Harcèlements et procès contre Najibeh Salehzadeh l’épouse du syndicaliste Iranien Mahmoud Salehi sur la base de fausses accusations

Harcèlements et procès contre Najibeh Salehzadeh l’épouse du syndicaliste Iranien Mahmoud Salehi sur la base de fausses accusations.

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Najibeh Salehzadeh

23 et 25 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran, les sbires de la police politique et les « Juges » corrompus à la solde du régime anti ouvrier,réactionaire théocratique et fasciste d’Hassan Rouhani et Ali Khamenei, non content de s’en prendre régulièrement à nos camarades Syndicalistes Iraniens et de les faire mettre en prison pour des simple faits de syndicalisme, s’en prennent aussi maintenant à leurs familles, leurs compagnes et leurs enfants, généralement sur la base de charges bidonnées et d’accusations grossièrement montées de toutes pièces, comme c’est le cas actuellement dans l’affaire de Najibeh Salehzadeh, l’épouse de Mhamoud Salehi un éminent militant Syndicaliste Kurde Iranien emprisonné depuis le 25 Septembre 2015 .

Najibeh Salehzadeh l’épouse du syndicaliste Kurde Iranien Mhamoud Salehi condamné en 2015 à une peine de 9 années de prison pour son activisme syndical, a déclaré  aux journalistes du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran, qu’elle était faussement accusée d’avoir posté des messages « Insultants contre la République Islamique et son Guide Suprême » sur une page Facebook, Najibeh est maintenant dans l’attente du résultat du verdict de son procès qui s’est déroulé récemment au siège de la Direction générale numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Saqqez (Province du Kurdistan Iranien).

« Le lundi 15 Août (2016) mon fils et moi nous nous sommes rendus au tribunal de la ville de Saqqez , une fois sur place le juge m’a répété à nouveau les accusations portées contre moi,  à savoir que j’aurais écrit des choses subversives sur Facebook qui seraient de la propagande contre l’Etat et des insultes contre le Guide Suprême Ali Khamenei »  a déclaré Najibeh Salehzadeh l’épouse de l’éminent militant syndical Irano-kurde Mahmoud Salehi -*2, aux militant-es et activistes du site la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran.

-Accusée de « Propos insultants contre le régime et ses dirigeants » sur la base d’une fausse page Face Book, dont Najibeh Salehzadeh n’est même pas l’auteure.

«Devant ce Juge j’ai encore fermement nié ces accusations, comme je l’avais déjà fait au cours de tous les interrogatoires que j’ai subi précédemment, je lui ai répété que je n’avais jamais eu de compte Face Book et qu’une personne malintentionnée avait créé une fausse page dans le but de nuire à ma famille. Je veux que le Procureur enquête pour savoir qui est la personne qui truqué cette page en la mettant à mon nom» a-t-elle rajouté.  «Je vis en Iran et connais bien toute les sortes d’insultes et les propos qui peuvent constituent des délits. Je le répète je n’ai jamais eu l’intention d’insulter quiconque».

Selon l’acte d’accusation transmis au «Juge» de la ville de Saqqez, une femme nommée Sanaz aurait  publié deux articles sur Facebook avec le numéro de téléphone mobile de Najibeh Salehzadeh accompagné de « Captures d’écrans » d’une page FB lui appartenant supposément. Sur ces captures d’écrans Najibeh aurait tenu des « Propos insultants contre le régime ». Cependant il convient de noter que Najibeh  n’a jamais pu voir au cours de ces interrogatoires. Ces messages présumés qui ont servis de « preuves » aux agents de la Police Fata  pour la faire inculper et arréter-  La Police Fata est une Cyber police sous le contrôle des milices Bassidj’is  qui est chargée de la surveillance et du flicage de l’Internet Iranien. Elle a été créé peu de temps après la grande vague des manifestations populaires anti gouvernementales  qui avaient précédées les élections présidentielles contestées et controversées du 12 Juin 2019–Ndr.        

« Je l’ai redit au Tribunal, cela n’a aucun sens  pour moi d’utiliser un faux nom sur Facebook, et encore moins de donner mon numéro de téléphone réel au public ». A ce sujet Najibeh Salehzadeh a aussi tenu à rappeler aux activistes l’International Campaign for Human Rights in Iran que beaucoup de gens étaient venus à connaître son numéro de téléphone cellulaire en 2007 quand son mari avait été détenu pour la première fois -*3. Une période où elle avait donné plusieurs interviews au sujet de sa situation.

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Mhamoud Salehi

Mhamoud Salehi  le mari de Najibeh Salehzadeh a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises, pour ces activités syndicales pacifiques et son combat quotidien pour la défense des droits des travailleurs Iraniens. Le 28 Septembre 2015,  il  a été condamné à une peine de neuf ans de prison pour : « Participation à des assemblées avec des groupes d’opposition illégaux » et avoir prétendument « Diffusé de la propagande contre l’État». Il est actuellement en liberté provisoire sous caution, à la suite d’une demande  de ses avocats  qui ont pu obtenir  qu’il puisse bénéficier d’un traitement médical à l’extérieur de la prison, afin d’y faire soigner les graves problèmes rénaux dont il souffre depuis des années.

En Juin 2016 dernier, Mhamoud Salehi a rejeté les accusations portées contre sa femme, tout en les décrivant comme faisant partie d’une campagne de pressions contre sa personne et sa famille : « Le Juge a déclaré que mon épouse et moi, avions diffusé de la propagande contre la République Islamique, or à la période où nous aurions diffusé ces messages et cette « Propagande », nous n’étions même pas en Iran, puisque nous nous étions rendu ma femme et moi en France, pour y participer à  un congrès syndical International ».

A ce propos Mhamoud Salehi a envoyé à ce «Juge» un message publié sur sa page Facebook personnelle où il a écrit. « Votre Honneur pour votre information, voici l’enregistrement vidéo du discours que j’ai fait à l’époque  en France devant les représentants de plus de 50 Organisations syndicales-*4,  il est toujours disponible en ligne …  Monsieur le Juge vous pourrez y voir clairement que les thèmes de cette conférence, n’avaient rien à voir avec des propos insultants contre les dirigeant de la République islamique ou des insultes contre les croyances sacrées de quiconque. »

-*1 voir sur : https://www.iranhumanrights.org/2016/06/najibeh-salehzadeh/
-*2 Voir sur : https://www.iranhumanrights.org/2015/04/international-workers-day/
https://hra-news.org/en/mahmoud-salehi-sentenced-9-years-prison
-*3 voir sur : https://www.iranhumanrights.org/2008/04/salehi-prison/
-*4  voir sur : https://www.youtube.com/watch?v=fEeO4zVVGB8

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Province du Khuzestân exécutions de trois prisonniers politique Arabes Ahwazis

Province du Khuzestân exécutions de trois prisonniers politique Arabes Ahwazis.

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17 et 24 Août 2016  nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights, à nouveau une triste illustration de la violence du racisme d’Etat  à l’encontre de certaines minorités ethniques en Iran par le régime théocratique et fasciste des Mollahs :

-Une source officielle iranienne a confirmé les exécutions de trois jeunes hommes Arabes Ahwazis dans la province de Khuzestân (Sud-ouest de l’Iran).

L’agence de « Presse » iranienne d’Etat du YJC (Young Journalists Club) citant un communiqué du service des relations publiques du pouvoir Judiciaire de la province du Khuzestan, a identifié les noms de ces trois prisonniers politiques exécutés : Il s’agit de Gais Obidawi – qui avait 25 ans  au moment de son arrestation, Ahmad Obidawi – qui avait 20  ans au moment de son arrestation et Sajjad Balawi – dont l’âge au moment de son arrestation et encore inconnu. Selon ce rapport parvenu aux militants du site Iran Human Rights, les exécutions d’Ahmad, Gais  et Sajjad ont été menées par les autorités iraniennes au cours des premières heures de la matinée du Mercredi 17 août 2016.

Il convient de rappeler que les autorités iraniennes n’ont toujours pas annoncé officiellement l’emplacement exact où ont eu lieu ces exécutions, bien que Farhad Afsharian un des membres du bureau du pouvoir Judiciaire de la province du Khuzestân, ait déclaré quelques jours avant, dans les médias officiels iraniens que ces exécutions seraient probablement effectuées en public dans la ville d’ Hamidiyeh*1.

«Ces trois personnes ont mené plusieurs opérations terroristes au printemps 2015, celles-ci ont entraîné la mort de trois martyrs policiers. En outre elles ont semé la peur et la terreur en détruisant un centre sismologique, et en menant des attaques contre des pèlerins Chiites dans la région d’Hamidiyeh » : a déclaré Amanat Behbahani, un autre fonctionnaire du pouvoir Judiciaire de la province du Khuzestân. Selon des sources locales non officielles, les familles, et les avocats de ces trois condamnés à morts, n’ont pas été informé officiellement sur les dates de leurs exécutions.

« Ces trois prisonniers politiques Arabes Ahwazis sont victimes de la répression systématique du gouvernement Iranien, à l’encontre de certaines minorités ethniques du pays. Nous appelons la communauté internationale à attirer plus d’attention et à montrer une forte réaction face à ces exécutions arbitraires en Iran. Et en particulier sur ces vagues exécutions visant des membres de ces mêmes minorités » : a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam, le porte-parole du site Iran Human Rights.

Gholam-Hossein_Mohseni-Eje'iGholamhossein Mohseni Eje’i  le porte-parole du pouvoir Judiciaire iranien.

À la fin du mois de Juin de cette année 2016, Gholamhossein Mohseni Eje’i  le porte-parole du pouvoir Judiciaire iranien, avait publié diverses déclarations confirmant les peines d’exécution de ces trois prisonniers, tout en affirmant qu’ils auraient supposément assassiné cinq personnes dans la province du Khuzestân.

Ghais, Ahmad et Sajjad avaient été arrêtés selon des procédures illégales, puis condamnés à mort à la suite de parodies de procès expédiés en quelques minutes. Ils faisaient partie d’un groupe de 20 personnes, arrêtées après avoir été accusées d’avoir tiré des coups de feu, sur une des tentes d’un camp appartenant à des agents de la police Iranienne et du Ministères des Renseignements.

Bien que 13 de ces 20 personnes ont ensuite été relâchées fautes de preuve,  la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville d’Ahwaz a quand même fait condamner à mort Gais Obidawi, Ahmad Obidawi et Sajjad Balawi et quatre autres personne appartenant à ce même groupe à de lourdes peines de prison . Ces peines furent ensuite confirmées par la Cour suprême Iranienne.

HamidiyehSituation géographique de la ville de la ville d’Hamidiyeh  et de la province méridionale du Khuzestân.
Voir aussi sur – Iran three Arab prisoners executed
http://iranhr.net/en/articles/2618/
-*1 Et sur : http://iranhr.net/en/articles/2444/

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Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Précisions sur les exécutions d’une vingtaine de prisonniers de conscience Sunnites dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Précisions sur les exécutions d’une vingtaine de prisonniers de conscience Sunnites dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.sunni

3 et 9 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Le manque de transparence de la justice Iranienne a provoqué une confusion sans précédents sur les sorts qui étaient réservés à des prisonniers et condamnés à mort Sunnites qui avaient tous été transférés le Lundi 1er Aout 2016 dans le Quartier des cellules d’isolement de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr en vue de les préparer à leurs exécutions.

Dans les dernières remarques qu’a faite le procureur général du pouvoir Judiciaire Iranien Mohammad Jafar Montazeri, on pourra remarquer que celui-ci a déclaré que le nombre de ces prisonniers de consciences Sunnites exécutés s’élevait à une vingtaine de personnes. Un nombre aussi élevé d’exécutions de masse appliquées le même jour est un événement rare en Iran qui ne s’était pas produit depuis plusieurs années.

Selon un rapport transmis  depuis l’Iran aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, après que 36 prisonniers aient été transférés de manière inattendue vers le Quartier des cellules d’isolement de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran). Les famille d’au moins 21 d’entre eux ont été convoquées par les responsables de l’administration pénitentiaire pour qu’elle puissent rendre une dernière visite à leurs proche avant leurs exécutions.

Comble de l’horreur la majorité de ces 21 familles n’ont pas réussies a voir leurs proches à temps, en raison de l’éloignement et des longues distances entre leurs lieux de résidence d’origine et la prison de Gohardasht Rajaee Shahr et la précipitation anormale de l’application de leurs procédures d’exécutions.

Pire encore certaines des familles ont été prévenues que leurs proches avaient été exécutés, alors qu’elles étaient en chemin pour leur rendre une dernière visite. Et elles ont du changer d’itinéraire dans l’urgence pour pouvoir récupérer les corps de leurs enfants qui avaient été emmené dans la morgue de la prison de Kahrizak.

Quelques unes ces 21 familles ont été en mesure de parcourir à temps les longues distances les séparant de leurs lieux  et la prison de Gohardasht Rajaee Shahr ou elles ont été reçues par les médecins légistes, tandis que dans le même temps on apprenait que trois d’entre elles  seulement avaient été autorisées à pouvoir voir les corps de leurs enfants.
Des responsables des autorités Judiciaires ainsi que des agents locaux du Ministère des Renseignements de la Province du Kurdistan Iranien ont publié des déclarations lors des journées du Mardi 3 Aout  et Mercredi 3 Aout 2016 que ces prisonniers exécutés, étaient essentiellement des membres d’un groupe terroriste nommé « Towhid et Jihad » et que leurs exécutions avaient contribué au démantèlement de ce même groupe. Cependant bien que le Ministère des Renseignement de Téhéran ait  également déclaré qu’une centaine de membres de ce groupe avaient été arrêtés et emprisonnés, il n’a fait aucun commentaire officiel sur le nombre de prisonniers exécutés qui en faisait supposément partie.

On a par ailleurs appris qu’au moment ou ces prisonniers de conscience Sunnites étaient exécutés dans l’enceinte de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, l’administration pénitentiaire avait fait couper les cabines publiques de téléphone réservées aux détenus et annuler les visites y compris dans l’infirmerie. Et que dés la journée du Lundi 1er Aout, toute les communications par téléphones mobiles avaient été brouillées et filtrées dans un large périmètre autour du centre de détention.
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Ci-dessus procureur général du pouvoir Judiciaire Iranien Mohammad Jafar Montazeri

Dans de telles circonstances, il est impossible pour le moment aux membres du site du collectif HRANA de publier les identités exactes et le nombre total de ces prisonniers de conscience Sunnites exécutés. Des sources non officielles ont rapporté les exécutions de 3 autres de ces prisonniers Sunnites, à savoir les nommés: Hekmat Araqi, Hamze Araqi et Ali Araqi ce qui porte a présent le nombre de ces exécutions à 25 personnes, malgré les rares déclarations a peu prés transparentes du procureur général du pouvoir Judiciaire Iranien Mohammad Jafar Montazeri qui a annoncé officiellement un total de 20 exécutions sur de nombreux médias d’Etat officiels du régime.

Il convient de noter les cas de 29 autres prisonniers de conscience Sunnites condamnés à mort de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr,  dont les dossiers de procédures d’exécutions ont été  renvoyé récemment vers le bureau des affaires judiciaires Iraniennes chargé de les faire appliquer. Les noms de ces condamnés à mort sont les suivants: Kave Veisi, Behrouz Shahnazari, Taleb Maleki, Shahram Ahmadi, Kave Sharifi, Arash Sharifi, Varya Ghaderifard, Keyvan Momenifard, Barzan Nasrollahzade, Alem Barmashti, Pourya Mohammadi, Ahmad Nasiri, Edris Nemati, Farzad Honarju, Seyed Shahu Ebrahimi, Mohammad Yavar Rahimi, Bahman Rahimi, Mokhtar Rahimi, Mohammad Gharibi, Farshid Naseri, Mohammad Keyvan Karimi, Amjad Salehi, Omid Peyvand, Ali Mojahedi, Hekmat Sharifi, Omar Abdollahi, Omid Mahmudi, Abdolrahman Sangani et Seyed Jamal Seyed Mousavi

En outre il convient de signaler que 7 autres prisonniers Sunnites condamnés a mort dont les peines ne sont encore totalement statuées, ont appris qu’il ne pourraient pas être exécutés avant les décisions finales de Cours d’appel qui réexaminent leurs affaires. Leurs noms sont les suivants : Ghasem Abeste, Davoud Abdollahi, Kamran Sheykhe, Khosro Besharat, Ayub Karimi, Anvar Khezri et Farhad Salimi.

Dernières nouvelles qui sont parvenues au militant-es et activistes du collectif HRANA.
Barzan Nasrollahzade, Teymour Naderzade et Farshid Naser trois autres condamnés a mort Sunnites qui sont toujours maintenus en cellules d’isolement sous la garde de « Gardiens de la Révolution » de l’IRGC, ont finalement pu prévenir leurs familles le Mercredi 3 Aout et leur annoncer qu’ils étaient toujours en vie.
Kave Sharifi, un autre condamné a mort Sunnite qui avait été transféré vers un hôpital suite à une crise cardiaque survenue deux jours avant son exécution, a ensuite été ramené à Gohardasht Rajaee Shahr et exécuté quelques heures après son retour en prison. Des agents du Ministère de Renseignements ont également appelé les familles des prisonniers exécutés suivants : Omid Mahmudi, Mohammad Gharibi, Ahmad Nasiri, Keyvan Momenifard et Varya Ghaderifard. Pour les prévenir qu’elles pouvaient récupérer les corps de leurs enfants à l’office de la médecine légale de la prison de Kahrizak.

Cette nouvelle vague d’exécutions de masse sans précédents, est intervenue quelques jours après que certains de ces prisonniers aient été contraint de faires  des « Confessions filmées » qui ont été diffusées sur la chaine de la télévision Iranienne Channel One Irib qui comme sa consœur la chaine Press-tv.ir sont bien connues pour être coutumières de ce genre de pratiques ignobles-*1, cela augmente les craintes et les probabilités que ces prisonniers qui ont été contraints à ces « Confessions » soient à leurs tours rapidement exécutés dans les jours à venir.

Les autorités judiciaires Iranienne ont accusé toutes ces personnes d’appartenances supposées au groupe islamiste nommé  «Towhid al  Jihad» . Elles affirment que ces personnes auraient participé a des activités terroristes, à de meurtres et des vols a mains armées. Des accusations niées et rejetées en bloc par ces prisonniers de conscience Sunnites qui ont déclaré publiquement à plusieurs reprises que leurs convictions religieuses étaient les seules raisons de leurs condamnations à mort.

ShahramAhmadi

A propos du jeune  Shahram Ahmadi -*2 qui  a subi des tortures et qui a été contraint lui aussi a faire des « Aveux » et des « confessions » filmées et diffusées par la chaine d’Etat Iranienne PRESS-tv.ir  qui faisait  également partie de ces 25  prisonniers Sunnites exécutés. Ban Ki-moon le Secrétaire général de l’ONU avait évoqué son cas dans un rapport publié en Mars 2016 dernier, en rappelant que celui-ci était l’exemple même de l’absence flagrante de toutes libertés religieuses en Iran.

Voir la vidéo Al Jazeera report on 20 Sunni Prisoners Executed in Iran sur le site Iran Human Rights Tv

 

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/dozens-sunni-prisoners-executed-rajai-shahr-prison-karaj-additional-information
-*1 Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/tv-reporters-filmed-interviewed-death-row-sunni-prisoners
https://soliranparis.wordpress.com/2016/02/29/press-tv-nest-pas-un-media-comme-un-autre/
https://soliranparis.wordpress.com/2015/12/19/mohammad-sarafraz-et-hamid-reza-emadi-les-dirigeants-des-chaines-de-propagande-du-regime-des-mollahs-press-tv-et-lirib-a-nouveau-
-*2 voir à propos de Shahram Ahmadi sur  le site:
 https://www.iranhumanrights.org/2016/08/iran-executes-kurdish-prisoner-despite-claim-of-forced-confession/
Et sur le site Iran Human Rights ou I.H.R : Mohammad Jafar Montazeri, the Attorney General of Iran, has confirmed the execution of 20 Sunni prisoners
http://iranhr.net/en/articles/2602/
Ainsi que sur: https://hra-news.org/en/4-executed-sunni-prisoners-explain-cases-video-footage

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Publié dans "Confessions" et aveux forcés de prisonnier-ères diffusées par la chaine de Tv Iranienne de l'IRIB World service, « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

De jeunes hommes Iraniens décident de porter le Hijab en solidarité avec les Iraniennes opprimées qui protestent contre les lois sexistes et misogynes du régime

De jeunes hommes Iraniens décident de porter le Hijab en solidarité avec les Iraniennes opprimées qui protestent contre les lois sexistes et misogynes du régime.

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30 Juillet et 3 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site de l’International Organisation To Preserve Human Rights In Iran  ou HR-Iran: En Iran depuis 1979 date de l’arrivée au pouvoir du régime totalitaire et théocratique des Mollahs, des lois religieuses imposent aux femmes Iraniennes de se couvrir complètement leurs cheveux en public. Ces lois sont sévèrement appliquées depuis que ce même régime a mis en place des « Polices de la vertu et de la moralité » chargées de les faire respecter.

Cette police à caractère politico-religieuse est chargée de  surveiller « la bonne morale et la décence » des Iraniennes dans tout l’espace public. Mais également de sanctionner sévèrement par des amendes ou des peines d’emprisonnements, toutes celles qui ne porteraient pas « Correctement le Hijab en public ».

Depuis maintenant deux ans de nombreuses femmes Iraniennes protestent contre ces lois en postant sur des sites de réseaux sociaux des photos d’elles mêmes où elles posent en public sans Hijabs. Elles ont été rejointes depuis peu par des jeunes hommes Iraniens qui ont décidé eux aussi de se faire photographier en train de porter le Hijab, afin disent-ils de manifester leur solidarité avec leurs épouses, leurs compagnes et leurs petites amies à qui on impose depuis des années de porter le voile.

Selon  le journal britannique The Independent, des centaines de jeunes Iraniens ont commencé à diffuser et à poster sur les réseaux sociaux des photos où ils portent le Hijab. Ces protestataires se sont regroupés sur ces réseaux  sociaux autour du Hashtag #meninhijab.

Les homme Iraniens qui se sont lancé dans ce mouvement social spontané ont déclaré qu’ils répondaient aux demandes faites par la page de la campagne My Stealthy Freedom ou Ma liberté Furtive lancée sur Face Book  qui encourage les jeunes femmes d’Iran a partager entre elles des photos ou elles apparaissent sans voiles. Depuis quelques semaines My Stealthy Freedom, a reçu des centaines de jeunes hommes Iraniens qui ont posté sur cette page des photos ou ils apparaissent en train de porter le Hijab.

Sur un post publié récemment sur la page My Stealthy Freedom un jeune Iranien a déclaré: « Quand vous verrez cette photo de moi ou je suis en train de porter le Hijab, au lieu de rire et de vous moquer de moi, je vous demande de prendre un moment pour réfléchir à ce qui suit: Toute les personnes qui en obligent d’autres a porter tels ou tels vêtements pour quelques raisons que ce soit, sont une insulte à l’intelligence humaine, c’est injuste, cruel et humiliant ».

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Masih Alinejad est une jeune journaliste et opposante Iranienne réfugiée aux états unis  qui vit maintenant à Brooklyn, elle a fondé il y a deux ans la page de la campagne  My Stealthy Fredoom ou Ma liberté furtive-*1 ou des milliers d’Iraniennes posent sans voiles

Quand The Independant  lui a demandé pourquoi elle avait invité les hommes Iraniens a ce joindre à ce mouvement de protestation pacifique elle a répondu: « Dans notre société, l’existence et l’identité des femmes ne peut  être justifiée que si elles a été dument approuvée par les hommes, dans de nombreux cas , les enseignements de nos autorités religieuses et les lois édictées par nos  fonctionnaires gouvernementaux , influent sur le sentiment de propriété d’hommes malavisés à l’encontre des femmes, j’ai donc pensé qu’il serait fantastique d’inviter des hommes à soutenir le combat pour les  droits des femmes en Iran ».

Masih Alinejad avait également déclaré dans une interview accordée en 2015 au journal Vogue  qu’a l’époque de son enfance où elle vivait  encore en Iran, elle croyait qu’en grandissant le Hijab ferait parti intégrante de son corps. Et qu’enfant elle se réveillait souvent en sursaut la nuit en se demandant si elle portait bien le voile ou pas: « Mon dévoilement a été un long processus psychologique » avait-elle conclu dans cette interview.

Début 2014, Masih décida de publier plusieurs photos d’elles même sans Hijab sur sa page Face Book personnelle, tout en demandant aux femmes Iraniennes vivant encore au pays, s’il leur arrivait de ne pas porter le voile. A la suite de ce post elle a reçu plusieurs milliers de photos de jeunes femmes Iraniennes qui posaient volontairement sans voiles, ce fut ce qui lui donna l’idée de créer ensuite la page FB  My Stealthy Fredoom qui reçoit depuis chaque semaine des dizaines de photos de jeunes Iraniennes sans Hijabs.

Face à la popularité croissante de la page My Stealthy Fredoom, la réponse du régime théocratique et fasciste des Mollahs, ne s’est bien sur pas fait attendre. Masih Alinejad a du faire face a des répercussions sévères, des pressions de toutes sortes, et même une menace de procès en diffamation, émanant des principaux médias d’État Iraniens tels que l’IRIB et PRESS-Tv*2 qui publièrent contre elle toute une série « d’Articles » particulièrement sexistes, insultants et orduriers, insinuant qu’elle se comportait ainsi parce qu’elle avait été violée dans une rue de Londres en 2014 « Après avoir – Sic – provoqué des hommes par ses tenues indécentes » et qu’elle se prostituait sous l’emprise de drogues*1

Masih Alinejad avait bien sur  réfuté toutes ces allégations mensongères et ordurières en répondant dans un article et un essai qu’elle avait publié dans le journal Time Magazine  ou elle avait écrit « Décider par vous même de ce que vous pouvez porter est une forme de liberté d’expression. C’est héla visiblement considéré un luxe non disponible pour les femmes de mon pays  l’Iran ».

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Source photos page My Stealthy Fredoom ou Ma liberté furtive
Voir aussi sur: http://hriran.com/en/women-human-rights/69-the-mandatory-dress-code/7460-men-in-iran-are-wearing-hijabs-in-solidarity-with-women.html
-*1 Voir aussi la page My Stealthy Fredoom ou Ma liberté furtive:
https://www.facebook.com/StealthyFreedom
https://twitter.com/search?q=%23meninhijab&src=typd
-*2 Relire nos articles précédents sur les menaces et les campagnes d’ insultes ordurières du régime contre la journaliste et opposante Iranienne Masih Alinejad   :
https://soliranparis.wordpress.com/2014/06/12/nouvelles-menaces-de-violences-et-campagne-dinsultes-sexistes-de-lirib-contre-masih-alinejad-la-journaliste-iranienne-refugiee-et-exilees-politique-a-londres/
https://soliranparis.wordpress.com/2013/10/02/comment-la-republique-islamique-du-soit-disant-modere-hassan-rohani-et-sa-chaine-de-television-lirib-portent-plainte-et-harcelent-massih-alinejad-une-journaliste-iranienne-exilee-a-londres/
https://soliranparis.wordpress.com/2014/05/13/stealthy-freedoms-of-iranian-women-ou-liberte-furtive-pour-les-femmes-en-iran-la-page-facebook-des-iraniennes-qui-disent-non-au-hijab/

Notes et mise a jour Soliranparis: A propos de tous les décrets racistes et de l’hystérie « Anti Burquini » accompagnée des débats viciés qui vont avec en France et qui gagnent maintenant les États Unis, la position de Masih Alinejad est on ne peut plus claire, pour elle ces lois et ces décrets sont aussi stupides et liberticides que ceux qui obligent les femmes Iraniennes a porter obligatoirement le Hijab. Pour Masih porter ou refuser de porter le voile relève de la liberté individuelle et du choix librement consenti des femmes à porter  celui-ci ou pas. Choix et libertés que n’ont évidemment pas les femmes Iraniennes. Aussi a t’elle déclarée à ce sujet le 20 Aout 2016 dernier dans un article du journal The Independant -*3

« Je ne veux pas être arrêtée dans mon pays d’origine l’Iran, simplement parce je refuse une loi locale qui m’oblige a porter le Hijab. Mais  je ne veux pas non plus de lois qui permettraient de faire expulser ma mère des États Unis, simplement parce qu’elle a décidé de porter le Hijab »

« Je suis une militante qui lutte contre les lois qui imposent aux femmes le port  obligatoire du Hijab, dans mon pays l’Iran. Notre page Facebook  My Stealthy Freedom – Ma Liberté Furtive – Ndr. Compte maintenant plus d’un millions d’abonnées, elle permet à des femmes en Iran d’enlever leurs foulards et de s’exprimer elle-mêmes, sur le fait elles ont décidées de ne pas porter  le foulard,  pourquoi ??? Simplement parce qu’elles sont des millions a vouloir avoir cette liberté de choix ».

-*3 Voir sur: http://www.independent.co.uk/news/people/burkini-ban-france-beaches-hijab-iran-a7201011.html

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Six nouvelles exécutions dans les prisons de Birjand et de Karaj

Six nouvelles exécutions dans les prisons de Birjand et de Karaj.

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24 et 27 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le Dimanche 24 Juillet 2016 trois prisonniers dont les charges d’accusations sont encore inconnues pour le moment, ont été exécutés par pendaison  dans le principal centre de détention de la ville de  Karaj (Province de Téhéran).

Selon un rapport transmis aux activistes et  militant-es du site du collectif HRANA, les condamnations à mort de trois prisonniers ont été appliquées dans le principal centre de détention de la ville de Karaj, aux premières heures de la journée du Dimanche 24 Juillet 2016.

HRANA n’a pas pu encore se procurer d’informations plus précises sur les identités et les accusations retenues de ces prisonniers.

Trois autres exécutions dans la ville de Birjand: 24 et 28 Juillet nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Trois prisonniers qui avaient été condamnés à mort pour des affaires de trafic et d’usage de drogue ont été exécutés par pendaisons dans la prison de la ville de Birjand. (Province du Sud Khorasan située à l’Est de l’Iran).

Selon un rapport parvenu aux activistes et  militant-es du site du collectif HRANA. Aux premières heures de la matinée du Jeudi 15 Juillet 2016, trois prisonniers condamnés à mort pour des affaires de drogues ont été exécutés dans la prison de la ville de Birjand.

Les noms de prisonniers identifiés par les journalistes du site du collectif HRANA sont les suivants : Mansour Zaferani un prisonnier du Quartier numéro 107, Yousef Barahouyi un prisonnier du Quartier numéro 105 et Ghasem Delshad un prisonnier du Quartier numéro 102.

Ces prisonniers avaient été tous trois transférés le Mercredi 14 Juillet dans les quartiers des cellules d’isolement de la prison de Birjand, en vue des préparations de leurs exécutions.

Voir sur:  https://hra-news.org/en/3-prisoners-executed-karaj
Et aussi sur: https://hra-news.org/en/3-prisoners-executed-birjand

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Province de Busher violents affrontements entre la population et la police dans la ville d’Asaluyeh

Province de Busher violents affrontements entre la population et la police dans la ville d’Asaluyeh.

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22 et 27 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Lors de la journée du  Mercredi 6 Juillet 2016 dans la ville d’Asaluyeh, à la suite de violences policières ayant entrainé la mort d’un jeune marin chargé du déchargement des marchandises qui était soupçonné par la police de faire de la contrebande, une foule composée d’habitants et de témoins directs de l’incident a attaqué les forces de police  et brulé l’un de ses véhicules.

Ces incidents ont éclaté  dans le quartier de l’hôpital Dakhl Taqi situé dans la ville portuaire d’Asaluyeh (Province de Bushehr- Sud de l’Iran en bordure du golfe Persique). Au cours de ces affrontements plusieurs civils on été blessés. Le chef de la police de Bushehr a ensuite annoncé le lendemain que: « La situation était sous contrôle après l’intervention des forces de police de la province »

Selon un rapport transmis par des témoins locaux aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA. Le Mercredi 6 Juillet  2016, un jeune marin nommé Khalil Bagheri a été tué par des membres des forces répressives de la ville de Bushehr. Un groupe de gens en colère qui étaient témoins de l’incident,  se sont ensuite affrontés avec la police devant le commissariat d’Asaluyeh, au cours de ces incidents cinq civils ont été blessés et au moins une voiture de police a été incendiée.

Il existe différents rapports sur les raisons de ces protestations. Certaines sources locales ont rapporté qu’un jeune marin nommé Khalil Bagheri qui était chargé du déchargement des bateaux s’était disputé très vivement pour des raisons encore inconnues, sur le quai du port avec un autre homme du nom de Rashid. Et que c’est lorsque la police est intervenue pour séparer les deux protagonistes que Khalil à été tué par un coup direct à la tête.

De nombreux  témoins qui avaient assisté à ces violences policières, se sont ensuite rendus devant l’hôpital Dakhl Taqi de la ville d’Asaluyeh où le corps de Khalil Bagheri avait été emmené. N’ayant pas eu plus de précisions à la suite de ce rassemblement spontané, la foule en colère s’est ensuite déplacée devant le siège central de la police pour lui demander des comptes,  des affrontements s’en sont ensuivis et un véhicule de police a été incendié, d’autres témoignages locaux ont rapporté que la police avait blessé cinq manifestants au cours de la répression qui avait précédé ces protestations.

Seuls quelques médias officiels telles que les « Agences de presse » affiliées au régime Fars News et Mehr News ont rapporté les incidents survenus ce Mercredi 6 Juillet 2016 dans la ville d’Asaluyeh, mais en ne citant uniquement qu’une déclaration très vague du Chef de la police de la Province de Bushehr qui a affirmé : « Lors d’une de nos interventions contre des trafiquants sur quai du port situé non loin du quartier Dakhl Taqi de la ville d’ Asaluyeh, nous avons été pris a parti par ces trafiquants, au cours des affrontements qui ont  suivi l’un d’entre eux a été tué, mais la situation est maintenant sous contrôle ».

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Sources photos site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA
Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/violent-clashed-civilians-police-asaluyeh

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Violents affrontements entre la population et la police du régime à Boldaji dans la province Chaharmahal et Bakhtiari

Violents affrontements entre la population et la police du régime à Boldaji dans la province Chaharmahal et Bakhtiari.

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19 et 27 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Iranien d’opposition Freedom Messenger: De violents affrontements ont éclaté au cours de la journée Mardi 19 Juillet dans la ville de Boldaji entre la population et les forces répressives du régime, cette localité est située dans la province iranienne centrale de Chaharmahal et Bakhtiari.

Les affrontements ont commencé à la mi journée du Mardi 19 Juillet 2016, après que des représentants politiques locaux du régime aient tenté d’étouffer des protestations de la population locale de la ville et la région de Boldaji, contre la redistribution inégalitaire des conduites emmenant l’eau potable vers cette ville.

-« l’Agence de presse «  Fars news gérée par l’État et le régime a rapporté que les manifestants avaient mis le feu au tribunal local de la ville de Boldaji. Fars news a également affirmé qu’au moins une personne a été tuée, et 30 autres blessées au cours des affrontements. On déplore également une quinzaine de manifestants arrêtés.

Des vidéos envoyées par des témoins oculaires locaux, sur le site et la page Face Book de Freedom messenger, montrent les forces répressives du régime, fuyant devant la population en colère qui les attaqué pendant plusieurs heures a l’aide de bâtons et de jets de pierres.

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Mise à jour Freedom Messenger – 21 Juillet 2016*-1 Un mort et plus de 180 blessés dans les affrontements ayant éclaté dans la ville de Boldaji.

L’agence officielle Iranienne de  nouvelles Fars News  a révélé que les affrontements qui avaient commencé  le Mardi 19 Juillet dans la ville de Boldaji (Située dans la province de Chahr-mahal-Bakhtiari) entre la population et les forces répressives du régime ont continué durant toute la journée du Mercredi 20 Juillet 2016. Ces protestation ont commencé quand la population locale a appris que des membres des autorités locales corrompues avaient décidé de détourner à des fins agricoles, un des seul canaux d’eaux alimentant la ville en eau potable, des mesures qui priverons une grande partie de population de Boldaji de ses besoin vitaux en eaux potables.

« L’Agence de presse » Fars News liée officiellement au régime a rapporté que 16 unités opérationnelles de forces spéciales anti émeutes, appartenant au corps d’armée des « Gardiens de la Révolution » ou I.R.G.C avaient été dépêchées sur ordre du pouvoir central de Téhéran pour réprimer la population de Boldaji.

D’autres rapports de Fars News et des témoignages locaux transmis  aux activistes de  Freedom messenger indiquent que la répression  des manifestations a fait entre 180 et 200 blessés et qu’un manifestant à été tué. Une autre source locale a rapporté qu’un second manifestant aurait été tué par la police mais cette nouvelle est en cours de vérification. On sait également que plus d’une quinzaine de manifestants ont été arrêtés et emmenés vers des lieux de détentions inconnus.

Fars News  a également rapporté que le Mardi 19 Juillet 2016 que d’autres affrontement ont également eu lieu dans la région de Boldaji, entre des partisans et des adversaires d’un projet de transfert d’eau depuis cette localité,  vers une aciérie située à plus de 600 kilomètres (373 miles) au sud de la capitale iranienne de Téhéran. Et que plusieurs voitures d’officiels travaillant pour le gouverneur de la région avaient été brulées par les opposants à ce projet au cours de ces affrontements.

Une majorité de la population de la région de la ville de Boldaji est opposée à ces transferts d’eau parce qu’elle craint de ne plus avoir assez d’eau potable pour répondre à ses besoins vitaux. L’Iran connait actuellement depuis plusieurs mois des vagues de sécheresses sans précédents, conduisant à de graves pénuries d’eau à travers plusieurs grandes régions du pays. Affaire a suivre dans les semaines à venir.

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Sources photos ci-dessus Freedom Messenger.
Voir aussi sur:
https://freedomessenger.com/en/iranian-uprising-update/1550-iran-clashes-reported-in-boldaji
-*1 Voir aussi sur:
https://freedomessenger.com/en/iran-human-right-news/1557-clashes-in-boldaji-one-killed-and-200-wounded
Et sur: https://twitter.com/freedommesenger

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10 prisonniers exécutés au cours de la même journée dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

10 prisonniers exécutés au cours de la même journée dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

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21 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site  Iran Human Rights: La frénésie d’exécutions des autorités iraniennes se poursuit avec dix nouvelles exécutions recensées pour la seule journée du Mercredi 20 Juillet 2016 appliquées dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran). En outre un total d’environ 30 exécutions ont également été signalées en Iran la semaine dernière.

Un groupe de dix prisonniers ont été exécutés dans l’enceinte de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, au cours des premières heures de la journée du Mercredi 20 Juillet 2016, selon des rapports transmis par des sources proches des militants du site du collectif Iran Human Rights ou IHR. Ces prisonniers auraient été tous condamnés à mort dans le cadre d’affaires de meurtres présumées.

Iran Human Rights IHR appelle la communauté internationale à attirer l’attention sur le nombre croissant d’exécutions en Iran. « Bien que ces prisonniers aient été exécutés pour des accusations criminelles, le but principal de ces exécutions n’est que de répandre la peur dans la société civile Iranienne. La communauté et les institutions politiques internationale ne doivent pas continuer de  fermer les yeux sur ces vagues d’exécutions arbitraires en Iran », a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam le porte-parole du collectif Iran Human Rights ou IHR.

Ces 10 prisonniers avaient tous été transférés durant la journée du Dimanche 17 Juillet 2016 *-1 dans les Quartiers de cellules d’isolement de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr,  dans le but de préparer leurs exécutions qui avaient été prévues et planifiées à cette date, plusieurs mois avant par le pouvoir Judiciaire Iranien.

Iran Human Rights a pu se procurer les identités de quatre de ces dix prisonniers exécutés ce 20 Juillet 2016 à Karaj il s’agit de: Mohsen Babaie, Mehdi Keshavarz, Reza Teymouri et Mohsen Khanmohammadi (photo ci-dessous).

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Mohsen Khanmohammadi sources photo Iran Human Rights.

Les sources habituelles du régime, les sites internet Iraniens gérés par l’administration pénitentiaire et Judiciaire, les « Agences de presse » officielles d’État ont gardé le silence le plus complet sur ces dix nouvelles exécutions. Par ailleurs, un total de 30 exécutions ont été signalées comme appliquées au cours de la seule semaine dernière.

Notes Soliranparis: Comme nous l’avons déjà signalé auparavant dans d’autre articles, étant donné que ces exécutions n’ont pas été relevées par les sources officielles du régime, celle-ci peuvent donc être à nouveau considérées comme des exécutions clandestines et cachées à dessein par les sbires criminels des Mollahs.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2584/
*-1 Voir sur – 10 Prisoners in Rajaee Shahr prison scheduled for execution: http://iranhr.net/en/articles/2582/

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Ville de Karaj précisions sur la mort par manque de soins médicaux du prisonnier Mohsen Marzban survenue dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Ville de Karaj précisions sur la  mort par manque de soins médicaux du prisonnier Mohsen Marzban survenue dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

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19 et 21 Juillet Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le prisonnier Mohsen Marzban est mort des suites d’une tentative de suicide, le Vendredi 8 Juillet 2016 dernier dans la salle censée tenir lieu « d’Infirmerie » de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr. (Ville de Karaj province de Téhéran).

Selon les témoignages d’autres prisonniers, si le détenu Mohsen Marzban s’est suicidé c’est principalement en raison des harcèlements continuels qu’il subissait de la part de certains gestionnaires internes de ce centre de détention, connu comme étant parmi l’un des plus durs d’Iran. Ces prisonniers ont déclaré que la tentative de suicide de Mohsen qui a abouti quelques heures après à son décès, n’était que le résultat prévisible de négligences à répétition emmenant de responsables des autorités pénitentiaires de Karaj.

Selon un rapport transmis aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, le prisonnier Mohsen Marzban qui était enfermé dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr. Est mort dans « l’Infirmerie » de cette prison, le Vendredi 8 Juillet 2016  suites à des négligences médicales flagrantes, des faits qui ne sont hélas pas une première dans cette prison de la ville de Karaj.

Une source proche de ce prisonnier a déclaré à l’un des journalistes du collectif HRANA: « Si Mohsen Marzban s’est suicidé en prenant des pilules, c’est en raison des pressions continuelles exercées contre lui  par Dariush Amirian, l’un des principaux responsables administratif de la prison. Il a certes été emmené à l’infirmerie mais il y est décédé sur place quelques heures après, à cause des négligences des autorités pénitentiaire qui ont refusé de le faire transférer d’urgence vers un hôpital hors de la prison, où il aurait pu être soigné correctement ».

Cette même source s’est également exprimée au sujet des pressions et des humiliations subies quotidiennement par les prisonniers de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr. « Ce Dariush Amirian a ses propres méthodes pour exercer des pressions contre les prisonniers qu’il trouve trop remuants ou qu’il n’aime pas, il les change constamment de cellules et de Sections et les envoie systématiquement dans celles où ceux ci y ont des ennemis. Cela est devenu une forme de torture pour de nombreux prisonniers. Ce fut le cas pour  Mohsen Marzban qui a été battu et blessé à plusieurs reprises à coups de couteaux par un gang de détenus connus pour leurs violences sans qu’Amirian ne réagisse. Cette situation était devenue tellement un cauchemar pour Mohsen qu’il en est arrivé à ce suicider pour tenter d’échapper à ceux qui le persécutait« .

Cette source proche de M. Marzban a conclu son interview accordée à HRANA en disant: « Mohsen n’a pas été la première victime de ce type de tortures et il ne sera hélas pas la dernière. C’est même devenu une méthode routinière de la part de ce Dariush Amirian pour faire des pressions contre certains prisonniers, du reste il est aussi connu pour ne jamais avoir répondu aux nombreuses familles de prisonniers  qui ont pourtant déposé des plaintes, contre les violences exercées contre leurs proches enfermés dans la prison de Gohardasht Rajaee Sharh ».

Notes Soliranparis ce « responsable administratif » de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr du nom de Dariush Amirian est unanimement détesté par tous les détenus, c’est est un corrompu notoire  bien connu pour ses violences contre des prisonniers, mais aussi pour ses trafics combines et  agissements sordides de toutes sortes. Qui selon de nombreux opposants Iraniens ont largement contribué à son enrichissement personnel.

C’est entre autre lui qui avec la complicité du directeur de la Section numéro 2 de Gohardasht Rajaee Shahr, le susnommé Najmeddin Hossaini *-1 (Suspendu et arrêté depuis pour avoir fait rentrer de la drogue dans la prison) qui a harcelé et persécuté des mois durant notre camarade et militant syndicaliste Iranien Behnam Ebrahimzadeh en l’obligeant constamment à changer de cellules et de Sections.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/prisoner-died-rajaei-shahr-prison-additional-information
Et sur: https://hra-news.org/en/prisoner-died-rajai-shahr-prison
*-1 Voir sur: https://hra-news.org/en/rajai-shahr-prisons-warden-arrested-importing-drugs-prison
https://soliranparis.wordpress.com/2015/06/19/najmeddin-hossaini-le-chef-des-matons-de-la-section-numero-2-de-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-sharh-arrete-pour-avoir-fait-entrer-de-la-drogue-dans-ce-penitencier/

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Seizième année de prison pour le prisonnier politique Saeed Masouri

Seizième année de prison pour le prisonnier politique Saeed Masouri.

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17 et 19 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le prisonnier politique Saeed Masouri qui est actuellement enfermé dans la sinistre prison de Gohardahst Rajaee Shahr (Ville de Karaj province de Téhéran), vient de passer sa 16éme de détention dans le cadre de sa condamnation à une peine de prison à perpétuité. Durant toutes ses années Saeed n’a jamais pu bénéficier de permissions de sorties même provisoires pour raisons de santé, ni d’aucune perspectives de remise de peine. Enfin il convient de noter que son père ne peut quasiment plus lui rendre visite en prison, en raison de son grand âge et la longue distance entre la prison et le lieu de résidence familial.

Selon un  rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA. Le prisonnier politique Saeed Masouri, enfermé dans la prison Gohardahst Rajaee Shahr à Karaj, n’a aucun espoir d’être libéré malgré le fait qu’il ait déjà enduré seize ans en prison.

Le nouveau « Code pénal Islamique » instauré depuis peu en Iran, reste en effet silencieux et très vague, en ce qui concerne l’octroi de remises de peines ou de  libérations conditionnelles pour les détenus condamnés à des peines d’emprisonnement à vie, dans la pratique ce nouveau code Juridique agit en fait comme une manière de prolonger les détentions de prisonniers comme M. Saeed Masouri.

Une source proche de la famille Massouri a déclaré récemment dans une interview accordée à un journaliste du site du collectif HRANA qu’aucune nouvelle modification n’avait été apportée dans le cas de l’affaire judiciaire de Saeed Masouri, il a également dit: « Le père de Saeed n’a pas pu lui rendre visite depuis plus d’un an, en raison de son grand âge, et de la distance de 500 Km qui sépare le lieu de résidence de la famille Masouri de celui de la prison où leur fils est actuellement détenu »

Le Dr Saeed Masouri, est né en 1944. Il vivait depuis de nombreuses années en Norvège où il s’était installé afin de poursuivre ses études. En 2001 la famille Masouri a été informée que Saeed avait été arrêté lors de son retour en Iran dans la ville de Dezful (Située dans la province du Khuzestân au Sud-ouest de l’Iran), par des agents du Ministère des  Renseignements et de la police politique de la Vevak.

Saeed Masouri avait été arrêté avec une autre personne du nom de Gholamhossein. Après avoir été accusés tous deux par les agents du Ministère des Renseignements et de la Vevak: « d’Avoir eu des contacts avec le parti  des Moudjahidines du peuple d’Iranou M.E.K dans la ville de Dezful ». Il fut ensuite transféré dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignements de la ville d’Ahwaz, puis vers les prisons de Gohardahst Rajaee Shahr (Karaj) et d’Evin (Téhéran). Sans jamais pouvoir bénéficier de permissions de mises en liberté provisoire pour raisons de santé.

Saeed Masouri fut ensuite condamné à mort en 2002 par la Cour du « Tribunal révolutionnaire » de Téhéran, avant de voir sa peine finalement commuée en une peine de réclusion à perpétuité à la suite d’un second procès devant une Cour d’appel.

Saeed Masouri a été maintenu à l’isolement complet dans le centre de détention secret du Ministère des Renseignements de la ville d’Ahwaz (évoqué plus haut dans cet article) pendant plus de 14 mois après son arrestation. Et ce n’est qu’après cette période qu’il fut enfin transféré vers la Section 209 de la prison d’Evin à Téhéran.

Ce prisonnier politique s’est lancé à plusieurs reprises dans des actions de grèves de la faim, afin de protester contre les actions illégales des responsables des prisons successives où il a été détenu et dénoncer les abus de pouvoir à son égard commis par les agents du Ministère des Renseignements et de la Vevak.  Il convient de rappeler que durant les 15 premières années de sa détention Saeed Masouri a subi des violences physiques ayant entrainé plusieurs blessures graves, des humiliations et des brimades de toutes sortes, assorties de privations de son droit à pouvoir bénéficier de soins médicaux appropriés.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/saeed-masouri-serving-16th-year-prison

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Sept nouvelles exécutions non confirmées officiellement par les officines officielles du régime

Sept nouvelles exécutions non confirmées officiellement par les officines officielles du régime.

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13 et 15 juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Les autorités iraniennes sont restées silencieuses sur le sujet, mais des sources non officielles, ont rapporté que sept exécutions avaient eu lieu en Iran au cours des deux derniers jours.

Des peines d’exécution visant six prisonniers auraient été effectuées ce Mercredi 13 Juillet 2016 dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj -Ouest de la province de Téhéran). Par ailleurs deux jours plus tôt, un autre prisonnier a été exécuté dans la prison de  Maragheh (Située dans la province de l’Azerbaïdjan oriental au Nord-ouest de l’Iran).

Ces six prisonniers étaient parmi un groupe de 11 prisonniers condamnés à mort  de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr qui ont été récemment transférés dans le Quartier des cellules d’isolement en vue des préparations de leurs exécutions. Cinq de ces onze prisonniers ont été ramené dans leurs cellules après avoir obtenus des répits des plaignants qui ont examinés leurs demandes de pardon inscrite dans leurs dossiers. Iran Human Rights-IHR avait précédemment publié un rapport avertissant que cette nouvelle vague d’exécutions était imminente -*1

Des sources proches d’Iran Human Rights ont identifié les noms de trois de ces prisonniers exécutés il s’agit de: Seyed Mohammad Taheri (accusé d’assassinat), Saeed Hossein Khani (accusé d’assassinat), et Saeed Akbari (accusé de viol). Les trois autres prisonniers que les activistes d’IHR non  toujours pas identifiés, auraient été exécutés après avoir été condamnés à mort dans des affaires de meurtres.

Concernant le cas de Saeed Akbari une source locale qui a souhaité conserver l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, a déclaré aux activistes d’Iran Human Rights: « M Saeed  Akbari avait été condamné a mort pour une affaire de viol et d’assassinat. Bien qu’il ait payé le prix du sang et qu’il ait obtenu le pardon de la part des plaignants, les autorités judiciaires Iraniennes l’ont quand même fait exécuter ».

Il convient de rappeler que les condamnés à mort en Iran dans le cadre d’affaires de meurtres, peuvent demander à être gracié, s’ils payent une certaine somme d’argent aux proches des plaignants nommée le « Prix du sang »,  ou s’ils arrivent à obtenir le pardon des proches et des familles de leurs victimes s’ils en ont fait officiellement la demande auprès d’un Juge –Ndr.

Selon le site de nouvelles non officiel Oyan News, le nom identifié du prisonnier qui a été pendu dans la prison de Maragheh le Lundi 11 Juillet est: Hadi Pashaei. M. Pashaei avait passé huit ans dans les couloirs de la mort de cette prison avant d’être exécuté. Il avait été condamné à mort pour des accusations de trafic et usage de drogue.

Les sources habituelles du régime y compris celles du pouvoir Judiciaire, les agences médiatiques d’État officielles, ont gardé le silence complet sur ces sept exécutions.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2579/
-*1 Voir sur Iran Human Rights annonce les exécutions imminentes de 12 prisonniers: http://iranhr.net/en/articles/2577/

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Kurdistan Iraniens deux travailleurs nomades Kurdes Kolbers abattus sans sommations par les forces militaires de Téhéran

Kurdistan Iraniens deux travailleurs nomades Kurdes Kolbers abattus sans sommations par les forces militaires de Téhéran.

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10 et 13 Juillet 2011 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Kurde du réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN nouvelle illustration de la brutalité et des violences commises par forces militaires de Téhéran dans les zones frontalières du Kurdistan d’Iran, : Les forces militaires Iraniennes ont abattu deux travailleurs nomades Kurdes Kolbers identifiés comme deux frères, dans la zone frontalière de la région de Sardasht, l’état d’urgence et un couvre feu ont depuis été décrétés dans cette zone où a eu lieu la fusillade, selon des sources proches des victimes et des témoins  locaux fiables.

Les victimes – deux frères âgés respectivement de  22 et 26 ans ont été abattues le 27 Juin 2016 à 21h (heure locale), ont pu être identifiées sous les noms de Rauf Alixani et Latif Alixani.

Une source locale fiable a déclaré aux militants du site de l’Human Rights Network Kurdistan -KHRN: « l’Etat de couvre-feu a été déclaré dans le village de Gwezly près de la ville de Sardasht suite à l’assassinat de ces deux travailleurs Kolbers. Le village a été entouré par les forces militaires Iraniennes et des dizaines de villageois ont du fuir leurs maisons dans la crainte d’être arrêtés ».

Cette source a également déclaré: « Après les assassinats de ces deux frères Kolbers dans la soirée du Lundi 27 Juin 2016, des membres des forces armées Iraniennes ont encerclé leur village. Au cours des journées qui ont suivi, un certain nombre de villageois ont été arrêtés et violemment battus[…] Les forces militaires présentes dans la région ont également coupé l’électricité et les lignes téléphoniques tout en mettant le feu à des fermes proches du village dont étaient originaires Rauf Alixani et Latif Alixani« .

Cette source a rajouté: « Quelques jours après,  le Jeudi 30 Juin 2016, les forces militaires Iraniennes ont à nouveau encerclé le village de Gwezly et arrêté sans raisons trois villageois nommés, Aboubakr Alixani, Naseh Alixani et Omar Abdullahpoor. D’autres villageois ont depuis abandonné leurs maisons pour fuir vers le village de Bewgi ».

Ces deux jeunes frères et travailleurs nomades Kolbers Kurdes, ont étés tués lors d’un raid des forces militaires iraniennes qui cherchaient à arrêter un autre groupe de Kolbers soupçonné de faire de la « Contrebande » et de transporter et transférer « illégalement » des marchandises vers la frontière Irakienne.

Les deux victimes étaient allées dans cette zone frontalière pour récupérer des marchandises sur un marché local, elles ne les transportaient donc en aucun cas, comme l’ont affirmé ensuite des sources officielles Iraniennes. De plus de nombreux témoins oculaires de la région ont rapporté aux activistes du KHRN que ces deux frères avaient été littéralement abattus sans que ne soient faites les sommations d’usage.

Quatre balles ont touché la poitrine de Rauf Alixani, tandis que deux balles on touché le cœur et la tête de Latif Alixani. L’un des agents responsables de la fusillade a été identifié comme un  sergent des Garde frontières Iraniens du nom de:  Rafiee.

Quelques instants après que les deux frères Alixani aient été sauvagement abattus, les gardes frontières Iraniens ont aussi abattus 12 Chevaux, appartenant à d’autres travailleurs Kolbers Kurdes de la région.

Un rapport annuel publié précédemment en 2015 par les activistes du site de l’Human Rights Network Kurdistan-KHRN, nous apprenait qu’au cours de cette seule année 2015, les forces armées Iraniennes ont tué 44 travailleurs Kolber Kurdes, et en ont grièvement blessés 21 autres. Tandis que sept autres ont péri d’hypothermie ou noyés dans des rivières en essayant d’échapper aux gardes frontières.

Note Soliranparis: Les Kolbers ou Kulbaran sont des petits paysans et travailleurs nomades précaires de la région du Kurdistan Iranien. Qui pour faire survivre leurs familles transportent (Souvent à dos d’homme) ou à l’aide de mules, des marchandises diverses pour les vendre sur les marchés des villages isolés des zones frontalières de l’Est du Kurdistan, situées à cheval entre L’Irak, l’Iran et la Turquie.

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killedbyiranianforces2Sources photos site du  réseau du  réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN
Voir nos articles précédents sur ces travailleurs pauvres Kurdes Iraniens régulièrement victimes de la violence raciste du régime totalitaire des Mollahs:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=kolbers
Voir aussi sur: http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=948
Ces nouvelles ont également été rapporté par site le du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:
https://hra-news.org/en/two-kolbars-killed-police

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Le prisonnier politique et de conscience Shahram Ahmadi est en danger imminent d’exécution après que la demande de son avocat pour un nouveau procès en Appel ait été rejetée par les autorités Iraniennes

Le prisonnier politique et de conscience Shahram Ahmadi est en danger imminent d’exécution après que la demande de son avocat pour un nouveau procès en Appel ait été rejetée par les autorités Iraniennes.

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6 et 11 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights: La Cour suprême Iranienne aurait rejeté une demande pour un nouveau procès en appel, concernant le cas de Shahram Ahmadi, un prisonnier politique et de conscience condamné à mort actuellement enfermé à Karaj dans la sinistre  prison de Gohardast Rajaee Shahr (Province de Téhéran). M. Shahram Ahmadi qui est un jeune prédicateur Musulman Sunnite, est en danger imminent d’exécution, il fut condamné à mort pour les accusations d’être un: « Moharebeh » -autrement dit d’être un « Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne- Ndr.

M. Ahmadi avait été arrêté par des agents du Ministère des Renseignement à Sanandaj (Située dans la province du Kurdistan, nord-ouest de l’Iran) le 26 Avril 2009, il fut blessé par balles lors de son arrestation, après un court séjour à l’hôpital on le transféra dans un centre de détention secret,  sous contrôle du Ministère des Renseignements.

Dans les centres de détention du Ministère des Renseignements des villes de Sanandaj et de Zanjān, Shahram a enduré plus de 40 mois d’enfermement en cellule d’isolement total, il a été sévèrement torturé. Ses « Interrogateurs » l’ont ensuite accusé d’avoir eu des relations avec un « Groupe Salafiste illégal et terroriste » et participé à l’assassinat d’un Imam Sunnite responsable des prières du Vendredi dans la ville de Sanandaj .

Faits sans précédents depuis des années dans les annales judiciaires du régime, les autorités Iraniennes ont fait transférer le dossier d’accusation de Shahram Ahmadi depuis le tribunal de Sanandaj, vers celui de la Branche numéro 28 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par un « Juge » notoirement corrompu du nom de : Moghiseh. Alors que conformément aux procédures judiciaires légales  ayant cours en Iran, les dossiers des avocats de la défense doivent impérativement être examinés et étudiés dans le lieu d’origine où le crime présumé à été commis.

Selon de nombreux proches de ce prisonniers le « Juge » Moghiseh à fait condamner à mort Shahram sur la base d’un dossier d’accusation quasiment vide et « d’Aveux » forcés extorqués par des tortures, l’avocat de M. Ahmadi avait pourtant à l’époque du procès de Shahram recueilli et rapporté à la Cour de la Branche numéro 28  du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, plusieurs témoignages circonstanciés indiquant que son client n’avait jamais possédé ou utilisé d’armes ni nui à personne.

Son avocat a ensuite déposé une demande officielle pour un nouveau procès devant une Cour d’appel, il a écrit à plusieurs reprises des lettres au « Juge » Moghiseh pour lui rappeler que les « Aveux » de son client ont été extorqués par le biais de tortures psychologiques et physiques, commises par des agents de la police politique Iranienne, mais celles-ci sont restées jusqu’à présent sans réponses.

Shahram Ahmadi a également fait plusieurs déclarations publiques, dans lesquelles il nie fermement les accusations d’assassinat portées contre lui, tout en affirmant qu’il a été arrêté et condamné à mort uniquement parce qu’il est un prédicateur de l’Islam Sunnite.

Le frère de M. Shahram Ahmadi, Bahram Ahmadi, a été exécuté dans la prison de Ghezel Hesar (Elle aussi située dans la Ville de Karaj) par les autorités iraniennes le 27 Décembre, 2012, en même temps que neuf autres prisonniers politiques et de conscience Musulmans Sunnite.

Bahram Ahmadi avait été arrêté par les forces répressives du régime des Mollahs le 19 Septembre, il convient de rappeler qu’il a été condamné à mort, alors qu’il était âgé de moins de 18 ans*1 au moment des accusations qui lui on été mises sur le dos.  Le 4 Mars 2014 six autres prisonniers politiques Musulmans Sunnites nommés: Hamed Ahmadi, Jahangir Dehghani, Jamshid Dehghani , Kamal Molaei, Sedigh Mohammadi, et Hadi Hosseini. Ont eux aussi été exécutés par les autorités iraniennes dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hesar.

Il y actuellement au moins 35 autres prisonniers politiques et de conscience Musulmans Sunnites, enfermés dans les couloirs de la mort de la sinistre prison de Gohardast Rajaee Shahr  qui sont en danger imminent d’exécutions par pendaisons.

Voir aussi sur:
http://iranhr.net/en/articles/2571/

-*1 Il est important de faire remarquer et de rappeler que le 5 Septembre 1991 le gouvernement Iranien avait pourtant ratifié et signé l’Article 37 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ou CDE. Cette convention internationale avait également été approuvée le 20 Février 1994 par l’Assemblée Consultative islamique – une des plus hautes instances politiques du pays-NDLR. Peu de temps après le parlement Iranien ou Majlis ait voté une loi allant dans le même sens.

L’Article 37 de ce traité du CDE – stipule que l’application de peines dégradantes et inhumaines ( Tortures, flagellations, lapidations amputations de membres), la peine de mort, les longues peines d’emprisonnement à vie sans droits de remises de peines, concernant de jeunes mineurs condamnés alors qu’ils avaient moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés, sont en principe prohibées partout dans le monde y compris en Iran.

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Publié dans « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Quatre nouvelles exécutions non communiquées par les officines à la solde du régime dans la prison de Bandar Abbas

Quatre nouvelles exécutions non communiquées par les officines à la solde du régime dans la prison de Bandar Abbas.

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2 et 5 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Au moins quatre prisonniers ont été pendus à huis clos dans la prison de Bandar Abbas.

Selon un  rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, le Mercredi 15 Juin 2016, au moins quatre détenus dont les identités sont toujours inconnues à ce jour, ont été exécutés par pendaison et à huis clos, dans la prison centrale de Bandar Abbas – située dans la province du Hormozgan  – Sud du pays en bordure du golfe Persique-Ndr.

Il convient de mentionner que deux de ces prisonnier, avaient été condamnés à mort après avoir été impliqués dans des affaires de trafic et usage de drogue et de « Violences sur la voie publique». Et que les charges judiciaires concernant les deux autres condamnés exécutés, ne sont pour le moment pas encore connues par le collectif HRANA.

Les services de communication des autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes, les officines de presse officielles à la solde du régime, n’ont jusqu’à présent pas commenté ou donné des notifications officielles concernant ces exécutions.

Notes Soliranparis : De ce fait nous pouvons considérer ces quatre nouvelles exécutions, comme des exécutions clandestines et cachées, une sinistre habitude récurrente du régime, observée à plusieurs reprises au cours de cette année 2016

Voir aussi sur :
https://hra-news.org/en/least-4-prisoners-executed-bandar-abbas-prison

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le syndicaliste Iranien Jafar Azimzadeh libéré le 1er Juillet 2016 pour raisons médicales après 64 jours de grève de la faim

le syndicaliste Iranien Jafar Azimzadeh libéré le 1er Juillet 2016 pour raisons médicales après 64 jours de grève de la faim.

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1er et 4 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI. Notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh est sorti libre de l’hôpital Sina à 8 heures du matin (Heure locale de Téhéran), ce Jeudi 30 Juin, 2016, après 64 jours de grève de la faim.  Il y avait de grandes craintes que les autorités judiciaires et les forces répressives du régime totalitaire des Mollahs ne le renvoie de force vers la prison d’Evin, cependant elles ont été contraintes de lui accorder une mise en libération provisoire de durée indéterminée et d’appliquer la procédure dites des « Congé médicaux » ayant cours en Iran pour les détenus malades. Car l’état de santé de Jafar s’était détérioré de manière inquiétante.

Malgré les propos insultants la semaine dernière du procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi qui avait déclaré a son épouse venue lui demander des mesures de clémence  «Je ne ferais rien pour votre mari, c’est lui est personne d’autre qui est responsable de ce qui lui arrive». Les autorités Iraniennes ont bien reculé devant les manifestations et les mobilisations  de solidarité en soutien à Jafar qui se sont multipliées tant en Iran qu’a l’étranger. Le « Congé médical » de Jafar Azimzadeh devrait donc durer jusqu’à ce qu’il puisse enfin avoir le droit de  bénéficier à un nouveau procès devant une Cour d’appel, puisque ce droit fondamental semble enfin lui avoir été accordé.

La famille et les amis de Jafar l’ont escorté depuis l’hôpital de Sina vers celui d’Atieh (Tous deux situés à Téhéran) où Jafar doit recevoir des traitements médicaux plus complets. Il était extrêmement faible et a eu besoin de l’aide de ses proches pour entrer dans l’hôpital avec son fauteuil roulant.

Jafar est sorti de l’hôpital Atieh au cours de la matinée du Vendredi 1er Juillet 2016 après y avoir reçu ses premiers traitements médicaux. Il devra être suivi attentivement pendant trois semaine pour commencer à se remettre des suites de sa grève de faim qui a  duré 64 Jours. Il devra retourner ensuite à l’hôpital pour faire soigner d’autres problèmes de santé causés par cette grève de la faim qui incluent: des saignements intestinaux, des problèmes rénaux, de vessie et urinaires.

L’IASWI félicite Jafar Azimzadeh et tous ces camarades de l’Union libre des travailleurs Iraniens pour leur courage et leur résistance,  le travail d’information fait par tous les militants et les  activistes sociaux des mouvements progressistes en Iran et dans le monde, tous les individus et toutes les organisations syndicales qui au niveau mondial ont apporté leur soutien sincère à Jafar, en lui envoyant des messages de solidarité et en organisant des actions de solidarité qui ont contribué à sa libération provisoire.

Il y a encore beaucoup d’autres militants syndicaux et des enseignants en Iran qui sont face à des persécutions et à des peines arbitraires de prison, en Iran les travailleurs et les syndicalistes sont systématiquement opprimés, par les actions anti ouvrières du gouvernement, et les milices patronales qui sont à leurs ordres, récemment encore des travailleurs du secteur minier, ont été condamnés à subir des peines de flagellation, pour des simples fait de syndicalisme et pour avoir protesté contre des vagues de licenciements à caractères purement spéculatifs.

Informations générales: Pour des simple faits de syndicalisme notre camarade Jafar Azimzadeh purge actuellement une peine de prison de 6 ans dans la prison d’Evin depuis le 8 Novembre 2015, le sbires du policiers du régime l’ont accusé entre autre: « d’Avoir organisé et monté une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ». Des accusations qui reviennent régulièrement dans les verdicts des « Juges » à la solde de la « République Islamique d’Iran » quand il s’agit de réprimer les militants syndicaux locaux.

Jafar Azimzadeh, le président du conseil d’administration de l’Union libre des travailleurs iraniens, et Esmail Abdi, le secrétaire général de l’Association des enseignants iraniens (Tous deux originaires de Téhéran), avaient entamé des actions de grèves de la faim illimitées depuis le Vendredi 29 Avril 2016. Ces deux camarades s’étaient lancés dans ces actions pour protester contre leurs condamnations arbitraires mais aussi pour apporter leur soutien à tous les activistes sociaux ainsi qu’à tous les travailleurs et enseignants grévistes emprisonnés dans le pays, du simple fait de leurs actions politiques et syndicales

Par cette action commune Jafar Azimzadeh et Esmail Abdi,  protestaient également contre la criminalisation constante en Iran, des syndicats libres et des défenseurs des droits civils et humains, contre les interdictions du droit de grève et de participer à des assemblées générales libres, contre les salaires de misère qui obligent des millions de travailleurs et d’enseignants Iraniens a survivre dans la précarité. Contre les interdictions faites aux travailleurs et aux enseignants de ce pays d’organiser des actions et des manifestations indépendantes, de participer à la journée internationale des travailleurs du 1er Mai. Ils dénoncent également le manque d’actions et de transparence de l’Organisation Internationale du Travail -O.I.T qui par son silence, cautionne de fait les violations des droits les plus fondamentaux des travailleurs et des enseignants en Iran.

Jafar Azimzadeh et Esmail Abdi affirment également que toutes les accusations: « d’Organisation de collusions  en vue de porter atteinte à la sécurité nationale », visant à faire condamner leurs camarades à de lourdes peines de prison par les « Juges » à la solde du régime, doivent être annulées sans conditions.

« En Iran ces allégations sont généralement fabriquées de toutes pièces contre nous et des dizaine d’autres militants syndicalistes et d’activiste enseignants, pour nous faire taire en nous emprisonnant, toutes les peines de prison résultant de ces allégations mensongères, doivent être annulées » avaient dit lors d’une déclaration commune Jafar Azimzadeh et Esmail Abdi avant de se lancer le 29 Avril 2016 dernier dans leurs actions de grèves de la faim.

Après avoir été en grève de la faim pendant plusieurs jours Esmail Abdi avait finalement été transféré dans un hôpital, le Samedi 14 Mai 2016 il a finalement été mis en liberté provisoire, moyennant une caution de Trois cent millions de Tomans. Il devrait pouvoir avoir le droit de bénéficier d’un nouveau procès devant une  Cour d’appel dans les semaines à venir.

Un jour avant la libération de Jafar Azimzadeh, les militants syndicalistes emprisonnés Mahmoud Beheshti Langroodi et Rasoul Bodaghi ainsi que mille autres syndicalistes et enseignants Iraniens, avaient appelé a participer à une action de grève de la faim collective de deux jours en solidarité avec Jafar.

De nombreuses organisations syndicales et de défense des droits humains internationales ont également appelé à la libération de Jafar Azimzadeh et a mettre fin à la répression des travailleurs et des militants syndicaux en Iran. Le Vendredi 29 Avril 2016 Amnesty International avait publié un appel demandant aux autorités Iranienne la libération inconditionnelle de Jafar tout en dénonçant: « La condamnation de ce prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour ces activités syndicales pacifiques ».  Le Syndicat Canadien de la Fonction publique, le District Labour Council de Vancouver, la Confédération syndicale suisse, la Confederation to Industriall global, en France les centrales syndicale de la Cgt, Fsu, Solidaires, Unsa et Cfdt, en Iran le Syndicat Vahed des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue. Ont tous fortement soutenu l’appel de Jafar Azimzadeh pour plus de justice sociale, tout en soulevant de sérieuses inquiétudes pour sa santé et son bien-être. De nombreux Intellectuels, écrivains, et universitaires internationaux de renom se sont également joints à ces appels demandant la libération de notre camarade Iranien.

L’IASWI exhorte toutes les organisations syndicales de travailleurs et d’enseignants, tous les groupes progressistes, les personnes concernées ainsi que toutes organisations mondiales de défense des droits humains, à continuer à condamner fermement la répression et les incarcérations arbitraires prononcées par les autorités politiques et judiciaires de la « République islamique d’Iran » contre des militants syndicaux et des enseignants Iraniens. Et appelle aux libérations inconditionnelles de tous les militants syndicaux emprisonnés et des prisonniers politiques dans ce pays.

International Alliance in Support of Workers in Iran – IASWI 1er Juillet 2016

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Lire aussi sur le site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:
https://hra-news.org/en/jafar-azimzadeh-ended-hunger-strike-64-days
https://hra-news.org/en/demonstration-support-jafar-azimzadeh-tehran

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Je ne ferais rien pour le prisonnier politique et syndicaliste Jafar Azimzadeh même s’il meurt des suites de sa grève de la faim déclare cyniquement Abbas Jafari Dowlatabadi le procureur de Téhéran

Je ne ferais rien pour le prisonnier politique et syndicaliste Jafar Azimzadeh même s’il meurt des suites de sa grève de la faim déclare cyniquement Abbas Jafari Dowlatabadi le procureur de Téhéran.

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27 Juin et 1er Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi,  après avoir enfin daigné rencontrer l’épouse du militant syndicaliste emprisonné Jafar Azimzadeh, lui a déclaré cyniquement qu’il ne ferait rien et ne qu’il bougerait pas le petit doigt pour son mari, même s’il mourrait des suites de son action de grève de la faim.

Notre camarade Jafar Azimzadeh est l’un des fondateurs et le principal secrétaire du conseil d’administration du Syndicat Libre des Travailleurs Iraniens qui est enfermé dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin (Téhéran), il en est à plus de 59 jours de grève de la faim. Jafar s’est lancé dans cette action en vue de protester contre ses conditions de détention et demander la révision en Appel de son procès.

Selon un rapport publié par les  activistes et militant-es du site du collectif HRANA, Notre camarade Jafar Azimzadeh qui est actuellement en grève de la faim dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin, a récemment été transféré d’urgence à l’hôpital  Sina de Téhéran suite à la détérioration de son état de santé. A ce jour (1er Juillet 2016)  Jafar a fait plus de 60 jours de grève de la faim.

Ce camarade Iranien proteste contre ses conditions de détention, pour la révision de son procès mais également selon ses dernières déclarations pour: « Demander solidairement les libérations et l’arrêt immédiat des poursuites et des condamnations à des peines de prison, pour des accusations d’atteintes à la sécurité nationale, visant plusieurs autres syndicalistes enseignants Iraniens ».

Selon une source proche de ce prisonnier politique qui a pu entrer en contact il y a quelques jours de cela avec les journalistes du collectif HRANA. L’épouse de Jafar Azimzadeh qui a pu rencontrer le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi, pour lui demander de suivre avec plus de clémence le dossier judiciaire de son mari, s’est vu répondre avec colère par celui-ci: « Je ne ferais rien pour votre mari, c’est lui est personne d’autre qui est responsable de ce qui lui arrive ».

dowlatabadifteheranprosecutor L’actuel procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi

Jafar Azimzadeh a été condamné fin 2015 par un « Tribunal Révolutionnaire » local à une peine de six ans de prison assortie d’une peine de deux ans de privations de ses activités syndicales, cette double peine l’empêche également d’avoir des contacts avec d’autres centrales syndicales internationales, de se servir d’internet et d’avoir le moindre contact avec des médias et des journalistes étrangers.

Jafar Azimzadeh a été avec d’autres syndicalistes locaux, l’un des coordinateurs d’une pétition signée par plus de quarante mille travailleurs Iraniens, demandant simplement aux autorités politiques du pays une augmentation du salaire minimum. Pour cette action pacifique il a été condamné par la Cour de Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre juge Salavati *1 à une peine de 6 ans de prison, pour des accusations telles-que: « Atteinte à la sécurité Nationale » […] « Troubles à l’ordre public » et  » Propagande contre le régime ». Il convient également de rappeler que le « Juge » Salavati, n’a pas voulu tenir compte du temps que Jafar avait passé en détention préventive avant ce verdict, alors que celui-ci couvrait largement une partie de cette peine totalement arbitraire de six ans de prison.

Les charges et accusations retenues contre notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh incluent: Sa participation à la fondation du Syndicat Libre des Travailleurs Iraniens et à plusieurs comités de travailleurs licenciés. Sa participation à l’organisation d’un rassemblement interdit dans le parc Laleh de Téhéran lors de la journée internationale des Travailleurs du premier Mai en 2009. Celles d’avoir participé à des actions syndicales en 2005. Puis coordonné plusieurs autres manifestations de travailleurs au cours de l’année 2014.

On lui reproche également l’organisation de cette pétition signée par plus de quarante mille travailleurs Iraniens qui demandé aux autorités politiques du pays une augmentation du salaire minimum, et d’avoir organisé des journées de protestations en face du Majlis (Le Parlement Iranien) et du Ministère du Travail contre des changements brutaux du code du travail décidées par l’ex procureur criminel de Téhéran Saeed Mortazavi*2 – que la présidence Ahmadinejad avait « Placardisé » dans ce ministère pour tenter de faire « Oublier » son rôle controversé dans la répression des manifestations et protestation populaires qui avaient précédé les élections présidentielles Iraniennes du 12 Juin 2019 largement entachées de fraudes – Ndr.

Le pouvoir totalitaire des Mollahs reproche également à notre camarade Jafar Azimzadeh sa participation à des actions syndicales avec ses camarades du syndicat libre de la Vahed company (Regroupant les travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue), et celles auxquelles il a participé en soutien au Comité de coordination du Syndicat des travailleurs des raffineries sucrières de Neishekar (Sud de l’Iran),

Jafar Azimzadeh avait été arrêté à la veille de la Journée des travailleurs du 1er Mai 2014 à Téhéran par des agents du Ministère des Renseignements. Il avait ensuite été placé en détention et à l’isolement pendant plus de 46 jours, avant d’être libéré provisoirement moyennant une caution d’Un milliard de Rials. Le 8 Novembre 2015 il a été convoqué puis de nouveau arrêté  Le 8 Novembre 2015, pour purger sa peine dans la prison d’Evin ou il est actuellement enfermé.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/will-nothing-jafar-azimzadeh-even-dies-tehrans-prosecutor
-*1 Sur l’arbitraire total et la brutalité sans bornes des verdicts du sinistre « Juge » Salavati relire nos articles précédents sur :
https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-salavati/
Relire aussi sur le sinistre « Juge » Salavati:
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2012/01/23/le-juge-salavati-figure-de-la-terreur-politique/
-*2  Sur ce « Juge » et « Procureur » Saeed Mortazavi  un des pires bouchers au service du régime théocratique et fasciste des Mollahs relire:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=Mortazavi+
https://soliranparis.wordpress.com/2015/09/01/le-juge-et-boucher-du-regime-saeed-mortazavi-blanchi-et-acquitte-des-accusations-a-propos-des-viols-meurtres-et-tortures-dopposants-dans-la-prison-de-kahrizak-en-juin-2009/
Mise a Jour Amnesty International demande la libération de Jafar Azimzadeh pour raisons de santé et craint pour la vie de ce prisonnier politique.
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=316:amnestyinternational-urgent-action-jailed-trade-unionist-s-health-and-life-at-risk-jafarazimzadeh&catid=11&Itemid=129&lang=en

jafar-freed

-Dernière minute nouvelles envoyées par mails par des camarades Iraniens que nous remercions au passage.

-Selon nos camarades Iraniens de l’International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI): Notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh vient d’être mis en liberté provisoire après 63 Jours de grève de la faim (A suivre nous y reviendrons plus en détail bientôt). Plus d’informations à venir sur le lien ci-dessous:

https://twitter.com/IASWIinfo

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20 éme Jour de grève de la faim pour le prisonnier politique Kurde Ayoub Asadi

20 éme Jour de grève de la faim pour le prisonnier politique Kurde Ayoub Asadi

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24 et 27 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le Persian2English citant un rapport publié par le collectif HRANA : Notre camarade le prisonnier politique kurde Ayoub Asadi, actuellement enfermé dans la prison de la ville de Kashmar ( Située dans la province du Razavi Khorasan, Iran du Nord), en est à plus de 20  jours de grève de la faim, dans laquelle il s’est lancé afin de protester contre les violations permanentes de ses droits fondamentaux d’être humain et de prisonnier politique.

Selon un rapport  publié par l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA. Le prisonnier politique Kurde Iranien Ayoub Asadi a commencé cette grève de la faim le Dimanche 5 Juin 2016, après que les autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes, lui aient encore refusé des soins médicaux et une mise en liberté provisoire, selon la procédure dite de congé médical ayant cours en Iran qui lui permettrait de se faire soigner dans un hôpital public,  hors de la prison où il est actuellement enfermé.

Ayoub Asadi qui a été arrêté par des agents des forces spéciales des « Gardiens de la révolution » en 2011, souffre d’asthme chronique, de graves problèmes de disques lombaires et de problèmes intestinaux. Les autorités pénitentiaires iraniennes lui ont également refusé à plusieurs reprises de pouvoir donner de ses nouvelles par téléphone à sa famille, alors qu’il fait l’objet d’une peine d’exil intérieur qui l’éloigne du lieu de résidence et de son domicile familial.

En 2012, Ayoub Asadi a été condamné selon des charges très vagues à une peine de 20 ans de prison, par la Branche numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Sanandaj, pour les accusations d’être un « Moharebeh »- autrement dit celle d’être considéré comme un  » Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne – Ndr. Et pour sa coopération supposée avec des groupes d’opposition Kurdes illégaux.

Une source proche de ce prisonnier à déclaré aux activistes du collectif HRANA qu’il n’avait jamais été affilié ou adhérent à aucun parti politique. Selon cette source Ayoub Asadi était chauffeur de Taxi à l’époque ou il a été brutalement arrêté en même que les passagers qu’il transportait, par des agents des forces spéciales des « Gardiens de la Révolution » ou IRGC.

Voir aussi sur- Kurdish Political Prisoner on Day 20 of Hunger Strike:
http://persian2english.com/?p=25419
Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/ayoub-asadi-20th-day-hunger-strike

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Province du Khuzestân condamnations à des peines de mort et à des lourdes peines de prison et d’exil intérieur prononcées contre sept prisonniers politiques Arabes Ahwazis

Province du Khuzestân condamnations à des peines de mort et à des lourdes peines de prison et d’exil intérieur prononcées contre sept prisonniers politiques Arabes Ahwazis.

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19 et 23 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’Ahwazi Center For Human Rights ou ACFH : Selon le porte-parole du pouvoir Judiciaire Iranien Gholam Hussein Ejehee, des peines de mort ont été prononcées contre trois prisonniers politiques Arabes Ahwazis ce Samedi 18 Juin  2016, par la «Cour suprême» du régime de Téhéran.

Lors d’un entretien accordé à un média local de la province du Khuzestân nommé Moj News. Gholam Hussein Ejehee a déclaré : «Les autorités Judiciaires de la ville d’Ahwaz ont fait condamner ces sept accusés qui étaient impliqués dans des opérations militaires à caractères séditieux. Cette affaire a été ensuite renvoyée devant notre Cour Suprême Iranienne qui a confirmé les sentences de peine de mort prononcée contre trois de ces sept accusé »

Tous ces détenus politique sont des résidents originaires de la ville de Hamideyeh*1. Ils avaient tous été arrêtés dans cette localité le 12 Avril 2015. Il convient de rappeler que ces sept prisonniers Arabes Ahwazis ont subi des violences ainsi que des  tortures physiques et psychologiques afin de les contraindre à faire des «Aveux» forcés au cours des premières semaines qu’ils ont passé en gardes à vues dans le Quartier numéro 14 de la prison Karoon (Ville d’Ahwaz). Et que leurs soi-disant «Confessions» ont été filmées et diffusées par la chaine de Télévision d’Etat PRESS-TV-*2 le deuxième mois précédant leurs arrestations.

Les agents du Ministère des Renseignements Iraniens avaient accusé ces sept militants Arabes Ahwazis d’être impliqués dans l’assassinat supposé de trois membres des «Gardiens de la Révolution» survenus le 2 Avril 2015. Ils ont été condamnés à ces lourdes peines pour  les charges suivantes : celles d’être des «Moharebeh» – autrement dit d’être des «Ennemis de dieu en guerre contre celui-ci» selon la loi Iranienne – Ndr, de «Propagation de la corruption sur terre » et pour leurs «Participations aux activités d’un groupe politique illégal de caractère séditieux».

L’Ahwazi Center For Human Rights a reçu les détails suivants sur ces condamnations émises par les autorités Judiciaires Iraniennes: 1- Qies Saleh Obeidawi condamné à la peine de mort, 2- Ahmed Saleh Obeidawi (Son frère) avec la peine de mort, 3- Sajad Hamid Obeidawi condamné à la peine de mort.

4 -Mohammad Helfi, 25 ans condamné à une peine  de 35 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran), 5-Mehdi Abbas Sayahi condamné à une peine  de 35 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran)

6-Mehdi Moarabi condamné à une peine de 25 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran), 7-Ali Hassan Obeidawi condamné à une peine de 25 ans de prison et d’exil intérieur a purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran).

Des sources locales fiables citées par l’ACFH ont rapporté que depuis la fin du mois de Mai 2016 date à laquelle, Mohammad Helfi, Mehdi Abbas Sayahi, Mehdi Moarabi, Ali Hassan Obeidawi ont été transféré dans la prison de la ville de Yazd. Les membres de leurs familles n’ont pu obtenir aucune nouvelles précises de leurs enfants emprisonnés.

l’Ahwazi Center For Human Rights avait également publié le 23 Mai 2015, un rapport condamnant et dénonçant fermement ces actes criminels commis par les autorités Iraniennes contre la Jeunesse Arabe Ahwazie. Tout en rappelant qu’on était toujours sans nouvelles sur les sorts réservés à 20 autres jeunes Arabes Ahwazis, arrêtés arbitrairement dans la ville d’Hamideyeh vers la mi-Mai 2015.

L’ACFH condamne les peines de mort et les emprisonnements collectifs prononcés contre ces jeunes militants Ahwazis. Il rappelle que ceux-ci ont subi des violences et des tortures – qu’ils ont été condamnés à ces peines arbitraires à la suite de parodies de procès en contradiction totale avec les normes juridiques Internationales. Et que ces sept prisonniers politiques n’ont même pas pu bénéficier de la présence d’avocats de la défense de leurs choix durant leurs procès.

L’ACFH lance un appel solennel à toutes les autorités politiques compétentes ainsi qu’à toutes les ONG  internationales de défense des droits Humains, afin qu’elles contribuent à faire  pression sur le régime Iranien, pour que ces sept prisonniers politique puissent bénéficier de nouveaux procès en appel en présence d’Avocats de la défense librement choisis.

La photo introduisant l’article est liée à l’affaire ou plusieurs autres militants défenseurs des droits civils Arabes Ahwazis avaient été condamnés à mort puis exécutés en Juin 2012, par les bourreaux à la solde autorités du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei.

Ahwazi Center For Human Rights  Juin 2016

Voir aussi ci-dessous sur :
http://acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=443:death-sentences-and-life-imprisonment-against-ahwazi-arab-activists-&catid=44:2010-09-16-17-14-58
*-1 relire en anglais sur :
http://www.acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=305%3Amore-arrest-against-ahwazis-in-april&catid=44%3A2010-09-16-17-14-58&Itemid=1
*-2 Sur ces pratiques pour le moins ignobles la chaine de Télévision d’Etat PRESS-TV relire sur : https://soliranparis.wordpress.com/category/confessions-et-aveux-forces-de-prisonnier-es-diffuses-par-la-chaine-detat-iranienne-press-tv/

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Le collectif Iran Human Rights demande l’abolition des peines inhumaines de flagellation en Iran

Le collectif Iran Human Rights demande l’abolition des peines inhumaines de flagellation en Iran.

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15 et 20 juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le biais du site Iran Human Rights ou IHR : Depuis un mois l’Iran a connu une forte augmentation des peines de flagellation, menées contre des membres actifs de la société civile iranienne.

Le collectif Iran Human Rights condamne ces peines de flagellation et déclare que les autorités judiciaires Iranienne, font appliquer ces peines inhumaines uniquement pour mieux humilier la population et les militants défenseurs des droits civils et des droits des travailleurs locaux . Les militants et activistes du site IHR appellent à ce que les peines de flagellation soient retirées définitivement des codes de loi de la « République Islamique d’Iran ».

En Mai 2016 dernier, 17 travailleurs qui avaient participé à un mouvement de protestation dans la mine d’or de la société Agh Dare ( Située dans la province de l’Ouest de l’Azerbaïdjan Iranien – Nord-Ouest du pays), ont été condamnés à subir des peines de flagellation et à de lourdes amendes , ils ont subis entre 30 et 100 coups de fouet chacun.

Ces nouvelles ont été rapportées par leurs avocats et par diverses sources médiatiques officielles du régime, ainsi que par l’agence semi Officielle liée au monde du travail de l’ILNA News. En outre toujours selon les avocats de ces travailleurs, ceux-ci ont subi des coups de fouets  pour des accusations de: « Chahut et troubles à l’ordre public » […]« Entraves à la liberté de travailler »[…]« Insultes aux gardiens de l’entreprise » et plus délirant encore pour avoir: « Déchiré des uniformes des gardiens de la mine tout en les prenant en otages » et « Détruit délibérément l’enseigne de la mine durant un rassemblement illégal qui avait pour but de porter atteinte à l’image de l’entreprise ».

Par ailleurs plusieurs sites Web affiliés au pouvoir Judiciaire iranien ont publié des rapports en Mai 2016 dernier, nous indiquant que 35 personnes résidentes de la ville de Qazvin (Province de Téhéran) avaient été condamnées à des peines de flagellations, pour leurs participations a une fête étudiante « Non Mixte » de remise de diplômes. Ces personnes ont toutes été condamnées à subir des peines de 99 coups de fouet qui ont été effectuées, le jour même où elles ont été émises et notifiées par un « Tribunal Révolutionnaire » local.

Ces derniers jours, plusieurs organisations de défense des droits humaine tant Iraniennes qu’internationales, ont signalé que des travailleurs protestataires d’une société minière de charbon avaient également été condamnés à subir des peines de flagellation. Cette nouvelle a été confirmée par Faramarz Tofighi un « Conseiller » travaillant pour le compte du « Conseil suprême du travail de l’Iran ».

D’autres rapports récents provenant de sources officielles du régime, ont signalé que Mohammad Reza Fattahi, un jeune blogueur et  journaliste indépendant avait été condamné au début de l’été 2014 à une peine de 444 coups de fouet. Il avait été arrêté par des agents de la police politique Iranienne pour des accusations de: « Diffusion de mensonges afin de semer l’inquiétude dans l’opinion publique », suite a une plainte et des dénonciations de trois administrateurs internet locaux.

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Images ci-dessus sources Iran – Echo – Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran – SSTI
Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2561/
Nous relayons également ces autres nouvelles sur le sujet, parues sur le site de nos camarades et amis Iraniens d’Iran – Echo – Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran – SSTI
Les travailleurs de la compagnie pétrolière Behshahr protestent dans le nord de l’Iran
Le L’Iran fouette 17 mineurs qui ont protesté contre leur licenciement
Après près d’un mois de grève de la faim, la santé du prisonnier politique iranien se détériore
La lettre de Jafar AzimZadeh Aux syndicats français
La lettre de syndicats français à Jafar AzimZadeh
Les relations entre l’Iran et la Syrie

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Kurdistan Iranien plusieurs morts dans des affrontements entre la guérilla Kurde du PJAK et les Gardiens de la révolution Iraniens

Kurdistan Iranien plusieurs morts dans des affrontements entre la guérilla Kurde du PJAK et les « Gardiens de la révolution » Iraniens.

pjak

15 et 17 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via l’Agence de presse Kurde E.Kurd.net : Province du Kurdistan Iranien ou Rojhelat – zone frontalière Iran-Irak. Selon plusieurs agences médiatiques d’état à la solde des propagandistes du régime totalitaire de Mollahs, environ 12 camarades Kurdes et trois «Gardiens de la révolution» auraient été tués, lors d’affrontements qui ont éclaté entre les résistants Kurdes Iranien et ce corps d’armée Iranien, a rapporté ce Jeudi 16 Juin 2016 une «Agence de nouvelles» du régime.

Les combats ont eu lieu dans la soirée du Mercredi 15 Juin 2016, près de la localité d’Oshnavieh qui se trouve au Nord-Ouest de la région frontalière Iran-Irak, a déclaré un officier des «Gardiens de la révolution» sur l’agence de presse d’État Iranienne Tasmin News, celui-ci a ensuite rajouté : «Deux groupes distincts de rebelles Kurdes ont traversé la frontière pour commettre des actes de sabotage et créer un sentiment d’insécurité au sein de la population». Oshnavieh se trouve à environ 20 kilomètres (12 miles) de la frontière avec la région autonome Kurde du nord de l’Irak.

Un haut responsable de la police iranienne, le général Hossein Ashtari, a déclaré que les combattants tués, étaient membres Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan ou PJAK – ou, un groupe de résistance Kurde iranien, opposé  au régime totalitaire des Mollahs qui entretient des liens étroits avec le Parti des travailleurs du Kurdistan de Turquie ou PKK. «Une grande quantité d’armes et de munitions a été saisi sur les membres de ce groupe terroriste », a  péroré Ashtari Tasnim.

Cette incursion et nouvelle agression militaire Iranienne, intervient quelques jours après que 5 rebelles Kurdes, 5 djihadiste ainsi qu’un agent de police aient été tués dans des affrontements séparés qui ont éclaté dans le Nord-Ouest et

« Une équipe de cinq combattant du groupe dissident « terroriste » du PJAKa été identifié et détruit dans la région de Sardasht, à la frontière irakienne ». Ont déclaré Lundi dernier les services de «Presse» des «Gardiens de la Révolution». Un peu plus tard le même jour, la télévision d’État Iranienne de l’IRIB a rapporté  que six autres décès étaient survenus lors d’affrontements armés qui avaient éclaté dans la province de Sistan-Baloutchistan (située dans le Sud-Est de l’Iran à la frontière Pakistano- Iranienne).

Un officier de la police Iranienne et cinq militants Sunnites Baloutches du groupe Jaish-ul Adl ont été tués lors de cet affrontement a conclu la dépêche de l’IRIB. Le Mercredi 16 Juin d’autres affrontements ont également été signalés, entre les «Gardiens de la Révolution» et les combattants révolutionnaires du Parti Démocratique du Kurdistan Iranien ou PDKI-*1, dans la ville de Shno, située au sud de la ville d’Urmiyeh (Kurdistan iranien ou Rojhelat).

Depuis 2004 date de sa fondation, nos camarades militant-es et combattant-es du PJAK, ont pris les armes pour tenter d’établir, une zone semi autonome fédérale Kurde en Iran, semblable à celle mise en place par gouvernement régional du Kurdistan Irakien ou KRG. Le PJAK compte plus 3.000 combattant-es armé-es, dont plus de la moitié sont des femmes.

Depuis son apparition en Iran en 1979, le régime totalitaire de la «République Islamique» des Mollahs a imposé des règles et des lois discriminatoires contre les Kurdes d’Iran, dans les domaines sociaux, politiques et économiques.

Voir aussi sur : http://ekurd.net/iran-kills-kurdish-pjak-2016-06-16
Et sur: http://ekurd.net/kurdish-kdpi-fighters-clash-iran-2016-06-16

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Craintes pour la santé de plusieurs prisonniers politiques Iraniens en grèves de la faim

Craintes pour la santé de plusieurs prisonniers politiques Iraniens en grèves de la faim.

kaboudvand

Mohammad Sedigh Kaboudvand sur son lit d’hôpital source photo Iran Human Rights

9 et 14 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights ou I.H.R: Il y a actuellement plusieurs prisonniers politiques Iranien qui sont en grève de la faim dont les états de santé sont jugés comme très préoccupants, parmi ceux-ci citons: Mohammad Sedigh Kaboudvand, Heshmatollah Tabarzadi et Ehsan Mazandarani.

Selon des sources proches, Mohammad Sedigh Kaboudvand, un journaliste Kurde Iranien et militant défenseur des droits humains de premier plan, est en grève de la faim depuis le Dimanche 8 mai 2016. Ce prisonnier politique s’est lancé dans cette action pour protester contre une nouvelle plainte ouverte contre lui qui pourrait lui valoir une nouvelle peine de prison, alors qu’il devait en principe terminer prochainement de purger une peine de 10 années de prison à laquelle il avait été condamné précédemment.

Il y a quelques semaines de cela les autorités judiciaires et pénitentiaires  Iraniennes, ont annoncé à M. Kaboudvand qu’une Cour d’un « Tribunal Révolutionnaire », allait le rejuger pour des accusations de: « Diffusion de propagande contre le système depuis l’intérieur de la prison où il est actuellement détenu ». Mohammad Sedigh Kaboudvand est actuellement toujours dans l’attente de la nouvelle peine qui doit être émise par ce Tribunal.

M. Kaboudvand s’est lancé dans cette action de grève de la faim pendant environ un mois, malgré le fait qu’il savait qu’il souffrait de graves problèmes cardiaques et rénaux. Il a été récemment été hospitalisé hors de prison après que son état de santé se soit rapidement détérioré. Malgré un besoin de soins médicaux urgents pour sa personne, les autorités judiciaires l’ont fait ramener en prison après un court séjour dans un hôpital public où les médecins ont eu à peine le temps de l’examiner.

Heshmatollah Tabarzadi, est un activiste politique qui a été arrêté par des agents des forces répressives Iraniennes il y a environ 20 jours de cela. Des rapports parvenus d’Iran indiquent qu’il est actuellement en grève de la faim, afin de protester contre son emprisonnement qu’il juge illégal et arbitraire. Selon des sources proches de ce prisonnier, son état de santé est jugé lui aussi comme préoccupant.

Ehsan Mazandarani, un autre journaliste emprisonné pour des raisons politique, s’est également lancé dans une grève de la faim depuis plus de 20 jours, ses proches ont rapporté qu’ils avaient de sérieuses préoccupations au sujet de son état de santé.

D’autres prisonniers politiques Iraniens ce sont également lancés dans des actions de grèves de la faim, parmi ceux-ci citons les cas de: Ayat Mehrali Beigloo, Mohammad Abdollahi,, Rasoul Razavi, et Afshin Baimani.

Iran Human Rights -IHR demande la libération immédiate de Mohammad Sedigh Kaboudvand, ainsi que celles de tous les  autres prisonniers politiques et prisonniers d’opinion qui sont illégalement détenus en Iran. « Nous appelons la communauté internationale à ne pas permettre au régime Iranien de continuer de mettre les vies de ces prisonniers en danger. Et a tout faire pour que leurs droits fondamentaux de liberté de parole et d’expression soient respectés », a déclaré M. Mahmood Amiry-Moghaddam, le porte-parole d’Iran Human Rights.

Voir aussi sur – Iranian political prisoners in need of urgent Attention:
  http://iranhr.net/en/articles/2558/

Voir aussi à ce sujet les rapports publiés par le site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:

https://hra-news.org/en/least-8-prisoners-hunger-strike-dieferrent-prisons-iran
https://hra-news.org/en/mohammad-sadigh-kaboodvand-transferred-urgently-hospital

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Ville de Karaj onze prisonniers exécutés et décès suspect d’un détenu par manque de soins médicaux dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Ville de Karaj  onze prisonniers exécutés et décès suspect d’un détenu par manque de soins médicaux dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

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9 et 13 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Onze prisonniers tous âgés de 22 à 25 ans qui avaient tous été condamnés à mort après avoir été reconnus coupables dans des affaires  d’assassinats, ont été pendus dans l’enceinte de  prison Gohardasht Rajaee Shahr  le Mercredi 25 mai 2016. L’un des prisonniers dont l’identité a pu être vérifiée par les activistes d’HRANA, était un « Délinquant juvénile » qui n’était âgé que de 16 ans au moment de son arrestation et de sa condamnation à mort.

Selon des rapports  parvenus aux militant-es et activistes du collectif HRANA, un groupe de 11 personnes âgées de 22 à 25 ans qui avaient été transférées en cellules d’isolement la veille de leurs exécutions, ont été pendues à huis clos aux premières heures de matinée du Mercredi 25 mai 2016, dans l’enceinte de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj -Province de Téhéran).

Les activistes du collectif HRANA ont  réussi à identifier 9 de ces prisonniers sous les noms suivants:  1- Javad Khorsandi – condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 2- Iman Fatemipour – condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 3- Hossein Mohammadi – condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 4 Masoud Raghedi fils de Bakhshayesh Raghedi  – condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 5- Mohsen Agha Mohammadi, fils de Mohammad Mohammadi – condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 6 Farhad Bakhshayesh  – condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 7 Mehdi Rajaee – le prisonnier qui n’avait que 16 ans au moment de son arrestation, condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 8 Asghar Azizi condamné à mort pour un affaire d’assassinat, 9 Khosro Robat Dasti – condamné à mort pour un affaire de viol.

Mort suspecte d’un prisonnier par manque de soins médicaux appropriés.

Les militant-es et activiste du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA ont rapporté qu’un détenu de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, identifié sous le nom de: Mojtaba Bigdeli était décédé lors de la journée du Mercredi 1er Juin 2016,  à la suite d’une défaillance cardiaque et d’un manque flagrant de soins médicaux appropriés.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du collectif HRANA, ce prisonnier du nom de Mojtaba Bigdeli qui était enfermé dans le Quartier numéro 1 de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr , est mort des suites d’une crise cardiaque mais également d’un manque de soins médicaux, résultant du refus d’un haut responsable administratif de cette Section de le faire transférer d’urgence vers un hôpital de l’extérieur où il aurait pu être soigné à temps.

Des témoignages locaux transmis aux militant-es et activistes d’HRANA, ont rapporté que le responsable et chef des services administratifs de ce Quartier de  Gohardasht Rajaee Shahr qui à donné l’ordre de refuser le transfert de Mojtaba Bigdeli vers un hôpital à l’extérieur de la prison alors que celui-ci était mourant, se nomme: Akhlaghi

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/11-prisoners-executed-rajai-shahr-prison
Et sur: https://hra-news.org/en/prisoner-died-rajaei-shahr-prison-karaj-2

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Ville de Karaj nouveau raid des forces répressives anti émeutes et violences contre les prisonniers du Quartier numéro 4 de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Sharh

Ville de Karaj nouveau raid des forces répressives anti émeutes et violences contre les prisonniers du Quartier numéro 4 de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Sharh.

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11 et 12 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Des matons de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Sharh (Ville de Karaj-située dans la province de Téhéran), appuyés par des agents de forces spéciales anti émeutes, ont violemment attaqué le Quartier numéro 4 de la section numéro 10, de ce centre de détention connu comme étant l’un des pires et des plus dur du pays,  avec comme «Justifications » de prétendues «Vérifications et inspections de routines» qui se sont soldées par des destructions systématique des affaires personnelles des détenus et de plusieurs réfrigérateurs d’une de leur salle de réunion commune..

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, au cours de ce raid présenté par les responsables de l’administration pénitentiaire de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Sharh, comme une : «Simple inspection de routine du Quartier numéro 4 ou sont retenus les prisonniers de droits communs», toutes les affaires personnelles des détenus de ce bâtiment ont systématiquement été détruites et endommagées avec une rare violence par les gardiens.

A ce propos une source locale bien informée a déclaré à un journaliste du site du collectif HRANA : «Les gardiens de la prison ont endommagés toutes les affaires et tous les effets personnels de ces prisonniers, ils ont tenté de se justifier en présentant ces destructions comme étant le résultat d’un ordre d’inspection approfondie des cellules».

Cette même source a souligné que les gardiens, n’avaient rien trouvé de suspect, ni aucun objets dangereux au cours de ces fouilles et conclu sa déclaration en disant: «En plus d’avoir détruit toutes les affaires de ces prisonnier au cours de cette inspection, ils ont aussi détruit les réfrigérateurs d’une des salles communes réservée aux  prisonniers».

Au cours de ces trois dernières semaines, les pressions,  les abus de pouvoir et les violences commise par les matons à l’encontre de certains détenus jugés comme trop «Remuants » ou trop politiques, sont montées crescendo dans cette prison de la ville de Karaj. Visiblement l’administration pénitentiaire locale, semble craindre que les prochaines vagues d’exécutions de condamnés à mort planifiées dans cette prison depuis plusieurs mois, ne se soldent par des révoltes dans les Quartiers où se trouvent les couloirs de la mort.

Des centaines de prisonniers de Gohardasht Rajaee Sharh, sont des prisonniers qui ont été condamnés à mort, majoritairement  pour  leurs implications dans des affaires d’usage et de trafics de drogues, ainsi que pour des accusations à caractères politiques.

Voir aussi sur :  https://hra-news.org/en/prison-guards-raided-ward-4-rajai-shahr-prison

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La prisonnière politique Arabe Ahwhaie Fahimeh Esmaeili Badawi violemment battue par les matonnes de la prison de la ville de Yasouj

La prisonnière politique Arabe Ahwhaie Fahimeh Esmaeili Badawi violemment battue par les matonnes de la prison de la ville de Yasouj

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7 et 10 Juin 2016 nouvelle qui nous sont parvenue via le site d’opposition Iranien Persian2English et celui de l’organisation Iranienne de défense des droits de l’homme du BCR group: Le Jeudi 2 Juin 2016 dernier une jeune femme prisonnière politique Arabe Ahwazie a été violemment battue jusqu’à en perdre connaissance, par les gardiennes de la prison de la prison de la ville Yasouj (Une localité située dans la province de Boyer-Kohgiluyeh Ahmad – au centre de l’Iran).

Selon des proches de la victime, la prisonnière politique Arabe Ahwazie Fahimeh Esmaeili Badawi, une jeune professeure âgée de 33 ans, a  été violemment battue par les gardiennes de la prison de la prison de Yasouj, à la suite d’une dispute verbale avec l’une de ces gardiennes qui a été identifiée sous le nom de: Ameneh « Foloudi ».

Fahimeh a été emmenée ensuite vers l’infirmerie de la prison, cependant en raison de la détérioration de son état de santé, résultant des coups qu’elle avait reçu de la part des gardiennes, elle a du être transférée d’urgence vers un hôpital en dehors de la prison.

Malgré son état physique et de santé instable, Fahimeh a été brutalement renvoyée en cellule le Vendredi 3 Juin 2016, depuis on lui aurait interdit tous contacts même téléphoniques avec sa famille. Selon d’autres rapports transmis depuis l’Iran aux rédacteurs du site Persian2English, elle souffre toujours de vertiges, de maux de tête sévères, et porte des traces de coups et des ecchymoses sur tout le corps.

Fahimeh qui est maintenant âgé de 33 ans, avait été par arrêtée en même temps que son mari Ali Matourzadeh en Novembre 2005 par des agents du Ministère des Renseignements. Selon plusieurs rapports confirmés, Fahimeh était enceinte de huit mois au moment de son arrestation, elle a accouché un mois après d’une petite fille en cellule d’Isolement quasiment sans aucune assistance médicale, en présence de ses interrogateurs qui n’ont même pas respecté son intimité durant la naissance de son enfant.

Son mari Ali Matourzadeh a été sévèrement torturé et contraint d’accepter toutes les allégations portées contre lui par ses interrogateurs et bourreaux qui l’on accusé d’avoir commis plusieurs « Actes de terrorisme ». Plusieurs rapports d’organisation de défense des droits humains Arabes Ahwazies ont rapporté qu’a cette période Ali  était tellement affaibli physiquement et psychologiquement qu’il a accepté toutes ces accusations basées sur un dossier très vague et des charges plus que floues, pour tenter de sauver son épouse et sa fille qui était née en détention.

Ali Matourzadeh a été exécuté quelques mois plus tard en Décembre 2006,  les autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes fidèles à leur cynisme et à leurs brutalités habituelles, ne lui on même pas accordé le droit de faire ses adieux à son épouse Fahimeh et à sa fille, avant son exécution par pendaison.

Fahimeh Esmaeili Badawi a également été sévèrement torturée jusqu’à ce qu’elle accepte de faire des « Aveux » forcés qui ont été filmé et diffusé par PRESS-TV  une des principales chaine de Télévision du Régime qui est coutumière de ce genre de pratiques ignobles*1. Ces « Aveux » ont ensuite été utilisés par un « Tribunal Révolutionnaire » local pour faire condamner Fahimeh le 28 Février 2006, à une peine de 15 années de prison et d’exil intérieur, pour des accusations « d’Actes portant atteinte à la sécurité nationale ».

Fahimeh qui a déjà purgé 11 années de sa peine de 15 ans de prison, n’a jamais pu bénéficier d’une seule procédure dite de « Congé médical » ou de sortie de prison provisoire qui lui aurait permis de  voir ne serait-ce  qu’une sa fille Salma Matourzadeh – Esmaeili Badawi, maintenant âgée de 11 ans qui a été recueillie par ses grands parents qui résident dans la ville d’Ahwaz (Province du Khuzestân située au Sud-Ouest de l’Iran)  , rappelons que selon les règlements mêmes de l’administration pénitentiaire Iranienne, tous-tes les détenu-es peuvent bénéficier de ces droits (Toutefois sous certaines conditions) quand ils ou elles ont déjà passé plus de deux ans en détention.

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Voir aussi sur: http://persian2english.com/?p=25394

Sur les « Confessions » forcées et les « Aveux » extorqués à Fahimeh Esmaeili Badawi par la torture  filmés et diffusés par la chaine de Télévision d’état Iranienne PRESS-TV, voir la  capture d’écran ci dessus et l’article en Persan sur:

http://humanrightsiniran.org/1395/17451/
Et sur le site du BCR group:   http://bcrgroup.us/female-arab-political-prisoner-was-beaten-unconscious-by-gu.html

-*1 Relire nos articles précédents sur les méthodes ignobles de la chaine d’État Iranienne PRESS-TV , à l’encontre de prisonnières et de prisonniers politiques Iranien-nes dont les « Aveux «  et les « Confessions » forcées et obtenues par la torture, sont réguliérement filmées et diffusées  par ce média du régime.

https://soliranparis.wordpress.com/?s=press+tv

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Publié dans « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nouveau transfert vers un hôpital pour le syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ibrahimzadeh

Nouveau transfert vers un hôpital pour le syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ibrahimzadeh.

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3 et 7 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA, nouvelle démonstration de plus sur les méthodes de pressions atroces utilisées quotidiennement par les autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes, contre nos camarades syndicalistes Iraniens emprisonnés:

Notre camarade le militant syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ibrahimzadeh qui souffre de graves problèmes de disques lombaires abimés, a été transféré d’urgence vers un  hôpital de l’extérieur de la prison, le Mercredi 18 Mai 2016, avant d’être ramené dans la prison de Gohardasht Rajaee Sharh  le Jeudi 19 Mai.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, le militant syndicaliste emprisonné Behnam Ibrahimzadeh qui est actuellement emprisonné dans la prison de Gohardasht Rajaee Sharh (Ville de karaj) qui souffre de problèmes rénaux, de disques lombaires abimés et d’artérite, a été transféré Mercredi 18 Mai 2016 à l’hôpital Khomeini de Téhéran. Il a été renvoyé le lendemain vers la prison de Karaj.

Une source proche de ce militant syndicaliste emprisonné a déclaré un journaliste du collectif HRANA : «Le principal problème de M. Ibrahimzadeh est sa maladie des reins, il a été transféré à l’hôpital Imam Khomeini pour ses problème de disques lombaires, mais après examen ils ne lui ont donné que quelques médicaments». Cette même source a également  rajouté : « Il est prévu que M. Ibrahimzadeh soit de nouveau renvoyé à l’hôpital la semaine prochaine, pour la poursuite de son traitement médical ».

Il est besoin d’être rappelé que les activistes du HRANA avaient précédemment rapporté que Behnam Asad Ibrahimzadeh avait été transféré Samedi 9 mai 2016 dernier, vers le Quartier numéro deux de la prison de Gohardasht Rajaee Sharh-*1 pour des « Raisons disciplinaires », après que des tensions soient survenues dans le Quartier numéro 10 de cette même prison.

-Rappel de ce qu’a subi ce prisonnier politique et l’acharnement du régime des Mollahs à son égard:  Notre camarade Behnam Ibrahimzadeh est né en 1977,  c’est  un militant syndicaliste de longue date connu pour son courage et sa détermination d’opposant politique au régime, il avait déjà été arrêté une première fois en 2008  après avoir été accusé: « d’avoir peint des graffitis de propagande anti régime » sur les murs de la ville Oshnaviyeh (Une ville située dans la province de l’Azerbaïdjan Occidental Iranien). Il  fut arrêté une seconde fois en 2009, pour avoir participé et tenté d’organiser dans le parc Laleh de Téhéran, une manifestation pour la journée internationale des travailleurs du 1er Mai avec d’autres militants syndicalistes. Cette seconde arrestation s’était soldée,  par un mois de détention avant qu’il ne soit libéré sous caution.

Notre camarade Behnam  avait été arrêté  une troisième fois le 12 Juin 2010, à  la suite de cette arrestation, il a été interrogé et a subi d’intenses pressions pendant plus quatre mois tout en étant enfermé dans une cellule d’isolement,  il fut ensuite transféré vers la Section 350 de la prison d’Evin.

Peu de temps après il a été condamné à une peine de 20 ans de prison, par la Cour de la Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati, après une parodie de procès expédiée en quelques minutes sans la présence d’un avocat de la défense. Cette sentence initiale fut réduite quelques mois après, en une peine de 5 ans de prison par une autre Cour d’appel de Téhéran.

En 2014 Behnam Ibrahimzadeh a été battu et violemment passé à tabac par des gardiens de prison, lors d’un raid des matons et de forces spéciales antiémeutes contre les prisonniers politiques de la Section 350 de la prison d’Evin, raid déclenché lors des journées du 17 et 18 Avril 2014 et surnommé maintenant par les opposants Iraniens le Jeudi noir d’Evin -*2. A la suite de cette descente musclée, Behnam fut placé en isolement total pendant 5 jours avant d’être transféré dans les Sections 240 et 209 où il a passé quelques temps, avant d’être transféré illégalement fin Mai 2014 vers la prison de Gohardasht Rajaee Shahr située dans la ville de Karaj (Province de Téhéran).

Les activistes du site du Collectif HRANA, ont précédemment rapporté que le 1er Aout 2015 dernier Behnam Ibrahimzadeh, à été condamné a une peine de prison supplémentaire de: 7 ans, 10 mois et 15 jours de prison assortie d’une lourde amende, alors même qu’il terminait presque de purger sa peine précédente de 5 ans de prison. Pour des accusations de « Montage d’une collusion en vue de commettre des crimes portant atteinte à la sécurité nationale »[…] « Propagande contre le régime », ainsi que pour sa participation supposée à la mutinerie du Jeudi Noir d’Evin-*2.  Cette même Cour l’a également accusé de ne pas avoir « Respecté les ordres de la direction » […] et plus délirant encore: « d’Avoir joué aux cartes et utilisé un téléphone cellulaire par satellite durant les débuts de sa détention dans la prison d’Evin ».

Un des consultants juridiques d’HRANA avait déclaré à l’époque de son second procès: « Malgré le fait qu’il a été impossible aux juge de prouver ces allégations d’actes d’atteintes à la sécurité nationale, supposément commis par Behnam Ibrahimzadeh lors de sa détention précédente, ils l’ont littéralement enfoncé durant ce nouveau procès. Alors même  que selon le nouveau Code pénal Islamique entré en vigueur récemment, toutes ces allégations et accusations combinées ne pouvaient lui valoir qu’une peine supplémentaire de cinq ans de prison ».

En Mai 2014 ce militant syndicaliste a également passé plusieurs semaines en cellule d’isolement dans la Section 209 de la prison d’Evin, Peu de temps après il a été à nouveau transféré illégalement vers la prison de Gohardasht Rajaee Sharh (Ville de Karaj). Depuis son arrivée dans cette prison notre camarade Behnam Ibrahimzadeh, a été systématiquement harcelé par les matons et l’administration pénitentiaire de cette prison qui est connue comme étant l’une des plus dures d’Iran.

Encore récemment il a été transféré depuis le Quartier numéro 10 vers le Quartier numéro 2 de la prison de Gohardasht Rajaee Sharh pour « Raisons disciplinaires ». Cette section du Quartier numéro 2 de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr est aussi connue sous le nom de Section Darul-Quran. Dans cette Section à caractère éminemment idéologique pour le régime, sont généralement enfermés des prisonniers religieux ou dits de « Droits communs » qui sont obligés de lire et d’apprendre par cœur des passages entiers du Coran, s’ils veulent pouvoir bénéficier d’amnisties, de remises de peines ou bien encore de mises en libération conditionnelles pour raisons de santé – selon les procédures dites de « Congés médicaux ».

Depuis ce nouveau transfert à Karaj, la famille Ibrahimzadeh  qui est de condition modeste et qui connait de graves problèmes financiers, ne peut plus du fait des prix des transports et de la longue distance entre son lieu de résidence et la prison de Karaj, lui rendre des visites hebdomadaires comme elle le faisait  à l’époque ou Behnam  était encore détenu à Evin. En outre il convient de rappeler que le fils de ce prisonnier politique Nima Ibrahimzadeh souffre d’un grave forme de leucémie qui nécessite une attention médicale complète de cette famille déjà durement éprouvée par la détention de Behnam-*3

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/behnam-ibrahimzadeh-transferred-hospital
-*1 Relire sur: https://soliranparis.wordpress.com/2016/05/27/notre-camarade-syndicaliste-iranien-behnam-ibrahimzadeh-a-de-nouveau-ete-transfere-dans-le-quartier-numero-deux-de-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-shahr/

-*2 le Jeudi Noir d’Evin est une mutinerie qui avait éclaté les 17 et 18 Avril 2014 dans la section 350 de cette prison, à la suite de fouilles de cellules abusives, lors de ce raid d’une violence inouïe de nombreux prisonniers avaient été grièvement blessés, après avoir  été violemment matraqués et passé à tabac par les gardiens appuyés par des membre de forces spéciales de la police anti-émeutes de la capitale.

https://soliranparis.wordpress.com/?s=jeudi+noir+d%27evin

-*3  Comme nous l’avions déjà écrit ici, l’administration pénitentiaire Iranienne a refusé a plusieurs reprises à notre Camarade Behnam Ibrahimzadeh  toutes ses demandes de libération provisoire (Même de courte durée) qui aurait pu lui permettre d’aller rendre visite à son fils Nima, alors que celui-ci est atteint d’un cancer généralisé – relire ci dessous:

https://soliranparis.wordpress.com/2016/02/26/le-militant-syndicaliste-iranien-emprisonne-behnam-ebrahimzadeh-a-nouveau-prive-de-son-droit-de-visite-qui-lui-permettrait-daller-voir-son-fils-malade/
https://soliranparis.wordpress.com/tag/behnam-ebrahimzadeh-et-nima-ibrahimzadeh/

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Le militant syndicaliste emprisonné Jafar Azimzadeh transporté d’urgence à l’hopital au vingt troisième jour de sa grève de la faim

Le militant syndicaliste emprisonné Jafar Azimzadeh transporté d’urgence à l’hopital au vingt troisième jour de sa grève de la faim.

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31 Mai et 5 Juin  2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Notre camarade Jafar Azimzadeh, le secrétaire du conseil d’administration de l’Union Libre des Travailleurs en Iran actuellement emprisonnés dans la prison d’Evin, a été transporté d’urgence à l’hôpital au cours des premières heures de la journée du Mardi 21 mai 2016, suite à la détérioration de son état de santé, survenu au vingt-troisième jour de sa grève de la faim.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, notre camarade et militant syndicaliste emprisonné Jafar Azimzadeh, actuellement enfermé dans le Quartier numéro 8 de la prison d’Evin, a été transporté d’urgence vers un  hôpital à l’extérieur de la prison le Mardi 21 mai 2016, a cause de la détérioration de son état de santé au vingt-troisième jour de sa grève de la faim.

En outre, ce même 21 mai 2016, une convocation dans le cadre d’une autre affaire a été envoyée  au domicile familial de M. Azimzadeh. Par les services de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Saveh (Une ville située dans la province du Mazarki à 130 Km au Sud-Ouest de Téhéran).

Ce militant syndicaliste a déclaré les raisons de sa grève de la faim, à un représentant du Procureur en charge de son dossier: « Je ne me suis pas lancé dans cette grève de la faim en raison de vos refus de m’accorder une permission de sortie provisoire de prison et un congé médical pour mes problèmes de santé,  je vous avais clairement  exprimés dans mes lettres précédentes , les demandes  que j’avais faites avant cette grève de la faim. Pour moi  celle-ci n’est qu’une première étape dans l’objectif que je me suis fixé qui est la révision de mon procès, c’est à dire l’abandon des charges d’accusations d’atteinte à la sécurité nationale dont je fais l’objet. Dans le cas ou mes demandes seraient refusées, je me voit dans l’obligation de vous dire que je continuerait cette action de grève de la faim de manière illimitée ».

Jafar Azimzadeh a été condamné en 2015 par  un « Tribunal révolutionnaire »,  à une peine de six ans de prison, assortie d’une peine de deux ans de privation de: « Toutes activités de publications, de  communications de textes et d’écrits dans le cyberespace, les médias et les organes de presse intérieurs ou de l’étranger».

Jafar Azimzadeh  a été l’un des coordinateurs et l’un des organisateurs d’une pétition signée par quarante mille travailleurs Iraniens qui demandaient une revalorisation du salaire minimum dans le pays. Pour ces simples faits il a été condamné à une peine de 6 ans de prison pour les accusations  suivantes: « Organisation de rassemblements illégaux » […] « Montage d’une collusion dans l’intention d’agir et de porter atteinte à la sécurité nationale » et « Propagande contre le régime ». Enfin il convient de rappeler que le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati  qui préside la Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire de Téhéran » qui l’a fait condamner à cette peine,  a refusé de tenir compte, du temps que Jafar avait déjà passé en détention provisoire avant ce nouveau verdict, alors même que celui-ci aurait pu couvrir une bonne partie de cette peine et lui valoir un verdict moins sévère.

Le« Juge » Abdolqassem Salavati   qui est unanimement détesté en Iran pour la brutalité de ses verdicts, a reproché  à notre camarade, sa participation à la création de l’Union Libre des Travailleurs Iraniens, d’avoir aidé à la formation de l’Union des travailleurs licenciés et au chômage qu’il avait fondé en coopération avec d’autres Comités syndicaux libres du pays, d’avoir le premier Mai 2009 tenté d’organiser dans le parc Laleh de Téhéran, un rassemblement dans le cadre de la journée internationale des Travailleurs. Ainsi que d’avoir organisé en 2014 et 2015  plusieurs protestations et manifestations de travailleurs Iraniens.

Jafar a également été arbitrairement condamné: pour avoir géré la pétition qui a récolté plus de quarante mille signatures de travailleurs Iraniens contre les bas salaires, pour avoir organisé un rassemblement de protestation devant le Majlis – le parlement Iranien Ndr,  où avec ses camarades il dénonçait un projet  de proposition de casse du droit du travail émanant de l’ex « Procureur général » de Téheran » Saeed Mortazavi.

Saeed Mortazavi -*1 est un ex « Juge » et « Procureur général de Téhéran » qui fut largement impliqué dans les décès en détention, de plusieurs manifestants qui avaient été arrêtés lors des manifestations contre les bourrages d’urnes et les fraudes électorales survenues a l’époque des élections présidentielles controversées du 12 Juin 2009. Et qui malgré plusieurs plaintes des familles de ces manifestants assassinés, avait obtenu sur ordre d’Ahmadinejad et de Khamenei  en personne un « Placard » doré (Et non des moindres), puisqu’il fut promu à la gestion des caisses de l’assurance sociale Iranienne.

Les « Juges » qui ont encore envoyé notre camarade Iranien en prison, lui ont également reproché récemment ses contacts réguliers et toutes les rencontres qu’il a eues avec d’autres militants et organisations syndicales ouvrières indépendantes Iraniennes, telles-que: le Syndicat Vahed, regroupant les travailleurs chauffeurs de bus de Téhéran et sa banlieue. Le syndicat libre des travailleurs de la raffinerie sucrière d’Haft Tappeh de Neishekar (Une ville située dans la région du Khuzestân au Sud Ouest de l’Iran). Et aussi d’avoir eu des contacts réguliers avec des représentants de grandes centrales syndicales internationales à qui il a accordé plusieurs interviews.

Jafar Azimzadeh avait été arrêté à Téhéran par des agents du Ministère des Renseignements, à la veille de la Journée des Travailleurs du 1er Mai en 2014. Il fut par la suite libéré après avoir passé 46 jours de détention et en cellule d’isolement dans la prison d’Evin, moyennant le paiement d’une lourde caution d’un montant d’un Milliard de Rials. Quelque mois après le 8 Novembre 2015 il était de nouveau convoqué par le « Tribunal spécial » de la prison d’Evin qui l’a fait immédiatement placer en détention. Il est actuellement enfermé dans cette même prison.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/jafar-azimzadeh-transferred-hospital-23rd-hunger-strike

-*1 Sur le « Juge » Saeed Mortazavi  un des pires bouchers au service du régime théocratique et fasciste des Mollahs relire:

https://soliranparis.wordpress.com/?s=Mortazavi+
https://soliranparis.wordpress.com/2015/09/01/le-juge-et-boucher-du-regime-saeed-mortazavi-blanchi-et-acquitte-des-accusations-a-propos-des-viols-meurtres-et-tortures-dopposants-dans-la-prison-de-kahrizak-en-juin-2009/

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Province de Fars nouvelle exécution publique dans la ville de Kawar

Province de Fars nouvelle exécution publique dans la ville de Kawar.

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Rouhollah Zahrabi source photo Iran Human Rights

1er et 3 Juin 2016nouvelle qui nous est parvenue par le biais du site Iran Human Rights : Un prisonnier qui avait été condamné à mort pour des accusations présumées de viol, a été pendu en public dans le sud de l’Iran, devant une foule qui avait été « conviée » à y assister

Un prisonnier qui a été identifié par Iran Human Rights  sous le nom de : Rouhollah Zahrabi, a été pendu en public dans la ville de Kavar (Située dans Province de Fars, au sud de l’Iran) lors des premières heures de la matinée du Dimanche 29 mai 2016.

Selon des sources proches de ce prisonnier, Rouhollah Zahrabi a été pendu pour des accusations présumées de viol. Son exécution aurait été réalisée en public, devant les habitant-es de la ville qui avaient été « conviés » en nombre à assister à cette mise en scène macabre. Il convient de noter que les sources habituelles du régime, les agences officielles des médias d’État, ainsi que les sites internet affiliés au pouvoir Judiciaire, ont gardé le silence total sur cette exécution.

Des sources locales ont rapporté aux activistes du site Iran Human Rights que des membres des forces répressives et des autorités politique et judiciaires locales, n’ont pas permis aux journalistes Iraniens de photographier et filmer le lieu de la pendaison. Toutefois une source de la région qui a souhaité conserver l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, a réussi à transmettre aux membres du site Iran Human Rights un court film montrant l’exécution – voir la vidéo ci-dessous :

Notes Soliranparis. La province de Fars est selon de nombreux témoignages locaux et plusieurs rapports publiés par des Organisations de défense des droits humains Internationales et Iraniennes comme  Iran Human Rights ou le collectif HRANA,  l’une des provinces d’Iran ou il y a chaque année le plus grand nombre d’exécutions publiques.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2547/

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Liste de 32 détenus des prisons d’Evin et de Gohardasht Rajaee Sharh qui sont accusés d’être des Moharebeh ou ennemis de dieu

Liste de 32 détenus des prisons d’Evin et de Gohardasht Rajaee Sharh qui sont accusés d’être des Moharebeh ou ennemis de dieu.

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30 et 31 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Plus de 70 prisonniers politiques sont actuellement enfermés dans les prisons d’Evin (Ville de Téhéran) et de Gohardasht Rajaee Sharh (Ville de Karaj). La majorité de ces détenus ont été condamnés à de lourdes peines, après avoir été reconnus coupable d’être des « Moharebeh » – c’est à dire qu’ils sont considéré comme des: « Ennemis de dieu » – « En guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne – Ndr.

-En Iran  être accusé et reconnu coupable d’être un « Moharebeh » est une infraction qui selon l’appréciation des « Juges » présidant les « Tribunaux Révolutionnaires », peut vous valoir des condamnations à de longues années de prison, et pire encore à la peine de mort ou à l’emprisonnement à vie.

HRANA a publié une liste de noms de 32 de ces prisonniers politiques enfermés dans ces deux centres pénitentiaires qui ont été condamnés  comme des: « Moharebeh ». Il convient de noter que ces 32 détenus d’opinion et de conscience devraient  (en principe) compte tenu de changements législatifs récents mis en place dans « Code pénal Islamique »,  pouvoir bénéficier de nouveaux procès en appel et même pour certains d’entre eux conduire à leurs libérations (Toutefois sous certaines conditions).

En effet selon un rapport récent publié par  les activistes et les militant-es du site du collectif HRANA, du fait que des changements juridiques sont intervenus a la suite du remplacement de l’Article 186  du code pénal par un nouvel article introduit dans le « Code pénal » de la « Constitution de la République Islamique d’Iran », ces 32 prisonniers politiques accusés et reconnus coupables d’être des « Moharebeh », devraient voir leurs dossiers judiciaires et leurs affaires réexaminées.

Auparavant l’Article 186 du « Code pénal islamique d’Iran » laissait entendre que: « Si une personne suit les objectifs d’un parti ou d’un groupe armé d’opposition Illégal et que ce groupe est encore en activité. Et s’il est prouvé que cette personne mène des actions avec ces mêmes groupes, en tant qu’adhérent  et même en tant que simple sympathisant, cette personne serait alors  immédiatement reconnue coupable de Sacrilège et en conséquence devrait  être sévèrement punie, selon les lois en vigueur au sein la République Islamique d’Iran ».

L’Article 288 du nouveau « Code pénal Islamique d’Iran » qui a remplacé l’Article 186,  indique maintenant ceci en ces termes: «  Si une personne qui appartient à un groupe rebelle s’engage dans des actions armées contre le gouvernement la République islamique d’Iran est arrêtée. Celle-ci  ne pourrait être reconnue coupable, seulement si il est formellement prouvé qu’elle a utilisé ou fait usage d’armes »  Par exemple au moment de son arrestation – Ndr. « Et si ces faits peuvent être prouvés  ensuite par un tribunal compétent, alors cette personne serait en ce cas,  immédiatement  passible de la peine de  mort ».

Il y a quelques semaines HRANA a rapporté qu’un groupe de prisonniers politiques Iraniens avait publié une lettre publique demandant des révisions de procès pour un certain nombre de prisonniers, condamnés à des peines très lourdes pour des accusations ou des allégations de « Moharebeh ». Cette publication demandait ces révisions de procès en vertu de ces changements de la loi inscrits depuis peu dans la constitution de la « République Islamique », tout en les analysants selon des points de vue religieux et juridiques. Ces demandes légitimes ont également été soutenues publiquement par M. Abdulfattah Soltani et M. Mohammad Saif Zadeh deux avocats et juristes Iraniens de renom.

Mohammad Moghimi -*1, un avocat et militant défenseur des droits humain Iranien à déclaré à ce sujet à un journaliste du collectif HRANA:  » l’Opinion publique et les organisations de défense des droit humains Iraniennes et internationales doivent continuer à faire pression sur nos autorités, pour que la mise en œuvre de cette nouvelle loi soit appliquée, il n’y a que ça a faire  pour obtenir les libérations de ces 32 prisonniers , ainsi que celles d’autres détenus politiques de notre pays condamnés pour les mêmes accusations ».

Quelques semaines auparavant, les activistes du site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA  avaient publié un autre rapport dans lequel étaient indiqués les noms de 27 prisonniers politiques et de conscience Sunnites, condamné à mort après avoir été pour la plupart d’entre eux reconnus coupables d’être des « Moharebeh ».

Cette nouvelle liste ci dessous. Comprend respectivement les noms, le nom de famille, l’année de l’arrestation et les verdicts  prononcés contre ces prisonniers d’Evin et de Gohardasht Rajaee Sharh, condamnés en tant que « Moharebeh » ou « Ennemis de dieux – En guerre contre celui-ci »:

-Prison de Gohardasht Rajaei Shahr (Ville de Karaj) :

1- Mohammad Nazari condamné en 1993, à une peine de prison à vie. 2-  Khaled Freydooni  condamné en 1998, à une peine de prison à vie. -3  Omar Faghihpoor  condamné en 1998, à une peine de prison à vie. -4 Khaled Hardani condamné en 2000, à une peine de prison à vie. -5 Farhang Poormansour  condamné en 2000, à une peine de prison à vie. -6 Shahram Poormansour condamné en 2000, à une peine de prison à vie. -7 Saeid Masoori condamné en 2000, à une peine de prison à vie. -8  Afshin Baymani  condamné en 2000, à une peine de prison à vie. -9 Hamzeh Savari condamné en 2005, à une peine de prison à vie. -10 Jafar Eghdami, condamné en 2007, à  une peine de 10 ans de prison. -11 Pirouz Mansouri condamné en 2007, à  une peine de 18 ans de prison. -12 Saleh Kohandel condamné en 2007 à une peine de 10 ans de prison. -13 Hasan Sadeghi, condamné en 2015 à une peine de 15 ans de prison. -14 Abulghasem Fooladvand condamné en 2013 à une peine de 15 ans de prison. -15  Hasan Ashtiani, condamné en 2013, à une peine 15 ans de prison. – 16  Ramazan Ahmad Kamal, condamné en 2008, à une peine de10 ans de prison. -17 Mohammad Akramipoor, condamné en 2013, à une peine de 15 ans de prison -18 Paiman Arefi condamné en 2009, a une peine de 15 ans de prison. -19  Ahmad Karimi, condamné en 2009 à une peine de 15 ans de prison. -20  Zanyar Moradi condamné en 2008, à la peine de mort. -21  Loghman Moradi  condamné en 2008 à la peine de mort. -22 Hooshang Rezaei  condamné en 2010, à la peine de mort.

-Prisonniers et Prisonnières politiques de la prison d’Evin (Ville de Téhéran) condamné-es en tant que « Moharebeh » ou « Ennemis de dieux -en guerre contre celui-ci« :

-23 Ahmad Daneshpoor Moghadam condamné en 2009, à la peine de mort. -24 Mohsen Daneshpoor Moghadam condamné en 2009, à la peine de mort. -25 Ali Zahed  condamné en 2008, à une peine de  prison à vie. -26 Hadi Ghaemi condamné en 2009, à une peine de 15 ans de prison. -27 Raihaneh Haj Ibrahim Dabagh condamnée en 2009, à une peine de 15 ans de prison. -28  Maryam Akbari Monfared, condamnée en 2009, à une peine de 15 ans de prison. -29 Fatemeh Mosanna condamnée en 2013, à une peine de 15 ans de prison. -30 Sadigheh Moradi condamnée en 2013, à une peine de 10 ans de prison. – 31 Behnaz Zakeri Ansari condamnée en 2012, à une peine de 10 ans de prison. -32 Zahra Zehtabchi condamnée en  2013, à une peine de 12 ans de prison.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/names-32-prisoners-charged-muharebeh

-*1  Mohammad Moghimi est l’avocat qui a réussi récemment à faire gracier et libérer le Vendredi 3 Mai 2016 dernier,  la dessinatrice, caricaturiste et militante féministe Iranienne Atena Farghadani qui avait été précédemment condamnée par une Cour présidée par l’ignoble « Juge »  Abdolqassem Salavati , à une peine de 12 ans et 9 mois de prison , pour avoir prétendument « Outragé et insulté » le Parlement Iranien ou Majlis et le « Guide Suprême » Ali Khamenei, par le biais d’une caricature satirique qu’elle avait publié sur sa page Face Book personnelle. Voir ci dessous sur HRANA et sur notre site:

https://hra-news.org/en/atena-farghadani-released-evin-prison
https://soliranparis.wordpress.com/2016/05/03/la-militante-feministe-et-caricaturiste-iranienne-atena-faraghdani-pourrait-etre-liberee-le-11-mai-prochain/

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Azerbaïdjan Iranien les membres de famille des activistes étudiants Afsaneh Bayazidi et Shaho Bayazidi n’ont aucune nouvelles de leurs enfants depuis leurs arrestations

Azerbaïdjan Iranien les membres de famille des activistes étudiants Afsaneh Bayazidi et Shaho Bayazidi n’ont aucune nouvelles de leurs enfants depuis leurs arrestations.

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25 et 30 Mai 2016, nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA  Plusieurs semaines ont passée depuis qu’Afsaneh Bayazidi et Shahoo Bayazidi – un frère et sa sœur – Ndr ont été arrêtés, depuis lors les membres de leur famille n’ont pas pu obtenir de plus amples informations sur leurs situations, ni sur les lieux où ils sont actuellement détenus.

Selon les premiers rapports parvenus aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, depuis qu’on a appris que les activistes étudiants Afsaneh Bayazidi et Shahoo Bayazidi un frère et sa sœur originaires de la ville de Boukan (Un ville située dans l’Ouest de la province de l’Azerbaïdjan Iranien) ont été arrêtés au mois d’Avril 2016 dernier, les membres de leurs familles n’ont plus de nouvelles de leur fils et de leur fille qui ont été transféré vers des  lieux de détention inconnus.

La famille Bayazidi à fait beaucoup d’efforts pour trouver des information au sujet du sort réservé à ses deux enfants, les seules choses qu’on leur ait dit c’est qu’ Afsaneh et Shahoo,  avaient été placés en détention pour enquête dans un centre local des services du Ministère des Renseignements de la ville de Boukan.

La famille Bayazidi est très préoccupée par le fait qu’Afsaneh a déjà subi par le passé de multiples arrestations, et qu’elle était  en plus très récemment sous la menace d’une longue peine d’emprisonnement du fait de ses activités politique.

Afsaneh Bayazidi est une activiste étudiante de la ville de Boukan, elle a été arrêtée illégalement à son domicile le Dimanche 24 Avril 2016 dernier, par des agents du Ministère des Renseignements qui n’avaient pas de mandat d’arrêt notifié par un Juge, ces mêmes agent n’ont donnés aucune explications à ses parents sur les raisons officielles de son arrestation et de sa mise en détention.

Son frère Shahoo Bayazidi a été arrêté sur son lieu de travail quelques jours plus tard le Jeudi 28 Avril  2016 dernier, Il a lui aussi été ensuite transféré vers un lieu de détention secret pour des raisons inconnues.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/information-afsaneh-shahoo-bayazidi

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Province du Khuzestân arrestation de l’activiste culturelle et militante écologiste Arabe Ahwazie Zakiyeh Hor Nisi

Province du Khuzestân arrestation de l’activiste culturelle et militante écologiste Arabe Ahwazie Zakiyeh Hor Nisi.

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Zakiyeh Hor Nisi

25 et 30 Mai 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA et celui de l’Ahwazi Center For Human Rights : Mlle Zakiyeh Hor Nisi, une activiste culturelle et militante écologiste Arabe Ahwazie résidente de la ville d’Ahvaz, a été arrêtée dans sa maison par des agents des forces  du Ministère des Renseignements. Ceux- ci ont ensuite perquisitionné et fouillé son domicile de fond en comble tout en  confisquant nombre de ses affaires personnelles, ainsi que son téléphone et son ordinateur. Zakiyeh a ensuite été transférée illégalement vers le siège régional du Ministère des Renseignements, alors que les agents de cette police politique du régime , n’avaient pas d’ordres et encore moins de mandat officiel d’un Juge pour le faire.

Selon un rapport parvenu récemment aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA. Le Mardi 17 Mai 2016, des agents de police et du Ministère des Renseignements en « Civil », ont arrêté la militante culturelle et écologiste Zakiyeh Hor Nisi – 26 ans. Elle a été transféré ensuite dans un de leurs centres de détention régional, situé dans le Quartier Amaniyeh de la ville d’Ahwaz.

Ces agents des forces répressives ont ensuite saisi tous ses livres, tous ses effets personnels, son ordinateur et son téléphone portable, alors qu’ils n’avaient aucun mandat officiel émanant des autorités judiciaires locales, pour procéder à cette arrestation et à cette perquisition.

-Zakiyeh Hor Nisi, est un ancienne étudiante diplômée en ingénierie agricole, c’est également une militante défenseure des droits culturels des Arabes Ahwazis et une activiste écologiste impliquée de longue date, dans les campagnes de protestations et les chaines humaines organisée pour la sauvegarde la rivière Karoon*1. Un des principaux affluents majeurs du Chatt-El Arab qui est la partie commune des fleuves du Tigre et de l’Euphrate) dont une grande partie des eaux sont détournées par toute une séries de Barrages .

Une situation  qui rajoute encore d’énormes problèmes environnementaux dans cette province du Khuzestân, alors que celle-ci est déjà l’une des plus polluées du pays. Par ailleurs on ne peut que comprendre les inquiétudes des populations locales quand l’on sait  que le régime des Mollahs a également planifié toute une série de projets de canalisations forcées et de pipelines censés emmener une autre partie de l’eau du Karoon, vers les villes d’Ispahan et de Yazd, situées a plusieurs centaines de Km de cette province Ndr.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/arab-activist-arrested-ahvaz
http://acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=431:iranian-regimes-crackdown-on-ahwazi-women&catid=44:2010-09-16-17-14-58
-*1 le site de la campagne Sauvons la rivière Karoon: http://www.save-karoun.org/
http://www.save-karoun.org/resources.html
https://soliranparis.wordpress.com/2013/10/25/iran-province-du-khuzestan-lancement-du-site-sauvons-la-riviere-karoun/

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