Violentes attaques des forces répressives Iraniennes contre les travailleurs et syndicalistes chauffeurs de Bus de Téhéran et sa Banlieue

Violentes attaques des forces répressives Iraniennes contre les travailleurs et syndicalistes chauffeurs de Bus de Téhéran et sa Banlieue.

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7 et 9 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de nos camarade de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI : Le Dimanche 4 décembre 2016, un rassemblement pacifique des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue qui avait lieu devant l’Hôtel de ville de la capitale Iranienne, a été violemment attaqué par les forces répressives et anti émeutes Iraniennes.

Le rassemblement avait été organisé par le Syndicats des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa Banlieue connu aussi sous le nom de Vahed Syndicate, afin de protester contre des retards de salaires, des refus de leurs demandes d’aides au logement et d’accès à des logements sociaux qui leur avait été promis de longue date après approbation de leurs demandes légitimes auprès du  Conseil municipal du logement de la ville de Téhéran. Ces travailleurs comptaient également exprimer leurs mécontentements contre les Coopératives du logement qui laissent inachevé des travaux de construction de logements sociaux, et dénoncer la corruption rampante et endémique entretenue avec complaisance par certains hauts cadres la Mairie de Téhéran.

C’est le maire de Téhéran et corrompu notoire, l’ultraconservateur Mohammad Bagher Ghalibaf, un ancien officier militaire et chef de la police iranienne qui fut aussi candidat lors des dernières élections présidentielles Iraniennes du mois de Juin 2013. Qui a donné l’ordre aux forces anti-émeutes d’encercler et de faire matraquer tous les manifestants Chauffeurs de Bus présents dans les quartiers proches de l’Hôtel de ville afin de faire stopper leur manifestation qui se dirigeait vers celui-ci. Il s’en est suivi une charge policière très violente au cours de laquelle des représentants du Vahed Syndicate tels que : Hasan Saeedi, Naser Moharamzadeh et Iraj Fadayee, ont été gravement battus, tandis que trois autres de leurs camarade étaient grièvement blessés.

On déplore également les arrestations d’autres travailleurs chauffeurs de Bus dont les noms identifiés sont les suivants : Vahid Fereydoni, Alireza Tavasoli, Amir Takhiri, Atta Babakhani, Mohammad Ali Aslaghi et Amir Abbas Hosseini. L’attaque de la police a été menée par un Colonel de la police anti-émeutes de Téhéran nommé Abdolreza Jafari qui  selon des témoignages locaux a lui-même personnellement participé aux matraquages des manifestants.

En dépit de la brutalité policière et des ordres de dispersions des forces répressives, ces travailleurs ont continué leur manifestation en scandant des  slogans demandant la libération de leurs collègues, ce qui a finalement obligé la police à céder à leurs demandes. Cependant à ce stade et au moment de la publication de ce communiqué de l’IASWI, on ne sait pas si les syndicalistes arrêtés lors de cette attaque policière seront confrontés à des procès probablement suivis de peines d’emprisonnements dans les semaines à venir.

Les protestations contre cette attaque brutale des forces antiémeutes ordonnée par Mohammad Bagher Ghalibaf  le maire de Téhéran, ont continué le lendemain, lors de la journée du Lundi 5 Décembre 2016. Les membres du Syndicat des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et de sa Banlieue ont demandé à leurs membres de garder leurs phares allumés et de ne rouler à 30 Km/heure durant toute cette nouvelle journée de protestation, une consigne qui a été suive unanimement par une majorité des travailleurs de la Vahed Bus Company qui gère une grande partie des transports dans la capitale Iranienne.

La réponse méprisante de la Direction générale et du DRH de la Vahed Bus Company ne s’est hélas pas fait attendre. Les forces anti-émeutes ont aussitôt investi les dépôts de Bus de l’entreprise, en obligeant les protestataires à éteindre leurs phares  tout en filmant ceux qui refusaient d’obéir à leurs ordres. Ces agents des forces de sécurité ont aussi menacés d’autres travailleurs présents dans les dépôts de licenciements, de représailles et de poursuites judiciaires s’ils envisageaient de poursuivre leurs actions de protestation.

Il est impératif de souligner et de rappeler que nos camarades du Syndicat des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et de sa banlieue ou Vahed Syndicate, sont soumis depuis des années à des violences, des pressions et à une répression constante. Et que certains de leurs membres exécutifs et délégués, comme son vice-président  Ebrahim Madadi, son trésorier Reza Shahabi et son porte-parole et membre fondateur Davood Razavi,  sont toujours emprisonnés pour de longues années après avoir été condamnés pour des accusations délirantes de : «Troubles à l’Ordre public» et «Organisation collective d’actions Illégales en vue de porter atteinte à la Sécurité nationale»

D’autres mises à jour et de plus amples nouvelles de nos camarades Iraniens seront bientôt disponibles.

-International Alliance in Support of Workers in Iran – IASWI 

-Alliance internationale pour le soutien des travailleurs en Iran – IASWI

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Pour vos messages de Solidarité vous pouvez contacter nos camarades Iraniens du Syndicat Vahed par le biais des adresses ci-dessous:
Info@workers-iran.org
Www.workers-iran.org
Https://www.facebook.com/IASWI
Https://twitter.com/IASWIinfo

Contact direct et adresse de nos camarades du Syndicate of Workers of Tehran and Suburbs Bus Company:

vsyndica@gmail.com
www.vahedsyndica.com

Contact – Collectif Soliranparis

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Manifestations et colères populaires contre le régime en Iran, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Province du Lorestan deux nouvelles exécutions à Khorramabad

Province du Lorestan deux nouvelles exécutions à Khorramabad.

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2 et 3 Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le Vendredi 5 Novembre 2016 dernier, deux prisonniers qui avaient été condamnés à mort dans des affaires de: « Trafic de drogue » ont été pendus  à Khorramābād dans l’enceinte de la prison Parsilon (Située dans la province du Lorestan).

Selon le rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, au cours des premières heures de la matinée du Vendredi 5 novembre 2016, deux prisonniers ont été pendus dans la prison Parsilon de Khorramābād. Ils avaient été précédemment condamnés à mort pour des accusations de: « Détention et transport de 10 Kilos de drogue« . En outre il convient de mentionner qu’ils ont passé tous deux 8 années enfermés dans les couloirs de la mort de la prison  Parsilon avant leurs exécutions.

Alireza Darvishi et Hojat (Nom de famille encore inconnu), tous deux originaires de la localité du comté Delfan de Nurabad (Province du Lorestan), étaient les noms identifiés de ces 2 prisonniers exécutés.

Une source proche des détenus a déclaré à l’un des  reporters du site du collectif HRANA: « Alireza et Hojat ont été jugés sur la base d’anciennes lois n’ayant plus cours actuellement, durant leurs procès ils n’ont pas eu le droit d’avoir accès à des avocats de la défense. Ils on été condamné à mort pour avoir prétendument transporté 10 Kg de drogue, alors qu’ils ont toujours clamé leurs innocences et affirmé avoir été piégé par une tierce personne, de plus ils n’avaient jamais eu de casiers judiciaires avant leurs condamnations à mort,  indiquant qu’ils étaient des toxicomanes et des trafiquants de drogue »

Cette même source a également rajouté : «Avant leurs arrestations Alireza et Hojat avaient tous deux été reconnus comme chefs de familles et responsable de nombreux frères et sœurs plus jeunes».

Voir aussi sur: https://www.en-hrana.org/2-prisoners-executed-khorramabad

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Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les autorités Iraniennes déportent le prisonnier politique Kurde Syrien Mostafa Ali Ahmad vers la Syrie

Les autorités Iraniennes déportent le prisonnier politique Kurde Syrien Mostafa Ali Ahmad vers la Syrie.

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29 Novembre et 1er Décembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN une nouvelle illustration de plus de la coopération active entre les services de renseignements et les flics politiques des régimes totalitaires et fascistes de Bachar Al Assad  et de Khamenei et d’Hassan RouhaniLe prisonnier politique Kurde Syrien Mostafa Ali Ahmad, originaire de la ville de Kobane (Située dans la région du Kurdistan Syrien également connue sous le nom de province du Rojava), a été transféré le 23 Novembre 2016 dernier vers le Quartier du centre de détention réservé aux étrangers de la prison centrale d’Orumiyeh en Iran,  où il avait purgé une peine d’emprisonnement de 11 Ans et 6 mois pour son appartenance présumée au Parti des Travailleurs du Kurdistan -PKK .

Des sources locales ont confirmé aux activistes du site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN que Mostafa Ali Ahmad avait été transféré depuis ce Centre de détention pour étrangers de la ville d’Orumiyeh  vers l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran, au cours de la  matinée du Dimanche 27 novembre 2016,  et qu’il serait déporté dans les prochaines heures vers la Syrie.

Des responsables de l’administration pénitentiaire iranienne ont annoncé à Mostafa Ali Ahmad qu’il serait déporté vers Damas parce que le gouvernement Syrien exigeait son extradition après qu’il ait fini de terminer de purger la longue peine de prison à laquelle il avait été condamné précédemment en Iran. Inutile de dire que Mostafa ne sait pas ce qui l’attendra lors de son arrivée en Syrie et que son expulsion vers celle-ci, n’augure bien sûr rien de bon pour lui.

Une source du KHRN a déclaré que: « Les forces de sécurité iraniennes avaient arrêté Mostafa Ali Ahmad en juillet 2005 dans village près d’Orumiyeh, peu de temps après celles-ci l’ont accusé d’appartenance présumée au Parti des Travailleurs du Kurdistan -PKK (Qui est interdit en Iran). Après cette arrestation il avait été immédiatement transféré dans un centre de détention secret des service de renseignements des Gardiens de la Révolution ou IRGC, de la ville Orumiyeh, où il a été interrogé et torturé pendant plus d’un mois ».

Mostafa Ali Ahmad  avait ensuite été placé en détention préventive dans la prison centrale d’Ormiyeh. Quelques mois plus tard, une branche de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville d’Orumiyeh présidée par le « Juge »  Darvishi  l’avait fait condamner à mort pour des accusations d’appartenance au PKK. Naturellement Mostafa Ali Ahmad avait appel de la décision et son affaire avait été renvoyée devant la Cour suprême Iranienne qui avait finalement commuée la peine initiale, en une peine de 11 ans de prison.

Au cours des 11 années qu’il a passée dans  à la prison d’Orumiyeh, Mostafa a été à plusieurs reprises convoqué, Interrogé et violemment torturé par des agents du Ministère des Renseignements et des services secrets de l’IRGC. En outre ces quatre dernière années Mostafa  a été harcelé quotidiennement par l’administration pénitentiaire Iranienne, parce que celle-ci voulaient connaitre le rôle qu’il avait joué  lors d’une longue grève de la faim des prisonniers politiques Kurdes de la prison d’Orumiyeh qui avait eu lieu en 2014 -*1, ainsi que pour savoir comment son affaire avait pu être connue des médias étrangers et des Organisations internationales de défense des droits humains.

Pour de supposées « Communications passées illégalement à l’extérieur de la prison » Mostafa fut condamné en août 2011 par un autre « Juge » à une peine supplémentaire de 6 mois de prison pour des accusations de: « Propagande contre l’état et le régime Iranien ». Il convient également de signaler que durant toutes ces années de prison passées en Iran, Mostafa n’a jamais pu recevoir une seule visite de sa mère qui a vu toutes ses demandes de visas pour l’Iran systématiquement refusées.

Ces cas de prisonniers politiques Kurdes Syriens comme Mostafa Ali Ahmad emprisonnés en Iran, privés systématiquement de leurs droits fondamentaux et de leurs droits de visites, ne sont pas des cas isolés loin de la. De nombreuses familles d’autres prisonniers Kurdes Syriens détenus en Iran n’ont pas pu recevoir de nouvelles ou rendre visite à leurs proches, parce que le régime Baathiste du clan Al Assad  (Père et fils) refuse depuis des années d’accorder des papiers d’identité et la nationalité Syrienne aux ressortissants Kurdes originaires de la région du Rojava.

Voir aussi sur le site du KHRNhttp://kurdistanhumanrights.net/en/?p=1048

-*1 Relire sur la grève de la faim des prisonniers politiques Kurdes de la prison centrale d’Orumiyeh en 2014 : https://soliranparis.wordpress.com/2014/12/15/kurdistan-iranien-dernieres-mises-a-jour-sur-la-situation-des-prisonniers-politique-durmiyeh-en-greve-de-la-faim-depuis-plus-de-24-jours/

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Quatre nouvelles exécutions publiques dans la ville de Qeshm

Quatre nouvelles exécutions publiques dans la ville de Qeshm.

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23 et 27 Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights Quatre hommes ont été pendus en public dans l’île du de Qeshm (Détroit d’Ormuz en bordure du Golfe Persique), lors des premières heures de la matinée du Mercredi 23 novembre, selon le site d’un journal local  du nom de Qeshmeazad News. Ces quatre prisonniers avaient été condamnés à mort pour avoir violé une jeune fille en 2014 a déclaré le rapport du journal.

Les photos publiées sur ce site de « Nouvelles locales » montrent que des centaines de personnes avaient été « conviées » à assister à ces exécutions publiques qui ont eu lieu au bord d’une plage. Aucun des prisonniers n’a été identifié par son nom par le journal Qeshmeazad News.

Par ailleurs Iran Human Rights a rapporté que plusieurs autres exécutions publiques avaient eu lieu en Iran au cours des trois dernières semaines, une dans la région de Mashad et l’autre dans la ville de Qazvin . Mais cette nouvelle vague d’exécutions sommaires n’en est pas restée la, puisque les sites Iran Human Rights  et celui du  site  du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA ont rapporté que les autorités Iranienne avaient fait exécuter 25 prisonniers entre les journées du 7 et 23 Novembre 2016.

La plupart de ces prisonniers cités par les rapports d’IHR et HRANA avaient été condamnés à mort pour des affaires de trafic et d’usage de drogue.

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Sources photos Iran Human Rights
Voir aussi sur: https://iranhr.net/en/articles/2707/
Et sur: https://iranhr.net/en/articles/#/20/all/1
Voir aussi une mise à jour sur le site de l’Ahwazi Organisation for the defence of Human Rights
http://aodhr.org/en/the-death-penalty-against-four-men-in-ahwaz/#.WDwMhX2JKBR

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Interview et témoignage d’une jeune femme Iranienne condamnée à subir quatre vingt coups de fouet pour avoir participé à une fête d’anniversaire mixte

Interview et témoignage d’une jeune femme Iranienne condamnée à subir quatre vingt coups de  fouet pour avoir participé à une fête d’anniversaire mixte.

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17 et 21  Novembre 2016 nous relayons un article et un témoignage paru sur la page Face book  My Stealthy Freedom – Ma Liberté Furtive administrée par la journaliste et opposante Iranienne Massih Alinejad qui milite pour les droits des femmes en Iran et le libre choix des Iraniennes à ne pas porter le voile obligatoire. Ceci est l’histoire vécue par une jeune femme Iranienne qui a été arrêtée, « Jugée » puis condamnée à subir une peine de  80 coups de fouet, pour s’être soi- disant  « Comportée  de manière Immorale » lors de la fête d’anniversaire de l’un de ses amis.

 « Je suis une jeune femme Iranienne de 28 ans. J’étais allée à une soirée d’anniversaire  organisée par l’un de mes amis à Mashhad. J’ai été arrêtée au cours de cette fête pour avoir consommé de l’alcool (Ce qui est interdit en Iran). Je n’oublierai jamais le moment où la police a fait sa descente dans cette maison. Ils se sont rués dedans  sans aucun avertissement préalable . Ils voulaient savoir combien d’hommes étaient présents  parmi nous. On m’a d’abord emmenée de force au commissariat voisin. Ensuite ils nous ont emmenées dans une clinique spéciale pour contrôler combien d’alcool nous aurions pu consommer. Puis on nous a conduit dans un endroit horrible tenu par des agents femmes  qui nous ont traitées d’une  manière bien pire que ce que des agents hommes auraient pu le faire »

« Une de ces agentes a commencé à me donner violemment des  ordres: “Enlève ton pantalon, assied toi, reste debout …” Quand je lui ai dit que je n’étais pas à l’aise pour me déshabiller devant elle, elle m’a répondu d’un ton méprisant “Vraiment ? Pourtant tu n’as pas l’air d’être mal à l’aise quand tu te déshabilles devant des mecs” – allusion à mon habillement qu’elle considérait apparemment et probablement comme n’étant pas assez « Islamiquement correct » et  relevant selon-elle presque de la nudité.

« Au bout des deux jours de détention, j’ai fini devant un tribunal, je n’ai été libérée qu’après avoir signé de force les papiers requis. Étrangement, pourtant ce n’est que deux ans et quelques mois après ce jugement, que le verdict nous a été notifié: A savoir une peine de 80 coups de fouet pour avoir consommé de l’alcool et pour s’être rendues dans un endroit où se passaient des activités de débauche. Tout mon monde s’est effondré quand j’ai lu le verdict. Plus on se rapprochait de la mise en application de l’exécution, plus mon anxiété grandissait. Le jour où je me suis rendue à la prison pour qu’ils puissent me fouetter a été la pire journée de ma vie ».

« Dans la prison, j’ai été fouettée avec les pieds enchaînés et les mains attachées, avant d’exécuter leur sentence. Ils m’ont prise en photo et ont pris mes empreintes digitales comme si j’étais la pire des criminelles. On m’a jeté ensuite dans une cellule de trois mètre sur quatre, pourvue seulement d’une chaise. Je n’avais pas encore réalisé la profondeur de l’horreur de ce que j’étais sur le point de vivre, jusqu’à ce qu’une femme d’âge moyen accompagnée d’une plus jeune pénètrent dans la cellule et que toutes deux me demandent qu’elle était mon crime. Avant même que je n’ouvre la bouche, l’une d’entre elle m’a dit d’un ton sarcastique : “Des relations (avec un homme) ?” J’étais tellement choquée alors que je n’arrivais plus à prononcer un seul mot ».

« A cet instant elle m’a dit de me déshabiller en ne gardant que le minimum de vêtements sur moi, puis de m’asseoir sur la chaise. Je me souviens juste d’avoir entrevu les mains épaisses de la femme qui allait me fouetter. J’ai instinctivement pensé que cette femme aurait peut-être un peu pitié de moi et qu’elle ne me frapperait pas de toutes ses forces. Puis sous l’impact du premier coup, j’ai sauté de ma place sans pouvoir me contrôler. J’étais tellement choquée que mes larmes n’arrivaient même pas à couler. Je voulais crier mais je n’arrivais même pas à contrôler ma voix ».

« Cette femme m’a frappé très fort. A chacun de ses coups de fouet, elle me demandait de me repentir pour que Dieu me pardonne. Au bout de ces 80 coups de fouet j’ai réalisé qu’elle me les avait tous donné au même endroit sur mon dos « .

« Hors de la prison, une amie proche m’attendait en versant des larmes pour moi. J’ai voulu pleurer dès que je l’ai vue, non pas de douleur mais a cause de toutes les insultes que j’avais du subir de la part de ces deux agentes. Les pires mots qu’elles ont proférés durant toute cette épreuve sont indescriptibles. Le plus choquant est que cela m’arrive dans mon propre pays. Où est que dans le monde des gens risquent-ils un traitement aussi  insupportable? Simplement  pour avoir osé être heureux? Simplement pour le seul fait d’avoir  dansé et chanté ensemble lors de la célébration d’un anniversaire entre amis? »

Voir aussi sur les sites ci dessous où la journaliste et opposante Iranienne Massih Alinejad à pu recueillir plusieurs témoignages de jeunes femmes Iraniennes condamnées régulièrement à ces peines atroces de flagellation pour des accusations délirantes « d’Immoralité ».

https://www.facebook.com/StealthyFreedom/posts/1567346746612747
http://mystealthyfreedom.net/en/
https://twitter.com/masihpooyan

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Le chanteur et Rappeur iranien Amir Tataloo condamné à 5 ans de prison et 74 coups de fouet pour immoralité

Le chanteur et Rappeur iranien Amir Tataloo  condamné à 5 ans de prison et 74 coups de fouet pour immoralité.

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15 et 21  Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Free Muse, un site qui milite contre la censure des musiciens à travers le monde:  Le  5 novembre 2016, le chanteur et Rappeur iranien Amir Tataloo  de son vrai nom Amirhossein Maghsoodloo ,  a été condamné à une peine de cinq années  de prison et 74 coups de fouet après avoir été reconnu coupable de «Propagation de l’immoralité occidentale», a rapporté le Journal Al Bawaba-*1 le 6 novembre 2016 dernier.

Amir Tataloo  avait été précédemment condamné à une peine initiale de 10 années de prison et 74 coups de fouet qui a été ensuite réduite par une cour d’appel  à cinq années  de prison et 74 coups de fouet, après que certaines des accusations portées contre lui aient été abandonnées.

 » Le collectif Freemuse appelle les autorités iraniennes à abandonner les accusations contre Amir Tataloo« , a déclaré Ole Reitov le directeur exécutif du site Freemuse. « Nous continuons d’être inquiets à propos de l’accroissement sans précédent de la répression qui vise les artistes et les musiciens en Iran qui sont persécutés, menacés et emprisonnés , simplement pour n’avoir qu’exercé leur art »

Le jour où sa condamnation a été annoncée, Amir Tataloo  avait posté ce message sur sa page Instagram, où il est suivi par plus de 3,5 millions de personne tant en Iran qu’a l’étranger: « Dieu, je suis satisfait de votre satisfaction! Vous avez devant vous une personne  qui n’appartient qu’à vous et qui vous donnerait sa vie! Vous me dites, allongez-vous, et je me jetterai à vos pieds! Je suis juste une personne qui ne veut pas vivre et penser comme un mouton, parce qu’être emprisonné dans mon propre pays est peut être meilleur que d’être libre ailleurs où je devrais violer mes principes! […] Je continuerai de me battre pour rester dehors. Je peux être un champion, et si je ne le suis pas! Je suis sur que dans votre grandeur vous me donnerez un moyen de me présenter dignement devant vous à la fin de mes jours. Le reste est à vous ».

Rajout d’accusations a répétition et harcèlements policiers contre cet artiste et musicien Iranien.

Les « Juges » du régime avaient initialement envoyé une convocation et une assignation à comparaitre à Amir Tataloo  le 8 août 2016 pour qu’il réponde des accusations portées contre lui: « d’Actions visant à répandre la dépravation chez les jeunes Iraniens ». L’assignation précisait que s’il ne se présentait pas devant cette Cour, il serait immédiatement arrêté. Amir s’était défendu de cette assignation en publiant sur plusieurs médias sociaux une vidéo en  réponse contre ces accusations qui fut jugée « Insultante et menaçante » par le « Juge «  Bijan Ghasemzadeh chargé de son affaire.

Le 23 Aout 2016 Amir Tataloo  etait de nouveau arrêté et présenté devant le « Juge «  Bijan Ghasemzadeh qui l’a accusé  de « Refus de répondre à une convocation judiciaire »[…]  » Outrages, menaces  et insultes publique contre un Tribunal « 

Amir Tataloo   s’était ensuite excusé devant les tribunaux pour ses actes qui avaient conduit à son arrestation, il fut ensuite été libéré sous caution le 26 Octobre 2016, après avoir été détenu pendant 62 jours, afin de pouvoir préparer son dossier de défense auprès de  son avocat. Il est maintenant sous le coup d’une nouvelle arrestation qui devrait dans les jours à venir le conduire en prison pour cinq ans.

Artistes et musiciens Iraniens sans licences officielles accusés régulièrement de diffuser leurs musiques sur des chaînes étrangères.

Bien qu’Amir Tataloo  dispose d’un public conséquent,  il reste un artiste sans  la licence officielle qui lui permettrait de vivre de son art en Iran, ce qui signifie que sa musique ne peut pas être diffusée sur les radios où les stations de télévisions officielles quelle ne peut pas jouée en public, ou même être enregistrée. En effet les artistes et les musiciens en Iran doivent recevoir l’approbation officielle du « Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique » pour avoir le droit de se produire légalement en public et voir leurs travaux diffusés sur les médias gouvernementaux seuls autorisés a diffuser de la musique dans le pays.

Ce n’est pas la première fois que ce musicien fait l’objet d’une arrestation et de pressions de la part de la police politique. Amir Tataloo avait été précédemment arrêté en 2013 sur ordres du Colonel Massoud Zahedian le Chef de la « Police de la Moralité » de Téhéran, il avait été détenu puis libéré après qu’on ait exigé de lui qu’il fasse des excuses publiques. Les « Juges » du régime l’avait déjà accusé à cette époque de « Diffusion de chansons immorales », d’avoir auto produit sa musique en Iran et de l’avoir ensuite diffusée sur des chaînes étrangères de télévision par satellite. Une pratique courante pour de nombreux artistes et musiciens Underground Iraniens non autorisés. Mais aussi un motif d’accusation que le gouvernement Iranien utilise de manière quotidienne pour sévir et réprimer les musiciens locaux quand celui- ci  les considère comme trop remuants ou trop subversifs.

Voir aussi sur: http://freemuse.org/archives/13074
https://www.iranhumanrights.org/2013/12/amir-tataloo/
https://www.theguardian.com/world/2013/dec/03/iranian-rapper-website-arrested-amir-tatalou-narenji
Iran: Musician arrested on charges of “spreading depravity”
-*1 Voir sur: http://www.albawaba.com/entertainment/iranian-rapper-faces-music-74-lashes-and-five-years-jail-901166

Contact – Collectif Soliranparis

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Les autorités iraniennes procèdent à l’ablation de l’œil d’un prisonnier à la veille de leurs pourparlers sur les droits de l’homme avec l’UE

Les autorités iraniennes procèdent à l’ablation de l’œil d’un prisonnier à la veille de leurs pourparlers sur les droits de l’homme avec l’UE.

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9 et 14 Novembre 2016 nouvelle qui nous est parvenue par le biais du site Iran Human Rights – IHR : Les médias officiels iraniens tels que l’ISNA, ont rendu compte d’une peine d’ablation de l’œil d’un prisonnier qui lui a été infligée le Lundi 8 novembre 2016,  dans une des prisons situées dans la région de Téhéran.

Les autorités iraniennes ont procédé à l’ablation de l’œil d’un prisonnier originaire de la ville de Qorveh (Province du Kurdistan), identifié sous le nom de Mohammad Reza, pour avoir prétendument jeté de la chaux dans le visage de sa nièce de quatre ans dans la région de Sanandaj et l’avoir ainsi aveuglée.

La mise en œuvre de cette peine infligée sous le titre de la loi de la Qisas (Rétribution en nature) – qui est l’équivalent de la loi du Talion en version régime des MollahsNdr, a eu lieu à la veille d’une nouvelle série de discussions entre les autorités Iraniennes et des représentants politiques de l’Union européenne. Des entretiens qui auront lieu à Bruxelles et où des  représentants officiels de l’U.E auraient l’intention de discuter dans le cadre de leur dialogue avec des membres des autorités de la «République Islamique» sur la situation des droits de l’homme en Iran.

Mohammad Shahriari le chef du bureau du procureur de la Cour criminelle de Téhéran, a affirmé qu’il s’agit de la deuxième peine d’ablation des yeux  infligée à un prisonnier en Iran, depuis l’adoption d’un article de loi qui avait été adoptée en 1958 condamnant les auteurs d’attaques contre des femmes par jet d’acide. Une autre peine similaire avait été réalisée l’année dernière en Mars 2015 –*1.

En outre les activistes du site Iran Human Rights – IHR ont rapporté qu’au moins 19 condamnations à mort avaient été appliquées depuis le début de ce mois de Novembre 2016. IHR condamne cette nouvelle peine d’énucléation oculaire et les vagues continuelles d’exécutions en Iran. IHR  demande des réactions fortes de la communauté internationales immédiates contre ces peines inhumaines et dégradantes.

«L’Iran est probablement le seul pays du monde où les autorités mettent en œuvre des châtiments médiévaux et archaïques tels que l’ablation des yeux de prisonniers. L’exécution d’une telle peine à la veille d’un dialogue crucial sur les questions relatives aux atteintes aux droits de l’homme entre l’Iran et l’Union européenne est profondément choquante. Cela doit servir de test sur l’engagement de l’U.E face à ces pratiques de l’Iran, la communauté Internationale et l’Union Européenne doivent fermement demander à l’Iran un moratoire sur la peine de mort, et sur ces peines dégradantes telles que les exécutions publiques, les énucléations oculaires ou les amputations de membres prisonniers», a déclaré M. Mahmood Amiry-Moghaddam le porte-parole de l’organisation Iran Human Rights.

Notes : Votée En 1958, la loi contre les attaques de femmes par jets d’acide, n’incluait pas l’ablation des yeux qui a été introduit après la création de la «République islamique» et la prise de pouvoir du pays par Khomeiny en 1979

Voir aussi sur : https://iranhr.net/en/articles/2698/
-*1 Voir sur : Iranian Authorities Have Implemented Blinding Punishment of a Prisoner
https://iranhr.net/en/articles/1181/

Contact – Collectif Soliranparis

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Mehdi Rajabian le distributeur de musique Iranienne indépendante emprisonné bien que malade à cause de sa gréve de la faim a refusé de recevoir un traitement hospitalier

Mehdi Rajabian le distributeur de musique Iranienne indépendante emprisonné bien que malade à cause de sa gréve de la faim a refusé de recevoir un traitement hospitalier

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Mehdi Rajabian et Hossein Rajabian

7 et 9  Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran: Le distributeur de musique indépendante Iranienne emprisonné Mehdi Rajabian, qui est actuellement en grève de la faim avec son frère Hossein Rajabian, a refusé le traitement hospitalier qui lui avait été destiné. Une semaine avant les frères  Rajabian avaient été dupé par les autorités pénitentiaires de la prison d’Evin qui avaient fait semblant de répondre positivement à leurs demandes, afin qu’ils cessent leurs actions de grèves de la faim.

Le Mercredi 2 novembre 2016, cinq jours après le début de leurs grève de la faim: « Mehdi est tombé malade et a été transféré la clinique de la prison d’Evin, où le médecin lui a dit qu’il devait aller à l’hôpital, mais Mehdi a refusé parce qu’il veut poursuivre sa grève de la faim jusqu’à l’obtention des ses droits », A déclaré une source locale bien informée aux militants du site de la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran.

« L’état de Mehdi est critique. S’il n’est pas transféré à l’hôpital nous craignons qu’il soit gravement en danger. Mehdi et Hossein sont en grève de la faim pour exiger des congés médicaux temporaires, afin de pouvoir  recevoir  des traitements médicaux appropriés en dehors de la prison. Il ont envoyé Mehdi dans un hôpital hors d’Evin pendant quelques heures pour tenter de briser sa grève de la faim, une fois sur place il l’ont obligé a se réhydrater en lui faisant des intraveineuses ce qui n’a rien résolu de ses problèmes », a rajouté cette source.

Les frères Mehdi Rajabian  et  Hossein  Rajabian et leur ami le reporter et vidéaste indépendant Yousef Emadi étaient les directeurs et les fondateurs de la plateforme Barg Music désormais interdite par le régime. Barg Music  était un label indépendant et un service de distribution de musique en ligne qui distribuait des enregistrements de musiciens et d’artistes issus des scènes musicales underground Iraniennes. En Juin 2016 ils ont été convoqués à la prison d’Evin pour commencer à purger leurs peines. Peu de temps avant ils avaient été condamné tous les trois à des peines de 3 ans de prison pour des accusations:  « d’Insultes au Sacré » […] « Propagande contre le système »[…]  » Distribution de musiques illégales sans permis de travail à destination de l’étranger «  et produit les disques de plusieurs chanteuses solistes Iraniennes – Ce qui est formellement interdit par les lois de la « République Islamiques »  qui interdisent au femmes de chanter et de se produire seules sur scène –Ndr.

Dans une lettre ouverte envoyée depuis la prison d’Evin le 26 octobre 2016 dernier, dont une copie a été envoyée aux activistes du site de la Campagne Internationale pour les droits de l’homme en Iran, les frères Rajabian disaient:

«Après la déclaration d’un envoyé spécial du procureur, nous avons mis fin mon frère et moi à nos dernières promesses de mettre un terme à nos actions de grève de la faim. Ils nous avaient promis de nous remettre ensemble dans le même Quartier de la prison d’Evin où nous étions précédemment détenus et de tenir compte de nos besoins médicaux. Mais deux mois ce sont écoulés depuis cette déclaration et nos conditions de détention ont empirées […] Il semble que ce haut fonctionnaire nous ait  volontairement dupé  afin de tenter d’obtenir ce qu’il voulait c’est à dire la fin de nos grèves de la faim. Depuis que nous avons pris cette décision on  nous a refusé le droit que nous avions de rencontrer notre avocat ».

« Nous appelons tous les musiciens du monde à condamner les abus de pouvoirs dont nous souffrons  avec une réponse digne », ont écrit les fréres Rajabian. « Ne nous oubliez pas, en ces temps étouffants […] Il n’y a pas de souffrance plus grande que d’être oublié de tous ».

Hossein Rajabian souffre d’une infection pulmonaire et on a diagnostiqué chez  Mehdi des symptômes de sclérose en plaques. En septembre 2016 dernier,   Mehdi Rajabian avait  été séparé de son frère avec qui ils se trouvait dans le Quartier numéro  7 de la prison  d’Evin pour le transférer vers le Quartier numéro 8 voisin à titre de punition pour avoir simplement osé  protester contre  leurs  conditions de détention à l’intérieur d’Evin.

Voir aussi sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/11/mehdi-hossein-rajabian-2/
Et sur Free Muse: Iran: Artists call for support in letter from prison

Contact – Collectif Soliranparis

 

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Libérations des participants arrêtés lors d’une cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari

Libérations des participants arrêtés lors d’une cérémonie en mémoire de Reyhaneh Jabbari.

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5 et 7 Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA nouvelle illustration du mépris total des polices politiques Iraniennes envers les membres de familles qui ont vu leurs enfants  ou leurs proche exécutés par les bourreaux du régime  :  Toutes les personnes qui avaient été arrêtées par les forces de sécurité et des agents en civil du Ministère des Renseignements au cours d’une cérémonie familiale en mémoire de la jeune femme Iranienne exécutée Reyhaneh Jabbari qui se tenait dans le cimetière de Behsht-e-Zahra (Grande banlieue de Téhéran), ont finalement été libérées.

Quelques temps auparavant les militants-es du collectif HRANA avaient signalé que des membres des  forces de sécurité avaient commis des violences contre les participants et détruit une grande des chaises et des tables fournies par la famille pour la cérémonie. Et que le reste des participants qui n’avaient pas été arrêtés avaient été brutalement expulsés du cimetière.

Selon un rapport précédent parvenu aux militant-es du collectif HRANA, on a appris que Sholeh Pakravan la mère de Reyhaneh Jabbari  et le journaliste Mohammad Nourizad faisaient parti des participants arrêtés par des agents en civil du Ministère des Renseignement et de la police, lors de  cette cérémonie organisée en la mémoire de Reyhaneh Jabbari.

Une source proche de la famille de Reyhaneh Jabbari a déclaré aux journalistes de HRANA, « Mme Pakravan et les autres participants arrêtés ont été gardés dans des fourgons de police pendant plusieurs heures, ils n’ont été libéré qu’après que la foule aie été totalement dispersée. La police les a ensuite relâchés sur la route menant du cimetière de Behesht-e-Zahra à Téhéran […] En outre il convient de signaler que la police a saisi et gardé tous les téléphones portables des personnes arrêtées ».

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– Rappel de l’affaire qui avait conduit à  l’exécution de Reyhaneh Jabbari en Octobre 2014 : En Juillet 2007 alors que Reyhaneh était seule à l’intérieur d’un café et qu’elle parlait par téléphone à une amie de son travail d’architecte spécialisée en décoration intérieure. Un médecin et ancien agent du redouté Ministère des renseignements du nom de Morteza Abdolali Sarbandi, qui avait entendu la conversation, l’a abordée et lui a demandé son numéro de téléphone pour lui demander si elle pouvait rénover et réaménager son bureau. Quelques temps après cette première rencontre , le 7 juillet 2007  Sarbandi  donna un rendez vous d’affaires à Reyhaneh afin qu’elle vienne visiter son bureau pour voir les travaux qu’elle aurait pu y faire.

Des témoins interrogés par la police lors de l’enquête qui a suivi  avaient raconté  que la veille de ce rendez vous, ils avaient aperçu  Morteza Abdolali Sarbandi  stopper sa voiture devant une pharmacie de son quartier pour y acheter des préservatifs et des sédatifs.

Le lendemain, le jour du rendez prévu entre Reyhaneh  et Sarbandi l’enquête démontra que celui ci avait verrouillé les portes une fois que Reyhaneh  était entrée chez et qu’il  avait essayé de la faire boire avec insistance. Quelques minutes plus tard  Sarbandi  tenta à plusieurs reprises de forcer Reyhaneh à avoir des rapports sexuels avec lui,  affolée et paniquée par cette tentative de viol  Reyhaneh  s’était débattue et avait réussi a se saisir d’un couteau qu’elle planta dans l’épaule de Sarbandi  pour se défendre. Celui-ci succombera ensuite rapidement d’une hémorragie due à la blessure.

Les autorités Judiciaires Iraniennes et les journaux d’Etat déclarèrent que Reyhaneh Jabbari avait avoué immédiatement l’assassinat de Sarbandi après son arrestation, en omettant bien sur de dire qu’elle s’était rendue spontanément au commissariat après les faits. Et qu’elle avait toujours déclaré avoir mortellement blessé Morteza Abdolali Sarbandi,  sous le coup de la légitime défense parce que celui-ci avait tenté de la violer. En Outre il convient de noter que Reyhaneh n’avait pas eu le droit de bénéficier de l’assistance d’un avocat au moment où elle avait fait sa déposition et la « Confession de son crime », ce qui ce bien sur illégal au regard même des lois de la « République Islamique d’Iran ».

Il convient aussi de noter que des analyses médicales postérieures faites par la police permirent de constater que Sarbandi  avait largement prémédité ses actes en mettant des sédatifs puissants dans le verre  qu’il avait tenté d’offrir  à boire à Reyhaneh pour arriver à ses fins.

Bien que les autorités Judiciaires Iraniennes aient eu en main ces preuves accablantes de la préméditation de la tentative de viol de Morteza Abdolali Sarbandi  sur la personne de cette jeune femme. Reyhaneh Jabbari  fut quand même condamnée à mort par un « Tribunal révolutionnaire » pénal de Téhéran en 2009,  en vertu de la loi Iranienne de la Qisas dite de «Réparation en nature» qui n’est pas autre chose que la loi du Talion en version régime de Khamenei. La peine de mort avait ensuite été confirmée par la Cour suprême Iranienne au cours de la même année.

Malgré plusieurs appels internationaux émanant d’ONG défenseures des droits humains et de collectifs féministes internationaux pour contrecarrer la condamnation à mort et l’exécution programmée de Reyhaneh qui fut plusieurs fois reportée. Les autorités « Judiciaires » iraniennes firent quand même exécuter à huis clos, Reyhaneh Jabbari lors des premières heures de la matinée du Samedi 25 Octobre 2014.

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Voir aussi sur:
https://hra-news.org/en/participants-reyhaneh-jabbaris-executions-anniversary-arrested
https://hra-news.org/en/arrested-participants-reyhaneh-jabbaris-memorial-released
https://soliranparis.wordpress.com/2014/10/25/le-regime-des-mollahs-a-lachement-fait-executer-reyhaneh-jabbari-ce-samedi-matin-dans-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-sharh/
https://soliranparis.wordpress.com/2014/11/04/selon-fariborz-jabbari-loncle-de-reyhaneh-jabbari-on-a-torture-sa-niece-pour-lui-extorquer-des-aveux/

Contact – Collectif Soliranparis

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Dernières nouvelles du militant syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ebrahimzadeh

Dernières nouvelles du militant syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ebrahimzadeh.

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Octobre et Novembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de la Campagne pour libérer les travailleurs emprisonnés en Iran – Free Them Now: Les dernières nouvelles concernant notre camarade syndicaliste Iranien et militant défenseur des droit des enfants  emprisonné Behnam Ebrahimzadeh ne sont pas bonnes du tout. On a appris que le Mercredi 21 Septembre 2016 que Yousef Moradi le chef de la sécurité pénitentiaire de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran), avait menacé Behnam qui est gravement malade, en lui disant qu’il allait mettre fin à la procédure de sa nouvelle demande de mise en liberté provisoire pour raisons de santé et faire tout son possible pour stopper son traitement médical.

Behnam Ebrahimzadeh, est un des activistes parmi les plus connus  du mouvement syndical libre en Iran,  il avait été arrêté en 2010 puis condamné à une peine de prison de 5 an de prison. Alors même qu’il été en train de terminer de purger cette peine, le 1er Août 2015 un autre « Tribunal Révolutionnaire  présidé par le sinistre  «Juge» Abdolqassem Salavati  l’a de nouveau fait condamner à une nouvelle peine de 9 ans de prison (Qui fut réduite ensuite en Appel à une peine de 7 ans, 10 mois et 15 jours de prison) assortie d’une amende de 4.500.000 de Rials. Pour sa participation supposée aux événements de la mutinerie du Jeudi Noir d’Evin*1  ainsi que pour des accusations de : «Diffusion de propagande contre le régime» et «Organisation d’une collusion et de rassemblements illégaux en vue de commettre des crimes contre la sécurité intérieure et extérieure».

Actuellement Behnam est toujours enfermé dans la Section numéro 2 de la prison de Gohardasht Rajaee Shah connue aussi sous le nom de Section Dar-Al-Quran – dans cette partie de la prison à caractère éminemment idéologique pour le régime, sont généralement enfermés des «Prisonniers religieux » ou dits de «Droits communs » qui sont obligés de lire et d’apprendre par cœur des passages entiers du Coran, s’ils veulent pouvoir bénéficier d’amnisties, de remises de peines ou bien encore de mises en libération conditionnelle pour raisons de santé –  selon les procédures dites de « Congés médicaux » ayant cours en IranNdr.

Behnam Ebrahimzadeh a pu récemment bénéficier d’une mise en liberté provisoire pour ses problèmes de santé, malgré une somme de caution de 600 millions de Tomans*2 que l’administration pénitentiaire de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr exigeait de lui, pour qu’il puisse être soigné dans un hôpital public à l’extérieur de la prison. Cette libération provisoire fut obtenue grâce  aux nombreux efforts de sa famille et aux campagnes de  soutien menées par les activistes du site de la Campagne pour libérer les travailleurs emprisonnés en Iran -Free Them Now épaulé par d’autres militants de grandes centrales syndicales internationales.

Alors que Behnam souffre de problèmes de santé et qu’il doit aussi faire face à ceux de son fils Nima Ebrahimzadeh  qui souffre d’une leucémie en phase terminale, il a été il y a peu ramené à la prison de Gohardasht Rajaee Shahr avant même d’avoir pu terminer son traitement médical et sa période de « Congé médical ».

Behnam a récemment écrit une lettre a son épouse Zobideh Houjizadeh dans laquelle il décrit les pressions et les violences que subissent de la part des gardiens les prisonniers politiques de Gohardasht Rajaee Shahr, celles-ci incluent pour lui et ses codétenus malades des refus de pouvoir conserver leurs médicaments en cellule, des obligations d’acheter eux même leurs médicaments avec leur propre argent, alors qu’il  est de notoriété publique que  certains gardiens et cadres corrompus de l’administration pénitentiaire laissent rentrer dans la prison des drogues telles que de la méthamphétamine et du crack.

Toujours selon cette lettre de Behnam ces pressions contre les prisonniers incluent aussi: des « loyers » exigés aux prisonniers s’ils veulent avoir plus d’eau dans leurs cellules sous le prétexte que celle-ci est rationnée durant les périodes estivales, des refus d’accorder des  soins médicaux réguliers et des médicament à des prisonniers souffrant d’hépatite ou du VIH. Il y décrit également les violences et les bagarres quotidiennes entre les « gangs de prison » pour le contrôle des trafics dans l’enceinte de Gohardasht  sur lesquelles les gardiens ferment toujours les yeux, la distribution d’aliments périmés ou de mauvaise qualité dans la cantine réservée aux détenus qui leur causent des problèmes gastriques et digestifs récurrents. L’état d’insalubrité dramatique de l’infirmerie de la prison et le fait que l’épicerie destiné aux détenus ne vend quasiment pas de viande, de légumes et de fruits frais  autrement qu’a des prix prohibitifs.

Behnam Ebrahimzadeh a aussi écrit une lettre ouverte à Ahmed Shaheed le  Rapporteur spécial de Nations Unies sur les questions des atteintes aux droits humain en Iran et à son équipe, où il décrit sa situation et celles toutes autant dramatique d’autres prisonniers politiques. Dans cette lettre il leur demande d’organiser une commission d’enquête internationale indépendante chargée d’examiner les conditions de détention horribles vécues les prisonniers politiques et dits de « droits communs » de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

Free Them Now demande fraternellement à tous les militants syndicalistes, aux organisations de défense des droits de l’homme et des travailleurs du monde entier de continuer à se mobiliser pour défendre Behnam Ebrahimzadeh et tous les autres militants syndicalistes enseignants et ouvriers Iraniens quotidiennement arrêtés et condamnés à des peines de prison pour des accusations « d’Atteintes à la sécurité nationale » . Ensemble battons nous pour leur libérations et que cessent les persécutions à leur encontre!!!

Campagne pour libérer les travailleurs emprisonnés en Iran -Free Them Now.
Septembre 2016

Contact  Shahla Daneshfar:  Shahla.daneshfar2@gmail.com

http://free-them-now.com/
-*1 Le Jeudi Noir d’Evin est une mutinerie qui avait éclaté les 17 et 18 Avril 2014 dans la section 350 de cette même prison (Téhéran), elle avait fait suite a des protestations de détenus politiques contre des fouilles de cellules abusives, lors de ce raid d’une violence inouïe de nombreux prisonniers avaient été grièvement blessés, après avoir  été violemment matraqués et passé à tabac par les gardiens appuyés par des membre de forces spéciales de la police antiémeutes de la capitale.
https://soliranparis.wordpress.com/?s=jeudi+noir+d%27evin
Sur les exactions et la brutalité des verdicts  du sinistre  «Juge» Abdolqassem Salavati relire :
https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-abdolqassem-salavati/
-*2 Caution demandée à Behnam Ebrahimzadeh a qui correspond après conversion a peu prés à environ17 000 Euros, une somme colossale en Iran.

Collectif Soliranparis

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Nouveaux assassinats de deux travailleurs Kurdes Kolbers par les forces militaires Iraniennes

Nouveaux assassinats de deux travailleurs Kurdes Kolbers par les forces militaires Iraniennes.

ahamdhassan

               Sources photo Kurdistan Human Rights Network – KHRN 

24 et 30 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais de nos amis du site du réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN : Kurdistan Iranien ou Rojhelat- Les forces d’occupation Iraniennes ont à nouveau abattu sans sommations deux jeunes travailleurs Kolbers Kurdes et  grièvement blessé un autre, lors de tirs commis par des «Gardiens de la Révolution» Iraniens de l’IRGC, a déclaré une source locale aux militants et activistes du KHRN.

Les travailleurs Kurdes Kolbers (Également connus sous les noms de Koulbars et Kulbarans), sont des travailleurs pauvres Kurdes nomades d’Iran qui transportent généralement à dos d’homme ou avec des mules (qui pour certains d’entre eux sont leurs seules richesses), des marchandises diverses pour les vendre sur les marchés des villages isolés situés dans les zones frontalières à cheval sur les régions Kurdes de Turquie, d’Irak et d’Iran. Ces travailleurs qui sont parmi les plus précaires et les plus pauvres en Iran, sont depuis des années systématiquement visés , blessés et tués, par les forces armées du gouvernement Iranien qui tente toujours de justifier ces assassinats racistes et aveugles en parlant de «Lutte contre la contrebande».

«Le Vendredi 14 octobre 2016, des membres des forces militaires Iraniennes de l’IRGC ont de nouveau ouvert le feu sur un convoi de jeunes travailleurs Kolbers kurdes et grièvement blessé Ahmad Nazari 22 ans. Les soudards de l’IRGC ont ensuite empêché d’agir  des habitants de la région qui voulaient  intervenir pour apporter de l’aide et administrer des premiers soins aux blessés, ce qui explique pourquoi l’état d’Ahmad Nazari a empiré et il qu’il a perdu sa vie sur la route de l’hôpital», a  rajouté cette source.

-Le même jour, dans un village situé à proximité d’un quartier périphérique de la ville d’Urmiyeh, les forces armées Iraniennes ouvraient à nouveau le feu sans sommations contre un autre groupe de travailleurs Kolbers Kurdes, tuant l’un d’entre eux qui avait 20 ans et s’appelait Hossein Amini, a rapporté un autre témoin local.

Un autre source locale  a rapporté que le Dimanche 16 Octobre 2016 suivant, soit deux jours seulement après les incidents du Vendredi 14 Octobre qui avaient couté la mort de deux jeunes travailleurs Kolbers, des gardes-frontières Iraniens et des membres des forces armées de l’RGC ,avaient de nouveau ciblé un groupe de travailleur Kolbers Kurdes et grièvement blessé l’un d’entre eux nommé  Askhan Fatehi -20 ans  un jeune homme originaire de la région de la ville Kurde de Kermânchâh. Selon ce même témoin par chance Askan a pu être sauvé de ses blessures grâce à l’aide de personnes de la population locale de cette région frontalière qui l’ont transporté vers l’hôpital de la ville de Paveh où il a pu être soigné à temps.

-Le Scandale des assassinats aveugles et des exécutions extra judiciaires des travailleurs Kolbers Kurdes en Iran.

Selon un article publié sur le site de l’œil de l’exilé par notre ami le Journaliste Kurde Iranien Rebin RAHMANI  dont voici un extrait les violences et le cynisme des gardes frontières Iraniens et de l’IRGC ne connaissent aucune limites: Il n’y a pas que les Koulbars qui tombent sous les balles. Les bêtes de sommes qui accompagnent le labeur de ces infatigables travailleurs nomades ne sont pas épargnées. Chaque année une bonne centaine de ces malheureux animaux sont également massacrés. Un Koulbar originaire de Bané a raconté au Réseau pour les droits de l’Homme au Kurdistan : « Les forces armées iraniennes et les Gardiens de la Révolution patrouillent dans les zones empruntées par les Koulbars et nous tendent des embuscades. Quand ils nous arrêtent, ils confisquent nos marchandises puis regroupent nos bêtes et les mitraillent littéralement sous nos yeux. Plus d’une fois, j’ai même vu les forces du régime incendier nos bêtes. Quand ils nous arrivent de croiser leur route, nous avons si peur d’être arrêtés que nous déguerpissons en catastrophe en laissant tout derrière nous. Les forces du régime se vengent sur nos animaux  et balancent les carcasses sur les routes ».

Les efforts de collecte d’informations effectuées sur le terrain par le Réseau pour les Droits de l’Homme au Kurdistan permettent d’attester que depuis 2011, au moins 439 travailleurs frontaliers ont été tués ou blessés dans l’exercice de leur activité par les forces armées iraniennes. Ces travailleurs nomades qui comptent parmi les plus pauvres et les laissés pour compte du Kurdistan, laissent après leur mort brutale des familles endeuillées qui perdent par la même occasion leur unique source de revenus. Non seulement, l’État Iranien ne leur verse aucune indemnité après la mort de leurs proches  mais leur demande en plus de verser une somme d’argent en compensation du prix des balles qui a servi à abattre leur mari, frère ou fils afin que le corps leur soit rendu -*1

Voir aussi sur le site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN :
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=1017
-*1 L’article complet sur le scandale de ces assassinats racistes de travailleurs pauvres Kurdes par les forces militaires Iranienne est consultable ici :
http://www.loeildelexile.org/le-massacre-des-koulbars-encore-un-secret-honteux-de-liran/
kolber1
Lire également le rapport 2015 sur les massacres de travailleurs Kurdes Kolbers publié par le KHRN : 2015 Annual report on violation of human rights of Kolber workers in Iran
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=747

Collectif Soliranparis

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Province du Khuzestân arrestations des activistes civils Arabes Ahwazis Amer Silavi et Aref Navaseri

Province du Khuzestân arrestations des activistes civils Arabes Ahwazis Amer Silavi et Aref Navaseri.

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27 et  Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Les agents des forces du Ministère  des Renseignements de la ville d’Ahvaz (Province du Khuzestân – situé au Sud-Ouest de l’Iran) ont arrêtés deux activistes civils Arabes Ahwazi,  Amer Silavi et Aref Navaseri (Un poète arabe Ahwazi). Pour le moment les activistes du collectif HRANA , n’ont pas pu obtenir d’informations plus précises, sur les sorts réservés à ces deux prisonniers, tous deux  originaires de la ville de Shadegan.

Selon les rapports transmis aux militant-es et activiste du site du collectif HRANA. M. Amer Silavi a été arrêté par des agents des forces du Ministère des Renseignement  le Mercredi 5 Octobre 2016 dernier  à environ 22h00 (Heure locale) dans sa maison située dans la région de la localité de Koot Abdullat.  Amer Silavi, 34 ans qui est marié et a des enfants, avait déjà été arrêté précédemment à plusieurs reprises pour son activisme écologique et civil, lors de sa dernière arrestation il avait été remis en liberté provisoire après le paiement d’une lourde caution.

Amer Silavi avait été très actif dans l’organisation des chaînes humaines organisées par des militants écologistes locaux et des habitant-es de la province du Khuzestân qui protestent régulièrement contre les pompages catastrophiques des eaux du fleuve Karoun qui sont ensuite redirigées par pipelines vers la ville d’Ispahan et d’autres grande villes du pays – le fleuve Karoun est l’un des affluents Iraniens majeurs  du  Chatt-el-Arab  la partie commune des grands fleuves du Tigre et de l’Euphrate – Ndr.*1

Le poète Arabe Ahwazi  Aref Navaseri originaire de ville de Shadegan connu pour avoir publié ses poèmes en Arabes et plusieurs textes parlant de danses traditionnelles Arabes locales, à quant à lui  été arrêté par les agents des forces du Ministère des Renseignement le Mardi  4 Octobre 2016 dernier.
Depuis qu’il a arrêté dans sa maison familiale située elle-aussi dans la ville de Shadegan, sa famille et ses amis n’ont pas pu obtenir d’informations précises sur sa situation actuelle, ni sur le lieu exact où il est détenu, ni sur les accusations qui ont conduit à son arrestation.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/2-arab-activists-arrested

-*1 Et oui il existe aussi plusieurs ZAD  en Iran.  Pour ce qui est de la destruction des zones marécageuses humides du Khuzestân et les dégâts écologiques majeurs du a l’assèchement du fleuve Karoun qui sont catastrophiques pour les populations locales. Ceux-ci sont causés essentiellement par les pompages et les détournements de ses eaux et la multiplication de  constructions totalement irraisonnées de barrages en amont de son cours – Voir sur le site de la campagne Save Karoun River :  http://www.save-karoun.org/

Et les vidéos ci-dessous:

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11 ans de prison requis contre les syndicalistes Iraniens Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad

11 ans de prison requis contre les syndicalistes Iraniens Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad.

camaradesiraniens

Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad

20 et 26 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran: Deux camarades et militants syndicalistes défenseurs des droits des  travaillleurs Iraniens, Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad ont été condamnés chacun à des peines de 11 ans de prison pour leur militantisme syndical. Ces deux condamnations arbitraires ont été émises le 15 Octobre, 2016 par la Direction générale  numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Sāveh – une localité située à environ 120  Km au Sud-ouest de Téhéran.

Selon la décision de cette « Cour », Jafar Azimzadeh et et Shapour Ehsani-Rad ont été condamnés chacun à des peines 10 ans de prison pour des accusations:   « Mise en place du fonctionnement d’une organisation illégale » et a des peines supplémentaires d’un an de prison pour des accusations présumées de « Propagande contre l’État » qui visaient essentiellement Jafar  pour son travail militant sur le terrain, et Shapour parce qu’il est membre du conseil d’administration du Syndicat libre des travailleurs Iraniens.

« J’ai été condamné et puni de cette peine, sur la base des charges précédentes qui m’avait déjà valu une condamnation à six ans de prison. Alors qu’en fait je suis un prisonnier qui avait été placé en libération provisoire » a déclaré Jafar Azimzadeh dans une interview qu’il avait pu accorder à des activistes du site de  Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran quelques instants avant son procès du Samedi 15 Octobre –  Jafar avait été précédemment libéré provisoirement pour raisons de santé selon les procédures dite des « Congé médicaux » ayant cours en Iran-Ndr.

Jafar Azimzadeh a été condamné à une peine de six ans de prison en Mars 2015 pour des accusations de: « Montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale » et « Récidives répétées d’actes de propagande contre l’Etat et la République Islamique ». En Juillet 2016,  Jafar avait pu bénéficier d’une libération provisoire et d’une permission de sortie selon la procédure dite des « Congés médicaux » ayant cours en Iran, après une action de grève de la faim de deux mois dans laquelle il s’était lancé pour exiger que les autorités Iranienne reconsidèrent son affaire et réexamine son premier procès.

Conformément à l’article 14-7 du Pacte international relatif aux droits civils et à ceux des prisonniers politiques, dont  l’Iran est pourtant signataire: « Nul ne peut être tenu responsable deux fois d’une infraction pour laquelle il a déjà été puni, condamné (ou acquitté) conformément aux lois et aux procédures pénales de chaque pays ».

« Toutes les charges et les accusations portées contre moi sont uniquement basées sur mes activités syndicales pacifiques, on me reproche également d’avoir organisé des grèves ou des violences auraient été commises, alors que c’était des actions non violentes. Et également toute les entrevues que j’ai eu avec des médias où je n’avais fait que défendre mon action syndicale et les droits de mes camarades travailleurs Iraniens« , a rajouté Jafar dans le court entretien qu’il avait accordé à un journaliste de l’International Campaign for Human Rights in Iran.

Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad  ont du également comparaître devant la Cour pénale de la ville de Sāveh pour des accusations de: « Diffusion de nouvelles inquiétantes dans l’opinion publique » et de « Troubles à l’ordre public ». Cette même Cour les a aussi accusé d’avoir incité les travailleurs à la Safa Rolling and pipe Mills Company à se mettre en grève en 2015.

« Notre  Syndicat  libre des travailleurs Iranien a été créée en 2007, il ne viole en rien notre Constitution comme l’ont affirmés les juges qui nous ont condamnés », a déclaré lors de son nouveau procès du 15 Octobre dernier Jafar Azimzadeh  , en se référant au droit de se réunir librement Inscrit dans L’article 27 de la Constitution de la « République Islamique » qui stipule pourtant qu’en principe: « Des rassemblements publics et des marches de protestations à caractère social  peuvent être librement organisées en Iran, à condition qu’il ne soit pas fait usage d’armes au cours de ces actions […] Et que ces événements ne soient pas préjudiciables aux principes fondamentaux de l’Islam ».

Selon les statuts des travailleurs et travailleuses de l’Union libre des travailleurs Iraniens, nos camarades de ce syndicat libre se voient et se décrivent  comme: « Un outil destiné a la défense des droits de tous les travailleurs du pays, dont le but principal et d’œuvrer a l’amélioration des conditions de vie de la Classe ouvrière Iranienne sur la base des progrès sociaux Internationaux contemporains ».

L’Activisme syndical libre en Iran est considéré comme une infraction grave et un crime « d’Atteinte à la sécurité nationale »; les syndicats indépendants ne sont pas autorisés à fonctionner normalement, les militants syndicaux et ceux qui ce lancent dans des actions de grèves  font constamment l’objet d’ harcèlements et de pressions policières. Comme leurs leaders syndicaux, ils sont régulièrement victimes de poursuites judiciaires, d’arrestations, de condamnation à des lourdes peines de prison, sur la base d’accusations totalement arbitraires et délirantes.

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Esmail Abdi militant syndicaliste et enseignant Iranien condamné en deuxième instance à 6 ans de prison.

Le Vendredi 7 Octobre 2016 dernier, on apprenait qu’une autre « Cour d’appel » du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani, avait confirmée une peine de six ans de prison, prononcée précédemment en première instance contre le dirigeant syndicaliste enseignant Esmail Abdi -*1.

Voir aussi sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/10/jafar-azimzadeh-and-shapour-ehsani-rad/
-*1 Voir aussi sur le site de nos camarades  de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI.
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=319:condemn-confirmation-of-six-year-sentence-for-esmail-abdi-by-the-appeals-court-of-tehran&catid=11&Itemid=129&lang=en
info@workers-iran.org
www.workers-iran.org
https://www.facebook.com/IASWI
https://twitter.com/IASWIinfo

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Ville de Karaj 14 prisonniers exécutés dans la prison de Ghezel Hesar pour des accusations liées à des affaires de drogue

Ville de Karaj 14 prisonniers exécutés dans la prison de Ghezel Hesar pour des accusations liées à des affaires de drogue.

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19 et 23 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Des sources locales fiables ont rapporté que 14 prisonniers qui avaient été condamnés à mort pour des affaires de drogue, auraient été exécutés au cours des premières heures de la matinée du Mercredi 19 Octobre 2016, dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hesar située dans la ville de Karaj (Région de Téhéran).

Selon des sources  proches des familles de ces condamnés à mort, les autorités iraniennes ont  fait pendre  à huis clos ces 14 prisonniers dans l’enceinte de la prison de Hesar Ghezel. La veille de leurs exécutions le Mardi 18 Octobre 2016, ces prisonniers avaient été tous transférés dans le Quartier des cellules d’isolement en vue de les préparer à l’application de leurs peines. Toujours selon ces mêmes sources certains de ces prisonniers transférés vers la prison de Ghezel Hesar, étaient auparavant détenus dans la prison centrale de Karaj et celle de Fashavieh (Téhéran).

Les noms des prisonniers qui ont été exécutés et qui ont pu être identifiés par dans les rapports transmis à Iran Human Rights sont les suivants : Abas Karami accusé du transport de 40 kg de stupéfiants qui avait passé cinq ans dans les couloirs de la mort avant son exécution. Hamid Saber et Hamid Babaie qui avaient passé 9 ans dans les couloirs de la mort avant leurs exécutions. Hamid (Amir) Nazari accusé de possession et du transport de 25 Kg d’héroïne lors de son arrestation qui avait passé 8 ans dans les couloirs de la mort avant son exécution. Peyman Sabalani qui avait passé neuf ans dans les couloirs de la mort avant son exécution. Ganjali Chekezadeh accusé de possession de deux kilogrammes de crack qui avait passé  10 ans dans les couloirs de la mort avant son exécution.

Reza Sabzi et Khodamali Pirzadeh qui ont été transférés à Ghezel Hesar, et qui étaient enfermés la veille de leurs exécutions dans la prison de Fashavieh (Téhéran). Khashiar Ahani et Mehdi Geravand qui ont été transférés depuis la prison centrale de Karaj vers celle de Ghezel Hesar avant leurs exécutions. Saeed Zakaria Shahin Akbari, Morteza Amini et Akbari Reigi qui étaient auparavant enfermés dans les Quartiers Deux, Quatre et Cinq de la prison de Ghezel Hesar – Rappelons que la ville  de Karaj compte trois des prisons parmi les plus dures d’Iran, la prison centrale de Karaj, la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, et celle de Ghezel Hesar – Ndr.

Aucune de ces exécutions n’ont été annoncées ou confirmées par les médias d’états ou par les sources officielles des autorités politiques et Judiciaires Iraniennes. En outre il convient de noter que ces 14 prisonniers ont été exécutés, alors que depuis plusieurs mois certains députés et juristes proches des courants «Réformateurs» ont fait une proposition de loi au Majlis – le parlement Iranien – Ndr. Proposant de réduire les peines et de supprimer progressivement les condamnations systématiques à la peine de mort, pour les  accusations de trafic, possession ou usage de drogues

Voir aussi sur : http://iranhr.net/en/articles/2674/

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Province du Khuzestân nouveaux jugements et vagues d’arrestations arbitraires contre de jeunes activistes Arabes Ahwazis

Province du Khuzestân nouveaux jugements et vagues d’arrestations arbitraires  contre de jeunes activistes Arabes Ahwazis.

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19 et 23 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site internet  de l’Ahwazi Center For Human Rights:  Des sources locale bien informées ont rapporté au Centre Ahwazi pour les droits de l’homme- CADH qu’un « Tribunal Révolutionnaire Iranien » avait condamné Emad Beit Mesha’al  un jeune activistes Arabe Ahwazi  à une  peine de 7 années d’emprisonnement, un an après la date de son arrestation.

Selon ces sources, le « Tribunal Révolutionnaire » iranien de la ville d’Ahwaz (Située dans la province du Khuzestân – Sud-Ouest de l’Iran) à fait condamner Emad Beit Mesha’al  âgé de 21 ans, à une peine de sept ans de prison pour  des accusations de: « Propagande contre le régime » et avoir « Appelé à des rassemblements illégaux contre le gouvernement Iranien ».

Ces sources ont confirmé qu’Emad Beit Mashaal avait été soumis à des tortures physiques et psychologiques graves  afin de le contraindre à faire des aveux forcés quand il s’est retrouvé entre  les mains des interrogateurs du Ministère des Renseignement. La gravité des tortures qu’avait subies Emad avaient été d’une telle  brutalité qu’il avait été transféré à l’Hôpital central de la ville d’Ahwaz puis ramené ensuite en prison.

La famille de M. Emad Beit Mashaal a lancé plusieurs appels à diverses Organisations internationales de défense des droits humains, en leur demandant de l’aider à sauver leur fils qui souffre de Diabète et dont l’état de santé s’est gravement détérioré, en raison des pressions et des tortures intenses auxquelles il a été soumis dans les Centres de détention secrets du Ministère des Renseignements Iranien.

Dans le même contexte, des sources locales de la province de l’Al-Ahwaz  ont confirmées que la première chambre de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de  la ville de Qounatireh (Située au nord de la ville d’Ahwaz),présidée par le « Juge » Mehdi Aamada, avait fait condamner à une peine d’un an de prison prononcée le 10 Septembre 2016;  M. Maitham Farajallah Kaab -25 ans un habitant du quartier d’Ahmed située dans la ville de Susa (Soush)  pour des accusations : « d’Adhésion à des idées et des organisations Libertaires dans le but de déstabiliser la sécurité intérieure , avec l’aide de réseaux  sociaux gérés par des activistes séditieux »

Les agents du Ministère des Renseignements Iraniens ont également lancé encore récemment plusieurs raids particulièrement violents dirigés contre d’autres jeunes activistes Arabes Ahwazis. Lors d’un de ces raids effectué le Dimanche 16 Octobre 2016 dernier, les agents de cette police politique on effectué une attaque contre le village d’Abu Allayj (Situé au Sud de ville d’Ahwaz), où ils ont arrêté M. Ibrahim Saeed Sheybani qui a ensuite été embarqué vers un lieu de détention inconnu.

Selon un autre rapport transmis par d’autres sources locales fiables aux activistes du CADH  on a également pu identifier les noms de trois jeunes Arabes Ahwazis résidents du quartier d’Ahmed de la ville de Susa qui avaient été arrêté en Septembre et début Octobre 2016.  Leur noms sont les suivants: * 1Hassan Banitamim fils de Jalil Banitamim – 19 ans. * 2 Hussain Dabat – 30 ans qui a été arrêté le Jeudi 6 Octobre 2016. *3 Hussain Berisam fils de Mohsen Berisam -21 ans  qui a été arrêté le Samedi 8 Octobre ici 2016.

Toujours dans un contexte similaire, les agents Iraniens des services du Ministère des Renseignements ont arrêté et embarqué le Vendredi 7 Octobre 2016, sans aucun mandats d’arrêts ni leur signifier les raisons officielles de leurs arrestations quatre autres jeunes Arabes Ahwazis résidents de la ville de Sheyban. Les noms identifiés par le CADH de ces prisonnier sont les suivants:  *1 M. Majid Anafja -27 ans. *2 M. Hussein Mayahi. *3 M. Jamil Zobeidi. *4 M. Reza Shahitat.

Depuis la publication de ce rapport la semaine dernière, les militant-es et activistes de l’Ahwazi Center for Human Rights n’ont pas pu obtenir d’informations plus précises sur les lieux exacts où ces prisonniers ont été emmenés. Le CADH et les familles de ces sept prisonniers politiques demandent instamment aux principales Organisations internationales de défense des droits de l’homme, de faire pression sur les autorités Iraniennes pour savoir les sorts qui ont été réservé à leurs enfants.

Ahwazi Center for Human Rights – 19-10-2016

Voir aussi sur:
http://acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=489:more-oppressive-unfairly-verdict-issuance-and-arrests-against-ahwazi-arab-youth&catid=44:2010-09-16-17-14-58

Par ailleurs le site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights New Agency ou HRANA   à également confirmé dans un rapport publié la semaine dernière que 19 autre civils Arabes Ahwazis qui avaient été arrêté en 2015 pour  de soi-disant « Actes portant atteinte à la sécurité nationale » et  « Dommages causés a des propriétés gouvernementales Iraniennes » avaient été condamnés respectivement à des peines de deux ans de prison et à des amendes de 18 a 200 millions de Tomans – Voir ci-dessous.

https://hra-news.org/en/19-arab-civilians-sentenced-imprisonment-fine

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Un jeune officier et cadre Iranien des Gardiens de la Révolution battu torturé a mort pour avoir refusé d’aller combattre en Syrie

Un jeune officier et cadre Iranien des Gardiens de la Révolution Iranien battu torturé a mort pour avoir refusé d’aller combattre en Syrie.

assasinated

Sources photo et image Freedom Messenger

17 et 19 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site d’opposition Iranien Freedom Messenger qui nous démontre qu’il commence a y avoir de nombreuses dissensions dans l’opinion publique en Iran et fait nouveau jusque dans plusieurs corps de l’armée à propos de l’Intervention et des ingérences militaires Iraniennes en cours en Syrie:

Un jeune cadre et officier des « Gardiens de la Révolution » de l’IRGC a été battu et torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive, par des agents du Ministère des Renseignements et des membres des services de la sécurité intérieure de l’IRGC, juste parce qu’il avait refusé d’aller participer à la guerre en Syrie, des photos récupérées par les activistes du site Freedom Messenger (Voir ci dessus), nous démontre clairement qu’il y avait des traces de violences, de coups, de tortures sur tout le corps de la victime, ainsi que des traces manifestes de strangulation sur le cou de ce jeune officier.

Selon des sources fiables en provenance d’Iran, des membres des services secrets de l’IRGC et des agents du Ministère des Renseignements, ont battu et torturé à mort ce jeune officier, parce que celui-ci avait déclaré refuser d’aller se batte dans le cadre de la guerre civile Syrienne.

Les rapports reçus par Freedom Messenger nous ont appris que ce jeune officier de l‘IRGC s’appelait Mohammad Reza Hamidavi qu’il avait 27 ans qu’il était marié et père d’un enfant. Alors que pour son acte de désobéissance et son refus d’aller combattre en Syrie,  il aurait du être jugé en principe par un Tribunal militaire. Mais des membres des services secrets de l’IRGC et du Ministère des Renseignements ne lui on laissé aucune possibilité de se défendre auprès d’une Cour de justice, et l’ont battu et torturé à mort.

Les « Gardiens de la Révolution » ont rendu quelques jours après le corps de Mohamad à sa famille qui vit dans la région de la ville d’Ahwaz (Province du Khuzestan-Sud Ouest de l’Iran). La cérémonie funéraire a eu lieu dans la matinée du 16 Décembre 2016 sous haute surveillance d’agents des services secret de l’IRGC qui sont restés sur place durant toute la cérémonie de funérailles qui s’est déroulée dans un village appelé Shokriat qui est situé près de la ville Ramshir (connue aussi  sous le nom Kholfabad) dans le Nord-est de la région de la ville d’Ahvaz.

Des sources fiables Iraniennes, ont déclaré que certains parents et proches de la victime avaient signalé et rapporté qu’il y avait des ecchymoses et des traces de coups et de tortures sur toutes les parties du corps de Mohammad Reza Hamidavi démontrant l’intensité des brutalité et  des violences que celui-ci avait  subi.

Les autorités politiques et militaires Iraniennes ont nié toute responsabilité quant à la mise à mort brutale de cet ancien membre de l’IRGC et ont tenté de se « Justifier » auprès de la famille a coups de déclarations toutes plus contradictoires les unes que les autres, dont l’une indiquait que ce jeune officier était soi-disant mort d’une « Crise cardiaque ». Quand  dans le même temps certain hauts responsable des « Gardiens de la Révolution » déclaraient cyniquement  à la famille que leur fils était décédé après s’être « Pendu lui même » dans un centre de détention.

Un peu plus tôt une semaine avant, on a également appris que les services de renseignements des « Gardiens de la révolution » IRGC, avaient arrêté plusieurs citoyens Baloutches-*1 parce qu’ils avaient eux aussi déclaré refuser d’aller participer à la guerre civile en Syrie  et de soutenir le régime Bachar Al Assad.

Ces citoyens Baloutches qui risquent  des peines très lourdes; ont déclaré avoir refusé de participer à cette guerre parce qu’un Imam Sunnite local de la province  du Baloutchistan avait publié une Fatwah, enjoignant  les Baloutches à ne pas se joindre à la guerre civile en Syrie.

Bien que le sujet de ces refus de citoyens et de conscrits Iranien qui refusent d’aller combattre en Syrie soit un sujet plus que tabou dans les médias d’Etat Iraniens. De nombreuses personnalités et militants Iraniens proches des milieux « Réformateurs » ou de l’opposition,  n’hésitent plus à déclarer publiquement que les couts des sommes colossales dépensées aux cours de ces cinq dernières pour l’intervention militaire Iranienne en Syrie en soutien au régime de Bachar Al Assad, sont totalement contre productifs et nuisibles aux intérêts nationaux du pays comme à ceux de la population Iranienne.

Voir aussi sur: http://www.freedomessenger.com/en/iran-human-right-news/2012-iran-irgc-member-tortured-to-death-for-refusing-to-fight-in-syria

-*1 Nom des habitants de la province du Baloutchistan une province frontalière avec le Pakistan situé dans le Sud-Est de l’Iran. Une minorité régionale  autant opprimée par le pouvoir raciste de Téhéran que les sont les Kurdes, les Arabes Ahwazis, les Azéris, ou encore les Turkmènes et les réfugiés Afghans en Iran.

Collectif Soliranparis contact nomore@riseup.net

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Nouveaux combats entre les guérilleros Kurdes Iraniens du PJAK et les Pasdarans

Nouveaux combats entre les guérilleros Kurdes Iraniens du PJAK et les Pasdarans.

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14 et 17 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais des sites des agences de presse Kurdes E-Kurd.net, Rudaw et Nns Roj :  Kurdistan Iranien – Un groupe de camarades guérilleros Kurdes Iraniens a affirmé qu’ils avaient tué cette semaine, au moins 32 membres des forces des «Gardiens de la Révolution» de l’IRGC et de mercenaires locaux à leurs soldes, en représailles à l’assassinat de 12 de leurs combattant-es la semaine dernière-*1.

Le groupe de défense de l’Est du Kurdistan Iranien du Y.R.K, l’aile armée du Parti Pour Une Vie Libre Au Kurdistan – PJAK, a affirmé dans un communiqué publié sur l’un de ses site qu’il avait tué le Mercredi 12 Octobre 201  lors de combats qui ont éclatés entre l’YRK et des membres de l’IRGC Iranienne au moins six mercenaires à la solde du régime des Mollahs, ces combats ont eu lieu près du village de Ruwari situé dans la région montagneuse de Harwaman (Nord-Ouest de l’Iran). Toujours selon ce communiqué plusieurs autres membres de l’IRGC ont été blessés et un combattant de l’Y.R.K a été tué lors de ces combats.

Mardi soir dernier l’Iran-*2 par le biais de son agence de presse d’Etat Fars News, a déclaré que le corps d’armée des «Gardiens de la Révolution» de l’IRGC avait contrecarré une attaque et un «Complot» des militants du PJAK dans la province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat.

Le site de l’agence de presse Kurde en ligne Nns Roj a rapporté que des affrontements avaient bien eu lieu dans les zones mentionnées par les combattant-es de l’Y.R.K. Et que selon des informations non confirmées provenant de sources locales, trois membres de de l’IRGC avaient été tués et que sept mercenaires à leurs soldes  avaient été blessés. Ce même rapport de l’agence Kurde Nns Roj a également mentionné que trois autres membres de l’IRGC qui avaient été grièvement blessé lors de ces affrontements, avaient été transférés vers un hôpital de la ville de Sanandaj.

Des combattant-es de l’Y.R.K qui sont  les homologues Iranien-nes des combattant-es des H.P.J dans le Rojava (Kurdistan Syrien), ont affirmé avoir tué 9 membres des forces paramilitaires Bassidj’is sous commandement de l’IRGC et que 7 autres avaient et grièvement blessé, lors d’une attaque contre un poste militaire avancé Iranien de la région de Rabat (Une localité située non loin de la ville de Sardasht dans la province de l’Azerbaïdjan occidental d’Iran) qui a eu lieu le Dimanche 10 Octobre à minuit (Heure locale).

Le lendemain toujours dans la région de Sardasht lors d’une embuscade qui a eu lieu à minuit (Heure locale), des combattant-es l’I.R.K ont affirmé qu’elles avaient tué deux membres de l’IRGC et détruit un véhicule militaire venu à la rescousse des forces Iraniennes. L’I.R.K a promis ensuite dans un communiqué qu’il publierait des images de cette attaques

Le PJAK est un groupe de résistance armé  Kurde Iranien fondé en 2004 qui est basé principalement dans les zones montagneuse frontalières situées entre le Kurdistan d’Irak et d’Iran. Il a déjà mené par le passé, plusieurs attaques contre les forces militaires Iraniennes dans la province du Kurdistan Iranien. Le PJAK est l’un des groupes d’opposition Kurde le plus actif de la province du Kurdistan Iranien, il est par ailleurs membre du Koma Civaken Kurdistan ou K.C.K qui est une alliance de plusieurs groupes d’opposition politiques Kurdes dirigée par un Conseil exécutif élu par ses membres.

Mohammed Hossein Rajabi le commandant en chef de l’IRGC dans la province du Kurdistan Iranien a bien confirmé l’attaque de l’avant-poste de Sardasht, tout en disant que les assaillants avaient échoué dans leur mission. Il a ensuite déclaré dans plusieurs médias Iraniens que le PJAK et les Y.R.K auraient utilisé lors de cette attaque des armes légères et semi-lourdes dont un lance-roquettes qui selon ses dires « n’avait pas fonctionné ». Cependant toutes les autres attaques de l’Y.R.K n’ont pas été confirmées par les services de presse officiels de l’IRGC, ni rapportés dans la presse officielle iranienne.

Le Y.R.K quant à lui a publié deux déclarations ; les Mercredi et Jeudi 13 et 14 Octobre, disant que ces attaques avaient été faites en représailles à la mort de 12 de leurs combattant-es, lors d’accrochages avec l’IRGC qui avait eu lieu le Mardi 4 Octobre 2016.  «En plus d’avertir les forces locales et la République islamique d’Iran, nous affirmons que si celles-ci tiennent à persévérer dans la poursuite de leurs agressions militaires, notre riposte sera encore plus forte». A conclu le second communiqué des Y.R.K publié ce Jeudi.

-Accusations d’usage d’armes chimique par l’Iran lors de ces derniers combats entre le PJAK, l’Y.R.K et les «Gardiens de la Révolution» de l’IRGC.

La direction exécutive du PJAK a publié une déclaration disant que les forces iraniennes avaient probablement fait usage d’Armes chimiques-*3 lors de cette attaque du 4 Octobre au cours de laquelle 12 de ses combattants avaient été tués. Celle-ci affirme qu’elle avait obtenue des informations fiables suggérant que ces combattants avaient été intoxiqués quelques minutes avant cette agression militaire Iranienne.

« Cet incident prouve encore une fois que l’Iran a violé les termes du cessez-le feu qui avait été signé entre nos deux parties. Un cessez le feu que nous avons pourtant toujours respecté  jusqu’à présent» a conclu la déclaration du PJAK. Ce cessez le feu avait été signé après l’échec de l’offensive Iranienne lancée en 2011 contre les maquis du PJAK qui s’était soldé par une défaite flagrante et de lourdes pertes pour l’IRGC.

Le Y.R.K a depuis publié les noms et les photographies de l’ensemble des 12 combattants (des hommes âgés de 19 à 34 ans) qui ont été tués lors de cette attaque du 4 Octobre.

Le conseil exécutif du PJAK a ensuite fait une nouvelle déclaration en réponse à l’attaque Iranienne du 4 Octobre, disant que selon le cadre de sa politique d’auto  défense et de protection des populations Kurdes Iraniennes du Rojhelat il ne lancerait pas d’offensive contre l’Iran, mais qu’il appellerait à lancer des : « attaques limitées en représailles à toute nouvelle attaque Iranienne»

Depuis 2004, le PJAK ou Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê en KurdeNdr. A pris les armes pour établir une entité semi-autonome régionale et fédérale Kurde en Iran, semblable à celle du gouvernement régional du KRG  dans le Kurdistan Irakien. Le PJAK  compte actuellement plus de 3.000 combattant-es armé-es dont plus de la moitié sont des femmes.

Voir sur : http://ekurd.net/kurdish-pjak-kill-iran-2016-10-14
-*1 : http://ekurd.net/iran-kurdish-militants-killed-2016-10-05
-*2 : http://ekurd.net/iran-kurdish-pjak-rebels-2016-10-11
-*3 : http://ekurd.net/kurdish-pjak-iran-chemical-2016-10-12
Voir aussi en Persan et en Kurde sur : http://www.nnsroj.com/

-Mise a jour 16 Octobre 2016 nous avons appris par l’agence de presse Kurde E Kurd.net que des combats avaient également éclatés entre le PDKI   – un autre groupe de de guérilla Kurde Iranien, et les « Gardiens de la Révolution » de l’IRGC dans la région de la ville de Saghez.

http://ekurd.net/kurdish-kdpi-killed-iran-2016-10-16

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Quatre exécutions dans la prison de la ville de Tabriz

Quatre exécutions dans la prison de la ville de Tabriz.

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11 et 13 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Quatre «délinquants» toxicomanes ont été exécutés par pendaison dans la prison de Tabriz (Province de l’Azerbaïdjan Iranien – Nord-Ouest de l’Iran).

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du Collectif en HRANA, ces quatre prisonniers ont été pendus dans la prison centrale de  la ville de Tabriz, au cours des premières heures de la matinée du Samedi 24 Septembre 2016.

Mehdi Molaee, Abdulkarim Bapiri et Salah Ghaderian, tous trois originaires de la ville de Sardasht (Située dans la province de l’Azerbaïdjan Iranien – Nord-Ouest de l’Iran). Et Ali Mahtabpour originaire de la ville de Tabriz sont les noms qui ont pu être identifiés par les activistes d’HRANA, de ces quatre hommes qui ont été exécutés à huis clos dans la prison de Tabriz.

Une source proche de ces quatre prisonniers a déclaré dans une interview qu’il a accordé à un journaliste du Collectif HRANA: «Au moment de leurs  transferts vers le Quartier des cellules du couloir de la mort, ces quatre prisonniers ont été violemment battus et traînés sur le sol par les gardiens de la prison».

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/4-prisoners-executed-tabriz-prison

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Trois nouvelles exécutions dans les villes de Sharoud et de Gorgān

Trois nouvelles exécutions dans les villes de Sharoud et de Gorgān.

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9 et 11 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Il y a environ deux semaines, deux détenus de la prison de Shahroud (Province de Semnān située dans le Nord-est de l’Iran) et un détenu de la prison de Gorgān (Province du Golestân située dans le Nord de l’Iran), ont été exécutés pour des accusations liées à des affaires d’usage ou de trafic de drogue.

Selon les rapports parvenus aux militant-es et activiste du Collectif HRANA, il y a deux semaines un condamné à mort détenu dans la prison de la ville de Gorgān, et deux autres prisonniers enfermés dans la prison de la ville de Shahroud ont été pendus.

Les identités de ces prisonniers qui ont été obtenues par HRANA sont les suivantes: Le Dimanche 18 Septembre 2016. Javad Snje Vali – 33 ans, a été exécuté dans la prison de la ville de Gorgān. Il avait été condamné à mort pour des des accusations liées à une affaire d’usage et de trafic de drogue

Le jeudi 22 Septembre: Hussein Arab Ahmadi –27 et Rahmatali Sa’adatyar – 40 ans, deux prisonniers originaires de la localité de Ramsar, ont été exécutés dans la prison de Gorgān, ils avaient eux aussi été condamnés à mort pour des accusations liées à des affaires d’usage et de trafic de drogue.

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/3-prisoners-executed-shahroud-gorgan

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Iran Zeynab Sakanvand Lakran une jeune femme kurde enceinte dans le couloir de la mort

Iran  Zeynab Sakanvand Lakran  une jeune femme kurde enceinte dans le couloir de la mort.

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Zeynab Sakanvand Lakran source photo Kurdistan Human Rights Network -KHRN

7 Octobre 2013 nouvelle et article qui nous a été transmis par une lectrice en provenance du site l’Oeil de l’exilé et que nous relayons ici -Traduction par Evin: La douloureuse histoire de Zeynab, prisonnière kurde enceinte dans le couloir de la mort est un triste symbole de la condition des femmes en Iran. La vie de cette jeune femme n’a été qu’une succession d’injustices, d’oppressions patriarcales et de tragédies.

Zeynab Sakanvand Lakran est née au sein d’une famille très pauvre et ultra-traditionaliste le 22 juin 1994 dans un village des environs de Makou (nord-ouest de l’Iran). Mariée à l’âge de 15 ans, elle est arrêtée à 17 ans pour le meurtre de son époux après seulement deux ans de vie commune.

Avant cela,  Zeynab a vécu une enfance et une adolescence difficile pour ne pas dire cauchemardesque auprès de ses parents qui lui faisaient vivre un calvaire. Le seul moyen que la malheureuse a trouvé pour échapper à ses parents est de s’enfuir de son village pour la grande ville la plus proche avec un jeune homme avec qui elle n’avait eu pour seuls échanges que quelques conversations téléphoniques. Afin d’éviter un scandale, ses parents ont fini par se résoudre à accepter le mariage de leur fille avec ce garçon après que la famille de ce dernier leur versa une somme d’argent conséquente.

Elle qui se croyait amoureuse et qui avait naïvement espéré être heureuse avec cet homme loin de sa famille a en réalité vécu avec son époux un nouveau calvaire fait de violences physiques et morales.

La vie de Zeynab bascule le 1er mars 2012 lorsque le cadavre de son époux est retrouvé au domicile conjugal par le frère et la mère de ce dernier. Le soir même, Zeynab se présente spontanément au commissariat et explique avoir assassiné son époux après avoir été une nouvelle fois violemment battue. L’enquête de police et l’inspection du portable de Zeynab révèlent que cette dernière avait eu au cours des derniers mois des contacts téléphoniques réguliers avec son beau frère, ce qui a fortement laissé penser qu’ils avaient fait le “coup” ensemble. Le beau frère a donc été arrêté puis finalement relâché faute de preuves.

Zeynab a porté seule sur ses frêles épaules la responsabilité de ce crime pendant les trois premières années qui ont suivi son arrestation avant de changer de version dans le courant de l’année passée. Elle aurait alors confié à ses camarades de cellule s’être dénoncée à tort pour protéger le vrai coupable. Elle aurait ajouté qu’elle n’avait pas imaginé que les choses iraient aussi loin ni qu’elle serait condamnée à la peine capitale (probablement en raison de son âge au moment des faits).

En raison de sa minorité au moment du crime, Zeynab a été transférée peu de temps après son arrestation dans un hôpital psychiatrique afin de subir un examen psychologique et déterminer si elle avait ou non conscience de la gravité de son acte au moment des faits.

Les psychiatres ont alors établi la parfaite santé mentale de l’accusée sans prendre en compte ni son jeune âge ni les violences à répétition qu’elle avait subies au cours de sa vie et pendant son mariage. C’est pourquoi le tribunal l’a reconnue coupable du meurtre de son époux et l’a condamnée à mort en vertu de la loi du Tallion. N’ayant pas les moyens de se payer un avocat afin de conduire l’affaire devant une Cour d’Appel, le Tribunal lui en a désigné un d’office. Ce dernier n’a pas pu empêcher que la peine soit confirmée par la Cour Suprême.

Une ancienne camarade de cellule de Zeynab entre temps libérée m’a récemment confié : « Zeynab est extrêmement déprimée et supporte très mal l’isolement de la prison. Elle est terrifiée par la perspective de son exécution. Comme elle n’a absolument personne sur qui compter à l’extérieur, elle a épousé l’année dernière un autre prisonnier et porte actuellement son enfant. Enceinte de 8 mois, la seule chose qui la soulage un peu est le fait qu’ “ils” ne peuvent pas l’exécuter pendant sa grossesse. »

La Loi du Talion (Œil pour Œil) en Iran-*1 est prononcée lorsque la famille de la victime refuse de «pardonner» l’accusé(e). Le sang du meurtrier ou de la meurtrière est alors versé en retour. Si la famille de la victime décide au contraire de pardonner, l’accusé(e) évite la peine capitale et une peine de prison est prononcée. Dans l’affaire qui nous occupe, la mère de l’époux assassiné insiste fortement pour que le sang de Zeynab soit versé. Devant accoucher lors des deux premières semaines d’octobre – Ndr. Cette dernière risque d’être pendue dans les jours qui viennent.

Bien qu’ayant signé la plupart des conventions internationales des Droits de l’Enfant, la République Islamique d’Iran a exécuté au cours des trois dernières années, au moins 42 prisonniers pour des crimes commis lorsqu’ils étaient mineurs.

-Par notre camarade et ami  Rebin RAHMANI

Activiste kurde iranien, Rebin Rahmani a commencé son activité de journaliste en 2003, lorsqu’il était éditeur du journal des étudiants « Rojhalat » de l’Université de Birjand. Depuis 2009, il collabore avec des nombreuses organisations humanitaires. A cause de son engagement, Rebin a été détenu de 2006 au 2008 dans la prison de Kermanshah. Une fois sorti de prison, il prend contact avec plusieurs organisations humanitaires en Iran. Intercepté et menacé par les services secrets de Sanadaj, de Kamyaran et de Kermanshah, il a été contraint de quitter le Pays en mars 2011.
Le plus : En 2005 il s’est engagé dans une longue recherche pour comprendre les origines du grand nombre de toxicomanes parmi les jeunes de Kermanshah. Rebin RAHMANI continue toujours ses activités de collaboration avec des organisations humanitaires. Il est en train de projeter la création d’une organisation humanitaire kurde en France.
Courriel : rebin.rahmani209@gmail.com
Voir aussi sur: http://www.loeildelexile.org/jeune-kurde-enceinte-en-danger-imminent-dexecution/
-*1 Ou loi Iranienne dite de la Qisas.
Urgent mise  a Jour – 7 et 8 Octobre 2016 selon un rapport d’Amnesty International et des nouvelles alarmantes emanant de plusieurs organisation de défense des droits humains Kurdes d’iran, Zeynab Sakanvand Lakran pourrait être exécutée après avoir accouché en prison le 13 Octobre 2016 prochain.
https://www.amnesty.org/en/documents/mde13/4949/2016/en/

-Mise a jour 10 Octobre 2016 via des nouvelles publiées sur l‘oeil de l’exilé – suite a la mort de son bébé a sa naissance  Zeynab Sakanvand Lakran peut être exécutée dans les jours a venir.

Une source fiable et proche du dossier a dit récemment au Réseau des droits de l’homme du Kurdistan : « Zeynab a été transférée vendredi 30 septembre de la prison pour femmes d’Orumieh où elle est détenue vers un hôpital en ville où elle a donné naissance à un enfant mort né. D’après l’équipe de la maternité, le bébé était mort in-utero depuis au moins 2 jours probablement suite à un choc émotionnel violent. Zeynab a été ramenée en prison dès le lendemain malgré les risques pour sa santé.»

Toujours selon cette source : « Deux jours avant cet accouchement dramatique, Madame Malek Nouri, une camarade de prison et amie proche de Zeynab a été placée en cellule d’isolement dans l’attente de son exécution imminente. Zeynab qui est très déprimée et terrorisée par la perspective de sa probable future exécution a été fortement perturbée et nous soupçonnons que le choc émotionnel a provoqué la mort in-utero de son enfant. Deux semaines auparavant, l’infirmerie de la prison avait recommandé le transfert de Zeynab vers un hôpital en ville afin d’effectuer une échographie mais le directeur de la prison s’y était opposé. Zeynab n’a eu droit qu’à une seule et unique échographie au cours de sa grossesse au printemps dernier au cours de laquelle le fœtus avait été déclaré en bonne santé. Lundi 3 octobre dernie, Zeynab a été convoquée au bureau d’application des peines de la prison où on lui a notifié son exécution prochaine.»

http://www.loeildelexile.org/zeynab-condamnation-a-mort-kurde/

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Déclaration de la prisonnière politique Iranienne Narges Mohammadi ils n’ont pas tué mon amour des autres et mes rêves

Déclaration de la prisonnière politique Iranienne Narges Mohammadi ils n’ont pas tué mon amour des autres et mes rêves.

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5 et 7 Octobre 2016 nouvelle qui nous est parvenue depuis la page Face Book de l‘International Campaign For Human Rights In Iran: La militante défenseure des droits de la femme et des droits humains Iranienne, Narges Mohammadi qui a été récemment condamnée à une peine de 16 années de prison, simplement pour s’être élevée contre les atteintes aux droits des femmes et avoir organisé des rassemblements contre la peine de mort en Iran, a écrit une lettre publique en réponse aux juges qui l’ont envoyé en prison; dans celle-ci elle déclare:

-Ils n’ont pas tué mon amour des autres et mon rêve: « Parmi toutes les accusations portées contre moi, on m’a demandé pourquoi j’avais défendu des frères Sunnites et Kurdes détenus dans les couloirs de la mort et déclaré que leurs condamnations étaient injustes et illégales, pourquoi je suis une féministe, pourquoi j’avais rendu hommage aux milliers de victimes des massacre commis contre les prisonniers politiques Iraniens dans les  années 1980, pourquoi j’avais loué  le courage de leurs familles, pourquoi j’avais organisé une conférence sur la pollution de l’air ? Ma seule réponse est : c’est simplement parce que je suis une militante défenseure des droits humains ».

Cette déclaration a été écrite par Narges Mohammadi dans une lettre publique qu’elle a envoyé depuis sa cellule de la prison d’Evin à Téhéran ou elle a été transférée. Narges a fait cette déclaration en réponse à la « Cour d’appel » qui a confirmée la peine de 16 ans de prison qui avait précédemment prononcée contre elle par la Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, présidée le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati , un personnage qui est unanimement détesté en Iran, pour sa vulgarité et la violence totalement arbitraire de ses « Verdicts ».

 » Pendant des années j’ai refusé toutes les injustices que toutes les femme et tous les êtres humains peuvent endurer dans mon pays. Mais ils n’ont pas été capables d’écraser l’amour que je porte aux autres et d’éteindre mes rêves. Et cela est assez pour  me permettre d’exister » a-t’elle ajouté.

Voir aussi sur:  https://www.facebook.com/International-Campaign-for-Human-Rights-in-Iran-49929580840/
Et sur: https://soliranparis.wordpress.com/2016/10/03/16-ans-de-prison-confirmee-par-une-cour-dappel-contre-la-militante-iranienne-narges-mohammadi/

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Province du Khuzestân les exécutions des détenus Arabes Ahwazis Adnan Mazban al-Amouri et Ali Sharif al-Amouri ont suscité de la colère et des protestations de la jeunesse de la ville d’Ahvaz

Province du Khuzestân les exécutions des détenus Arabes Ahwazis Adnan Mazban al-Amouri et Ali Sharif al-Amouri ont suscité de la colère et des protestations de la jeunesse de la ville d’Ahvaz.

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Adnan Mazban al-Amouri et Ali Sharif al-Amouri, exécutés le 28 Septembre 2016.

3 et 5 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site d’opposition Iranien Freedom Messenger et celui de l’Ahwaz Monitor : Au cours de la nuit du Jeudi 29 Septembre 2016, un groupe de jeunes Arabes Ahwazis ont organisé une manifestation de protestation spontanée durant laquelle ils ont scandés des slogans anti-gouvernementaux contre le régime Iranien. Cette manifestation a eu lieu dans l’avenue Enghelab située dans le Sud-ouest de la ville d’Ahvaz, ces jeunes protestaient contre les exécutions de deux jeunes Awhazis originaires de cette même localité.

Ces deux jeunes condamnés à mort Ahwazis qui étaient cousins s’appelaient Adnan Mazban al-Amouri et Ali Sharif al-Amouri, ils étaient tous deux des résidents d’un quartier de la localité de Qaleh Canaan située dans la province du Khuzestân (Sud-ouest de l’Iran). Ils ont été exécutés le Mercredi 28 Septembre 2016 dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Située à Karaj – Nord-ouest de la province de Téhéran) prétendument pour des accusations de « Vols à main armée » et «d’Organisation d’actions portant atteinte à la sécurité nationale».

Le site de l’Ahwaz Monitor a également rapporté qu’Adnan et Ali avaient été arrêtés en Mars 2014 et qu’ils avaient subi des tortures et des pressions psychologique, durant les deux années qu’ils ont passé en cellules d’isolement après leurs arrestations. Et qu’ils furent interdits de tous contacts avec leurs familles jusqu’au jour où ils ont été exécutés

Selon «l’agence de presse» Tasnim News gérée par le régime, ces deux jeunes Ahwazis avaient été accusés d’être des «Moharebeh» –  c’est-à-dire d’être de «Ennemis de dieu» […] «En guerre contre dieu» selon la loi Iranienne –Ndr. Ils ont ensuite été condamnés à mort par la Direction générale numéro 15 du «Tribunal Révolutionnaire» de Téhéran, et leurs peines furent confirmées peu de temps après par la Direction générale numéro 14 de la Cour suprême Iranienne. Les exécutions d’Ali et Adnan ont été mises en œuvre dans l’enceinte de prison de Gohardasht Rajaee Shahr, lors des premières heures de la matinée du Mercredi 28 Septembre 2016.

L’un des parents de la famille Amouri a fait remarquer que les deux jeunes hommes n’avaient pas été jugés selon des procédures régulières et que leurs dossiers d’accusations étaient basés uniquement sur des préjugés racistes et discriminatoires.

Cette personne a déclaré : «La discrimination est évidente dans toutes les affaires jugées dans ce pays. Si vous mettiez en rang toutes les personnes jugées en Iran en quatre rangées de prisonniers, vous pouvez être sûr que dans les troisièmes et quatrièmes rangs, la plupart des personnes condamnées à mort et exécutées le seraient juste parce qu’elles sont d’origine Arabes Ahwazies».

Elle a poursuivi: «Nous avons protesté contre ces deux condamnations, et déposé des recours dans plupart des bureaux des institutions judiciaires gouvernementales. Mais ici la corruption est partout et elle a pénétré toute les couches de la société. Et comme nous ne sommes pas riches, nous n’étions pas en mesure de payer tous les courtiers et les intermédiaires qui auraient pu peut être faire stopper les exécutions de nos enfants ».

Voir aussi sur :
https://freedomessenger.com/en/executions-in-iran/1934-execution-of-two-inmates-sparks-anger-and-protests-by-people-in-ahvaz
http://www.ahwazmonitor.info/2016/09/30/two-young-impoverished-ahwazi-prisoners-executed-tehrans-notorious-evin-prison/

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Risque d’expulsion de la Suède du journaliste Kurde Iranien Kamran Mirzaian

Risque d’expulsion de la Suède du journaliste Kurde Iranien Kamran Mirzaian

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Kamran Mirzaian

29 Septembre et 3 Octobre 2016  nouvelle qui nous est parvenue via l’agence de presse Kurde indépendante Rojhelat.info: La Cour Suédoise chargée de l’émigration a décidé que le journaliste Kurde Iranien Kamran Mirzaian serait expulsé vers l’Iran. Kamran qui craint pour sa vie s’il est expulsé de Suède a déclaré  «Je vais être exécuté ou torturé à mort, s’ils me renvoient la bas».

Le journaliste kurde et militant Kamran Mirzaian est arrivé en Suède en 2014. En Iran, auparavant il avait travaillé pendant plusieurs années dans d’autres pays comme journaliste indépendant. Il a également été actif politiquement en tant que militant proche du groupe d’opposition et de résistance Kurde Iranien du Parti Pour Une Vie Libre Au Kurdistan  ou PJAK.

«Je veux être en mesure d’écrire des articles et de faire mon travail dans ma propre langue, mais en Iran ce ne serait pas possible, parce que en tant que Kurde, je n’ai aucun droit », a expliqué Kamran Mirzaian.

En Suède, il a travaillé bénévolement pour la chaine de télévision par satellite Kurde Newroz – TV une chaine qui est interdite et brouillée en Iran, mais aussi pour d’autre journaux et chaines de télévision locales Suédoises diffusant des programmes de divertissements et de débats. Il a appris récemment qu’il allait être expulsé par la Suède qui veut le renvoyer en Iran , malgré le fait qu’a cause son travail pour Newroz-TV et de son engagement politique, il risque d’être arrêté et torturé à son retour dans ce pays.

« Je suis venu ici avec l’idée et l’espoir que la Suède était un pays démocratique qui défendait les droits  des personnes fuyant les dictature et l’oppression. Lorsque j’ai entendu parler de mon expulsion, tous mes espoirs ce sont écroulés. Cette décision me cause une immense tristesse et une grande déception »: à rajouté Kamran Mirzaian.

La Cour du Tribunal de l’émigration Suédoise à considéré et décrété que Kamran n’avait pas été en mesure de lui confirmer formellement son identité, et qu’elle ne pensait pas que son travail bénévole pour Newroz – TV et son engagement politique lui fasse courir le risque d’une arrestation suivie d’une condamnation à mort par les autorités du régime des Mollahs s’il était renvoyé en Iran. Et qu’en conséquence la Suède ne pouvait lui accorder, ni sa protection ni  l’asile politique.

Kamran Mirzaian a interjeté en appel de cette décision arbitraire de la Cour du Tribunal de l’émigration Suédoise. Tout en lui soumettant plusieurs documents couvrant plusieurs années prouvant ses activités politiques passées en Iran ainsi qu’à l’étranger. Mais le 30 Août 2016 dernier, il a été informé officiellement par cette même Cour que celle-ci ne serait  pas en mesure de réexaminer son cas, malgré  toutes les nouvelles preuves que Kamran lui avait fourni.

« Je ne comprends pas pourquoi cette Cour du Tribunal de l’émigration Suédoise a rendu une décision si injuste, alors que je lui aie montré des preuves sur ma situation et sur ma vie la bas, ils ont décidé de me faire déporter vers l’Iran malgré ça, alors que la seule chose que son régime peut m’apporter c’est des années de prisons et pire encore une condamnation mort  » a expliqué Kamran Mirzaian qui est effrayé des conséquences de son expulsion vers l’Iran.

« Je ne peux pas revenir la bas. Il y a encore quelques semaines, au moins 20 de mes camarades Kurdes ont été pendus par le régime Iranien. Par ailleurs j’ai reçu à plusieurs reprise de nombreuses menaces par  Internet et par téléphone  émanant d’agents de sa police politique, me disant que je serai arrêté et torturé dés mon retour sur le sol Iranien » à conclu Kamran.

Mise a jour 1er Octobre 2016 une pétition a été lancée en Suède en soutien à notre ami Kamran Mirzaian, elle peut être signée via le lien ci dessous:

http://www.skrivunder.com/skicka_inte_kamran_mirzaian_till_doden_-_lat_han_stanna
Voir aussi sur – Swedish Migration Court has decided to return Kurdish journalist to Iran:
http://rojhelat.info/en/?p=9183

Conctact collectif Soliranparis: nomore@riseup.net

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16 Ans de prison confirmée par une Cour d’appel contre la militante Iranienne Narges Mohammadi

16 Ans de prison confirmée par une Cour d’appel contre la militante Iranienne Narges Mohammadi.

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Photo au centre Narges Mohammadi

29 Septembre et Octobre 2016 nouvelles qui nous sont  parvenues par le biais du site Iran Human Rights  ainsi que celui du site d’opposition Radio Zamaneh: Une peine totale de 16 ans de prison, a été confirmée par la Branche numéro 36 de la Cour d’appel de Téhéran contre la militante Iranienne défenseure des droits humains Narges Mohammadi qui était jusqu’alors la porte parole et présidente du Defenders of Human Rights Center.

En Mai 2016,  la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, présidée par le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati, avait précédemment condamnée Mme Narges Mohammadi  à un peine de cinq ans de prison pour « Organisation  d’une collusion dans l’intention de commettre un crime contre la sécurité nationale », assortie d’une autre peine d’un an pour « Propagande contre le système » et de dix années supplémentaires pour l’accusation suivante: « d’Avoir été  la fondatrice et la principale collaboratrice du groupe Illégal  LEGAM«  –  La LEGAM est une organisation indépendante regroupant des écrivains renommés, des intellectuels, des juristes et des militant-es défenseurs des droits humains et civils qui ont lancé la campagne Step by Step to Stop Death Penalty‎, au sein de laquelle ils militent ensemble pour l’arrêt de la peine de mort en Iran – Ndr.

Le mari de Narges Mohammadi,  Mr Taghi Rahmani a déclaré  aux journalistes et activistes du site Iran Human Rights- IHR  « En Mai 2016 les accusations qui ont eu pour résultats la condamnation prononcée contre  Mme Mohammadi ont été écrites de toute pièces par les services du Ministère des Renseignements qu’il ont ensuite transmises au « juge » Salavati pour qu’il les  fasse appliquer, ma compagne Narges n’a jamais été le fondatrice de la LEGAM, mais juste une de ses membre« […] « Le fait que le juge Salavati ai  fait condamner  Narges  à dix ans de prison juste parce qu’il a été décrété qu’elle était la fondatrice de la LEGAM, nous démontre qu’il n’est en aucun cas un magistrat indépendant et que son verdict est purement  politique et sans aucune valeur juridique » a conclu M. Taghi Rahmani dans cette déclaration.

Une source proche de Mme Mohammadi a déclaré aux activistes du d’ Iran Human Rights: « Notre amie Narges va devoir passer maintenant plus de dix ans derrière les barreaux d’une prison. Le 3 Mai 2015 elle avait été convoquée par la Cour mais cette audience avait été reportée après que ses avocats se soient plaints de ne pas pouvoir correctement examiner son dossier d’accusation. Deux jours seulement après cette audience, les autorités Iranienne  ont fait arrêter Narges à son domicile,  elle fut ensuite transférée vers la prison d’Evin, sans qu’on ne lui ai donné la moindre explication ».

En Mars 2013 suite à une rencontre entre Narges Mohammadi et Catherine Ashton une des représentantes du Bureau des affaires étrangères de l’Union Européenne, les agents du Ministère des Renseignements l’avaient convoqué à plusieurs reprises pour des interrogatoires. Elle a aussi fait ensuite l’objet de plusieurs campagnes particulièrement insultantes et calomnieuses, orchestrées par les principaux médias d’Etat Iraniens.

« Faire condamner Narges Mohammadi à une lourde peine de prison, uniquement en raison de ses activités pacifiques de militante défenseure des droits humains et des droits civils, est une preuve de plus du manque  total de crédibilité du système judiciaire Iranien. Ceci est également une nouvelle démonstration des atteintes continuelles aux droit de l’homme commises par les autorités politiques et judiciaires de la République Islamique » […] « La communauté internationale doit fermement condamner cette peine d’emprisonnement prononcée contre Mme Mohammadi  par les autorités Iraniennes et leur signifier le coût politique qu’implique sa condamnation » a déclaré M. Mahmood Amiry-Moghaddam, le porte-parole du site Iran Human Rights.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2663/
Et sur https://en.radiozamaneh.com/articles/appeals-court-confirms-16-years-in-jail-for-activist-narges-mohammadi/
https://www.iranhumanrights.org/2016/09/narges-mohammadis-sentenced/
https://www.iranhumanrights.org/2016/09/narges-mohammadi-18/

Contact collectif Soliranparis nomore@riseup.net

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Pressions et menaces du Ministère des Renseignements contre la famille du syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani décédé l’année dernière en détention

Pressions et menaces du Ministère des Renseignements contre la famille du syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani décédé l’année dernière en détention.

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En mémoire de notre camarade syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani, mort en détention le Mardi 13 Septembre 2015 dans la sordide prison de Goharhardasht Rajaee Shahr .

23 et 27 Septembre nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Les collègues de travail, les parents et amis de Shahrokh Zamani, un camarade militant syndicaliste Iranien décédé le Mardi 13 Septembre  2015 dernier dans des circonstance troubles dans l’enceinte de la sinistre prison de Goharhardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj), avaient  voulu organiser à Téhéran un hommage à la veille du premier anniversaire de sa mort, mais cet événement a été annulé suite à des pressions et des menaces d’agents du Ministère des Renseignements.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activiste du site du Collectif HRANA, à la suite à de lourdes pressions et d’une séries de menaces émanant d’agents de la police politique du Ministère des Renseignements, nous avons appris qu’une cérémonie d’hommage qui était prévue pour le 1er Septembre 2016  en mémoire de notre camarade Iranien Shahrokh Zamani n’aurait pas lieu.

Une source proche de la famille de Shahrokh Zamani, a annoncé cette nouvelles et déclaré à un journaliste du site du Collectif HRANA: « Un bref hommage  en mémoire de Shahrokh devait avoir lieu au domicile de son neveu à Téhéran, où  un certain nombre de ses anciens collègues de travail, de militants syndicalistes, ses amis et des connaissances avaient été invités, mais suite à des appels et des menaces du Ministère des Renseignements, cette cérémonie a été annulée et ces  personnes n’ont pas été autorisées à se réunir ».

Il convient de rappeler que Shahrokh Zamani, était un militant syndicaliste Iranien qui fut retrouvé mort dans sa cellule le 13 Septembre 2015, officiellement selon les autorités administratives de la prison de Gohardasht Rajaee Sharh, des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu entre 5 heures du matin et 12 heures. Une version toujours contestée par les membres de sa famille et par ses codétenus qui ont retrouvé son corps à leur retour de promenade.

Shahrokh Zamani n’avait pas pu obtenir l’autorisation d’assister au mariage de sa fille, en Août 2014, on lui a également refusé une mise en liberté provisoire  pour assister à l’enterrement de sa mère. Lors des derniers mois de sa vie Il ne pouvait plus être en mesure de recevoir de visites régulières des membres de sa famille en prison, en raison de la longue distance entre son domicile familial situé dans la ville de Tabriz et celle de Karaj.

Shahrokh Zamani, avait été arrêté pour la seconde le 25 mai 2011 dans la ville Tabriz,  il fut détenu pendant 36 jours à l’isolement. Selon les sources du collectif HRANA, à cette époque la date officielle de l’arrestation avait été mentionnée comme ayant eu lieu 9 Juin 2011 ce qui nous démontre qu’il avait été détenu illégalement pendant au moins cinq jours sans mandat d’arrêt officiel des autorités Judiciaires Iraniennes.

Par la suite la Chambre de Direction Numéro 1 du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Tabriz, présidée par le « Juge » Hamlbar fit condamner Shahrokh à une peine de 11 ans de prison pour des accusations de: « Propagande contre le régime » et « Création d’un groupe politique  illégal en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ». Cette peine fut également confirmée peu de temps après par une autre Cour d’appel.

Après de longues séances d’interrogatoires, Shahrokh fut libéré provisoirement le 19 Octobre 2011 moyennant une lourde caution de 202 Millions de Rials.  Quatre mois après, le 14 Janvier 2012  il était à nouveau arrêté en même temps qu’un autre de ses camarades syndicaliste du nom de Mohammad Jarahi, puis transféré à la prison centrale de Tabriz pour commencer à y purger sa peine.

A son arrivée dans la prison de Tabriz, Shahrokh a été détenu illégalement pendant plus d’un mois dans le service de Quarantaine. Il s’est ensuite lancé dans une grève de la faim pour protester contre cette décision. En représailles on l’a ensuite transféré dans le Quartier des « Délits financiers » où il fut harcelé par certains détenus de mèche avec les gardiens, puis dans le Quartier numéro  15 connu sous le nom de « Quartier de la méthadone ». Une section de la prison de Tabriz particulièrement délabrée et insalubre, traditionnellement réservée aux prisonnier toxicomanes en très mauvais état de santé.

-Valse des transferts illégaux, une des méthodes sordides du régime pour éloigner volontairement certains prisonniers politiques jugés trop remuants, loin des lieux de résidence d’origine de leurs familles.

Le 27 mai 2012, Shahrokh fut de nouveau transféré  illégalement menotté aux pieds et aux poignets depuis la prison de la ville de Tabriz vers celle de la ville de Yazd. Une valse des transferts qui ne s’arrêta pas la puisqu’ on le renvoya de nouveau le 7 Aout à Tabriz, puis  le 23  Septembre vers la prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

Le 8 Septembre 2013 Shahrokh  était de nouveau transféré depuis la prison de Gohardasht Rajaee Shahr vers celle de la ville de Tabriz, une fois sur place il a appris que la Chambre de la Direction Numéro 2 du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville l’avait condamné à une peine supplémentaire de 6 mois de prison, pour avoir prétendument: « Insulté la direction et les autorités administratives de la prison de Tabriz ».

Le 11 Mars 2014 on le transféra  vers la prison de Ghezel Hesar- située elle aussi dans la ville de Karaj-Ndr. Afin de protester contre ce énième transfert Shahrokh s’est lancé dans une action de la grève de la faim. A la fin de celle-ci le 14 Avril 2014 il fut à nouveau transféré vers la prison voisine de Gohardasht Rajaee Shahr.*1

Le militant syndicaliste et travailleur peintre en bâtiment Shahrokh Zamani avait été arrêté pour la première fois en 1993 en raison de ses activités syndicales, jugé peu de temps après il fut condamné à une peine de 18 mois de prison pour  des accusations de: « Création d’une organisation Illégale et non déclarée ».

Shahrokh Zamani fut pendant longtemps membre du Conseil du Syndicat libre des travailleurs peintres en bâtiment Iraniens. Il participa également à la création du Comité d’aide à la création de syndicats libres en Iran.

Alors qu’il avait déjà passé 5 ans en détention et qu’il venait d’être transféré dans le Quartier des prisonniers politiques de Gohardasht Rajaee Shahr.  Le 13 Septembre 2015  Shahrokh Zamani fut retrouvé mort dans sa cellule.

Les officines pénitentiaires et « Judiciaires » du régime déclarèrent que Shahrokh était décédé d’un accident vasculaire cérébral.  Une version « Officielle » remise en cause par les membres de sa famille qui ont déclaré avoir eu un entretien téléphonique avec lui la veille de sa mort et qu’il était encore en bonne santé au moment de celui-ci. Et par les déclarations de ces codétenus qui ont retrouvé le corps de Shahrokh à leur retour de promenade, dans lesquelles ils affirment qu’ils avaient vu des traces de coups sur son corps et de coulures de sang dans sa bouche.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/authorities-prevent-shahrokh-zamanis-relatives-holding-first-anniversary
Sur les Morts silencieuses et les assassinats dans des circonstances suspectes d’opposant-es Iranien-nes survenus en détention, relire ce rapport publié sur site de nos camarades d’Iran Echo – Solidarité Socialiste avec les Travailleurs Iraniens -Les «morts silencieuses» dans les prisons de la République Islamique d’Iran
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36210
-*1 La ville de Karaj située dans la province de Téhéran compte trois prisons sordides considérées comme faisant partie des pires du pays, celle de Gohardasht Rajaee Shahr, celle de Ghezel Hesar et enfin la Prison centrale de Karaj.
-*2 Relire sur: https://hra-news.org/en/shahrokh-zamani-died-rajai-shahr-prison
https://hra-news.org/en/report-shahrokh-zamanis-death-rajai-shahr-prison
https://hra-news.org/en/shahrokh-zamani-buried-tabriz-video-footage

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Rapport et nouvelle liste à propos des prisonnières politiques Iraniennes enfermées dans la prison d’Evin à Téhéran

Rapport et nouvelle liste à propos des prisonnières politiques Iranienne enfermées dans la prison d’Evin à Téhéran.

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15 et 22 Septembre 2016 nouvelle qui nous est parvenue via le site du Collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Dans le quartier des femmes de la prison d’Evin connu aussi sous le nom de Quartier Nesvan, beaucoup de ces femmes sont des mères avec des enfants qui  sont enfermées dans un très mauvais environnement, certaines de ces détenues ne sont même pas  autorisées à recevoir ou à donner des appels téléphoniques à leurs familles. Tandis que les droits de visites de plus des trois quart d’entre elles sont sévèrement limités selon le bon vouloir totalement arbitraire des gardiennes et de l’administration pénitentiaire.

Ce rapport publié par HRANA tente de nous  donner un aperçu général sur l’état et les statuts actuels de 24 prisonnières politiques de ce quartier de la prison d’Evin qui sont font l’objet de mesures de mesures de surveillance particulièrement sévères.

Selon un rapport parvenus aux militant-es et activistes du site du Collectif HRANA, il y a actuellement 32 prisonnières enfermées dans cette Section Nesvan  de la prison d’Evin qui ont été condamnées pour différentes accusations (dont deux d’entre elles pour des délits financiers). 30 de ces femmes sont des prisonnières politiques ayant des statuts de détenues particulièrement surveillées.

Parmi ces prisonnières citons les cas suivants : Mahvash Shahriari Sabet (64 ans)  Charges et accusations retenues « Création et développement d’une organisation Illégale en relation avec la religion Bahaïe, montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ». Peine 10 ans de prison. État de santé souffre d’une grave maladie des articulations et d’ostéoporose. : Mahvash faisait partie d’une organisation Bahaïe  connue sous le nom de Yaran-e Iran.

Fariba Kamal Abadi (54 ans): Charges et accusations retenues « Création et développement d’une organisation Illégale en relation avec la religion Bahaïe».
Peine: 10 ans de prison. Fariba faisait également partie du même groupe Bahaï Yaran-e Iran que Mahvash Shahriari Sabet.

Maryam Akbari Monfared (41 ans): Charges et accusations retenues  «Propagande contre le régime en relation avec un groupe d’opposition illégal» condamnée à une peine de 15 ans de prison.  Hamidreza Akbari Monfared et un autre de ses frères sont également détenus dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj) pour des accusations similaires.

Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh (35 ans): Charges et accusations retenues  «Propagande contre le régime en relation avec un groupe d’opposition illégal»  Peine: 15 ans de prison. Etat de santé  Reyhaneh souffre d’une grave maladie des intestins, de la colite et de douleurs aux pieds.

Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh avait été arrêtée avec son mari Ahmad Daneshpoor son beau-père et sa belle-mère, lors des émeutes anti gouvernementale de l’Achoura du 27 décembre 2009. Elle a refusé à plusieurs reprises d’être transférée à l’hôpital avec des menottes aux poignets, en représailles l’administration pénitentiaire d’Evin a refusé toutes ses nouvelles demandes de traitements médicaux à l’extérieur de la prison pour faire soigner ses problèmes cervicaux et osseux.  Son mari est détenu lui aussi dans la section 350 d’Evin et souffre de diverses maladies, tandis que son père est qui a été condamné à mort pour ses idées politiques, se trouve dans le couloir de la mort d’une autre prison.

Sedigheh Moradi (57 ans): Charge et accusations retenues « «Propagande contre le régime en relation avec un groupe d’opposition illégal»  Peine: 10 ans de prison. Etat de santé souffre de maladies multiples. Sedigheh Moradi avait déjà été emprisonnée pour des motifs politiques dans les années 1980. Elle a récemment fait une demande de libération conditionnelle auprès de la Cour suprême Iranienne mais celle-ci est jusqu’ici sans réponses.

Narges Mohammadi (44 ans): charges et accusations retenues «Propagande contre le régime, Actions portant atteinte à la sécurité nationale et montage d’une collusion en vue de créer des groupes d’opposition illégaux ». Peine initiale 7 ans de prison, assortie d’une peine supplémentaire après un second procès portant celle-ci à un total de 16 ans d’emprisonnement. Etat de santé Narges Mohammadi souffre de maladies pulmonaires et de maladies musculaires invalidantes. Militante défenseure du droits des femmes et des droits humains Narges Mohammadi a été arrêtée pour avoir organisée des manifestations contre la vague d’agressions par jets de bouteilles d’acide contre les femmes Iranienne et pour avoir fait un discours d’hommage sur la tombe de Sattar Beheshti – un jeune bloggeur et opposant Iranien, décédé en prison en 2012 dans des circonstances trouble, suite à des violences commises par des gardiens et des bourreaux à la solde de la Cyber police Iranienne.

Zahra Zehtabchy (46 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime et collaboration avec un groupe d’opposition illégal». Peine: 10 ans de prison. Etat de santé, les longs séjours qu’a passés cette prisonnière politique en cellules d’isolement lui a laissé de graves séquelles tant sur le plan physique que psychologique. Zahra avait été arrêtée lors des manifestations anti gouvernementales de Juin 2009.

Fatemeh Muthana (46 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime et collaboration avec un groupe d’opposition illégal». Peine en première instance 15 ans de prison. Etat de santé, cette prisonnière souffre de problèmes mentaux et d’une grave maladie neurologique. Fatemeh Muthana avait déjà été condamnée à l’âge de 13 à une peine de trois ans prison dans les années 1980. Son mari qui était également détenu dans la même prison que  Fatemeh  a été transféré dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr à Karaj, après avoir été accusé par le directeur et les gardiens « d’organiser des réunions politiques clandestines dans les salles communes de la prison d’Evin».

Fahimeh A`rafi (52 ans): Charges et accusations retenues « Montage d’une collusion contre le régime, diffusion publique de propos blasphématoire »
Peine: 5 ans de prison. Fahimeh A`rafi avait été arrêtée pour avoir enseigné publiquement les préceptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh considérée comme une hérésie par le pouvoir religieux Iranien. Elle avait été auparavant détenue dans la prison pour femmes de Qarchak (Située au nord de la province de Téhéran),  avant d’être transférée à la prison d’Evin

Roya Saberi Nezhad Nobakht (50 ans): Charges et accusations retenues « Blasphème et tenue de propos insultant contre le pouvoir Judiciaire Iranien». Peine  5 ans de prison. Etat de santé souffre de crises de paniques récurrentes après avoir été victime d’une attaque cérébrale survenue en détention.

Roya est une cyber militante Irano Britanique condamnée pour des textes critiques envers le gouvernement parus sur des sites qu’elle animait. Elle avait été auparavant détenue pendant un an et demi dans la prison pour femmes de Qarchak (Nord de la province de Téhéran),  avant d’être transférée à la prison d’Evin.

Bahareh Hedayat (35 ans): Charge et accusation retenues «Propagande contre le régime, montage d’une collusion en vue d’organiser des actions portant atteinte à la sécurité nationale, Insultes contre le « Guide suprême » et un président de Tribunal » Peine 2 ans de prison. Bahareh est une militante étudiante qui était membre de la direction de l’OCU (Un des principal mouvement étudiant Iranien), elle avait initialement été condamnée à une peine de 7 ans et 6 mois de prison qui fut commuée ensuite en une 2 ans de prison avec sursis par une Cour d’appel, du fait la peine de sursis a été appliqué et qu’elle ait passé deux ans en détention Bahareh a été récemment libérée sous conditions.

Elham Farahani (53 ans): Charges et accusations retenue « Actions portant atteinte à la sécurité nationale, appartenance à un groupe religieux Bahaï Illégal ». Peine 4 ans de prison. Son mari Adel Naimi et son fils Shamim Naimi ont été condamnés et sont en prison pour des accusations similaires.

Nasim Bagheri (33 ans): Charge et accusations retenues « Propagande contre le régime, organisation d’actions portant atteinte la sécurité nationale par l’appartenance à l’institut illégal de l’Université Virtuelle Bahaïe » Peine 4 ans de prison. Nasim Bagheri  enseignait et donnait des cours par correspondance sur le site internet de l’Université Virtuelle Bahaïe.

Elham Barmaki (46 ans): Charges et accusations retenues «Espionnage»  Peine
7 ans de prison, cette citoyenne d’origine Irano Chypriote avait été arrêtée lors d’un de ses séjours en Iran.

Behnaz Zakeri (54 ans): Charges et accusations retenues « Propagande contre le régime et collaboration avec un groupe d’opposition Illégal ». Peine 10 ans de prison. Etat de santé Behnaz souffre de graves problèmes nerveux.

Maryam Nagahsh Zargaran (38 ans): Charges et accusations retenues «Organisation d’action portant atteinte à la sécurité nationale, création d’une église illégale dans son domicile ». Peine 4 ans de prison a déjà passé deux ans en prison. Etat de santé cette prisonnière, Maryam est actuellement en liberté provisoire selon la procédure des «Congés médicaux » pour des problèmes cardiaques et dans l’attente d’une opération chirurgicale lourde. Maryam avait été arrêtée dans le cadre de l’affaire du pasteur Saeed Abedini un citoyen Iranien qui s’était converti au christianisme.

Azita Rafizadeh (35 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime, organisation d’actions portant atteinte la sécurité nationale, appartenance à un institut religieux Bahaï illégal » Peine: 5 ans de prison. Azita enseignait auparavant dans l’école privée de la  Bahaï Institute of High er Education, son mari Permana Kooshk Baghi a été condamné à  une peine de cinq ans de prison pour des accusations similaires.

Paniz Azimi (21 ans): Charges et accusations retenues «Organisation d’actions illégales via Facebook» Peine 1 an de prison. Paniz est la compagne de Mohammad Najafi un avocat plusieurs fois harcelé et arrêté par la police politique du régime.

Marjan Davari (50 ans): Charges et accusations retenues – inconnues pour le moment. Cette traductrice et chercheuse Iranienne a été placée en détention dans la prison d’Evin, sans que l’on en sache les raisons exactes?

Reyhaneh Tabatabai (31 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime». Peine six mois de prison ferme et six autre avec sursis. Cette journaliste et activiste politique avait été arrêtée en raison de sa présentation des dixième élections présidentielles Iraniennes jugée comme «Partiale» par les agents du Ministère des Renseignements.

Nazila Hamidov: Charges et accusations retenues «Espionnage». Peine encourue – encore inconnue à ce jour. Nazila est une résidente de Bakou et une citoyenne originaire de la République d’Azerbaïdjan.

Nazila Hamodof (50 ans): Charges et accusations retenues « Espionnage ». Peine encourue- inconnue ce jour. Nazila est une citoyenne de la République d’Azerbaïdjan convertie récemment au christianisme, elle aussi originaire de la ville de Bakou.

Laila Jafari: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh» .Condamnée à une peine de 2 ans de prison.

Laila Jama`t: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh» .Condamnée à une peine de 2 ans de prison.

Ameneh Jaberi: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh» .Condamnée à  une peine de 2 ans de prison.

Sotoudeh Fazeli: Charges et accusations retenues «Organisation d’actions portant atteinte à la sécurité nationale, coopération avec des groupe d’opposition Illégaux». Condamnée à une peine de 3 ans de prison.

Maryam Afshangi: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh » .Condamnée à  une peine de 2 ans de prison.

Negar Afsharzadeh: Charges et accusations retenues «Organisation d’actions portant atteinte à la sécurité nationale ». Cette prisonnière est en détention préventive depuis un an et 7 mois,  sans avoir pu connaitre la date exacte de son procès.

Ayda Yahyapoor: Charges et accusations retenues  «Actes portant atteinte la sécurité nationale». Statut actuel, cette avocate Iranienne,  est en détention préventive.

Mahin Izadi (20 ans): Charges et accusations retenues  « Actes portant atteinte la sécurité nationale ». Cette prisonnière est elle aussi en détention préventive.

Xila Shahriari: Charges et accusations retenues  « Actes portant atteinte la sécurité nationale ». Cette prisonnière est elle aussi en détention préventive. Xila est une citoyenne de religion Bahaïe dont la belle-sœur  Mahvash Shahriari, une autre prisonnière Bahaïe  récemment transférée depuis la Section 209 de la prison d’Evin vers le Quartier des femmes ou Quartier Nesvan.

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/newest-list-political-prisoners-womens-ward-evin-prison

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La famille de la prisonnière politique Kurde Iranienne Manijeh Fatehi a enfin pu avoir de ses nouvelles six mois après son arrestation

La famille de la prisonnière politique Kurde Iranienne Manijeh Fatehi a enfin pu avoir de ses nouvelles six mois après son arrestation.

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Manijeh Fatehi

14 et 17 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site d’opposition Iranien Freedom Messenger : Des agents des forces du Ministère des Renseignements de la ville de Mahabad (Kurdistan Iranien) ont finalement daigné dire à la famille de la prisonnière politique Kurde Manijeh Fatehi , une jeune fille de 22 ans originaire de la ville de Bukan qu’elle était maintenue en garde à vue dans une officine du  Ministère des Renseignement située dans la de Mahābād. L’annonce a été faite à la famille après six mois de demandes infructueuses celle-ci auprès des forces répressives du régime des Mollahs.

Selon des rapports parvenus aux journalistes du site Freedom Messenger, la famille de Manijeh Fatehi a pu lui parler pendant seulement 20 minutes lors de la journée du Dimanche 4 Septembre 2016 tout en étant étroitement surveillé par des agents du  Ministère des Renseignements. Au cours de cette courte visite Manijeh n’a même pas pu expliquer à sa famille pourquoi elle avait été arrêtée. La famille de Manijeh a déclaré plus tard qu’elle était très inquiétée pour le sort réservé à sa fille qui est très fragile de santé.

Manijeh Fatehi qui est âgée de 22 ans est la fille de Bahman Fatehi. Elle a été arrêtée illégalement et sans mandat d’arrêt officiel dans sa maison familiale de la ville de Bukan dont elle est originaire lors de la fin de la journée du Samedi 5 Mars 2016  à 19 h (heure locale), par des agents des forces du Ministère des Renseignements qui l’ont ensuite transférée vers un lieu de détention inconnu.

Le bureau Ministère des Renseignements de la ville de Mahābād, a tenté de se « justifier » devant la famille de Manijeh, en lui déclarant que leur fille avait été arrêtée pour les accusations «d’Avoir eu des contacts avec des groupes d’opposition Kurdes Illégaux».

Le cas de Manijeh Fatehi dont la famille est resté sans nouvelles de leur fille six mois après son arrestation, n’est pas un cas isolé en Iran comme dans la province du Rojhelat (Kurdistan Iranien). Ne pas donner de manière systématique des nouvelles de leurs proches aux familles de prisonnier-es après leurs arrestations, fait partie intégrante de l’arsenal de pressions et des méthodes ignobles pratiquées et utilisées quotidiennement en Iran par les sbires de la police politique à la solde du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani.

Voir aussi sur : http://www.freedomessenger.com/en/iran-human-right-news/1822-manijeh-fatehi-s-whereabouts-finally-revealed-after-six-months

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Exécutions de trois prisonniers à Shiraz dans le Sud de l’Iran

Exécutions de trois prisonniers à Shiraz dans le Sud de l’Iran.

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13 et  15 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Trois prisonniers ont été pendus dans la ville de Shiraz aux premières heures de la matinée du Mardi 13 Septembre 2016.

Deux de ces prisonniers qui avaient été  condamnés à mort pour des affaires de vol à main armée, le troisième prisonnier avait quant à lui condamné à mort pour une affaire de viol, ont été exécutés à huis clos dans l’enceinte de la prison Adel Abad située dans la ville de Shiraz (Province de Fars, Sud de l’Iran).

Selon les «Services de presse» du Procureur général de la magistrature de la ville de Shiraz, ces trois exécutions ont eu lieu au cours de la matinée du Mardi 13 Septembre 2016: Les prisonniers ont été identifiés sous les noms de: Sajjad.A et A.Goudarz qui avaient été tous deux reconnus coupables des chefs d’accusations de vols à main à main armée et Khosrow.H qui avait été reconnu coupable de viol et d’assassinat.

Il convient de noter que les exécutions de Sajjad.A et A. Goudarz auraient été quand même effectuées, malgré le fait que ces deux prisonniers avaient obtenus le pardon des familles de leurs victimes, ce qui aurait dû en principe selon les lois Iraniennes faire stopper leurs procédures d’exécutions et  faire commuer celles-ci en peines de prison.

Selon ce rapport d’Iran Human Rights –IHR,  il est évident que si les autorités «Judiciaires» Iraniennes ont quand fait même exécuter les prisonniers Sajjad.A et A.Goudarz alors même que les familles de leurs victimes leur avaient accordé la grâce, c’est uniquement dans le but de créer une atmosphère de peur et de terreur au sein de la population Iranienne.

Voir aussi sur : http://iranhr.net/en/articles/2645/

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Iran province du Khuzestân pressions contre la prisonnière politique Ahwazie Basneh Dabat et ses enfants.

Iran province du Khuzestân pressions contre la prisonnière politique Ahwazie Basneh Dabat et ses enfants.

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  La prisonnière Ahwazie Basneh Dabat dont on est sans nouvelles depuis son arrestation

10 et 15 Septembre nouvelle qui nous est parvenue par le biais du site du Collectif de l’Ahwazi Center For Human Rights -ACHR: Bien que le dossier sur les atteintes aux droits humains de l’Iran soit terrible et horrible. Les crimes et les exactions que cet état totalitaire perpétue quotidiennement contre les membres de ses populations issues de minorités qu’il considère comme «Non Persanes» ne semble hélas pas connaitre de réponses ni d’indignations rigoureuses de la part de la communauté Internationale. Malgré le fait que ce régime continue de commette des violations constantes contre les minorités Arabes Ahwazies, bafouant ainsi toutes les chartes et les conventions internationales les plus élémentaires.

Le régime pénal totalitaire et inhumain des Mollahs et de sa «République Islamique» ne fait aucune distinction entre les enfants et les personnes âgées d’origine Ahwazies quand il les accuse de commettre de soi-disant « Crimes portant atteinte à la sécurité nationale ». Encore récemment le Mardi 6 Septembre 2016, les forces répressives Iraniennes ont arrêté sans mandat d’arrêt officiel Mme Basneh Dabat, une citoyenne Arabe Ahwazie sur la base d’accusations floues qui ne lui ont même pas été signifiées quand elle a été embarquée vers un lieu de détention inconnu.

Mme.Basneh Dabat est âgée de 59 ans elle est originaire de la ville de Suse, c’est de la mère de M. Ahmad Dabat un militant civil Arabe Ahwazi qui été arrêté an 2012  puis condamné à  une peine de 20 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville iranienne de Yazd, ainsi que de M. Mohammad Dabat un opposant au régime qui a fait récemment une demande d’asile au Danemark, pays où il a fui pour se sauver de l’oppression Iranienne et où il organise maintenant des Cafés politique ou il explique et informe sur les crimes commis par le régime Iranien contre les population Arabes Ahwazies du Khuzestân.

L’Ahwazi Center For Human Rights -ACHR a pu contacter M. Mohammad  Dabat qui leur a déclaré: «Les agents Iraniens du Ministère des  Renseignements ont perquisitionné et tout démoli dans notre maison, ils ont ensuite confisqué tous nos documents personnels relatifs à nos terres agricoles qui sont situées à la périphérie de la ville de Suse. Ces policiers masqués ont pris d’assaut notre maison dans la nuit du Mardi 6 Septembre 2016 (A 10 h – heure locale de la ville d’Ahwaz) où ils ont  arrêté ma mère sans mandat d’arrêt officiel et sans lui donner la moindre explication».

On est toujours sans nouvelle de Mme. Basneh Dabat depuis qu’elle a été arrêtée, les activistes de l’ACHR ont appris par la suite que depuis la publication de plusieurs articles sur son affaire que son mari M. Dabat avait reçu à plusieurs reprises des lettres menaçantes émanant directement du Ministère des Renseignements, l’enjoignant avec insistance de ne pas parler ou médiatiser l’affaire de son épouse jusqu’à ce que celle-ci soit examinée par un « Tribunal » local.

Ce n’est pas la première fois que des fonctionnaires corrompus des forces répressives d’occupation Iraniennes font usage de pressions et de menaces répétées contre des familles ou des proches de militants politique défenseurs des droits civils Arabes Ahwazis, y compris contre ceux qui se sont exilés et réfugiés à l’étranger et qui ne vivent plus actuellement dans la province du Khuzestân.

Ce fut le cas pour M. Hassan Maramazi  un homme âgé de 65 ans qui avait été arrêté le 17 Juin 2015 et soumis à des tortures commises des agents du Ministère des Renseignements qui lui ont fait perdre l’usage d’une main.  Il y a eu un autre cas similaire avec l’arrestation arbitraire le 22 Aout 2015 de M. Tofigh Bawi un homme âgé de 65 ans qui a lui aussi été victime de violences et de menaces répétées contre ses proches.

Les sbires policiers et les bourreaux du régime des Mollahs ne montrent aucune pitié y compris pour les jeunes enfants Arabes Ahwazis. ce fut le cas pour M. Hamzeh Asakereh, un jeune Ahwazi âgé de 16 ans originaire de la ville de Ma’ashourn, arrêté il y a plus d’un an et dont la famille est toujours sans nouvelles depuis sa mise en détention au secret, malgré plusieurs campagnes  d’Organisations de défense des droits humains Ahwazies et Internationales demandant aux autorités Iraniennes de relever des informations sur le lieu exact où est actuellement enfermé Hamzeh.

Enfin citons le cas d’un autre jeune Ahwazi âgé d’à peine 15 ans (Qui a souhaité conserver l’anonymat par peur de représailles contre sa famille)  qui a été détenu à l’isolement et torturé pendant un mois dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignements. Et qui des suites des tortures qu’il  y a subie a perdu la vision et éprouve les plus grande difficultés à se mouvoir normalement.

Notes Soliranparis: ces persécutions et discriminations racistes contre la minorité Arabe Ahwazie en Iran ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du régime totalitaire et contre révolutionnaire des Mollahs en 1979, elles datent de l’annexion forcée de cette province par l’Iran en 1936, et perdurèrent ensuite lors de tous régimes précédents dont ceux fantoches de Reza Shah (1921 -1941) et de son fils Mohammad Reza Chah Pahlavi (1941-1946). Ces persécutions ont connu ensuite une augmentation sans précédent après l’arrivée au pouvoir de Khomeini  et de sa « République Islamique ». Alors même que les populations Ahwazies (Qui sont majoritairement Chiites) avaient largement contribué à chasser le pouvoir despotique du Shah lors de la révolution de 1979 et que plus de 12 000 conscrits Ahwazis aient perdu la vie en défendant la frontière Iranienne lors de la terrible et fratricide guerre Iran Irak.

Voir aussi sur le site de l’ Ahwazi Center For Human Rights -ACHR:
http://acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=470:arresting-a-mother-in-a-try-to-silence-her-son-in-al-ahwaz&catid=44:2010-09-16-17-14-58
Sur les atteintes quotidiennes aux droits humains commises par régime totalitaire et fasciste d’Ali Khamenei et son affidé Hassan Rouhani,  contre les populations Arabes Ahwazies d’Iran qui vivent dans la province méridionale du Khuzestân et qui se soldent quotidiennement par des persécutions, des mesures vexatoires, discriminatoires et racistes, des expulsions, des spoliations de terre, des arrestations arbitraires, des tortures et jusqu’à des « disparitions » ou des enlèvements suivis d’exécutions extra judiciaires. Relire ce dossier de l’UNPO ou Unrepresented Nations And People Organisation :
 http://unpo.org/members/7857
L’ UNPO est Organisation des nations et des peuples non représenté-es par L’ONU et une organisation internationale dont les membres sont issus de diverses minorités autochtones vivant dans des territoires non souverains ou occupés.

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Rojhelat doubles peines contre deux prisonniers politique Kurdes Iraniens

Rojhelat doubles peines contre deux prisonniers politique Kurdes Iraniens.

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 Yusef Kake Mami et Alireza Rasouli source photo Kurdistan Human Rights Network

7 et 14 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du réseau du Kurdistan Human Rights NetworkKHRN : Deux camarades et prisonniers politiques Kurdes Iraniens Yusef Kake Mami et Alireza Rasouli qui avaient pourtant purgé la totalité de leurs peines de prison en Iran, resterons emprisonnés parce qu’ils font face à de nouvelles accusations.

Yusef Kake Mami qui a déjà passé neuf années en prison et Aliraza Rasouli qui a quant à lui passé 42 mois en prison, devaient être tous deux prochainement libérés. Mais ils se sont soudainement vus refuser leurs libérations par les autorités Judiciaires Iraniennes,  suite à de nouvelles accusations portées contre eux par des agents de la police politique et du Ministère des Renseignements.

Yusef Kake Mami, est un militant politique Kurde défenseur des droits civils qui avait arrêté le 24 Octobre 2007 près de la ville de Bokan (Une localité située dans le Kurdistan Iranien ou Rojhelat), pour des accusations de collaboration avec le PJAK ou Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan-*1. Le «Tribunal» et le «Juge d’application des peines» de la prison centrale de la ville d’Urmiyeh, lui avaient pourtant annoncé officiellement qu’il serait libéré le Vendredi 12 Aout 2016, mais en Janvier 2016 il a été rejugé au cours d’une parodie de procès par un «Tribunal Révolutionnaire» qui l’a condamné à une peine supplémentaire de cinq années de prison, après l’avoir accusé d’avoir contacté «Illégalement» le Rapporteur spécial de L’ONU chargé des questions sur les atteintes aux droits humains en Iran.

«Le prisonnier politique Yusef Kake Mami a bien sûr fait appel de cette décision arbitraire devant une Cour d’appel, mais à ce jour ce Tribunal n’a toujours pas prononcé son verdict, à cause de cela Yusef est obligé de rester en prison» a déclaré un témoin local fiable, au cours d’une interview qu’il a accordé aux activistes du réseau du Kurdistan Human Rights Network.

En ce qui concerne l’affaire de l’autre prisonnier Alireza Rasouli, cette même  source a déclaré aux activistes du Kurdistan Human Rights Network. «Alireza est un militant politique Kurde Iranien qui a été arrêté le 23 Février 2013, à la suite d’un rassemblement pacifique d’étudiants qu’il avait organisé dans la ville de Shinawa. Pour cette action Il a été condamné à une peine de 42 mois pour des accusations d’organisation d’actions portant atteinte la sécurité nationale. En prison il a participé à une grève de la faim de 33 jours en solidarité avec d’autres prisonniers Kurdes condamnés à mort pour leurs idées et leurs actions politiques. En représailles il a été transféré pendant plusieurs semaines dans une cellule d’Isolement. En Aout 2016 il a été rejugé pour cette action et condamné à une peine supplémentaire de trois années de prison. Son Avocat a bien sûr fait appel contre cette sentence, mais la Cour d’appel qui réexamine cette affaire n’a toujours rien décidé sur le sort réservé à Alireza»

Cette source a également rajouté « Alireza Rasouli a déjà passé plus de 42 mois en détention,  malgré cela il reste emprisonné alors que sa peine est totalement couverte. Pire encore,  bien qu’il soit gravement malade et qu’il ait impérativement besoin d’un traitement médical dans un hôpital hors de la prison, les responsables des autorités pénitentiaires Iraniennes refusent toujours de lui accorder une mise en liberté provisoire selon la procédure des congés médicaux »-*2

Aliraza Rasouli a publié une lettre ouverte depuis sa prison au sujet de ses souffrances et des pathologies graves dont il souffre au quotidien; dans cette lettre il déclarait : « Ma maladie est très grave, selon les médecins elle est peut-être même incurable. Tous les examens préliminaires que j’ai pu effectuer, montrent que j’ai une tumeur dans le genou gauche et que ma jambe droite est gravement endommagée à cause de la même maladie. Je souffre aussi d’ostéoporose et d’une forme d’arthrite grave. Quant à ma précédente grève de la faim celle-ci a déclenché chez mois des problèmes rénaux qui m’ont fait vomir et uriner du sang à plusieurs reprises ».

Voir sur le site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN :
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=982
-*1 le PJAK ou Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan est un groupe d’opposition et de résistance armée Kurde Iranien qui a été fondé en 2004 – Ndr – Il compte environ de 3000 à 4000 combattant-es dont les trois quart sont des femmes.
Voir aussi sur : http://pjak.eu/en/
-*2 selon les règlements intérieurs de l’Administration pénitentiaire Iranienne, les prisonniers de «Droits communs» comme Politiques, peuvent bénéficier en principe quand ils sont gravement malades de mises en liberté provisoire selon la procédure dite des «Congés médicaux». Dans la pratique ces «droits» leur sont systématiquement niés et refusés au moindre prétexte « Disciplinaire » et selon le bon vouloir des matons et des gouverneurs des prisons – nom donnés au directeurs de prison en Iran-Ndr.

Soliranparis contac nomore@riseup.net

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