Iranien – Ndr qu’elle avait publié sur sa page Face Book, pour tourner en dérision une de leurs proposition de loi visant à réduire l’accès des femmes Iraniennes à certaines formes de contraception.

Le Secrétaire général de l’ONU a mentionné dans son dernier rapport annuel l’affaire d’Atena Faraghdani, dans lequel il critiquait le fait que les autorités Iranienne l’avait contrainte récemment à faire un test de virginité -*2, tout en ajoutant que ces nouvelles pressions n’avaient pour but que de fabriquer de nouvelles accusations mensongères contre cette prisonnière politique. Atena Faraghdani est actuellement toujours enfermée dans le Quartier des Femmes de la prison d’Evin à Téhéran.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/atena-faraghdani-will-released-may-11th
-*1 Relire sur:  https://soliranparis.wordpress.com/2015/05/29/la-dessinatrice-et-militante-feministe-iranienne-atena-farghadani-vient-detre-condamnee-a-une-peine-de-14-annees-demprisonnement/
-*2  voir sur:  https://soliranparis.wordpress.com/2016/03/18/les-autorites-iraniennes-ont-approuve-deux-tests-de-virginite-et-de-grossesse-imposes-aux-prisonnieres-politiques-atena-faraghdani-et-fatemeh-ekhtesari/

-Notes Soliranparis: Nous nous réjouissons de cette libération prochaine d’Atena Faraghdani qui pour nous est un immense camouflet porté contre la brutalité des verdicts émis par le sinistre « Juge » Abu’l-Qasim Salavati.  Nous tenons a remercier toutes nos camarades féministes qui se sont mobilisées à travers le monde, pour faire pression sur le régime théocratique, fasciste, sexiste et misogyne d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani  et qui ont contribuées mine de rien, directement ou indirectement  à sa libération prochaine.

Nous tenons aussi à remercier toutes nos lectrices et tous nos lecteurs qui témoigné de leur colère contre la condamnation arbitraire d’Atena Faraghdani, en partageant sur leurs réseaux sociaux tous les articles que nous avions publiés précédemment à son sujet.

-Solidarité avec  tous-tes les opposant-es Iranien-nes au régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani  MARG BAR DIKTATORS !!!

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Rapport d’HRANA sur les conditions atroces de détention subies par les prisonnières et les prisonniers Transgenres dans le Quartier 240 de prison d’Evin

Rapport d’ HRANA sur les conditions atroces de détention subies par les prisonnières et les prisonniers Transgenres dans le Quartier 240 de prison d’Evin.

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29 Avril et  2 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : A Téhéran dans la prison d’Evin, les prisonnier-es Transgenres sont détenu-es dans des conditions inhumaines parfois pendant plusieurs années, sans possibilité de pouvoir avoir accès au téléphone, de s’aérer un tant soit peu dans la cour de promenade, il ne bénéficient pas non plus comme leurs autres codétenus, du droit de cantiner et de s’acheter des produits frais dans le magasin de la prison, ces personnes vivent des situations similaires à celles très pénibles qui existent dans les trois autres Quartiers des cellules d’isolement, 2 et 3 situées dans le quatrième étage de la Section 240 de la prison d’Evin.

Selon ce rapport  publié par les militant-es et activistes du collectif de l’agence Iranienne de défense des droit humains HRANA, malgré le fait que plusieurs agences de presse et des organisation Internationale de défense des droits des personnes LBGT, aient publié des rapports alarmants sur les problèmes rencontré par les citoyen-nes Transgenres en Iran. Et des rapports publiés par des travailleurs sociaux locaux les soutenant, tels-que ceux de: l’Organisation de la protection sociale Iranienne, l’Association Iranienne de soutien aux patients souffrant de trouble d’Identité, le MHTA – ou Centre Iranien des Transsexuels, les prisonnières et les prisonniers Transgenres enfermé-es dans ce Quartier 240 d’Evin, continuent d’endurer des conditions de détention particulièrement atroces et inhumaines.

Le quatrième étage du Quartier 240 de la prison d’Evin appartient à une branche spéciale de l’Organisation administrative des prisons Iraniennes, il est en forme de « N » et composé de trois sous-sections délimitées par des traçages au sol, celle où sont enfermés les prisonniers Transgenres qui y sont transférés  se nomme la sous-section Numéro une.

Un témoin local a déclaré à ce sujet aux journalistes d’HRANA:  » Ces prisonniers Transgenres n’ont pas le droit à des promenades régulières, ni le droit de donner des coups de téléphone réguliers à leurs proches. Ils sont privés du droit de se nourrir  convenablement et sont obligés de consommer  la nourriture la plus pauvre de la prison. Ils ne bénéficient pas non plus du droit d’acheter et de cantiner des produits frais dans le magasin de la prison, Afeteh une des femmes enfermées dans le Quartier numéro un de la Section 240 été confinée pendant 5 ans dans sa cellule, sans pouvoir avoir de contacts avec ses codétenus. Deux autre prisonniers  Gamdon et Mohammad Hossein Soltani ont connus les mêmes situations, ce sont des mises en isolement qui ne disent pas leur noms ».

Un autre témoin local a déclaré aux journalistes et activistes d’HRANA: « Ces prisonniers Transgenres sont régulièrement soumis à des comportements abusifs et déplacés de la part de gardiens et même de Hauts responsables de la prison, Certains de ces prisonniers qui sont condamnés à de lourde peines subissent ces conditions inhumaines de détention et des humiliations quotidiennes d’une extrême perversité depuis leur arrivée à Evin. On estime que la population moyenne des prisonniers Transgenres qui subissent ces abus de pouvoir dans le quatrième étage du Quartier 240 de la prison est de 10 à 12 personnes ».

Cette même source a rajouté: « Ces détenus Transgenres sont souvent placés dans la section des mises en quarantaine à l’écart des autres détenus,  même s’ils ne souffrent pas forcément de maladies contagieuses. Si l’on se réfère au normes internationales des droits humains en matière d’emprisonnement, la plupart des prisonniers d’Evin ont de bien meilleures conditions de détention que ces prisonniers Transgenres qui sont obligé de subir régulièrement ces mises en isolement abusives ».

Une Fatwa émise par l’Ayatollah Khomeiny avait pourtant reconnue l’identité des personnes Transgenres en Iran (Toutefois celle-ci n’est reconnue  que sous certaines conditions et avec beaucoup de limitations). Malgré ce statut de nombreux responsables politiques et des hauts membres du Ministère de la santé, continuent toujours d’identifier et de classer l’identité des Transgenres Iranien-nes, comme des personnes atteintes de: « Troubles psychologiques » et  « Dysfonctionnements sexuels ».

Mehdi Saberi, le président du conseil d’administration du Forum de « l’Iranian Patients Gender Identity Disorder » a souligné à plusieurs reprises « Pourquoi la police arrête – telle ces personnes dans la rue et continue -telle toujours à les faire maintenir en détention???  Alors que ces personnes  peuvent prouver leurs maladies par les canaux  légaux  et disposer de moyens médicaux pour se soigner « 

Il  convient de noter qu’en 2015, de grands médias officiels Iraniens avaient publié plusieurs séries d’articles concernant une proposition de projet de loi visant à protéger et a accorder un peu plus de droits aux personnes Transgenres en Iran. Et que dans le même temps le Centre de recherches du Majlis – le parlement Iranien –Ndr, et le Ministère des coopératives et de la protection sociale de l’Islamic Republic of Iran (I.R.I), avait publié deux rapports officiels estimant que la population Transgenre en Iran s’élevait à 150 000 personnes.  Mais ce projet de loi reste pour le moment en suspens.

M. Ahmad Shaheed, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions d’atteintes aux droits de l’homme en Iran, a souligné dans plusieurs de ses rapports annuels que la situation des Transsexuels en Iran  restait toujours préoccupante et qu’ils sont confrontés quotidiennement à des discriminations flagrantes dans les domaines de: l’accès à la santé, à l’emploi, ou encore aux droits familiaux.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/report-transgender-prisoners-evin-prison

Notes Soliranparis: Contrairement à l’Homosexualité (féminine  et masculine) qui est passible de la peine de mort ou de 100 coups de fouet à l’appréciation des « Juges » à la solde du régime, le Transsexualisme à été autorisé en Iran par des Fatwas successives émises par Khomeiny et confirmées ensuite par Khamenei et plusieurs autres hauts Clercs religieux, toutefois les personnes Transgenres doivent faire des demande officielles de changements de sexe par voies médicales auprès des autorités pour ne pas être considéré-es comme homosexuel-les tout en étant incitées a rester discrèt-es dans leurs choix de vie. En outre comme nous le montre ces rapports  récents publiés par des associations de défense des droits LBGT (Voir liens ci-dessous) les personnes Transgenres Iranien-nes continuent toujours de subir de violentes formes de discriminations, de pressions et de coercitions.

Voir aussi sur:
http://www.safraproject.org/Reports/SP_Country_Information_Report_Iran.pdf
https://76crimes.com/2014/07/31/iran-data-show-growing-coercion-of-lgbt-sex-changes/
http://6rang.org/english/wp-content/uploads/2014/06/Stop-Reperative-TherapiesMandatory-Sex-Reassignment-Surgeries.pdf
https://www.outrightinternational.org/content/lesbian-gay-bisexual-and-transgender-rights-iran
Et sur le site de l’association de l’Iranian Queer Organisation -IRQO:
http://www.irqo.org/english/
https://www.facebook.com/irqorganization

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Le Gardien chef de la prison de Zābol brise l’unique jambe valide d’un prisonnier et vétéran mutilé durant la guerre Iran Irak

Le  Gardien chef de la prison de Zābol  brise l’unique jambe valide d’un prisonnier et vétéran mutilé durant la guerre Iran Irak.

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26 et 29 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Une nouvelle illustration de plus du sadisme et de la violence aveugle des matons dans les prison du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et d’Hassan Rouhani:  La seule jambe valide d’un prisonnier nommé Hasan Najafi, a été brisée par les coups portés contre sa personne, par un gardien chef et membre de la sécurité intérieure de la prison de Zābol (Située dans la province du Sistan Baloutchistan – Sud-est de l’Iran)  qui lui a également endommagé l’os de la hanche, simplement parce qu’il n’avait pas participé à une séance de gymnastique obligatoire.

M. Hassan Najafi est un vétéran de la guerre Iran Irak qui avait perdu une jambe durant ce conflit, c’est aussi un survivant des atroces attaques chimiques lancées en 1988 par le cousin de Saddam Hussein le général  Ali Hassan al-Majid dit Ali le chimique, tristement célèbre pour avoir été également le responsable du gazage et du massacre de centaines de milliers de Kurdes Irakiens lors de l’opération Anfal.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif de l’agence HRANA, M. Hasan Najafi , un prisonnier âgé de 50 ans détenu pour des raisons financières , un survivant des attaques chimiques de la guerre Iran-Irak qui a également perdu une jambe lors de ce conflit, à été hospitalisé d’urgence après que son unique jambe aie été brisée par des coups violents portés contre lui par un gardien chef de la prison de la ville de Zābol.

Une source locale bien informée à déclaré à un journaliste du collectif HRANA:  » Au cours de la matinée du Lundi 18 Avril M. Hasan Najafi à été convoqué par les gardiens pour participer à une séance de gymnastique obligatoire, alors qu’il est unijambiste et qu’il ne pouvait pas de ce fait participer à cette formation »

Cette personne contactée par HRANA a rajouté: « Hasan se tenait à l’écart du groupe, jusqu’au moment ou Rezaei, le gardien chef de la  prison s’est aperçu qu’il ne participait pas à cette séance de gymnastique,  il lui a demandé pourquoi???  Hasan lui a répondu  qu’il n’avait qu’une jambe et qu’il était un vétéran de la guerre Iran-Irak.  Rezaei s’est alors jeté sur lui et l’a roué de coups avec une telle violence qu’il lui a brisé sa seule jambe encore valide et endommagé l’os de sa hanche. Hasan a ensuite été transféré dans un hôpital en dehors de la prison « .

Cette même source a conclu en disant: « M. Najafi a aussi perdu son père durant la guerre contre l’Irak. Il est originaire des provinces du nord du pays, il est seul et n’a pas de famille ni d’amis proches  vivant dans la ville de Zābol. Comment les autorités pénitentiaire ont pu laisser faire une telle injustice ??? »

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/chief-zabol-prison-broke-leg-war-veteran

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Déclaration depuis la prison d’Evin des syndicalistes enseignants Iraniens et prisonniers politiques Djafar Azimzadeh et Esmaïl Abdi qui débuterons tous deux une grève de la faim Illimitée à partir du 30 avril 2016

Déclaration depuis la prison d’Evin des syndicalistes enseignants Iraniens  et prisonniers politiques Djafar Azimzadeh et Esmaïl Abdi qui débuterons tous deux une grève de la faim Illimitée  à partir du 30 avril 2016.

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Djafar Azimzadeh et Esmaïl Abdi

26 Avril nouvelles qui nous sont parvenues via les sites de nos camarades Iran Echo -SSTI, International Alliance In Support of Workers in Iran- IASWI et du Secours Rouge.Et que nous relayons ici.

Pourquoi nous entamons une grève de la faim à partir du 30 avril 2016 ? Par Djafar Azimzadeh et Esmaïl Abdi militants syndicalistes enseignants Iraniens pour des simple faits de syndicalisme.

A propos des droits des enseignants et des travailleurs de notre pays. Aujourd’hui, personne n’ignore que des millions d’ouvriers, d’enseignants et d’autres travailleurs d’Iran subissent des conditions de vie pénibles et insupportables. Depuis des années, leurs droits les plus élémentaires et basiques sont bafoués. Ils subissent : des salaires largement en dessous du seuil de pauvreté,

parfois le non-paiement de leurs salaires (Durant plusieurs mois consécutifs),

la destruction complète de la sécurité d’emploi,

la mise en place de contrats précaires pour la majorité des travailleurs,

l’existence de différentes sortes de contrats pour les enseignants (courte durée, parfois à mi-temps et même payé à l’heure, des salaires équivalents à 75 de vos euros par mois pour les enseignants diplômés).

Ils contestent les contrats de travail sans couverture sociale, la mise en œuvre de la sous-traitance dans les grandes industries, l’augmentation du travail des enfants, la non-application des lois concernant les salaires des enseignants et retraités.

Les enseignants Iraniens agissent aussi contre l’augmentation du nombre d’écoles privées et l’anéantissement progressif de l’enseignement public et gratuit, le pillage systématique du fond de la sécurité sociale et des caisses de retraite.Ils contestent également : l’interdiction du syndicalisme ainsi que de créer des organisations professionnelles indépendantes d’ouvriers et d’enseignants,

le fait que toute contestation d’ordre professionnelle est considérée comme une atteinte à la sécurité de l’État,

la suppression des subventions sur des produits de premier nécessité comme le pain, l’eau, l’électricité, gaz, les produits laitiers etc.

Les exemples d’injustice vis-à-vis des travailleurs et des enseignants ne se limitent pas à cela ! Leurs conditions de vie sont tellement insupportables que la plupart entre eux, sont obligés de travailler 12 heures et même 18 heures par jour. Ces enseignants sont aussi obligés de trouver un deuxième ou troisième job après leur travail journalier pour gagner de quoi faire vivre leur famille.

Une grande majorité de ces salariés vivent non seulement en dessous du seuil de pauvreté, mais également en dessous du seuil de subsistance. Et le gouvernement n’a d’autre réponse aux revendications justes des travailleurs et des enseignants, que la répression et les modifications des règles qui les mettent encore plus en danger de précarité.

A la suite de la mise en place de ces politiques sous la présidence de Rouhani, le pouvoir judiciaire a interdit officiellement toute grève et contestation ouvrière et a aggravé la répression des unions professionnelles d’enseignants qui ne sont même pas autorisées à défendre leurs intérêts sur leurs lieux de travail. Depuis cette interdiction, des centaines d’ouvrièr-es et d’enseignant-es ont été arrêté-es et condamnés à de lourdes peines de prison dont nous deux qui somme emprisonnés à la suite de condamnations de longue durée.

Nous somme accusés d’avoir « Porté atteinte à la sécurité nationale », et  avons été condamnés à de longues années de prison. Et c’est pour cette raison que nous nous trouvons enfermés dans la prison d’Evin. Comme des milliers d’autres travailleurs et enseignants contestataires, nous n’avons fait que défendre notre dignité humaine. A travers nos activités syndicales, au sein du Centre professionnel des enseignants  et de  l’Union libre des travailleurs d’Iran et dans d’autres organismes indépendants de travailleurs qui  n’ont rien d’illégales puisqu’elles sont publiques et transparentes.

Nous œuvrons pour des revendications légales et humaines. Les accusations figurant dans nos dossiers judiciaires, se limitaient uniquement à :

la participation à des rassemblements revendicatifs professionnels devant le parlement ou le ministère du travail,

Au fait que nous avons organisé et diffusé des pétitions pour contester les salaires de misère,

A nous être regroupés pour œuvrer à la création d’organisations professionnelles libres d’ouvriers et d’enseignants,

A l’envoi de lettres de protestation aux responsables politique de notre pays,  et à d’autres activistes syndicalistes et professionnels dans le monde.

Selon les « Arguments » utilisés pour nos deux condamnations, on peut conclure que tout effort pour faire respecter les lois minimales existantes et tout démarche pour l’amélioration du niveau de vie des travailleurs et des enseignants, sont considérés comme une atteinte à la sécurité nationale du pays.

Donc, nos activités mettraient en péril les intérêts et la sécurité de ceux qui ont pillé depuis des années, au prix de la pauvreté et de la précarité des travailleurs et des enseignants. Et nos démarches défient la continuité de leurs actions illégales. Ils substituent leurs propres intérêts à l’intérêt national et à la sécurité nationale. Et pour garantir cela, ils arrêtent et emprisonnent des activistes ouvriers ou enseignants pour nous obliger à la soumission et nous réduire au silence devant leurs injustices.

Nous déclarons que nous célébrerons le Premier Mai  en solidarité avec les travailleurs du monde, et qu’à cette grande occasion, nous entamons une grève de la faim à partir du 30 avril 2016, pour protester contre la criminalisation des activités revendicatives professionnelles et l’interdiction des rassemblements et des grèves en Iran.

Nous contestons la mise en place de salaires en dessous du seuil de pauvreté, et l’interdiction de la célébration libre de la journée mondiale des travailleurs. Nous demandons une condamnation de ces pratiques par l’OIT.

Nous réclamons également la suppression de toutes les accusations infondées figurant dans nos dossiers ainsi que la libération des ouvriers et enseignants emprisonnés en Iran.

Notre grève de la faim est sans limitation de durée.

-Djafar Azim-zadeh  détenu politique  enfermé dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin.

-Esmaïl Abdi  détenu politique dans la Section  « Andeeshgah » numéro 8 de la Prison d’Evin.

Copie envoyée à la : Confédération syndicale internationale de l’Education – (CSI-ITUC),   traduit par SSTI  Solidarité Socialiste avec les Travailleurs Iranien – Iran Echo

Voir aussi sur : http://www.iran-echo.com/echo_pdf/azimzadeh_abdi_25042016.pdf
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=304:statement-by-jafar-azimzadeh-and-esmail-abdi-on-their-hunger-strike-starting-april-29-2016&catid=11&Itemid=129&lang=en
http://www.secoursrouge.org/Iran-Deux-syndicalistes-emprisonnes-vont-entrer-en-greve-de-la-faim

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Le prisonnier politique Iranien Amir Amirgholi dans une situation de Santé critique alors qu’il en est à plus de 12 journées de grève de la faim

Le prisonnier politique Iranien Amir Amirgholi dans une situation de Santé critique alors qu’il en est à plus de 12 journées de grève de la faim

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17 et 24 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: La condition physique d’Amir Amirgholi un prisonnier politique et militant étudiant d’extrême gauche actuellement enfermé dans la prison d’Evin (Ville de Téhéran) qui en est à plus de 12 jours de grève de la faim a été rapportée comme étant sérieusement préoccupante. Amir c’est lancé dans cette action afin de protester contre ses conditions de détention.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activiste du site du collectif de l’agence HRANA, le militant de gauche et prisonnier politique Amir Amirgholi qui a déjà passé huit années de détention dans  la prison d’Evin, a entamé une grève de la faim depuis le Samedi 9 Avril 2016,  pour protester contre ses conditions dans la prison d’Evin.

Un membre de la famille d’ Amir Amirgholi  a déclaré à un journaliste de du collectif HRANA: « Avec cette grève de la faim qui continue, la condition physique dAmir s’est sérieusement dégradée, malgré cela les autorités pénitentiaires n’ont toujours pas donné suite à ses demandes légitimes de transfert ».

Notre camarade le prisonnier politique Amir Amirgholi est un  ancien militant étudiant et un militant d’extrême gauche qui est enfermée arbitrairement  depuis  huit ans dans la tristement célèbre prison d’Evin à Téhéran, il a été condamné à une peine de 21 années d’emprisonnement par la Cour de la Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre « Juge » Salavati -*1, pour des accusations de: « Blasphème », « Insulte publique contre le Guide Suprême » […]  » Organisation d’une collusion en vue d’organiser des rassemblements illégaux en vue de porter atteinte à la sécurité nationale »  […] « Troubles à l’ordre public  commis en participant à des rassemblements illégaux » et « Propagande contre le régime ».

Il convient de noter que conformément à l’article 134 du Code pénal de la « République Islamique » et que malgré l’accumulation des charges d’accusations émises par le « Juge » Salavati ce prisonnier politique n’aurait du être condamné qu’à une peine qui ne pouvait excéder 7 années de prison. Et que depuis les débuts de sa détention Amir attend toujours la date de la révision de son procès auprès d’une Cour d’appel.

Abbas Amirgholi, le père de ce prisonnier politique, a déclaré dans une conversation qu’il a pu avoir avec des journalistes du Collectif HRANA: « Mon fils Amir est maintenu depuis huit ans dans un Quartier de la prison d’Evin, où la plupart des détenus sont des étrangers. Il a demandé à être transféré hors de ce quartier sur la base du principe de la séparation des infractions et à être placé dans le Quartier des prisonniers politiques comme il en a le droit, alors qu’il souffre de graves problèmes de santé ils le maintiennent dans un bâtiment ou de nombreux prisonniers souffrent de maladies contagieuses comme le VIH et l’Hépatite. Malgré sa grève de la faim et ses demandes répétées de transfert faites auprès de l’administration Pénitentiaire d’Evin, celles ci n’ont prises aucune mesure ».

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/amir-amirgholis-critical-health-condition-12th-day-hunger-strike

Mise à Jour – 23 et 24 Avril 2016: M. Abbas Amirgholi le père d’Amir Amirgholi vient d’annoncer que l’état de santé de son fils au 14 éme jour de sa grève de la faim est de plus en plus préoccupant.

https://hra-news.org/en/amir-amirgholis-father-son-critical-condition-prison

-*1 Le « Juge » Abu’l-Qasim Salavati est unanimement détesté par une large part de la population Iranienne pour sa vulgarité et la brutalité sans bornes de ses verdicts- relire nos articles a son sujet sur:

https://soliranparis.wordpress.com/?s=juge+salavati

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Ruffin et Lordon une nuit à Dormir debout article à lire d’urgence

Ruffin et Lordon une nuit à Dormir debout article à lire d’urgence.

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Nous invitons tous-tes nos lectrices et lecteurs à lire d’urgence un long texte collectif publié a propos de Nuit Debout  et ses multiples connections avec les réseaux de une  certaine « gauche citoyenniste »  , pourquoi allez vous nous dire ????  Et quel rapport avec l’Iran et les populations opprimées du Proche et Moyen Orient, et bien certainement pour nous beaucoup plus qu’on ne le pense quand on connait les penchants de sympathie pour certains régimes totalitaires d’un des organisateurs de cet évènement.

Vous n’êtes pas sans vous vous rappeler que nous nous avons parmi été parmi les rares premiers à dénoncer cette partie dévoyée d’une « Gauche Alter »  Occidentale  bien engoncée dans ces certitudes d’un autre âge, ainsi que ses atermoiements et autres errements idéologiques réactionnaires, confusionnistes, néo chauvins totalement contre révolutionnaires mais qui étaient pourtant et finalement si prévisibles.

Parce que nous n’avons pas oublié que depuis Seattle en 1999 des représentants de cette « gauche Alter » réac dite « citoyenniste » en état de totale décomposition politique avancée que nous avions ironiquement surnommée l’Extrême glauque,et que des camarades et opposant-es Syrien-nes et Iranien-nes surnomment, la « Gauche » Pavlovienne, n’ont jamais eu de cesse tout comme l’extrême droite  de relayer ouvertement la propagande de régimes totalitaires tels que ceux de l’Iran et la Syrie, pourtant notoirement connus pour être anti ouvriers, fascistes et théocratiques, et même pour  certains des plus atteints d’entre eux comme Jacques Sapir,  jusqu’ à soutenir béatement celui de l’autocrate fascisant Poutine  et son projet « Eurasiste » néo tsariste en Russie. Voila bien une conception pour le moins malsaine de « l’Anti impérialisme », de la lutte des classes et de la solidarité internationale avec les peuples opprimés.

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lossurdo-propagandekhameniste2propagandekhameniste1Images et captures d’écrans ci-dessus: Quand en Juin 2009  de « brillants intellectuels Altermondialistes » soi-disant « Marxistes » également grand fans de l’opération  Nuit Debout  tels que Domenico Losurdo ou encore les bons potes rouges bruns de Melenchon messieurs, Viktor Dedaj et Maxime Vivas les web-masters du site chauvino-réac de « Gauche » Le Grand Soir, apportaient leurs soutiens indéfectibles au dictateur théocratique et fasciste Ahmadinejad, alors que celui-ci faisait tirer sur la jeunesse Iranienne à Téhéran qui s’était courageusement soulevée contre ses bourrages d’urnes et ses traficotages électoraux . Une bien infecte rhétorique en tout point semblable à celle véhiculée à la  même époque par des fascistes et et complotistes  obsessionnels tels que:  Thierry Meyssan, Michel Collon Jean Bricmont ,  Soral et Dieudonné.

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Capture d’écran ci-dessus:  Élections Iraniennes de Juin 2009, pendant que la « gauche Altermondialiste » nous sortait ses grandes  « analyses anti impérialistes » assaisonnées d’une bonne grosse dose de complotisme façon Thierry Meyssan , via l’un de ses torchons le Front national et l’extrême droite, se félicitaient eux aussi de la « réélection triomphale » d’Ahmadinejad en agitant tout comme nos  citoyennistes natios-staliniens  les mêmes argumentaires dégueulasses et les mêmes théories fumeuses d’un « Grand complot du nouvel ordre mondial » organisé contre l’un de leurs dictateurs adorés.

Comme si l’impérialisme Occidental et celui de ses alliés réactionnaires locaux (Turquie, Israël, Arabie Saoudite, Pétromonarchies du Golfe) était le seul a s’appliquer sur terre, c’est vite oublier que les menées impérialistes des Russes, de l’Iran ou encore de la Chine au Proche et Moyen Orient, en Irak, en Syrie et dans les quatre parties occupées du Kurdistan, sont tout autant condamnables et sanglantes pour les peuples qui les subissent.  Et de nous demander à juste titre que peuvent bien encore vouloir dire en 2016 ces obsessions morbides de cette « Gauche Alter » a toujours vouloir nous imposer des hiérarchies dans les dominants et les oppresseurs.

Quand on combat l’impérialisme messieurs les esprits binaires néo chauvins de la « gauche Alter citoyenniste »  on le combat quelque soit ses formes et ses idéologies. Ça s’appelle juste de la Lutte des classes et celle ci est on vous le rappelle Internationale ???  Çà s’appelle et on vous le rappelle encore, de la solidarité Internationale !!!

Et pour le reste, il faudrait prendre fait et cause et supporter béatement cette mascarade « citoyenniste » qu’est Nuit Debout avec des représentants d’une  « gauche Alter » qui soutient  depuis des années certains des pires régimes totalitaires de la planète, sans avoir le droit à la moindre critique sous peine d’être excommunié et accusé d’hérésie politique, il faudrait être obligés d’aller faire les guignols sur une place de la République où on en est a « débattre » s’il faut accepter de laisser la parole à des bas du front comme le pathétique Clown fasciste 2.0  Sylvain Baron ,dans nos mouvements de luttes*1 au nom de « la défense du pluralisme et – sic de la liberté d’expression »*1. Alors que ce genre de tristes personnages n’aspirent qu’a une chose, celle de nous  faire taire à grands coups de matraques.  Non merci on avait déjà donné à l’époque de l’indigent et indigeste « Mouvement des Indignés » Parisiens. Pour ces quelques raisons et beaucoup d’autres énumérées dans l’article Ruffin & Lordon une nuit à Dormir debout. Inutile de dire que tout comme nous n’avons pas été Charlie  nous ne participerons pas non plus un seul instant à cette arnaque de Nuit Debout.

-Nuit Debout  Ruffin & Lordon une nuit à Dormir debout.

Nuit Debout nous donne l’occasion de publier, en partenariat avec plusieurs autres groupes et sites antifascistes, un dossier qui se veut aussi exhaustif que possible sur la galaxie citoyenniste, ses réseaux et ses errements idéologiques. Vous trouverez ci-dessous son sommaire avec des liens cliquables afin de naviguer à l’intérieur aussi aisément que possible. Fruit d’un travail intense qui nous a occupés depuis un mois, nous tenons à remercier tous les camarades qui nous ont aidés à réunir la documentation nécessaire. Bonne lecture !

Au sommaire de ce dossier lire sur le site de nos camarades des Enragés:

http://www.lesenrages.antifa-net.fr/ruffin-et-lordon-une-nuit-a-dormir-debout/

A lire également ce texte sur l’arnaque François Ruffin un article d’un camarade que nous ne connaissons pas personnellement mais qui nous a fait beaucoup rire  quand il le surnomme ironiquement Ruffin des bois  » Non merci Ruffin »

https://nantes.indymedia.org/articles/34266

Celle-là ci dessous (envoyée par un lecteur que nous remercions grandement au passage) on ne pouvait pas la louper non plus quand le « Dissident » en carton Alain Soral  et son groupuscule néo nazi  Égalité & Réconciliation invitait son « lectorat » fascisant a aller assister a un « Débat » organisé par le journal de « Gauche »  Fakir, Ah avec ça c’est sur que le gourou et ami des négationnistes sa « sainteté » l’Oxymoron humain  Jean « 20 Conneries à la minute » Bricmont, et sa bande de crétins de potes vont encore nous accuser de faire du: « Coupables par association » inutile de vous dire qu’on s’en contrefout et que pour ce qui est du Cas de Pathologie politique de Bricmont on assume nos dires et plutôt trois fois qu’une.

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Pas mal celle-ci aussi: Quand Etienne Chouard le « le citoyen constituant » encensait et partageait sur sa page Face Book l’article « anti-antifa » de François Ruffin des bois, l’air du soupçon. Article bien évidemment « liké » et partagé des milliers de fois sur toutes les pires pages des réseaux sociaux de la fachosphère  francophone. On passera sur les commentaire « anti- antifas » publiés sur la page de Chouard à la suite de ce partage. Ça vaut son pesant de dégueulis.

-*1 Le gugusse Sylvain Baron qui s’est fait quand même virer quatre fois de la place de la République.

-*2 Elle a bon dos encore  » La défense  de liberté d’expression et du pluralisme » note ironique.

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Deux prisonniers politiques Kurdes Iraniens battus et poignardés dans la prison de la ville d’Urmiyeh

Deux prisonniers politiques Kurdes Iraniens battus et poignardés dans la prison de la ville d’Urmiyeh.

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19 et 22 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Une fois de plus,  le non-respect du principe du droit des prisonniers politiques Iraniens à ne pas être détenus dans des Quartiers dit ordinaires, s’est soldé par des violences à leur encontre. Mustafa Sabzi et Ali Yeganeh deux prisonniers politiques Kurdes Iraniens ont été violemment  battus et poignardés dans l’enceinte de la prison de la ville d’Urmiyeh (Nord –Ouest de l’Iran), par des membres d’un Gang de prison connus pour être particulièrement violents.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du collectif HRANA, les deux prisonniers politiques Kurdes Iraniens,  Mustafa Sabzi et Ali Yeganeh qui sont actuellement détenus dans le Quartier numéro 13 de la prison de la ville d’Urmiyeh, un bâtiment connu pour abriter un Gang de prison particulièrement violent qui y fait régner la terreur et commet régulièrement des violences contre d’autres prisonniers qui y sont enfermés,  ont été battus et poignardés par des membre de ce même Gang au cours de la journée du Lundi 11 Avril 2016

Certains prisonniers de cette prison ont déclaré et soutenu que des membres d’un Gang de prison connu pour sa violence, avaient battus et poignardé ces deux prisonniers politiques,  à l’instigation même de certains membres des Autorités pénitentiaires d’Urmiyeh  qui ferment volontairement les yeux sur ce genre de violences – quand elles ne les encouragent pas indirectement ou tacitement – Ndr.

Mustafa Sabzi avait été arrêté en Juin 2014, il fut ensuite jugé et condamné à une lourde peine de 15 années de prison  par un « Tribunal Révolutionnaire », à la suite d’une parodie de procès durant laquelle il n’eut même pas la possibilité d’avoir recours à un avocat, pour des accusations : « d’Actions commises dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale » et de « Contacts réguliers avec des Partis d’opposition Kurdes illégaux ».

Ali Yeganeh avait également été arrêté en Septembre 2014, pour des accusations similaires à celles portées contre son codétenu Mustafa Sabzi, il est actuellement enfermé depuis plusieurs mois dans le Quartier numéro 13 de la prison de la ville d’Urmiyeh, où il attend toujours d’être informé de la date officielle de son prochain procès

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/2-political-prisoners-beaten-stabbed-prison-urmia
Relire en anglais ce Rapport sur les prisonniers politiques Kurdes Iranien détenus dans la prison de la ville d’Urmiyeh: http://fr.calameo.com/books/000245420889c8e114f71
urmiyeh-prisonreportEt sur: http://kurdishrights.org/category/iran/

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Sep prisonniers dont deux femmes condamnés à mort pour des affaires de drogues ont été pendus dans le Centre Est de l’Iran.

Sep prisonniers dont deux femmes condamnés à mort pour des affaires de drogues ont été pendus dans le Centre Est de l’Iran.

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17 et 20  Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights, citant un rapport publié sur le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Sept prisonniers, dont deux femmes qui avaient été condamné-es à mort pour des affaire de trafic de drogue, ont été pendu-es  à huis clos le Jeudi 14 Avril 2016, dans l’enceinte de la  prison centrale de la ville de Birjand.

Cinq hommes et deux femmes ont été pendu-es dans la prison centrale de la  Birjand (Située dans la province du Sud Khorasan) pour des infractions présumées: d’usage, possession et trafic de drogue. Selon un rapport publié sur le site de l’agence Iranienne de défense des droits humains HRANA, ces exécutions ont eu lieu au cours des premières heures la matinée du jeudi 14 Avril 2016. Seuls deux noms de ce groupe de prisonniers exécutés, ont pu être identifiés pour le moment, il s’agit de: Mohammad Niazi et Moheb Rahmati.

Toutes les sources gouvernementales officielles du régime, les principaux médias d’Etat, ainsi que les sites internet du pouvoir Judiciaire Iranien, ont encore gardé le silence le plus total, sur cette nouvelle vague  d’exécutions de masse.

Pourtant peu de temps avant les deux tours des dernières élections parlementaires Iranienne qui ont eu lieu le 26 Février 2016, des source officielles Iraniennes avaient indiqué qu’un groupe de 70 membres du Majlis – le parlement Iranien –Ndr. Avaient signé une proposition de loi visant a mettre fin à la peine de mort pour les « Délits » et  infractions relatives à des affaire de drogues.

Cependant ce qu’il adviendra dans un avenir proche de ce projet de loi présenté devant le Majlis reste pour le moment très flou. Il convient également de noter que ce projet  stipule que les personnes condamnées dans des affaires de drogue (Si toutefois leurs affaires ne sont pas liées en mêmes temps à des condamnations dans des affaires de violences) seraient condamnées à des peine d’emprisonnement à perpétuité.

Voir aussi sur:  http://iranhr.net/en/articles/2490/

Voir aussi par ailleurs cet article paru sur le site Freedom Messenger qui rapporte qu’il y a eu 24 prisonniers exécutés en Iran au cours des deux dernières semaines:

https://freedomessenger.com/en/executions-in-iran/981-iran-24-prisoners-executed-during-past-week-including-3-women

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Les stewards gays d’Air France ne veulent pas voler vers la peine de mort en Iran

20 et 21 Avril 2016 initiative qui nous a été envoyé par mail par des lectrices et des lecteurs et que nous relayons ici.

pétition-iran2

Monsieur le Secrétaire d’État, Monsieur Gagey, l’entreprise Air France a décidé de retourner à Téhéran. Avant de prendre cette décision, il n’a pas été demandé aux hôtesses de l’air ce qu’elles pensaient du droit de la femme dans ce pays, ni ce qu’elles ressentaient à l’idée de devoir porter foulards et pantalons larges une fois arrivées à destination. Heureusement, les syndicats sont intervenus, la cause féministe étant souvent bien vue, les médias se sont emparés du débat et les hôtesses ont obtenu (ce qui aurait semblé logique dès le départ) le droit de refuser cette destination.

C’est ce droit là que nous demandons aujourd’hui concernant les stewards gays. En effet, l’homosexualité reste illégale dans ce pays. La peine peut aller de 74 coups de fouet pour un mineur, jusqu’à la peine de mort pour un adulte (la méthode d’exécution restant à l’appréciation du juge). Certes, la sexualité n’est pas écrite sur les passeports et ne change pas la façon des membres d’équipage de travailler. Par contre, pour des raisons autant morales qu’humaines, il est inconcevable de forcer quelqu’un à se rendre dans un pays où ses semblables sont condamnés pour qui ils sont. Il est également inconcevable éthiquement de demander à des gens qui se sont battus dans leur pays, dans leur environnement voire même dans leur famille pour être reconnus pour qui ils sont de mettre un foulard dessus hors de leur frontière, et ce pour leur profession.

Si la décision économique d’ouvrir les vols sur Téhéran peut se comprendre, l’enjeu moral est différent. Les Droits de l’Homme dans ce pays sont quasi inexistants. Hors « le groupe Air France / KLM s’est doté pour l’ensemble des deux compagnies et de leurs filiales d’une Charte Sociale et Éthique, symbole des valeurs et des droits qui fondent notre identité. (…) Cette charte est un ambitieux programme d’actions à l’échelle du groupe AF/KLM qui touche (…) aux exigences éthiques. Elle souligne la vision d’un monde ouvert et solidaire, celui dans lequel l’économie responsable se conjugue au progrès social et environnemental.» (A. de Juniac)

Il est à nouveau l’heure de montrer qu’Air France croit en l’éthique, et non seulement pour son image publique. Merci d’accorder aux membres d’équipage gays le droit de refuser de se rendre dans un pays où ils pourraient être tués pour qui ils sont.

Adressée à PDG D’AIR FRANCE Monsieur Gagey et 2 autres personnes
https://www.change.org/p/airfrancefr-les-setwards-d-air-france-ne-veulent-pas-voler-vers-la-peine-de-mort-en-iran#delivered-to

pétition-iran

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Toujours autant d’Incertitudes quant au sort réservé au prisonnier politique et condamné à mort Kurde Iranien Saman Naseem

Toujours autant d’Incertitudes quant au sort réservé  au prisonnier politique et condamné à mort Kurde Iranien Saman Naseem.

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13 et 17 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: De nombreux observateurs ont signalé que personne pour le moment n’avait pu avoir de nouvelles précises sur les changements des statuts juridiques de Saman Naseem,un jeune mineur et prisonnier politique Kurde Iranien dont la condamnation à mort avait été suspendue, suite à plusieurs campagnes de protestations émanant d’ONG internationales de défense des droits de l’homme. On a par contre appris que Saman avait subi trois examens médicaux et psychologiques.

Une source bien informée a déclaré aux militant-es et activistes du site de l’Agence Iranienne de défense des droits humains HRANA, « Le dossier judiciaires de Saman Naseem n’a pas changé pour le moment. Malgré le fait que les autorités pénitentiaires aient ordonnées que Saman subisse trois examens médicaux portant sur son état psychologique, en l’état actuel des choses aucune remise en cause de sa condamnation à mort n’a été émise à ce jour ».

Saman Naseem est né le 16 Décembre 1993, il a été condamné à mort (Alors qu’il n’était âgé que de 17 ans au moment de son arrestation), après avoir été accusé d’être un « Moharebeh » – c’est a dire d’être un « Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne -Ndr et de « Propagation de la corruption sur la terre » en raison son appartenance présumée à un groupe de résistance armé Kurde Iranien.

La raison principale de la brutalité de ce verdict a été basée sur son appartenance au Parti Pour Un Vie Libre Au Kurdistan ou PJAK et son engagement présumé dans des activités armées contre les « Gardiens de la Révolution » de l’IRGC. Sa condamnation à mort a été confirmée par la Cour suprême Iranienne en Décembre 2013.

Saman Naseem n’a jamais eu le droit d’avoir accès à son avocat durant toute l’enquête préliminaire ayant précédée son arrestation. Il a déclaré a plusieurs reprises avoir subi de multiples tortures physiques et psychologiques telles que:  des arrachage d’ongles, des suspensions de son corps avec la tête vers le bas durant des heures, les sbires du régime ont aussi tenté plusieurs fois de suite de le contraindre a faire des « Aveux » et des « Confessions » filmées qui devaient être diffusées à des heures de grande écoute par l’IRIB et PRESS-TV -*1 qui sont les deux principales chaine de télévision et de propagande du régime théocratique et fasciste des Mollahs.

Saman Nasseem faisait parti d’un groupe de cinq prisonniers politiques Kurdes condamnés a mort nommés: Sirvan Nazhavy, Ali Afshari et  Habib Afshari, Younes Aghayan qui en Février 2015 dernier, avaient été transféré hors du Quartier numéro 12 de la prison centrale d’Urmiyeh vers des lieux de détention inconnus  afin d’être exécutés. Leurs familles étaient restées sans nouvelles de leurs fils pendant plus de quatre mois. Par la suite on a appris que deux de ces cinq prisonniers ont été transférés dans les couloirs de la mort de la prison de la ville de Zanjān (Une ville située dans la province du même nom  au Nord-Ouest du pays).

 Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/saman-naseem-still-undecided-situation
-*1 Voir sur le site du Kurdistan Human Rights Network – Saman Naseem – Urmiyeh Central Prison:
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=653

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Exécution dans le Nord Est de l’Iran d’Ameneh Rezaian une femme âgée de 43 ans qui avait été accusée de trafic de drogue

Exécution dans le Nord Est de l’Iran d’Ameneh Rezaian une femme âgée de 43 ans qui avait été accusée de trafic de drogue.

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14 et 15 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Iran Human Rights et celui du Réseau du Kurdistan Human Rights Network- KHRN: Une femme qui avait condamnée à mort, après avoir été accusée d’usage et trafic de drogue a été pendue ce Jeudi matin aux premières heures de la matinée, dans la prison de la ville de Kāshmar (Située dans la province de Khorasan Razavi, Nord-Est de l’Iran).

Un rapport publié par le Réseau du Kurdistan Human Rights Network- KHRN a pu identifier le nom de cette prisonnière qui s’appelait Ameneh Rezaian, une femme âgée de 43 ans qui avait été arrêtée et condamnée à mort deux ans avant par les autorités iraniennes, pour des accusations de possession, usage et trafic de stupéfiants.

Le rapport du KHRN a également fait mention d’une autre femme détenue dans les couloirs de la mort de cette même prison de la ville de Kāshmar qui a pu être identifiée sous le nom de Khavar B, elle aussi condamné à mort pour des accusations d’usage et trafic de drogue.

Nous sommes donc la encore dans le cas d’une autre exécution clandestine et occultée à dessein par les bourreaux du régime totalitaire des Mollahs. Puisque la encore comme pour la vague des exécutions de masse survenues la semaine dernière dans la sinistre prison de prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj)-*1, les sources officielles du régime, les médias d’État ainsi que les sites internet du pouvoir Judiciaire Iraniens, ont gardé le silence le plus complet sur l’exécution d’Ameneh Rezaian.

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Voir aussi sur Women Prisoner hanged in northeastern Iran On Drug Charges:
http://iranhr.net/en/articles/2485/
Voir aussi sur la page twitter du Kurdistan Human Rights Network- KHRN
https://twitter.com/KurdistanHRN
-*1 relire sur : https://soliranparis.wordpress.com/2016/04/15/ville-de-karaj-entre-six-et-neuf-prisonniers-executes-dans-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-shahr/

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Ville de Karaj entre six et neuf prisonniers exécutés dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Ville de Karaj entre six et neuf prisonniers exécutés dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

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13 et 15 avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights: Au cours des premières heures de la matinée du Mercredi 13 Avril 2016, entre six et neuf personnes qui avaient été condamnées à mort pour des accusations de meurtres présumées, auraient été pendues dans l’enceinte de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran)

Les noms identifiés de six de ces prisonniers exécutés et qui ont pu être confirmés aux activistes d’Iran Human Rights par une source locale proche d’un de ces condamnés à mort qui ont été exécutés ce jour-là sont les suivants : Mostafa Ejlali, Ebad Mohammadi, Javad Sadeghi, Mehdi Haghshenas, et Mohammad Javad Mozaffari.

Les autorités iraniennes avaient fait transférer ces six prisonniers *1  et au moins quatre autres de leurs codétenus dans le Quartier des cellules d’isolement de cette prison, lors de la journée du Lundi 11 Avril 2016, dans le but de préparer leurs exécutions. L’un de ces quatre prisonniers qui a pu être identifié sous le nom de Mehdi Khajeh, a quant à lui été sorti du Quartier d’Isolement et ramené dans sa cellule, après qu’il ait pu bénéficier d’un sursis, suite à une demande de pardon qu’il avait faite précédemment auprès des plaignants.

D’autres sources locales ont rappelé que déjà l’année dernière on a annoncé deux fois de suite à  Mehdi Khajeh qu’il allait être pendu. Ces deux dates d’exécutions programmées de longue date avaient été reportées pour les mêmes raisons invoquées plus haut, et Mehdi avait été ramené dans le Quartier dit des « Cellules ordinaires »

Les sources officielles iraniennes,  les sites des médias d’Etat et ceux du pouvoir Judiciaire, ont gardé le silence complet sur cette nouvelle vague d’exécutions de masse.

De ce fait et à l’instar de nombre de nos camarades opposant-es Iranien-nes, nous considérons donc que cette nouvelle vague d’exécutions sommaires survenues ce Mercredi 13 Avril 2016 dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr , ne sont pas autre chose que des exécutions clandestines,  cachées et occultées à dessein par les bourreaux et criminels contre l’humanité à la solde du régime théocratique et fasciste d’Hassan Rouhani et Ali Khamenei.

Voir sur At least six prisoners hanged at Rajaee Sharh prison :
http://iranhr.net/en/articles/2483/
-*1 voir sur 10 Rajaee Sharh prisoners in imminent danger of execution:
http://iranhr.net/en/articles/2482/

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Exécution à Rasht du jeune prisonnier Rashid Kouhi malgré les dénonciations de cette procédure irrégulière par Amnesty International et plusieurs autres organisations Iraniennes et Internationales de défense des droits humains

Exécution à Rasht du jeune prisonnier Rashid Kouhi malgré les dénonciations de cette procédure irrégulière par Amnesty International et plusieurs autres organisations Iraniennes et Internationales de défense des droits humains.

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12 et 15 Avril 2016 En dépit des avertissements d’Amnesty International et de plusieurs organisations de défense des droit de l’homme Iraniennes et Internationales ,le jeune prisonnier Rashid Kouhi a été exécuté dans la prison Lakan située dans la ville de Rasht, pour des infractions relatives à une affaire de drogue. Il convient de noter que ce prisonnier et sa famille n’ont jamais eu le droit de pouvoir faire appel de cette peine.

Quand l’Iran de Rouhani s’assoit sur les propres « Réformes » de son code pénal :

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site de l’agence Iranienne de défense des droits humains HRANA, le jeune prisonnier Rashid Kouhi, a été exécuté dans la prison de Lakan (Ville de Rasht-  Province de Gilan au Nord-Ouest de l’Iran) aux premières heures de la matinée du Samedi 9 Avril 2016. Il avait été arrêté puis condamné à mort pour le transport dans son sac de 800 grammes de divers produits stupéfiant.

Malgré toutes les requêtes de la famille pour tenter de faire arrêter la procédure d’exécution. Les autorités Judiciaires de la province de Gīlān, n’ont laissé aucune chance à la famille de Rashid et à son avocat de pouvoir faire appel en rejetant systématiquement  jusqu’à la dernière minute toutes leurs demandes.

L’avocat de la défense et la famille  de Rashid n’ont jamais pu bénéficier de conseils juridique appropriés, et cela jusqu’aux deux derniers jours avant son exécution. Pire encore les autorités Judiciaires de la province de Gīlān n’ont jamais prévenues officiellement la famille et l’avocat de Rashid Kouhi que selon de nouveaux changements législatifs introduits en 2015 dans le nouveau Code de procédure pénale de la « République Islamique d’Iran », ils auraient pu en principe demander et faire bénéficier à Rashid une nouvelle audition auprès d’une Cour d’appel.

Il est intéressant de noter que selon ce nouveau Code de procédure pénale Islamique (qui est entré en vigueur en 2015) les autorités Judiciaires Iraniennes ont supprimé l’Article  numéro 32 de la loi relative à la lutte contre les crimes liés à des affaires de de trafic et d’usage de drogue. Et que du fait de la suppression de cet article, tous  les prisonniers Iraniens condamnés à mort pour ces infractions ont en  principe maintenant le droit de faire appel de ces peines.

Selon cet Article 32 qui a été abrogé en 2015, les prisonniers  qui avaient été condamnés à mort dans des affaires de trafic ou d’usage de drogue, étaient privés de leurs droits fondamentaux de pouvoir faire appel. Et l’application de leurs exécutions n’était en aucun cas contestable auprès des « Tribunaux Révolutionnaires » et des « Juges » et procureurs qui  avaient requis la peine de mort contre les prisonniers accusés de ces délits.

Il convient de rappeler que malgré l’abrogation de cet Article 32 du nouveau Code pénal de la « République Islamique », les « Juges » qui ont donné l’ordre de faire pendre Rashid Kouhi se sont bien basé sur ce même Article 32 pourtant abrogé, pour  rejeter systématiquement toutes ses demandes de révision de la sentence auprès d’une Cour d’appel,  alors que Rashid et sa famille étaient légitimement en droit d’en faire la demande et que celle-ci aurait dû être acceptée sans conditions.

Amnesty International dans un communiqué récent avait demandé de faire arrêter d’urgence l’exécution de Rashid Kouhi, et vivement critiqué et condamné les irrégularités de la procédure ayant conduit à son exécution.

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/prisoner-hanged-rasht-despite-warnings-amnesty-international

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La militante féministe et caricaturiste Iranienne emprisonnée Atena Farghadani est toujours dans l’incertitude quand aux décisions d’une Cour d’appel devant réexaminer son cas

La militante féministe et caricaturiste Iranienne emprisonnée Atena Farghadani est toujours dans l’incertitude quand aux décisions d’une Cour d’appel devant réexaminer son cas.

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Atena Farghadani

9 et 11 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: La prisonnière politique Atena Farghadani, une militante féministe, artiste et activiste défenseure des droits civiques Iranienne, actuellement détenue dans le Quartier des femmes de la prison d’Evin qui doit faire face à une nouvelle plainte, est toujours dans l’incertitude la plus totale quant à la décision d’une Cour d’appel qui devait en principe réexaminer son affaire et son dossier Judiciaire.

Selon les derniers rapports en date sur cette affaire qui sont parvenus aux militant-es et activistes du site de l’Agence Iranienne de défense des droits humains HRANA. La prisonnière politique Atena Farghadani, avait fait face a de nouvelles accusations  présumées de « Relations illicites et « d’Adultère », simplement parce qu’elle avait serré la main de son avocat M.Mohammad Moqimi, lors d’une visite qu’il avait faite à sa cliente à la prison d’Evin le Samedi 7 Juin 2015.

Peu de temps après l’avocat d’Atena Farghadani avait été arrêté pour les mêmes accusations « d’Adultère et relations illicites ». Il fut ensuite transféré vers la prison de Gohardasht Rajaee  Shahr  (Ville de Karaj-Province de Téhéran) où il passa quelques jours en détention provisoire avant d’être finalement libéré.

Il convient de rappeler que l’arrestation de M.Mohammad Moqimi,  l’avocat d’Atena Farghadani  lui a fait manquer de temps, pour quelle puisse faire appel en temps et en heure. Le réexamen de son affaire a eu lieu finalement le 3 Octobre 2015 dans la salle de la Branche numéro 1161 de la  Cour pénale générale Téhéran. Depuis lors Atena  n’a toujours pas été informée des décisions de cette même Cour.

Ces nouvelles allégations mensongères et complément délirantes « d’Adultère et de relations Illicites », avaient incité Atena Farghadani à se lancer dans une action de grève de la faim qui avait durée  trois jours, pour protester contre ces accusations émanant de plaintes déposées par des gardiennes, ainsi que contre les insultes et menaces verbales quotidiennes qu’Atena subissait de leur part. Sa mère avait également fait à la même période une déclaration publique, dénonçant comme Illégales et illégitime les persécutions que faisaient subir à sa fille, ce groupe de gardiennes particulièrement virulentes du Quartier des femmes de la prison d’Evin.

Atena Farghadani qui est maintenant détenue depuis le 10 Janvier 2014, a été condamnée à une peine de 12 ans et 9 mois d’emprisonnement,  par une Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidé par le sinistre « Juge » Salavati *1 qui l’a accusée: « d’Insulte faite au Majlis (le Parlement Iranien) par le biais d’une caricature »[…] « Assemblage et montage d’une collusion en vue d’agir contre la sécurité nationale » et « Insultes publiques proférées contre le Guide suprême de la République islamique ».

L’année dernière, deux mois après avoir été détenue pour interrogatoires dans un centre de détention secret des « Gardiens de la Révolution » du corps d’armée de l’IRGC , la prisonnière politique Atena Farghadani avait déclarée que les principales questions qu’elle avaient eu a subir de la part de ses interrogateurs, avaient portées essentiellement sur ses desseins et sur une caricature critique qu’elle avait publiée sur sa page Face Book,  représentant des membres du parlement Iranien qui avaient faits des propositions de lois restreignant à nouveau les droits des Iraniennes à avoir accès à certaines formes de contraceptions . Elle est actuellement détenue dans le Quartier des femmes de la prison d’Evin, où elle se trouve toujours dans l’incertitude la plus totale quand a une éventuelle nouvelle décision de la Cour d’appel.

Le Secrétaire général de l’ONU a signalé et critiqué dans son dernier rapport annuel, le fait que les autorités Judiciaires Iraniennes, aient récemment obligé par la contrainte  Atena Farghadani, a effectuer un test de virginité, et que ces mêmes autorité aient tenté de « Justifier » ces pressions en déclarant que c’était cause des nouvelles accusations « d’Adultère » dont  fait l’objet cette prisonnière politique.*2

Voir sur: https://hra-news.org/en/atena-farghadani-imprisoned-undecided-situation
-*1 Le « Juge » Abu’l-Qasim Salavati est unanimement détesté par une large part de la population Iranienne pour sa vulgarité et la brutalité sans bornes de ses verdicts- relire nos articles a son sujet sur:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=juge+salavati
-*2 Relire sur:  https://soliranparis.wordpress.com/2016/03/18/les-autorites-iraniennes-ont-approuve-deux-tests-de-virginite-et-de-grossesse-imposes-aux-prisonnieres-politiques-atena-faraghdani-et-fatemeh-ekhtesari/

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Neuvième année dans les couloirs de la mort pour le prisonnier politique Kurde Iranien Habibollah Latifi

Neuvième année dans les couloirs de la mort pour le prisonnier politique Kurde Iranien Habibollah Latifi.

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7 et 9 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:: La condamnation à  un peine d’exécution émise contre prisonnier politique Kurde Iranien Habibollah Latifi reste encore incertaine malgré les promesses de « Grace » des autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes. Il est toujours détenu dans les couloirs de la mort de la prison centrale de Sanandaj, où il vient déjà de passer neuf années  en détention sans avoir eu la possibilité de bénéficier de mises en liberté provisoire, selon les procédures dites de « congés médicaux », ni de visites régulières de sa famille.

Selon un  rapport parvenu aux  militant-es et activistes du site de l’Agence Iranienne de défense des droits humains HRANA, le prisonnier politique Kurde Iranien Habibollah Latifi, un ancien étudiant en génie industriel dont la peine d’exécution avait été suspendue en Septembre 2015 dernier. Est toujours dans les couloirs de la mort de  la prison centrale de Sanandaj, ou il vient déjà de passer neuf années derrière les barreaux sous régime de surveillance sévère.

Aucune notification judiciaire officielle ne lui a été délivrée pour lui suggérer un changement de sa peine. HRANA avait déjà fait remarquer l’an dernier dans un autre rapport, citant une déclaration de l’avocat d’ Habibollah, M. Mohammad Saleh Nikbakht qui stipulait qu’après qu’ Habibollah et lui aient faits: « Des demandes de grâce officielles du peuple Iranien et d’amnistie auprès du Guide suprême » , la peine de mort émise contre ce prisonnier politique allait probablement être suspendue.

Une personne proche de M. Habibollah Latifi a déclaré à cet égard à un journaliste d’HRANA: « Après toutes ces années, il n’y a eu aucun changement dans le statut dHabib. On a dit à sa famille  que la procédure d’exécution avait été arrêtée mais celle-ci n’a pas été informée officiellement de la peine que leur fils allait encourir par la suite. Ils ne lui ont d’ailleurs jamais accordé de congé médicaux même quand il était malade , de plus Habid n’a jamais pu recevoir de visites de sa famille, les seuls contacts qu’il a pu avoir avec elle, il les a eu par les cabines téléphoniques de la prison »

Habibollah Latifi était dans sa dernière année d’études d’ingénieur à l’Université d’Ilam quand il a été arrêté le 22 Octobre 2007, il a passé ensuite plus de trois mois dans un Quartier d’isolement où il a été torturé. Quelques temps après il fut jugé et condamné à mort par une Cour du « Tribunal révolutionnaire Islamique » de la ville de Sanandaj présidée par le « Juge » Hasan Babaei qui l’a accusé d’être un « Moharebeh » – autrement dit d’être un « Ennemi de dieu, en guerre contre lui » selon la loi Iranienne – Ndr. Et de « Propagation de la corruption sur terre ».

Les avocats d’Habibollah Latifi avaient fait appel de la peine, mais au début de l’hiver 2016  une Cour d’appel avait confirmée la peine de mort contre ce prisonnier politique. Le verdict a été renvoyé ensuite devant la Cour suprême Iranienne qui a lui aussi confirmé une seconde fois la peine de mort.

En 2015, alors qu’Habibollah entrait dans la huitième année de sa détention, on lui a annoncé qu’il allait être gracié dans le cadre d’amnisties annuelles décidées par le « Guide suprême » et que sa condamnation à mort avait été suspendue. Affaire donc à suivre car  pour son cas nous restons pour le moment dans le flou et l’incertitude la plus totale.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/9th-year-death-row-habibollah-latifi

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Prison de Sanandaj nouveau cas d’un jeune prisonnier condamné à mort alors qui était mineur aux moments des faits qui lui on été reprochés

Prison de Sanandaj nouveau cas d’un jeune prisonnier condamné à mort alors qui était mineur aux moments des faits qui lui on été reprochés.

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2 et 7 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Un autre prisonnier condamné a mort alors qu’il avait moins de 18 au moment des faits qui lui ont été imputé,  est lui aussi enfermé dans la prison de Sanandaj (Province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat). Le nombre de jeunes prisonniers  enfermés dans ce centre pénitentiaire et condamnés à mort alors qu’ils étaient mineurs au moment des « Infractions » qu’ils ont commises, s’élève maintenant d’après des témoignages locaux à 5 personnes.

Selon un rapport parvenu aux activistes et militant-es du collectif HRANA, ce jeune détenu enfermé dans la prison de Sanandaj et identifié sous les Initiale de K.N, a été récemment condamné à mort au titre de la loi de la Qisas – La loi du Talion en version Régime des MollahsNdr, pour un assassinat qu’il avait commis alors qu’il était âgé de 17 ans et 9 mois.

Un des  proche parents de K.N a déclaré aux journalistes du collectif HRANA: « Il est né en mai 1997.Il a tué accidentellement une personne qu’il ne connaissait pas, au cours d’une bagarre entre bandes de jeunes, il était âgé de 17 ans et 9 mois quand il a commis ce geste « .

Cette même source a rajouté: « Ils lui ont juste accordé un avocat d’office, et refusé qu’il voit un médecin et qu’il puisse être examiné par un expert psychiatre comme il en avait le droit. En Octobre 2015 il a été condamné à mort en première instance au titre de la loi de la Qisas, par la Branche numéro 1 de la Cour du Tribunal correctionnel de Sanandaj, présidée par le Juge Hamed Soltan-Bakhsh.  Et ce n’est que récemment que ce Tribunal lui a annoncé officiellement que cette peine était bien confirmée »

Il est à noter qu’il y a actuellement quatre autres mineurs « Délinquants » incarcérés dans la même prison de Sanandaj qui ont été condamnés à mort. Ces quatre prisonniers avaient été accusés et impliqués dans des affaires présumées d’assassinats. Et étaient tous mineurs au moment des faits qui leurs sont reprochés. HRANA revient ci -dessous sur les rapports publiés précédemment sur son site. Sur les identités et mes ages qu’avaient ces quatre prisonniers au moment de leurs arrestations et de leurs condamnations à la peine capitale:

-Yousef Mohammadi, né en 1995- âge au moment de son arrestation: 14 ans condamné à mort dans une affaire d’assassinat présumée. Actuellement enfermé dans les couloirs de la mort de la prison de Sanandaj.

-Himan Uraminejad né en 1997 – âge au moment de son arrestation: 17 ans et 9 mois, année où son crime présumé a été commis: 2011, condamné à mort au titre de la loi de la Qisas. Il est actuellement enfermé dans les couloirs de la mort de la prison de Sanandaj.

-Siavash Mahmoudi, né en 1995- âge au moment de son arrestation: 17 ans, condamné  à mort. Note: Siavash a toujours affirmé qu’il avait commis l’assassinat pour lequel il a été condamné à mort, en légitime défense contre une personne qui voulait l’agresser sexuellement. Il est actuellement enfermé dans les couloirs de la mort de la prison de Sanandaj.

-Amanj Hosseini (Oveisi) – âge au moment de son arrestation: 17ans, condamné à mort dans une affaire d’assassinat présumée. Il est actuellement enfermé dans les couloirs de la mort de la prison de Sanandaj.

Il convient de noter que  les « Délinquants » de moins de 18 ans sont considérés comme des mineurs,  conformément aux traités internationaux des Nations Unies relatifs aux droits humains des prisonniers. Ceux-ci stipulent qu’un prisonnier mineur au moment de son arrestation (ou du crime qui lui a été imputé), ne peut être condamné a mort  quelque soit la nature des délits qu’il a commis tels que:  des assassinats, des bagarres, des agression, des trafics ou des usages de stupéfiants Etc. Etc. l’Iran qui a pourtant ratifié et signé tous ces accords de l’ONU ne les a jamais respecté dans la pratique et commet donc la une violation manifeste du droit international.

Les agissements de l’Iran sur ce sujet sont donc en contradiction totale, avec  ses obligations d’appliquer des décisions qu’il a lui même ratifié et qui ont été votées unanimement par l’Alliance internationale sur les droits civils et politiques et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. L’Iran est avec l’Arabie saoudite, le Pakistan et le Soudan parmi les seuls pays qui continuent encore à faire exécuter des jeunes prisonniers mineurs. Malgré la désapprobation d’une majorité de pays de la communauté Internationale.

De tous les pays cités plus haut, ces dernières années le système judiciaire Iranien et celui dans le monde qui a fait le plus condamner à mort de jeunes  prisonniers mineurs. Le régime anti-humain des Mollahs laisse généralement ces jeunes mineurs condamnés à la peine capitale, attendre des mois (voire des années pour certain-nes d’entre eux) dans les couloirs de la mort de ses centres correctionnels, afin de pouvoir les faire exécuter après qu’ils aient atteint l’âge de 18 ans.

En 2013 après le vote par le Parlement Iranien ou Majlis de plusieurs réformes du « Code pénal islamique », les peine de mort concernant les jeune mineurs « Délinquants » auraient du en principe rendre celles- ci moins fréquentes et faciliter leurs demandes de pardon auprès des plaignant-es,  si ces prisonnier étaient soumis à leurs capacité à comprendre et à se rendre compte de la nature des crimes qu’ils avaient commis lors de leurs procès.

Cependant récemment encore Fatemeh Salbehi une jeune prisonnière qui avait été condamnée à mort après avoir été impliquée dans une affaire d’assassinat commise alors qu’elle avait moins de 18 ans et qui avait reconnu les faits. A fait l’objet d’un second procès et d’une seconde condamnation à mort qui a été appliquée quelque temps après, au motif que les « Juges » qui ont réexaminé son affaire ont décrétés ensuite qu’elle était forcément au courant de la nature du crime qu’elle avait commis avant son arrestation.

L’exécution de Fatemeh Salbehi avait encore une fois de plus soulevé les préoccupations des ONG défenseures des droits humains, concernant les exécutions récurrentes de  jeunes mineurs « Délinquants » en Iran.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/another-juvenile-offender-sanandaj-prison-sentenced-death

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Exécution imminente d’Himan Uraminejad un jeune condamné à mort qui était mineur au moment des faits qui lui sont reprochés

Exécution imminente d’Himan Uraminejad  un jeune condamné à mort qui était mineur au moment des faits qui lui sont reprochés.

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29 Mars et 3 Avril 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:   Dans une déclaration appelant à une action urgente demandant l’arrét d’une procédure d’exécution en Iran, Amnesty International a mis en garde la communauté Internationale ,au sujet de l’exécution imminente d’un jeune Iranien du nom d’Himan Uraminejad qui a été condamné à mort pour son implication dans une affaire d’assassinat qu’il avait commis quand il était mineur, tout en demandant aux autorités Iraniennes de stopper l’application de ce verdict.

Selon un rapport parvenu aux activistes et militant-es du collectif HRANA,  l’ONG Amnesty International a appelé les autorités iraniennes à mettre fin à la procédure d’application de la peine de mort émise contre le jeune mineur « Délinquant », Himan Uraminejad , dont le verdict  a été récemment confirmé par la Cour suprême Iranienne. Une Cour qui l’a officiellement informé que cette peine serait probablement appliquée quelques jours après le 1er Avril 2016.

Amnesty International a déclaré qu’Himan Uraminejad, un jeune homme iranien qui a été condamné à mort pour un crime qu’il a commis alors qu’il avait moins de 18 ans au moments des faits qui lui ont été imputés, serait rapidement exécuté après le 1er Avril 2016 quand la période des vacances du Nouvel An Iranien ou Norouz (En persan) serait passée.

La déclaration a souligné qu’ Himan Uraminejad avait été jugé et condamné à mort à l’âge de 17 ans en Août 2012. Pour l’assassinat à coups de couteau d’un autre homme survenu lors d’une bagarre entre jeunes. Himan qui n’avait que 17 ans à l’époque des faits et maintenant âgé de 21 ans, il se trouve actuellement enfermé dans les couloirs de la mort de la prison de Sanandaj, située la l’Ouest de la province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat.

Amnesty International et plusieurs autres ONG Iraniennes et Internationales de défense des droits humains, ont  appelé et demandé aux autorités Iraniennes à mettre fin à ce verdict immédiatement.

 Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/juvenile-offender-risk-imminent-execution-iran-amnesty-international

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Iran liste des prisonnières politiques Iraniennes enfermées dans la prison d’Evin

Iran liste des prisonnières politiques Iraniennes enfermées dans la prison d’Evin.

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29 et 31 Mars 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Dans le quartier des femmes de la prison d’Evin on trouve de nombreuse prisonnières  politiques qui  sont des mères de familles subissant des mesures de rétorsions sévères.

Il convient de rappeler que les autorités pénitentiaires d’Evin limitent systématiquement les droits fondamentaux de ces détenues, en matière de visites familiales,  ainsi que leurs droits à pouvoir recevoir ou donner des appels téléphoniques à leurs familles ou à leurs avocats en cas de besoin. HRANA vient de publier un nouveau rapport donnant les noms de 25 prisonnières politiques Iraniennes enfermée dans cette tristement célèbre prison de Téhéran, ainsi qu’un aperçu général de leurs conditions de détention qui sont déplorables qui plus est quand on connait la vétusté et l’insalubrité générale de ce centre de détention.

Ce que vous allez lire est un rapport général et un aperçu de la situation de ces détenues de la prison d’Evin, ainsi que qu’un compte rendu sur les charges judiciaires et les durées des peines d’emprisonnement que ces prisonnières politiques ont à subir. Selon des témoignages que des sources locales ont transmis aux militant-es et activistes du collectif HRANA, le Quartier des femmes de la prison d’Evin, ne dispose seulement que de trois salles de repos collectives et d’une seule cuisine d’environ 25 mètres carrés qui n’a que 2 cuisinières à gaz, dont chacune ne dispose que de quatre brûleurs.

Le Quartier des femmes de la prison d’Evin dont le nombre des détenues est en constante augmentation, est régulièrement confronté à des pénuries de lits, obligeant de nombreuses prisonnières à dormir à même le sol. En particulier durant la période estivale (Entre les mois de Juin et Septembre) qui est une période dévolue aux placements en détention et d’arrivées de nouvelles prisonnières. Ces prisonnières sont également confrontées durant la période hivernale à d’autres problèmes spécifiques, telles que des pénuries de gaz dans la cuisine collective ou des baisses de chauffage – « Pour raisons d’économies » selon la direction administrative d’Evin- Ndr.

Dans le quartier des femmes de la prison d’Evin, les détenues et en particulier celles qui sont des mères de familles ne sont pas autorisées à avoir de contacts téléphoniques réguliers avec le monde extérieur. Si ces détenues veulent pouvoir en bénéficier, elles doivent obligatoirement faire des demandes écrites aux départements concernés. Une procédure qui peut entrainer deux mois d’attente avant que les prisonniéres qui ont fait ces demandes d’accès aux cabines téléphoniques ne reçoivent des réponses (Positives ou négatives) de la part de l’administration pénitentiaire d’Evin.

Le Quartier des femmes de la prison d’Evin manque cruellement d’équipements culturels et de loisirs, et ne dispose que d’une bibliothèque dont le stock de livres est uniquement renouvelé par des dons personnels et des colis envoyés par les familles des prisonnières. Les seules distractions de ces prisonnières sont des Télévisions qui ont été placées dans les trois salles de repos communes. L’infirmerie ne comportant pas de Télévisions pour des raisons seulement connues du Gouverneur et de ses sbires – Nom générique donné aux directeurs de prison en Iran-Ndr.

Les visites dans le Quartier des femmes de la prison d’Evin, ont lieu tous les Dimanche et durent entre 15 et 20 minutes selon le bon vouloir des Matonnes, elles se font dans des cabines téléphonique ou les prisonnières sont obligées de voir leurs proches qu’à travers des vitres épaisses. Des visites de visu sont également possible entre les prisonnières et leurs proches elles ont lieu dans une grande salle du nom de «Salle publique», mais uniquement qu’avec l’approbation écrite formelle d’un « Juge » ou d’un « Procureur »  local, si toutefois cette autorisation est accordée les prisonnières n’ont droit de voir leurs familles dans la «Salle publique»,  qu’une fois par mois, environ  toutes les quatre à six semaines en fonction des places disponibles.

Il convient de noter que les forces de sécurité et les Matonnes surveillent de très près les visiteurs des prisonnières et n’hésitent jamais au moindre prétexte, a abusivement couper et interdire les droits de visites des prisonnières, en particulier à celles qui sont des prisonnières politiques ou de conscience. Il est d’ailleurs de notoriété publique que les Matonnes et les autorités pénitentiaires d’Evin, utilisent systématiquement ces refus de droits de visites comme des moyens de pressions et de chantages, pour contraindre au silence les prisonnières qu’elles considèrent comme trop remuantes. Pour le reste les prisonnières ont droit à des périodes de promenades, celles-ci ont lieu dans une cour spéciale de la prison entre 9 heures du matin et 17 heures, mais elles sont généralement réduites durant la période hivernale.

Les prisonnières du Quartier des femmes, sont aussi confrontées à de graves problèmes alimentaires, elles préfèrent consommer régulièrement des « Rations sèches », généralement des produits  achetés dans la « Cantine » réservée aux détenues. En raison de la faible qualité de la nourriture distribuée dans la prison qui est bien en dessous des normes d’hygiène acceptables, elles font face également à des manques de nourritures et de produits  d’hygiène récurrent dans la « Cantine » de la prison qui abuse de ces pénuries pour vendre ses produits aux prisonnières à des prix largement prohibitifs.

Au cours de ces derniers mois ces prisonnières d’Evin, ont vu diminuer drastiquement leurs rations de viandes rouges et de fruits frais. Quant aux « Viandes blanches » distribuées dans la prison, celle-ci étaient généralement périmée ou hors date limite de consommations  la consommation de celles-ci s’est soldé par plusieurs cas d’intoxications alimentaires, ces pénuries ont également entrainé  de graves carences en vitamines et des problèmes d’anémies sérieuses pour de nombreuses détenues

Le rapport publié par HRANA qui suit ci-dessous  est la dernière liste des prisonnières politiques, actuellement enfermées arbitrairement dans le Quartier des femmes de la prison d’Evin

-1. Sedigheh Moradi – Charges judiciaires et accusations  « Atteinte a la sécurité intérieure en travaillant avec un groupe d’opposition illégal » Peine et sentence: 10 ans de prison. Conditions médicales: souffre de multiples maladies.

Description de sa situation : Sedigheh est emprisonnée depuis les années 1980, elle a fait  une demande de libération conditionnelle  qui a été envoyée devant la Cour suprême de la « République Islamique », mais celle-ci est restée jusqu’ici sans réponses.

-2. Fatemeh Muthana Charges judiciaires et accusations : « Guerre faite à l’Etat et collaboration avec un groupe d’opposition illégal »  premier verdict: 15 ans de prison. Conditions médicales: Fatemeh souffre d’une grave forme de maladie mentale et de plusieurs maladies neurologiques.

Description de sa situation :  Fatemeh avait déjà purgé une peine de trois ans de prison à l’âge de 13 dans les années 80 avant d’être condamné à cette seconde peine. Son mari a été arrété pour ses activités politiques, lors d’une visite qu’il avait faite en prison à Fatemeh, il a récemment été transféré dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee  Shahr située dans la ville de Karaj (Province de Téhéran).

-3. Zahra Zehtabchy – Charges judiciaires et accusations: « Guerre faite à l’Etat en collaborant avec un groupe d’opposition Illégal » Peine et sentence: 10 ans de prison. Conditions médicales: Zahra paye lourdement les longues périodes qu’elle a passées en cellule d’isolement qui lui ont causé des problèmes physiques graves.

Description de sa situation. Zahra avait été arrêtée lors des vagues d’arrestations massives qui avaient précédés les manifestations et les protestations de Juin 2009, contre la réélection entachée de fraudes du dictateur Ahmadinejad.

-4. Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh –  Charges et accusations « Guerre faite à l’Etat et atteinte à la sécurité nationale en collaborant avec un groupe d’opposition Illégal » Peine et sentence: 15 ans de prison. Conditions médicales: Souffre de colite et d’une grave maladie des intestins, ainsi que de douleurs aux pieds l’empéchant de se déplacer normalement.

Description de sa situation : Reyhaneh a été arrêtée avec son mari, sa mère et son beau-père Ahmad Daneshvar en Décembre 2009 lors des émeutes de l’Achoura. Elle a demandé à plusieurs reprises qu’on ne lui impose pas de port de menottes quand elle est envoyée à l’hôpital, parce sa maladie et ses problèmes au dos et à la nuque l’empêche de porter des charges lourdes (Demandes qui lui ont toujours été refusées). Son mari et son beau père M. Daneshvar qui s souffrent également de plusieurs graves maladie, ont été tous condamnés à mort en raison de leurs activités politiques. Ils sont actuellement enfermés dans la Section 350 de la prison d’Evin.

-5. Maryam Akbari Monfared – Charges judiciaires et accusations : « Guerre faite à l’Etat et atteinte à la sécurité nationale en collaborant avec un groupe d’opposition Illégal ».  Peine et sentence en première instance : 15 ans de prison

Description de sa situation: son frère Hamidreza Akbari Monfared est aussi en prison pour des accusations similaires, il se trouve actuellement dans la sinistre  prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj).

-6. Behnaz Zakeri Ansari – Charges  et accusations: « Guerre faite à l’Etat et atteinte à la sécurité nationale en collaborant avec un groupe d’opposition Illégal ». Peine et sentence: 10 ans de prison. Conditions médicales: Behnaz souffre de graves problèmes nerveux  et neurologiques.

-7. Bahareh Hedayat Charges  et accusations : « Propagande contre l’État, organisation de réunions illégales […] Montage d’une collusion en vue d’agir contre la sécurité nationale, insultes faites au Guide suprême et au Président de la république ».Sentence précédente   7 ans et 6 mois de prison, assortie d’une peine récente supplémentaire de: 2 ans de prison.

Description de sa situation : militante étudiante  membre de l’organisation politique de l’OCU, ainsi que de la direction du mouvement libre des étudiants Iraniens, Bahareh Hedayat avait déjà été condamné à une peine  7 ans et 6 mois de prison.  Alors qu’elle terminait de purger cette peine, elle vient de faire l’objet d’une nouvelle peine d’emprisonnement supplémentaire de 2 ans de prison, suite à la mise en application d’une peine de prison avec sursis relative à une autre affaire,  pour laquelle elle avait été précédemment condamnée.

-8. Narges Mohammadi– Charges judiciaires et accusations: « Propagande contre le régime, agissements contre la sécurité nationale par l’appartenance à des groupes illégaux. Montage d’une collusion et organisation de collectes illégales en vue de former un groupe d’opposition illégal ». Peine et sentence: 7 ans d’emprisonnement. Conditions médicales: Narges souffre d’embolie pulmonaire et de plusieurs maladies musculaires invalidantes.

Description de sa situation: Activiste défenseure des droits civils et militante féministe défenseure des droits des femmes, elle a été arrêtée pour des activités de défense des droits de l’homme, pour sa participation à des manifestations contre une vague d’agressions sexistes par jets de bouteilles d’acide ayant eu lieu l’été 2015. Et pour avoir prononcé un discours d’hommage  prononcé sur la tombe de Sattar Beheshti, un jeune Blogueur dissident tragiquement assassiné en détention.

-9. Fariba Kamal Abadi -Charges et accusations: « Mise en place d’une organisation Illégale et aide au développement d’une communauté de foi Bahaïe »- Peine et sentence: 10 ans de prison*1

Description de sa situation: Fariba est l’une des 7 membres du Conseil de la direction de la Communauté de foi Bahaïe connue sous le nom de Yaran-e Iran.

-10. Nasim Bagheri –Charges judiciaires et accusations: « Propagande contre le système et agissements  contre la sécurité nationale par appartenance à un Institut religieux illégal » (Université virtuelle des Bahaïs) .Peine et sentence: 4 ans de prison.

Description de sa situation: Professeur sur le site l’Université Virtuelle de la foi Bahaïe en Iran

-11. Reyhaneh Tabatabai – Charges judiciaires et accusation: « Propagande contre l’État » Peine et sentence: six mois de prison  assortie d’une peine supplémentaire de six mois de prison avec sursis.

Description de sa situation: Journaliste et activiste politique qui a été arrêtée en raison de sa participation à des protestations ayant suivie les dixièmes élections présidentielles en Iran.

-12. Faran Hesami – Charges et accusations: « Propagande contre le système et agissements contre la sécurité nationale par appartenance à un Institut illégal de foi Bahaïe ». Peine et sentence: 4 ans de prison. Emprisonnée depuis il y a près de 4 ans.

Description de sa situation: Citoyenne  Bahaïe et enseignantes de l’école de la Bahaï Institute of Higher Education, son mari a été récemment libéré de prison.

-13. Mahvash Shahriari Sabet– Charges et accusation: « Mise en place d’une organisation  d’aide au développement illégal de la communauté de foi bahaïe ». Peine et sentence: 10 ans de prison .Conditions médicales: Mahvash souffre d’une maladie des articulations et d’une forme grave d’ostéoporose.

Description: Mahvash est l’une des 7 membres du Conseil de la direction de la Communauté de foi Bahaïe connue sous le nom de Yaran-e Iran.

-14. Nasim (Maryam) Naghsh Zargaran. Charges judiciaires et accusations : « Collecte de fonds illégaux, atteinte à la sécurité nationale par l’établissement d’une chapelle chrétienne dans son domicile » Peine et sentence: 4 ans de prison, elle a déjà purgé deux années de cette peine. Conditions médicales: Nasim souffre de graves insuffisances cardiaques qui nécessiteraient d’être soignées par une intervention chirurgicale lourde.

Description de sa situation: Nasim a été arrêtée dans le cadre de l’affaire du pasteur Saeed Abedini.

-15. Elham Farahani – Charges judiciaires et accusations : « Actions et agissements contre la sécurité nationale par appartenance et administration d’une école enseignant la foi Bahaïe ». Peine et sentence: 4 ans de prison.

Description de sa situation: son mari, Adel Naimi et son fils Shamim Naimi ont été condamnés et emprisonnés pour des accusations similaires.

16. Azita Rafizadeh- Charges judiciaires et accusation: « Propagande contre le système et agissements contre la sécurité nationale par appartenance à un Institut illégal lié à la foi Bahaïe ». Peine et sentence: 5 ans de prison

Description de sa situation: Citoyenne Bahaïe et enseignante de l’école de la Bahaï Institute of Higher Education, son mari, M. Peyman Kooshk Baghi a été condamné à cinq ans de prison pour des accusations similaires.

-17. Tahereh Jafari -Charges judiciaires et accusation: « Propagande contre l’État ». Peine et sentence en première instance: 1 an de prison

Conditions médicales: Tahereh  souffre de graves problèmes cardiaques et d’une hernie discale, dès son arrivée en prison des médecins mandatés par un procureur ont accepté ses demandes de soins médicaux et déclaré que son état de santé était incompatible avec une mise en détention, cette prisonnière politique a besoin de soin médicaux constants tous les trois mois. Elle doit être renvoyée prochainement à l’hôpital pour y subir des examens et des traitements médicaux.

-18. Atena Farghadani– Charges et accusations : « Montage d’une collusion en vue de faire de la propagande contre le régime, Insulte publiques faites aux autorités, au Guide suprême et aux membres du  parlement » elle a également récemment été accusée « d’Adultère et fornication » simplement pour avoir serré la main de son avocat, lors d’une visite qu’il avait rendue à Atena en prison. Peine et sentence: 12 ans et 9 mois de prison.

Description de sa situation : Activiste féministe, défenseure des droits des femmes et des droits humains, peintre, dessinatrice et caricaturiste satirique.

-19. Fahimeh Orfi –Charges judiciaires et accusations: « Collusion en vue d’organiser des collectes pour une croyance religieuse illégale et blasphème ». Peine et sentence: 5 ans de prison.

Description de sa situation: Enseignante et croyante de la religion illégale de l’Erfan-e-Halgheh, a été détenue dans la prison de Qarchak, avant d’être transférée vers la  prison d’Evin

-20. Ziba Verser Habi- Charges judiciaires et accusations: « Collusion en vue d’organiser des collectes pour une croyance religieuse illégale et blasphème ».Peine et sentence: 5 ans de prison. Peine: 3 ans de prison.

Description de sa situation: Enseignante et croyante de la religion illégale de l’Erfan-e-Halgheh, a été détenue dans la prison de Qarchak, avant d’être transférée vers la  prison d’Evin

-21. Elham Barmaki– Charges judiciaires et accusations: « Espionnage ».Peine et sentence: 7 ans de prison

Description: Elham est une citoyenne binationale Iranienne et Chypriote.

-22. Roya Saberi Nezhad Nobakht – Charges et accusations: « Blasphème et insultes publique faite au Chef de l’autorité judiciaire Iranienne ». Peine et sentence : 5 ans de prison. Conditions médicales: Roya souffre de crises d’épilepsies, de crises de paniques et de troubles psychologiques.

Description de sa situation: Cette cyber militante et citoyenne Irano-Britannique, a  déjà passé plus d’un an et demi d’emprisonnement dans la prison de Qarchak. En Avril 2015 elle a été transférée dans le Quartier des femmes de la prison d’Evin.

-23. Nazok Afshar – Charges judiciaires et accusations: Inconnues et floues. Peine et sentence indécises pour le moment, son affaire doit être prochainement jugée par la Cour de la Direction générale numéro 15 du « Tribunal révolutionnaire » de Téhéran.

Description de sa situation : Cette citoyenne d’origine Irano-Française, avait déjà été arrêtée l’été 2009, en raison de son travail dans le secteur culturel de l’Ambassade Française à Téhéran, libérée peu de temps après elle avait pu regagner la France. Elle a de nouveau été arrêtée lors de son retour en Iran le 12 Mars 2016 dernier.

-24. Shokoofeh Azar Masooleh- Charges et accusations : « Propagande contre le régime, assemblage d’une collusion avec l’intention de perturber la sécurité nationale ». Peine et sentence: 2 ans de prison.

Description de sa situation : Shokoofeh a été récemment libérée sous caution, mais peut être renvoyée  à tout moment dans la prison d’Evin, selon les décisions d’une cour d’appel qui doit sous peu réexaminer son dossier judiciaire.

-25. Atena Daemi –Charges et accusation: « Conspirations contre le régime, insultes faites au Guide suprême et propagande contre L’État ». Peine et sentence: 7 ans d’emprisonnement

Description de sa situation : Atena Daemi a été libérée moyennant une caution de 600 millions de Tomans, mais peut être renvoyée  à tout moment dans la prison d’Evin, selon les décisions d’une cour d’appel qui  doit réexaminer son dossier judiciaire.

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/list-political-prisoners-womens-ward-evin-prison

-*1 Note Soliranparis les Bahaïs citée plus haut dans l’article font partie d’une des minorités religieuses parmi les plus persécutées et les plus discriminée du pays. L’apparition de cette religion étant postérieure aux trois principales religions ayant cours en Iran (Islam et Chiisme, judaïsme, Christianisme, Zoroastrisme) celle-ci est considérée comme une religion hérétique non protégée par la constitution instaurée par le régime de la « République Islamique d’Iran ».

Les adeptes de la foi Bahaïe n’ont pas le droit de toucher de retraites, ni de bénéficier des même droits sociaux que les autres citoyens, d’étudier dans les écoles publique et d’avoir accès aux universités et aux études secondaires , d’écrire les noms de leurs morts sur les sépultures, d’hériter, de monter des entreprises ou des commerces , de se réunir pour pratiquer leur religion, leurs lieux sacrés et leurs cimetières sont régulièrement détruits ou profanés, leurs bien sont systématiquement confisqués ou spoliés. Des pressions sont également régulièrement exercées sur les employeurs pour licencier leurs salariés Bahaïs, ainsi que sur les gouverneurs régionaux pour que leurs défunts ne soient pas inhumés dans les mêmes cimetières que les autres citoyens Iraniens.

Soliranparis contact nomore@riseup.net

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