Pressions et menaces du Ministère des Renseignements contre la famille du syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani décédé l’année dernière en détention

Pressions et menaces du Ministère des Renseignements contre la famille du syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani décédé l’année dernière en détention.

shahrokh-zamani

En mémoire de notre camarade syndicaliste Iranien Shahrokh Zamani, mort en détention le Mardi 13 Septembre 2015 dans la sordide prison de Goharhardasht Rajaee Shahr .

23 et 27 Septembre nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Les collègues de travail, les parents et amis de Shahrokh Zamani, un camarade militant syndicaliste Iranien décédé le Mardi 13 Septembre  2015 dernier dans des circonstance troubles dans l’enceinte de la sinistre prison de Goharhardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj), avaient  voulu organiser à Téhéran un hommage à la veille du premier anniversaire de sa mort, mais cet événement a été annulé suite à des pressions et des menaces d’agents du Ministère des Renseignements.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activiste du site du Collectif HRANA, à la suite à de lourdes pressions et d’une séries de menaces émanant d’agents de la police politique du Ministère des Renseignements, nous avons appris qu’une cérémonie d’hommage qui était prévue pour le 1er Septembre 2016  en mémoire de notre camarade Iranien Shahrokh Zamani n’aurait pas lieu.

Une source proche de la famille de Shahrokh Zamani, a annoncé cette nouvelles et déclaré à un journaliste du site du Collectif HRANA: « Un bref hommage  en mémoire de Shahrokh devait avoir lieu au domicile de son neveu à Téhéran, où  un certain nombre de ses anciens collègues de travail, de militants syndicalistes, ses amis et des connaissances avaient été invités, mais suite à des appels et des menaces du Ministère des Renseignements, cette cérémonie a été annulée et ces  personnes n’ont pas été autorisées à se réunir ».

Il convient de rappeler que Shahrokh Zamani, était un militant syndicaliste Iranien qui fut retrouvé mort dans sa cellule le 13 Septembre 2015, officiellement selon les autorités administratives de la prison de Gohardasht Rajaee Sharh, des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu entre 5 heures du matin et 12 heures. Une version toujours contestée par les membres de sa famille et par ses codétenus qui ont retrouvé son corps à leur retour de promenade.

Shahrokh Zamani n’avait pas pu obtenir l’autorisation d’assister au mariage de sa fille, en Août 2014, on lui a également refusé une mise en liberté provisoire  pour assister à l’enterrement de sa mère. Lors des derniers mois de sa vie Il ne pouvait plus être en mesure de recevoir de visites régulières des membres de sa famille en prison, en raison de la longue distance entre son domicile familial situé dans la ville de Tabriz et celle de Karaj.

Shahrokh Zamani, avait été arrêté pour la seconde le 25 mai 2011 dans la ville Tabriz,  il fut détenu pendant 36 jours à l’isolement. Selon les sources du collectif HRANA, à cette époque la date officielle de l’arrestation avait été mentionnée comme ayant eu lieu 9 Juin 2011 ce qui nous démontre qu’il avait été détenu illégalement pendant au moins cinq jours sans mandat d’arrêt officiel des autorités Judiciaires Iraniennes.

Par la suite la Chambre de Direction Numéro 1 du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Tabriz, présidée par le « Juge » Hamlbar fit condamner Shahrokh à une peine de 11 ans de prison pour des accusations de: « Propagande contre le régime » et « Création d’un groupe politique  illégal en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ». Cette peine fut également confirmée peu de temps après par une autre Cour d’appel.

Après de longues séances d’interrogatoires, Shahrokh fut libéré provisoirement le 19 Octobre 2011 moyennant une lourde caution de 202 Millions de Rials.  Quatre mois après, le 14 Janvier 2012  il était à nouveau arrêté en même temps qu’un autre de ses camarades syndicaliste du nom de Mohammad Jarahi, puis transféré à la prison centrale de Tabriz pour commencer à y purger sa peine.

A son arrivée dans la prison de Tabriz, Shahrokh a été détenu illégalement pendant plus d’un mois dans le service de Quarantaine. Il s’est ensuite lancé dans une grève de la faim pour protester contre cette décision. En représailles on l’a ensuite transféré dans le Quartier des « Délits financiers » où il fut harcelé par certains détenus de mèche avec les gardiens, puis dans le Quartier numéro  15 connu sous le nom de « Quartier de la méthadone ». Une section de la prison de Tabriz particulièrement délabrée et insalubre, traditionnellement réservée aux prisonnier toxicomanes en très mauvais état de santé.

-Valse des transferts illégaux, une des méthodes sordides du régime pour éloigner volontairement certains prisonniers politiques jugés trop remuants, loin des lieux de résidence d’origine de leurs familles.

Le 27 mai 2012, Shahrokh fut de nouveau transféré  illégalement menotté aux pieds et aux poignets depuis la prison de la ville de Tabriz vers celle de la ville de Yazd. Une valse des transferts qui ne s’arrêta pas la puisqu’ on le renvoya de nouveau le 7 Aout à Tabriz, puis  le 23  Septembre vers la prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

Le 8 Septembre 2013 Shahrokh  était de nouveau transféré depuis la prison de Gohardasht Rajaee Shahr vers celle de la ville de Tabriz, une fois sur place il a appris que la Chambre de la Direction Numéro 2 du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville l’avait condamné à une peine supplémentaire de 6 mois de prison, pour avoir prétendument: « Insulté la direction et les autorités administratives de la prison de Tabriz ».

Le 11 Mars 2014 on le transféra  vers la prison de Ghezel Hesar- située elle aussi dans la ville de Karaj-Ndr. Afin de protester contre ce énième transfert Shahrokh s’est lancé dans une action de la grève de la faim. A la fin de celle-ci le 14 Avril 2014 il fut à nouveau transféré vers la prison voisine de Gohardasht Rajaee Shahr.*1

Le militant syndicaliste et travailleur peintre en bâtiment Shahrokh Zamani avait été arrêté pour la première fois en 1993 en raison de ses activités syndicales, jugé peu de temps après il fut condamné à une peine de 18 mois de prison pour  des accusations de: « Création d’une organisation Illégale et non déclarée ».

Shahrokh Zamani fut pendant longtemps membre du Conseil du Syndicat libre des travailleurs peintres en bâtiment Iraniens. Il participa également à la création du Comité d’aide à la création de syndicats libres en Iran.

Alors qu’il avait déjà passé 5 ans en détention et qu’il venait d’être transféré dans le Quartier des prisonniers politiques de Gohardasht Rajaee Shahr.  Le 13 Septembre 2015  Shahrokh Zamani fut retrouvé mort dans sa cellule.

Les officines pénitentiaires et « Judiciaires » du régime déclarèrent que Shahrokh était décédé d’un accident vasculaire cérébral.  Une version « Officielle » remise en cause par les membres de sa famille qui ont déclaré avoir eu un entretien téléphonique avec lui la veille de sa mort et qu’il était encore en bonne santé au moment de celui-ci. Et par les déclarations de ces codétenus qui ont retrouvé le corps de Shahrokh à leur retour de promenade, dans lesquelles ils affirment qu’ils avaient vu des traces de coups sur son corps et de coulures de sang dans sa bouche.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/authorities-prevent-shahrokh-zamanis-relatives-holding-first-anniversary
Sur les Morts silencieuses et les assassinats dans des circonstances suspectes d’opposant-es Iranien-nes survenus en détention, relire ce rapport publié sur site de nos camarades d’Iran Echo – Solidarité Socialiste avec les Travailleurs Iraniens -Les «morts silencieuses» dans les prisons de la République Islamique d’Iran
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36210
-*1 La ville de Karaj située dans la province de Téhéran compte trois prisons sordides considérées comme faisant partie des pires du pays, celle de Gohardasht Rajaee Shahr, celle de Ghezel Hesar et enfin la Prison centrale de Karaj.
-*2 Relire sur: https://hra-news.org/en/shahrokh-zamani-died-rajai-shahr-prison
https://hra-news.org/en/report-shahrokh-zamanis-death-rajai-shahr-prison
https://hra-news.org/en/shahrokh-zamani-buried-tabriz-video-footage

Contact Soliranparis nomore@riseup.net

Publié dans Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison Centrale de Karaj, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Rapport et nouvelle liste à propos des prisonnières politiques Iraniennes enfermées dans la prison d’Evin à Téhéran

Rapport et nouvelle liste à propos des prisonnières politiques Iranienne enfermées dans la prison d’Evin à Téhéran.

evin-nesvan

15 et 22 Septembre 2016 nouvelle qui nous est parvenue via le site du Collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA : Dans le quartier des femmes de la prison d’Evin connu aussi sous le nom de Quartier Nesvan, beaucoup de ces femmes sont des mères avec des enfants qui  sont enfermées dans un très mauvais environnement, certaines de ces détenues ne sont même pas  autorisées à recevoir ou à donner des appels téléphoniques à leurs familles. Tandis que les droits de visites de plus des trois quart d’entre elles sont sévèrement limités selon le bon vouloir totalement arbitraire des gardiennes et de l’administration pénitentiaire.

Ce rapport publié par HRANA tente de nous  donner un aperçu général sur l’état et les statuts actuels de 24 prisonnières politiques de ce quartier de la prison d’Evin qui sont font l’objet de mesures de mesures de surveillance particulièrement sévères.

Selon un rapport parvenus aux militant-es et activistes du site du Collectif HRANA, il y a actuellement 32 prisonnières enfermées dans cette Section Nesvan  de la prison d’Evin qui ont été condamnées pour différentes accusations (dont deux d’entre elles pour des délits financiers). 30 de ces femmes sont des prisonnières politiques ayant des statuts de détenues particulièrement surveillées.

Parmi ces prisonnières citons les cas suivants : Mahvash Shahriari Sabet (64 ans)  Charges et accusations retenues « Création et développement d’une organisation Illégale en relation avec la religion Bahaïe, montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ». Peine 10 ans de prison. État de santé souffre d’une grave maladie des articulations et d’ostéoporose. : Mahvash faisait partie d’une organisation Bahaïe  connue sous le nom de Yaran-e Iran.

Fariba Kamal Abadi (54 ans): Charges et accusations retenues « Création et développement d’une organisation Illégale en relation avec la religion Bahaïe».
Peine: 10 ans de prison. Fariba faisait également partie du même groupe Bahaï Yaran-e Iran que Mahvash Shahriari Sabet.

Maryam Akbari Monfared (41 ans): Charges et accusations retenues  «Propagande contre le régime en relation avec un groupe d’opposition illégal» condamnée à une peine de 15 ans de prison.  Hamidreza Akbari Monfared et un autre de ses frères sont également détenus dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj) pour des accusations similaires.

Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh (35 ans): Charges et accusations retenues  «Propagande contre le régime en relation avec un groupe d’opposition illégal»  Peine: 15 ans de prison. Etat de santé  Reyhaneh souffre d’une grave maladie des intestins, de la colite et de douleurs aux pieds.

Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh avait été arrêtée avec son mari Ahmad Daneshpoor son beau-père et sa belle-mère, lors des émeutes anti gouvernementale de l’Achoura du 27 décembre 2009. Elle a refusé à plusieurs reprises d’être transférée à l’hôpital avec des menottes aux poignets, en représailles l’administration pénitentiaire d’Evin a refusé toutes ses nouvelles demandes de traitements médicaux à l’extérieur de la prison pour faire soigner ses problèmes cervicaux et osseux.  Son mari est détenu lui aussi dans la section 350 d’Evin et souffre de diverses maladies, tandis que son père est qui a été condamné à mort pour ses idées politiques, se trouve dans le couloir de la mort d’une autre prison.

Sedigheh Moradi (57 ans): Charge et accusations retenues « «Propagande contre le régime en relation avec un groupe d’opposition illégal»  Peine: 10 ans de prison. Etat de santé souffre de maladies multiples. Sedigheh Moradi avait déjà été emprisonnée pour des motifs politiques dans les années 1980. Elle a récemment fait une demande de libération conditionnelle auprès de la Cour suprême Iranienne mais celle-ci est jusqu’ici sans réponses.

Narges Mohammadi (44 ans): charges et accusations retenues «Propagande contre le régime, Actions portant atteinte à la sécurité nationale et montage d’une collusion en vue de créer des groupes d’opposition illégaux ». Peine initiale 7 ans de prison, assortie d’une peine supplémentaire après un second procès portant celle-ci à un total de 16 ans d’emprisonnement. Etat de santé Narges Mohammadi souffre de maladies pulmonaires et de maladies musculaires invalidantes. Militante défenseure du droits des femmes et des droits humains Narges Mohammadi a été arrêtée pour avoir organisée des manifestations contre la vague d’agressions par jets de bouteilles d’acide contre les femmes Iranienne et pour avoir fait un discours d’hommage sur la tombe de Sattar Beheshti – un jeune bloggeur et opposant Iranien, décédé en prison en 2012 dans des circonstances trouble, suite à des violences commises par des gardiens et des bourreaux à la solde de la Cyber police Iranienne.

Zahra Zehtabchy (46 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime et collaboration avec un groupe d’opposition illégal». Peine: 10 ans de prison. Etat de santé, les longs séjours qu’a passés cette prisonnière politique en cellules d’isolement lui a laissé de graves séquelles tant sur le plan physique que psychologique. Zahra avait été arrêtée lors des manifestations anti gouvernementales de Juin 2009.

Fatemeh Muthana (46 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime et collaboration avec un groupe d’opposition illégal». Peine en première instance 15 ans de prison. Etat de santé, cette prisonnière souffre de problèmes mentaux et d’une grave maladie neurologique. Fatemeh Muthana avait déjà été condamnée à l’âge de 13 à une peine de trois ans prison dans les années 1980. Son mari qui était également détenu dans la même prison que  Fatemeh  a été transféré dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr à Karaj, après avoir été accusé par le directeur et les gardiens « d’organiser des réunions politiques clandestines dans les salles communes de la prison d’Evin».

Fahimeh A`rafi (52 ans): Charges et accusations retenues « Montage d’une collusion contre le régime, diffusion publique de propos blasphématoire »
Peine: 5 ans de prison. Fahimeh A`rafi avait été arrêtée pour avoir enseigné publiquement les préceptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh considérée comme une hérésie par le pouvoir religieux Iranien. Elle avait été auparavant détenue dans la prison pour femmes de Qarchak (Située au nord de la province de Téhéran),  avant d’être transférée à la prison d’Evin

Roya Saberi Nezhad Nobakht (50 ans): Charges et accusations retenues « Blasphème et tenue de propos insultant contre le pouvoir Judiciaire Iranien». Peine  5 ans de prison. Etat de santé souffre de crises de paniques récurrentes après avoir été victime d’une attaque cérébrale survenue en détention.

Roya est une cyber militante Irano Britanique condamnée pour des textes critiques envers le gouvernement parus sur des sites qu’elle animait. Elle avait été auparavant détenue pendant un an et demi dans la prison pour femmes de Qarchak (Nord de la province de Téhéran),  avant d’être transférée à la prison d’Evin.

Bahareh Hedayat (35 ans): Charge et accusation retenues «Propagande contre le régime, montage d’une collusion en vue d’organiser des actions portant atteinte à la sécurité nationale, Insultes contre le « Guide suprême » et un président de Tribunal » Peine 2 ans de prison. Bahareh est une militante étudiante qui était membre de la direction de l’OCU (Un des principal mouvement étudiant Iranien), elle avait initialement été condamnée à une peine de 7 ans et 6 mois de prison qui fut commuée ensuite en une 2 ans de prison avec sursis par une Cour d’appel, du fait la peine de sursis a été appliqué et qu’elle ait passé deux ans en détention Bahareh a été récemment libérée sous conditions.

Elham Farahani (53 ans): Charges et accusations retenue « Actions portant atteinte à la sécurité nationale, appartenance à un groupe religieux Bahaï Illégal ». Peine 4 ans de prison. Son mari Adel Naimi et son fils Shamim Naimi ont été condamnés et sont en prison pour des accusations similaires.

Nasim Bagheri (33 ans): Charge et accusations retenues « Propagande contre le régime, organisation d’actions portant atteinte la sécurité nationale par l’appartenance à l’institut illégal de l’Université Virtuelle Bahaïe » Peine 4 ans de prison. Nasim Bagheri  enseignait et donnait des cours par correspondance sur le site internet de l’Université Virtuelle Bahaïe.

Elham Barmaki (46 ans): Charges et accusations retenues «Espionnage»  Peine
7 ans de prison, cette citoyenne d’origine Irano Chypriote avait été arrêtée lors d’un de ses séjours en Iran.

Behnaz Zakeri (54 ans): Charges et accusations retenues « Propagande contre le régime et collaboration avec un groupe d’opposition Illégal ». Peine 10 ans de prison. Etat de santé Behnaz souffre de graves problèmes nerveux.

Maryam Nagahsh Zargaran (38 ans): Charges et accusations retenues «Organisation d’action portant atteinte à la sécurité nationale, création d’une église illégale dans son domicile ». Peine 4 ans de prison a déjà passé deux ans en prison. Etat de santé cette prisonnière, Maryam est actuellement en liberté provisoire selon la procédure des «Congés médicaux » pour des problèmes cardiaques et dans l’attente d’une opération chirurgicale lourde. Maryam avait été arrêtée dans le cadre de l’affaire du pasteur Saeed Abedini un citoyen Iranien qui s’était converti au christianisme.

Azita Rafizadeh (35 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime, organisation d’actions portant atteinte la sécurité nationale, appartenance à un institut religieux Bahaï illégal » Peine: 5 ans de prison. Azita enseignait auparavant dans l’école privée de la  Bahaï Institute of High er Education, son mari Permana Kooshk Baghi a été condamné à  une peine de cinq ans de prison pour des accusations similaires.

Paniz Azimi (21 ans): Charges et accusations retenues «Organisation d’actions illégales via Facebook» Peine 1 an de prison. Paniz est la compagne de Mohammad Najafi un avocat plusieurs fois harcelé et arrêté par la police politique du régime.

Marjan Davari (50 ans): Charges et accusations retenues – inconnues pour le moment. Cette traductrice et chercheuse Iranienne a été placée en détention dans la prison d’Evin, sans que l’on en sache les raisons exactes?

Reyhaneh Tabatabai (31 ans): Charges et accusations retenues «Propagande contre le régime». Peine six mois de prison ferme et six autre avec sursis. Cette journaliste et activiste politique avait été arrêtée en raison de sa présentation des dixième élections présidentielles Iraniennes jugée comme «Partiale» par les agents du Ministère des Renseignements.

Nazila Hamidov: Charges et accusations retenues «Espionnage». Peine encourue – encore inconnue à ce jour. Nazila est une résidente de Bakou et une citoyenne originaire de la République d’Azerbaïdjan.

Nazila Hamodof (50 ans): Charges et accusations retenues « Espionnage ». Peine encourue- inconnue ce jour. Nazila est une citoyenne de la République d’Azerbaïdjan convertie récemment au christianisme, elle aussi originaire de la ville de Bakou.

Laila Jafari: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh» .Condamnée à une peine de 2 ans de prison.

Laila Jama`t: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh» .Condamnée à une peine de 2 ans de prison.

Ameneh Jaberi: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh» .Condamnée à  une peine de 2 ans de prison.

Sotoudeh Fazeli: Charges et accusations retenues «Organisation d’actions portant atteinte à la sécurité nationale, coopération avec des groupe d’opposition Illégaux». Condamnée à une peine de 3 ans de prison.

Maryam Afshangi: Charges et accusations retenues «Collusion et coopération avec des adeptes de la philosophie religieuse Erfan-e-Halgheh » .Condamnée à  une peine de 2 ans de prison.

Negar Afsharzadeh: Charges et accusations retenues «Organisation d’actions portant atteinte à la sécurité nationale ». Cette prisonnière est en détention préventive depuis un an et 7 mois,  sans avoir pu connaitre la date exacte de son procès.

Ayda Yahyapoor: Charges et accusations retenues  «Actes portant atteinte la sécurité nationale». Statut actuel, cette avocate Iranienne,  est en détention préventive.

Mahin Izadi (20 ans): Charges et accusations retenues  « Actes portant atteinte la sécurité nationale ». Cette prisonnière est elle aussi en détention préventive.

Xila Shahriari: Charges et accusations retenues  « Actes portant atteinte la sécurité nationale ». Cette prisonnière est elle aussi en détention préventive. Xila est une citoyenne de religion Bahaïe dont la belle-sœur  Mahvash Shahriari, une autre prisonnière Bahaïe  récemment transférée depuis la Section 209 de la prison d’Evin vers le Quartier des femmes ou Quartier Nesvan.

Voir aussi sur : https://hra-news.org/en/newest-list-political-prisoners-womens-ward-evin-prison

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Résistance à la dictature en Iran | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La famille de la prisonnière politique Kurde Iranienne Manijeh Fatehi a enfin pu avoir de ses nouvelles six mois après son arrestation

La famille de la prisonnière politique Kurde Iranienne Manijeh Fatehi a enfin pu avoir de ses nouvelles six mois après son arrestation.

manije-fatehi

Manijeh Fatehi

14 et 17 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site d’opposition Iranien Freedom Messenger : Des agents des forces du Ministère des Renseignements de la ville de Mahabad (Kurdistan Iranien) ont finalement daigné dire à la famille de la prisonnière politique Kurde Manijeh Fatehi , une jeune fille de 22 ans originaire de la ville de Bukan qu’elle était maintenue en garde à vue dans une officine du  Ministère des Renseignement située dans la de Mahābād. L’annonce a été faite à la famille après six mois de demandes infructueuses celle-ci auprès des forces répressives du régime des Mollahs.

Selon des rapports parvenus aux journalistes du site Freedom Messenger, la famille de Manijeh Fatehi a pu lui parler pendant seulement 20 minutes lors de la journée du Dimanche 4 Septembre 2016 tout en étant étroitement surveillé par des agents du  Ministère des Renseignements. Au cours de cette courte visite Manijeh n’a même pas pu expliquer à sa famille pourquoi elle avait été arrêtée. La famille de Manijeh a déclaré plus tard qu’elle était très inquiétée pour le sort réservé à sa fille qui est très fragile de santé.

Manijeh Fatehi qui est âgée de 22 ans est la fille de Bahman Fatehi. Elle a été arrêtée illégalement et sans mandat d’arrêt officiel dans sa maison familiale de la ville de Bukan dont elle est originaire lors de la fin de la journée du Samedi 5 Mars 2016  à 19 h (heure locale), par des agents des forces du Ministère des Renseignements qui l’ont ensuite transférée vers un lieu de détention inconnu.

Le bureau Ministère des Renseignements de la ville de Mahābād, a tenté de se « justifier » devant la famille de Manijeh, en lui déclarant que leur fille avait été arrêtée pour les accusations «d’Avoir eu des contacts avec des groupes d’opposition Kurdes Illégaux».

Le cas de Manijeh Fatehi dont la famille est resté sans nouvelles de leur fille six mois après son arrestation, n’est pas un cas isolé en Iran comme dans la province du Rojhelat (Kurdistan Iranien). Ne pas donner de manière systématique des nouvelles de leurs proches aux familles de prisonnier-es après leurs arrestations, fait partie intégrante de l’arsenal de pressions et des méthodes ignobles pratiquées et utilisées quotidiennement en Iran par les sbires de la police politique à la solde du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani.

Voir aussi sur : http://www.freedomessenger.com/en/iran-human-right-news/1822-manijeh-fatehi-s-whereabouts-finally-revealed-after-six-months

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Exécutions de trois prisonniers à Shiraz dans le Sud de l’Iran

Exécutions de trois prisonniers à Shiraz dans le Sud de l’Iran.

executions4

13 et  15 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Trois prisonniers ont été pendus dans la ville de Shiraz aux premières heures de la matinée du Mardi 13 Septembre 2016.

Deux de ces prisonniers qui avaient été  condamnés à mort pour des affaires de vol à main armée, le troisième prisonnier avait quant à lui condamné à mort pour une affaire de viol, ont été exécutés à huis clos dans l’enceinte de la prison Adel Abad située dans la ville de Shiraz (Province de Fars, Sud de l’Iran).

Selon les «Services de presse» du Procureur général de la magistrature de la ville de Shiraz, ces trois exécutions ont eu lieu au cours de la matinée du Mardi 13 Septembre 2016: Les prisonniers ont été identifiés sous les noms de: Sajjad.A et A.Goudarz qui avaient été tous deux reconnus coupables des chefs d’accusations de vols à main à main armée et Khosrow.H qui avait été reconnu coupable de viol et d’assassinat.

Il convient de noter que les exécutions de Sajjad.A et A. Goudarz auraient été quand même effectuées, malgré le fait que ces deux prisonniers avaient obtenus le pardon des familles de leurs victimes, ce qui aurait dû en principe selon les lois Iraniennes faire stopper leurs procédures d’exécutions et  faire commuer celles-ci en peines de prison.

Selon ce rapport d’Iran Human Rights –IHR,  il est évident que si les autorités «Judiciaires» Iraniennes ont quand fait même exécuter les prisonniers Sajjad.A et A.Goudarz alors même que les familles de leurs victimes leur avaient accordé la grâce, c’est uniquement dans le but de créer une atmosphère de peur et de terreur au sein de la population Iranienne.

Voir aussi sur : http://iranhr.net/en/articles/2645/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Iran province du Khuzestân pressions contre la prisonnière politique Ahwazie Basneh Dabat et ses enfants.

Iran province du Khuzestân pressions contre la prisonnière politique Ahwazie Basneh Dabat et ses enfants.

basneh-dabat-06september-2016

  La prisonnière Ahwazie Basneh Dabat dont on est sans nouvelles depuis son arrestation

10 et 15 Septembre nouvelle qui nous est parvenue par le biais du site du Collectif de l’Ahwazi Center For Human Rights -ACHR: Bien que le dossier sur les atteintes aux droits humains de l’Iran soit terrible et horrible. Les crimes et les exactions que cet état totalitaire perpétue quotidiennement contre les membres de ses populations issues de minorités qu’il considère comme «Non Persanes» ne semble hélas pas connaitre de réponses ni d’indignations rigoureuses de la part de la communauté Internationale. Malgré le fait que ce régime continue de commette des violations constantes contre les minorités Arabes Ahwazies, bafouant ainsi toutes les chartes et les conventions internationales les plus élémentaires.

Le régime pénal totalitaire et inhumain des Mollahs et de sa «République Islamique» ne fait aucune distinction entre les enfants et les personnes âgées d’origine Ahwazies quand il les accuse de commettre de soi-disant « Crimes portant atteinte à la sécurité nationale ». Encore récemment le Mardi 6 Septembre 2016, les forces répressives Iraniennes ont arrêté sans mandat d’arrêt officiel Mme Basneh Dabat, une citoyenne Arabe Ahwazie sur la base d’accusations floues qui ne lui ont même pas été signifiées quand elle a été embarquée vers un lieu de détention inconnu.

Mme.Basneh Dabat est âgée de 59 ans elle est originaire de la ville de Suse, c’est de la mère de M. Ahmad Dabat un militant civil Arabe Ahwazi qui été arrêté an 2012  puis condamné à  une peine de 20 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville iranienne de Yazd, ainsi que de M. Mohammad Dabat un opposant au régime qui a fait récemment une demande d’asile au Danemark, pays où il a fui pour se sauver de l’oppression Iranienne et où il organise maintenant des Cafés politique ou il explique et informe sur les crimes commis par le régime Iranien contre les population Arabes Ahwazies du Khuzestân.

L’Ahwazi Center For Human Rights -ACHR a pu contacter M. Mohammad  Dabat qui leur a déclaré: «Les agents Iraniens du Ministère des  Renseignements ont perquisitionné et tout démoli dans notre maison, ils ont ensuite confisqué tous nos documents personnels relatifs à nos terres agricoles qui sont situées à la périphérie de la ville de Suse. Ces policiers masqués ont pris d’assaut notre maison dans la nuit du Mardi 6 Septembre 2016 (A 10 h – heure locale de la ville d’Ahwaz) où ils ont  arrêté ma mère sans mandat d’arrêt officiel et sans lui donner la moindre explication».

On est toujours sans nouvelle de Mme. Basneh Dabat depuis qu’elle a été arrêtée, les activistes de l’ACHR ont appris par la suite que depuis la publication de plusieurs articles sur son affaire que son mari M. Dabat avait reçu à plusieurs reprises des lettres menaçantes émanant directement du Ministère des Renseignements, l’enjoignant avec insistance de ne pas parler ou médiatiser l’affaire de son épouse jusqu’à ce que celle-ci soit examinée par un « Tribunal » local.

Ce n’est pas la première fois que des fonctionnaires corrompus des forces répressives d’occupation Iraniennes font usage de pressions et de menaces répétées contre des familles ou des proches de militants politique défenseurs des droits civils Arabes Ahwazis, y compris contre ceux qui se sont exilés et réfugiés à l’étranger et qui ne vivent plus actuellement dans la province du Khuzestân.

Ce fut le cas pour M. Hassan Maramazi  un homme âgé de 65 ans qui avait été arrêté le 17 Juin 2015 et soumis à des tortures commises des agents du Ministère des Renseignements qui lui ont fait perdre l’usage d’une main.  Il y a eu un autre cas similaire avec l’arrestation arbitraire le 22 Aout 2015 de M. Tofigh Bawi un homme âgé de 65 ans qui a lui aussi été victime de violences et de menaces répétées contre ses proches.

Les sbires policiers et les bourreaux du régime des Mollahs ne montrent aucune pitié y compris pour les jeunes enfants Arabes Ahwazis. ce fut le cas pour M. Hamzeh Asakereh, un jeune Ahwazi âgé de 16 ans originaire de la ville de Ma’ashourn, arrêté il y a plus d’un an et dont la famille est toujours sans nouvelles depuis sa mise en détention au secret, malgré plusieurs campagnes  d’Organisations de défense des droits humains Ahwazies et Internationales demandant aux autorités Iraniennes de relever des informations sur le lieu exact où est actuellement enfermé Hamzeh.

Enfin citons le cas d’un autre jeune Ahwazi âgé d’à peine 15 ans (Qui a souhaité conserver l’anonymat par peur de représailles contre sa famille)  qui a été détenu à l’isolement et torturé pendant un mois dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignements. Et qui des suites des tortures qu’il  y a subie a perdu la vision et éprouve les plus grande difficultés à se mouvoir normalement.

Notes Soliranparis: ces persécutions et discriminations racistes contre la minorité Arabe Ahwazie en Iran ne datent pas de l’arrivée au pouvoir du régime totalitaire et contre révolutionnaire des Mollahs en 1979, elles datent de l’annexion forcée de cette province par l’Iran en 1936, et perdurèrent ensuite lors de tous régimes précédents dont ceux fantoches de Reza Shah (1921 -1941) et de son fils Mohammad Reza Chah Pahlavi (1941-1946). Ces persécutions ont connu ensuite une augmentation sans précédent après l’arrivée au pouvoir de Khomeini  et de sa « République Islamique ». Alors même que les populations Ahwazies (Qui sont majoritairement Chiites) avaient largement contribué à chasser le pouvoir despotique du Shah lors de la révolution de 1979 et que plus de 12 000 conscrits Ahwazis aient perdu la vie en défendant la frontière Iranienne lors de la terrible et fratricide guerre Iran Irak.

Voir aussi sur le site de l’ Ahwazi Center For Human Rights -ACHR:
http://acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=470:arresting-a-mother-in-a-try-to-silence-her-son-in-al-ahwaz&catid=44:2010-09-16-17-14-58
Sur les atteintes quotidiennes aux droits humains commises par régime totalitaire et fasciste d’Ali Khamenei et son affidé Hassan Rouhani,  contre les populations Arabes Ahwazies d’Iran qui vivent dans la province méridionale du Khuzestân et qui se soldent quotidiennement par des persécutions, des mesures vexatoires, discriminatoires et racistes, des expulsions, des spoliations de terre, des arrestations arbitraires, des tortures et jusqu’à des « disparitions » ou des enlèvements suivis d’exécutions extra judiciaires. Relire ce dossier de l’UNPO ou Unrepresented Nations And People Organisation :
 http://unpo.org/members/7857
L’ UNPO est Organisation des nations et des peuples non représenté-es par L’ONU et une organisation internationale dont les membres sont issus de diverses minorités autochtones vivant dans des territoires non souverains ou occupés.

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Menées impérialistes du régime Iranien, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Rojhelat doubles peines contre deux prisonniers politique Kurdes Iraniens

Rojhelat doubles peines contre deux prisonniers politique Kurdes Iraniens.

yusefalireza

 Yusef Kake Mami et Alireza Rasouli source photo Kurdistan Human Rights Network

7 et 14 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du réseau du Kurdistan Human Rights NetworkKHRN : Deux camarades et prisonniers politiques Kurdes Iraniens Yusef Kake Mami et Alireza Rasouli qui avaient pourtant purgé la totalité de leurs peines de prison en Iran, resterons emprisonnés parce qu’ils font face à de nouvelles accusations.

Yusef Kake Mami qui a déjà passé neuf années en prison et Aliraza Rasouli qui a quant à lui passé 42 mois en prison, devaient être tous deux prochainement libérés. Mais ils se sont soudainement vus refuser leurs libérations par les autorités Judiciaires Iraniennes,  suite à de nouvelles accusations portées contre eux par des agents de la police politique et du Ministère des Renseignements.

Yusef Kake Mami, est un militant politique Kurde défenseur des droits civils qui avait arrêté le 24 Octobre 2007 près de la ville de Bokan (Une localité située dans le Kurdistan Iranien ou Rojhelat), pour des accusations de collaboration avec le PJAK ou Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan-*1. Le «Tribunal» et le «Juge d’application des peines» de la prison centrale de la ville d’Urmiyeh, lui avaient pourtant annoncé officiellement qu’il serait libéré le Vendredi 12 Aout 2016, mais en Janvier 2016 il a été rejugé au cours d’une parodie de procès par un «Tribunal Révolutionnaire» qui l’a condamné à une peine supplémentaire de cinq années de prison, après l’avoir accusé d’avoir contacté «Illégalement» le Rapporteur spécial de L’ONU chargé des questions sur les atteintes aux droits humains en Iran.

«Le prisonnier politique Yusef Kake Mami a bien sûr fait appel de cette décision arbitraire devant une Cour d’appel, mais à ce jour ce Tribunal n’a toujours pas prononcé son verdict, à cause de cela Yusef est obligé de rester en prison» a déclaré un témoin local fiable, au cours d’une interview qu’il a accordé aux activistes du réseau du Kurdistan Human Rights Network.

En ce qui concerne l’affaire de l’autre prisonnier Alireza Rasouli, cette même  source a déclaré aux activistes du Kurdistan Human Rights Network. «Alireza est un militant politique Kurde Iranien qui a été arrêté le 23 Février 2013, à la suite d’un rassemblement pacifique d’étudiants qu’il avait organisé dans la ville de Shinawa. Pour cette action Il a été condamné à une peine de 42 mois pour des accusations d’organisation d’actions portant atteinte la sécurité nationale. En prison il a participé à une grève de la faim de 33 jours en solidarité avec d’autres prisonniers Kurdes condamnés à mort pour leurs idées et leurs actions politiques. En représailles il a été transféré pendant plusieurs semaines dans une cellule d’Isolement. En Aout 2016 il a été rejugé pour cette action et condamné à une peine supplémentaire de trois années de prison. Son Avocat a bien sûr fait appel contre cette sentence, mais la Cour d’appel qui réexamine cette affaire n’a toujours rien décidé sur le sort réservé à Alireza»

Cette source a également rajouté « Alireza Rasouli a déjà passé plus de 42 mois en détention,  malgré cela il reste emprisonné alors que sa peine est totalement couverte. Pire encore,  bien qu’il soit gravement malade et qu’il ait impérativement besoin d’un traitement médical dans un hôpital hors de la prison, les responsables des autorités pénitentiaires Iraniennes refusent toujours de lui accorder une mise en liberté provisoire selon la procédure des congés médicaux »-*2

Aliraza Rasouli a publié une lettre ouverte depuis sa prison au sujet de ses souffrances et des pathologies graves dont il souffre au quotidien; dans cette lettre il déclarait : « Ma maladie est très grave, selon les médecins elle est peut-être même incurable. Tous les examens préliminaires que j’ai pu effectuer, montrent que j’ai une tumeur dans le genou gauche et que ma jambe droite est gravement endommagée à cause de la même maladie. Je souffre aussi d’ostéoporose et d’une forme d’arthrite grave. Quant à ma précédente grève de la faim celle-ci a déclenché chez mois des problèmes rénaux qui m’ont fait vomir et uriner du sang à plusieurs reprises ».

Voir sur le site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN :
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=982
-*1 le PJAK ou Parti Pour Une Vie Libre au Kurdistan est un groupe d’opposition et de résistance armée Kurde Iranien qui a été fondé en 2004 – Ndr – Il compte environ de 3000 à 4000 combattant-es dont les trois quart sont des femmes.
Voir aussi sur : http://pjak.eu/en/
-*2 selon les règlements intérieurs de l’Administration pénitentiaire Iranienne, les prisonniers de «Droits communs» comme Politiques, peuvent bénéficier en principe quand ils sont gravement malades de mises en liberté provisoire selon la procédure dite des «Congés médicaux». Dans la pratique ces «droits» leur sont systématiquement niés et refusés au moindre prétexte « Disciplinaire » et selon le bon vouloir des matons et des gouverneurs des prisons – nom donnés au directeurs de prison en Iran-Ndr.

Soliranparis contac nomore@riseup.net

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Menées impérialistes du régime Iranien, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Morteza Songolzadeh un jeune Iranien réfugié en Islande peut être à tout moment menacé d’expulsion vers l’Iran où sa vie est gravement menacée.

Morteza Songolzadeh  un jeune Iranien  réfugié en Islande peut être à tout moment menacé d’expulsion vers l’Iran où sa vie est gravement menacée.

morteza-island2

Morteza Songolzadeh un jeune réfugié Iranien à qui l’Islande ne veut pas accorder le droit d’Asile alors que sa vie est  gravement menacée en Iran.

Fin Aout et début septembre 2016 nouvelles qui nous ont été envoyé par des lecteurs-trices (Que nous remercions au passage) . Et qui nous ont informés  au sujet de cette affaire.

Un jeune réfugié Iranien, Morteza Songolzadeh est menacé d’expulsion depuis l’Islande où il s’était installé depuis environ 13 mois, selon les informations que nous avons reçues il  pourrait être expulsé vers la France en vertus des « Lois  et accords de Dublin II » qui  permettent  à des pays d’expulser les demandeurs d’asile  vers  leurs points précédents de départ même s’ils ont précédemment demandé l’asile ailleurs.

La Commission d’appel de l’immigration Islandaise à refusé toutes les demandes d’asile de Morteza Songolzadeh alors que sa vie est gravement menacée s’il était expulsé vers l’Iran.

Bien que Morteza  ne risque pas pour le moment d’être expulsé vers l’Iran, il risque cependant de l’être vers la France où il avait fait une première demande d’asile infructueuse. Une source d’angoisse pour Morteza  car celui craint que la France  ne l’expulse vers l’Iran où il peut être condamné à mort pour apostasie  et pour s’être converti au christianisme.

« Être renvoyé vers la France équivaudrait pour moi à être expulsé vers l’Iran, de plus une fois France je  court le risque d’être expulsé vers l’Iran parce qu’ils ne se sont jamais intéressé à mon dossier. Je ne connais personne dans ce pays ou je n’ai aucune adresse où me poser » a-t’il déclaré à un Journal Islandais.  Morteza craint également d’être très mal accueilli dans certains foyers d’accueils Français en raison de sa conversion au Christianisme.

Morteza vit en Islande depuis plus d’un an, pays où il a fait une demande d’asile. Malgré le fait qu’il vive sur l’Ile depuis ce court laps de temps, il a pu se faire de nombreux amis Islandais, il travaille comme interprète bénévole et est régulièrement appelé par les service sociaux de la ville où il réside pour servir d’interprète auprès des demandeurs d’asile et des immigrants Persanophones.

Morteza Songolzadeh a été contraint de fuir l’Iran parce qu’il y est accusé maintenant d’apostasie et de conversion à une autre religion que le Chiisme (Qui est la religion d’état en Iran), ce qui est considéré comme un crime grave et même passible de la peine de mort-*1.

Malgré ces faits, les services Islandais de la Direction de l’Immigration et du bureau Commission d’appel de l’Immigration, ont rejeté toutes les demandes de droits d’asile de Morteza en se basant sur les « Accords de Dublin II »-*2  qui  permettent à ces services d’immigration Islandais de pouvoir renvoyer Morteza en France, sous le fallacieux prétexte que ce fut le premier pays où il avait atterri après avoir fui l’Iran et le pays où il aurait du faire sa demande d’asile politique.

Des « Accords de Dublin II »  qui restreignent considérablement les droits d’asile et d’accueil des immigrants, et qui sont à juste titre régulièrement dénoncés comme des mesures discriminatoires et racistes par de nombreuses ONG  défenseures du droits des migrants et des étrangers qui décident de vivre et trouver refuge en Europe.

Le long voyage vers l’inconnu de Morteza a commencé quand il était en Inde où il était allé passer un doctorat de littérature Anglaise. A cette époque Morteza ne s’était jamais considéré comme un Musulman pratiquant, et ce n’est que tardivement vers la fin de ses études qu’il s’était fait baptiser après s’être converti au Christianisme. A son retour en Iran il avait commencé à enseigner mais il ne tarda pas à recevoir rapidement des réprimandes de ses supérieurs qui lui reprochaient de ne jamais se rendre dans les Mosquées et d’assister à des cours religieux.

Peu de temps après Morteza  a appris qu’il avait été dénoncé. Et qu’une milice locale de Bassid’ji  avait monté un dossier d’enquête sur sa conversion au Christianisme, sachant que cela impliquerait pour lui  le risque d’une arrestation qui serait probablement suivie d’une condamnation à la peine de mort. Morteza Songolzadeh a choisi de fuir son pays l’Iran.

Affaire à suivre – nous y reviendrons dés que nous pourrons avoir de plus amples nouvelles de Morteza qui  hélas n’est pas le seul réfugié politique Iranien menacé d’expulsion de l’Europe et du soi-disant « Pays des droits de l’Homme » que serait la France…

Voir aussi sur ces article de journaux Islandais dont un en Anglais.
http://grapevine.is/news/2016/08/23/iranian-asylum-seeker-to-be-deported-in-two-weeks/
http://www.visir.is/segist-i-lifshaettu-vegna-brottvisunar-til-frakklands/article/2016160829555
-*1 Voir sur le site de l’Iran Human Rights Documentation Center
http://www.iranhrdc.org/english/publications/reports/1000000512-apostasy-in-the-islamic-republic-of-iran.html
-*2 Voir sur le site A l’Encontre le sujet sur ces « Accords de Dublin II » violant régulièrement les droits humains et les droits d’asile les plus élémentaires:
http://alencontre.org/europe/suisse-ue-accords-de-dublin-en-crise.html

nooneisillegal

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes, VRP’s Francophones au service du régime totalitaire des Mollahs | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Huit nouvelles exécutions pour des affaires de drogues dans les villes de Bandar Abbas et Machhad

Huit nouvelles exécutions pour des affaires de drogues dans les villes de Bandar Abbas et Machhad.

irannoose

11 et 12  septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights: Huit nouvelles exécutions ont été signalées en Iran par des sources officielles et non officielles. Ces huit prisonniers auraient tous été exécutés pour des accusations liées à des affaire de trafics ou d’usage de drogue.

Sept de ces prisonniers ont été exécutés dans la prison Centrale de Bandar Abbas (Province de Hormozgan – Sud de l’Iran) pour des accusations liées à des affaires de drogue,  a rapporté  « l’agence de presse » d’État iranienne Tabnkak News. Voir photo ci dessous recueillie par Iran Human Rights – Ndr.

Selon des nouvelles recueillies par le site du Collectif de l’agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights New Agency ou HRANA, les exécutions de ces sep prisonniers qui étaient tous marins de profession  qui avaient été condamnés à mort pour des affaires de drogue, ont eue lieu dans l’enceinte de la prison de Bandar Abbas au cours des premières heures de la matinée du Samedi 10 Septembre 2016

Les militant-es et activiste du site HRANA ont pu identifier les noms de ces  prisonniers;  il s’agit des personnes suivantes : Ghasem Daryanavard, Amin Bibaki, Khosro Badpa, Sattar Hoot, Mohammad Hanif Boop, Haroun Heykalnejad et Tareq Naraaj.

La semaine dernière, au moins un prisonnier qui avait été lui aussi condamné à mort pour des accusations liées à une affaire de drogue aurait été exécuté dans prison de Vakilabad située dans la ville de Machhad (Nord de l’Iran).  Ce prisonnier a été identifié par des sources non officielles sous le nom:  d’Einollah  Mohammadzadeh.

Une source proche de la famille M. Mohammadzadeh a déclaré aux journalistes et activistes du Collectif HRANA  » La justice n’a pas été mise en œuvre correctement, car on a appris qu’après sa dernière audience devant le tribunal.  M. Mohammadzadeh n’avait même pas été mis au courant de  la date  et de l’heure exacte de son exécution ».

En outre, il convient de noter que comme dans d’autres affaires similaires où des exécutions sont occultées à dessein par les bourreaux du régime théocratique et fascistes d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani,  les principales sources médiatiques d’État Iraniennes comme les sites officiels du « Ministère de la Justice », ont gardé le silence  le plus complet au sujet de l’exécution d’Einollah  Mohammadzadeh.

executionsdeadbodies

Source photo Iran Human Rights
Voir aussi sur Iran Human Rights:
http://iranhr.net/en/articles/2643/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le militant syndicaliste Iranien Behnam Ibrahimzadeh de nouveau transféré vers la prison de Gohardasht Rajaee Shahr après un courte mise en liberté provisoire pour raisons de santé.

Le militant syndicaliste Iranien Behnam Ibrahimzadeh de nouveau transféré vers la prison de Gohardasht Rajaee Shahr après un courte mise en liberté provisoire pour raisons de santé.

behnam2

4 et 9 Septembre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Notre camarade syndicaliste et militant défenseur des droits des travailleurs Iraniens emprisonné Behnam Ibrahimzadeh, est retourné dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Située dans la ville de Karaj – province de Téhéran), à la fin d’un court congé médical qu’il avait pu obtenir auprès de l’administration pénitentiaire à la solde du régime anti ouvrier et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani.

Selon un rapport parvenu aux militant-es et activiste du site du Collectif HRANA, notre camarade militant syndicaliste Iranien emprisonné Behnam Ibrahimzadeh qui avait pu bénéficier d’une courte mise en libération provisoire pour raisons de santé moyennant une caution de 6000 millions de Rials le 22 Juin 2016 dernier, est retourné dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, à la fin de sa procédure dite de «Congé médical».

Behnam Ebrahimzadeh, né en 1977,  il avait été arrêté une première fois en 2008 dans la ville d’Ochnavieh (Une localité située dans la province du Kurdistan Iranien), après avoir été accusé d’avoir peint des graffitis anti gouvernementaux dans sa ville de résidence et d’avoir «Diffusé de la propagande anti régime dans des médias de l’étranger».

Behnam a ensuite été arrêté une deuxième fois à la veille de la journée du 1er Mai 2009, , pour avoir tenté d’organiser dans le parc Laleh de Téhéran avec d’autres militants défenseurs des droits civils et des défenseurs des droits des ouvriers Iraniens, une manifestation dans le cadre de la journée Internationale des Travailleurs. Il passa ensuite un mois en détention préventive avant d’être finalement libéré après paiement d’une lourde caution.

Le 23 Mai 2010 Behnam a été arrêté pour la troisième fois. A la suite de cette arrestation il a passé 4 mois dans le Quartier des cellules d’isolement de la prison d’Evin, période durant laquelle il a subi de longues séances d’interrogatoires et d’intenses pressions psychologiques. Il fut ensuite transféré dans la Section 350 de cette même prison.

Il a été ensuite jugé par la Cour de la Direction générale numéro 15 du «Tribunal révolutionnaire» de Téhéran présidée par le juge Abdolqassem Salavati un «Juge» corrompu unanimement haï et détesté en Iran pour la brutalité de ses verdicts – Ndr, au cours d’une parodie procès expédiée en quelques minutes sans la présence d’un avocat de la défense. Cette Cour l’a condamné à une peine de vingt ans d’emprisonnement, la peine fut ensuite réduite de cinq ans par une lors d’un second procès devant une Cour d’appel.

Behnam Ebrahimzadeh a été violemment battu et passé à tabac lors de descentes de la police spéciale anti-émeute contre des protestations des prisonniers politique de la Section 350 de la prison d’Evin qui s’élevaient contre les fouilles abusives de leur cellule. Ces raids d’une violence sans précédents eurent lieu lors des journées du Jeudi 17 et Vendredi 18 Avril 2014.  Journée décrite maintenant par les opposant-es Iranien-nes sous le nom de Jeudi Noir d’Evin -*1. En représailles à sa participation supposée à ces évènements du Jeudi 17 Avril 2014 Behnam fut placé à l’isolement complet dans la Section 240 d’Evin pendant plus de 15 Jours.

En Mai 2015 Behnam Ebrahimzadeh fut à nouveau transféré dans le Quartier des cellules d’isolement de la Section 209 de la prison d’Evin, et plus tard illégalement condamné à une peine  dites «d’Exil intérieur» qu’il doit purger dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr à Karaj jusqu’à sa libération.

Behnam  été à plusieurs reprises harcelé et violenté par les gardiens, on l’a  systématiquement déplacé de sections en sections dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr. Il a été également placé pendant de long mois dans la Section numéro deux de la prison, connue sous le nom de Darol-Quran, ou il s’est retrouvé avec des prisonniers religieux, sans respect du principe de la séparation des infractions qui lui aurait permis d’être détenu avec les prisonniers politiques. Dans cette Section numéro 2 de Gohardasht Rajaee Shahr  sont généralement détenus des prisonniers religieux ou dits de « Droits communs » qui sont obligés de lire et d’apprendre par cœur des passages entiers du Coran, s’ils veulent pouvoir bénéficier plus facilement d’amnisties, de remises de peines ou bien encore de mises en libération conditionnelles pour raisons de santé – dites de « Congés médicaux » – Ndr.

Behnam souffre d’une hernie discale et d’une forme grave d’arthrite du cou, malgré tous les efforts qu’il a faits pour se faire soigner hors des prisons d’Evin et de Gohardasht Rajaee Shahr ceux-ci n’ont pas été couronnés de succès du fait des trop courts «congés médicaux» qu’ont daigné lui accorder au compte-goutte les autorités pénitentiaires Iraniennes. On l’a également privé à plusieurs reprises d’aller voir à l’hôpital son fils Nima qui est atteint d’une grave forme de Leucémie. Par ailleurs les membres de sa famille qui connait de graves problèmes financiers, n’est plus en mesure de lui rendre visite chaque semaine.

-Contre les militants ouvriers et syndicalistes Iraniens considérés comme trop remuants, les «Juges» à la solde du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et d’Hassan Rouhani, inventent les doubles peines à rallonge.

Alors que Behnam était en train de finir de purger sa peine précédente de cinq ans de prison. Le premier 1er Août 2015 le même «Juge» Abdolqassem Salavati  l’a de nouveau fait condamner à une nouvelle peine de 9 ans de prison (Qui fut réduite ensuite en Appel à une peine de 7 ans, 10 mois et 15 jours de prison) assortie d’une amende de 4.500.000 de Rials. Pour sa participation supposée aux événements du Jeudi Noir d’Evin ainsi que pour des accusations de : «Diffusion de propagande contre le régime» et «Organisation d’une collusion et de rassemblements illégaux en vue de commettre des crimes contre la sécurité intérieure et extérieure».

Plus délirant encore le «Juge» Abdolqassem Salavati  et ses sbires du Ministère des Renseignements, ont également accusés Behnam d’Avoir « Transmis depuis sa prison des informations et des cartes du pays  à l’étranger à l’aide d’un téléphone par satellite».

Enfin il convient de rappeler que notre camarade Behnam Ebrahimzadeh a été condamné et «Jugé »par Salavati  pour ces accusations et ces «Délits» supposés, alors qu’il était encore emprisonné et retenu dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr dans le cadre de sa peine précédente de cinq ans de prison.

Voir aussi en anglais sur le site HRANA :  https://hra-news.org/en/behnam-ibrahimzadeh-returned-t-rajaei-shahr-prison
Relire également: https://soliranparis.wordpress.com/2015/01/07/le-militant-syndicaliste-iranien-behnam-ebrahimzadeh-condamne-a-une-peine-supplementaire-de-9-ans-et-demi-de-prison-par-le-juge-salavati/
-*1 Voir sur le Jeudi Noir d’Evin:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=jeudi+noir+d%27evin
Sur les exactions et la brutalité du «Juge» Abdolqassem Salavati relire :
https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-abdolqassem-salavati/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, juge Salavati, Manifestations et colères populaires contre le régime en Iran, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Prison de Yasuj conditions de détentions inhumaines et harcèlement continuels pour les prisonnières politiques Kurde et Arabe Ahwazie Ghadriyeh Ghaderi et Fahimeh Esmaili

Prison de Yasuj conditions de détentions inhumaines et harcèlement continuels pour les prisonnières politiques Kurde et Arabe Ahwazie Ghadriyeh Ghaderi et Fahimeh Esmaili.

FahimehRojin

31 Juillet et 5 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site du réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN : Depuis que Ghadriyeh Ghaderi une prisonnière politique Kurde et Fahimeh Esmaili, une prisonnière politique Arabe Ahawzie, ont été transférées dans le «Centre de réadaptation» de la prison de Yāsūj  (Située dans la province de l’Ostān-e Kohgīrūye-o Būyer-Ahmad  au Sud-Ouest de l’Iran ) , plusieurs source  sources locales ont rapportées qu’elle connaissent des conditions de détention particulièrement pénibles et inhumaines.

Suite à la publication de ces nouvelles sur leurs conditions de détention, le tribunal de la ville d’Urmiyeh a rejeté toutes les demandes d’accorder une mise en libération provisoire pour raisons de congé médical à la prisonnière politique Kurde Ghadriyeh Ghaderi. Tandis que dans le bureau local du Ministère des Renseignement de la prison de Yāsūj, a introduit et déposé de nouvelles accusations contre la prisonnière Arabe Ahwazie Fahimeh Esmaili.

Une source fiable a déclaré aux journalistes et activistes du site du réseau du  Kurdistan Human Rights Network – KHRN que : «le procureur de la ville d’Urmiyeh a rejeté une demande d’autorisation  temporaire de libération à Ghadriyeh Ghaderi, tout en lui annonçant que pour des raisons de sécurité intérieure, elle n’aurait pas droit à un nouveau congé médical avant la fin de de sa peine qui doit prendre effet neuf mois plus tard. Elle est en prison depuis Mai 2011. Bien que cette prisonnière politique Kurde souffre d’une grave maladie qui lui provoque des engourdissements dans tout le corps et de vives douleurs dans son oreille gauche. Et que ces pathologies lourdes aient été bien confirmées par le centre de soins et de santé de la prison de Yāsūj, elle n’avait été autorisée à bénéficier qu’a une quinzaine de jours de congé médicaux en Août 2015, mais à cause du manque de temps, elle n’a pas été en mesure d’obtenir un traitement  médical suffisant dans les hôpitaux à l’extérieur de la prison».

Cette mêmeurmiy source a également déclarée: «En mai 2015 le superviseur du juge de la prison de Yāsūj avait pourtant  accepté de Ghadriyeh Ghaderi puisse bénéficier d’un court congé médical hors de la prison, mais le procureur de la ville d’Urmiyeh a rejeté dans une lettre officielle,  cette nouvelle demande de Ghadriyeh».

A propos de l’affaire Fahimeh Esmaili une jeune femme prisonnière politique Arabe Ahwazie elle aussi détenue dans «Centre de réadaptation» de la prison de Yāsūj  les activistes du site du réseau du KHRN ont déclaré: «Après que la nouvelle concernant l’agression contre Fahimeh Esmaili commise par une gardienne de la prison de Yāsūj du nom d’Ameneh Fuladi qui l’a violement battue,  ait été largement diffusée par plusieurs médias hors d’Iran. Des officiers d’un bureau local du Ministère des Renseignements en charge de surveiller la prison de Yāsūj ont recommandé qu’elle fasse l’objet d’un nouveau dossier d’accusations. Fahimeh avait porté plainte auprès d’un Tribunal local  contre la gardienne Ameneh  Fuladi qui l’avait  agressée mais celle-ci a également porté plainte contre elle. En représailles à la plainte de Fahimeh contre la gardienne Fuladi, le Mercredi 10 Aout 2016  plusieurs agent du Ministère des Renseignement ont perquisitionné sa cellule et interrogé toutes ses codétenues enfermées dans les cellules voisines de la sienne.

Ghadriyeh Ghaderi et Fahimeh Esmaili sont emprisonnées depuis déjà pas mal de temps dans le «Centre de réadaptation» du Quartier des femmes de la prison de Yāsūj.  Dans ce bâtiment connu pour sa vétusté et son insalubrité, se trouvent également enfermées 30 autres prisonnières non politiques dont la majorité d’entre-elles sont âgées de moins de 18 ans

L’eau chaude de la prison a été coupée pendant plus de six mois, et les prisonniers doivent prendre leurs douche à l’eau froide y compris pendant les saisons froides. Selon d’autres informations transmises aux activistes du réseau du KHRN il arrive que même l’eau froide de la prison de Yāsūj soit coupée plusieurs jours par semaine. Cela a déjà entrainé plusieurs vagues de protestations des prisonnières de cette Section. Malgré cela aucune mesures concrètes n’ont encore été prises par les autorités pénitentiaires Iraniennes pour résoudre ce problème.

Fahimeh Esmaili était enseignante dans une école élémentaire où elle s’occupait d’éduquer de jeunes enfants. Elle et son mari Ali Maturi Zadeh ont été arrêtés le 28 Novembre 2005, alors qu’elle était enceinte de 8 mois. Un mois plus tard naissait sa fille Salmi, alors que Fahimeh se trouvait encore enfermée pour des interrogatoires, dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignements situé dans un quartier de la ville d’Ahwaz.

Fahimeh Esmaili a ensuite été condamné à une peine de 15 ans de prison par  «Tribunal révolutionnaire» de la ville d’Ahwaz qui a également condamné son mari Ali Maturi Zadeh à mort  pour les accusations d’être un «Moharebeh» – autrement dit d’être un «Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci» selon la loi Iranienne –Ndr.

Ali Maturi Zadeh a été pendu le 19 Décembre 2015 sans même avoir pu voir une dernière fois son épouse et sa fille Salmi avant son exécution. Fahimeh fut transférée peu de temps après vers la prison centrale de la ville de Yāsūj, une localité se trouvant à des centaines de Km de sa ville d’origine d’Ahwaz ce qui limite considérablement les visites de membres de sa famille qui résident dans la province du Khūzestān.

Ghadriyeh Ghaderi est une prisonnière politique Kurde qui avait été arrêté en Juin 2011 dans la ville d’Urmiyeh. Afin d’obtenir les aveux et des confessions forcées de Ghadriyeh, des agents des forces du Ministère des Renseignements de la ville d’Urmiyeh l’ont sévèrement torturée durant plus de deux mois après la date de son incarcération.

Selon des témoignages transmis à cette période par des sources locales aux activistes du  site du réseau KHRN, la violence des tortures qu’a subie Ghadriyeh Ghaderi avait été si dure qu’elle fut incapable de se mouvoir, de boire et de manger toute seule pendant plus de deux semaine, après avoir été transférée à la prison d’Urmiyeh.
Le «Tribunal révolutionnaire» de la ville d’Urmiyeh l’a fait ensuite condamné à une peine de 10 années de prison et d’exil intérieur à purger dans la prison de Yāsūj, pour des accusations présumées de « Coopération et collusion avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan –PKK ». Cependant depuis peu ses avocats ont pu demander la révision de son procès, auprès du Cour d’appel qui a commué et diminué sa peine initiale de 10 ans de prison en une peine de 7 ans de prison.

Voir aussi sur le site du Kurdistan Human Rights Network – KHRN :
http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=972

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans "Confessions" et aveux forcés de prisonnier-ères diffusées par la chaine de Tv Iranienne de l'IRIB World service, « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Douze nouvelles exécutions de prisonniers condamnés à mort pour des affaires de drogues dans la prison centrale de Karaj

Douze nouvelles exécutions de  prisonniers condamnés à mort pour des affaires de drogues dans la prison centrale de Karaj

nedamatgah-karaj
Entrée de la prison Centrale de Karaj

27 et 30 Aout 2016 nouvelle qui nous sont parvenues par le biais Iran Human Rights ou IHR Les militants et journalistes du site Iran Human Rights -IHR avaient bien mis en garde la semaine dernière-*1 l’opinion publique internationale sur les exécutions imminentes de plus de 10 prisonniers dans la prison centrale de Karaj (Province de Téhéran).  Selon des sources proches des familles de ces condamnés à mort, ces 12 prisonniers ont été exécutés à huis dans cette prison, tôt  dans la matinée du Samedi 27 Août 2016.

Rappelons à nos lecteur-trices que la ville de Karaj, compte à elle seule trois des plus sinistres et tristement célèbres prisons de la province de Téhéran, celle de Gohardasht Rajaee Shahr, celle de Ghezel Hesar et une troisième du nom de Prison Centrale de Karaj Ndr.

Des sources locales fiables ont pour le moment identifié les noms de neuf des prisonniers qui ont été exécutés au début de la matinée du 27 Aout, il s’agit de: Alireza Madadpour, Bahman Rezaei, Arman Bahrami, Alireza Asadi ( Voir photo ci-dessous), Mohsen Eslami, Hossein Bahrami, Mehdi Rostami, Amir Sarkhah et Alireza Sarkhah . Tous les prisonniers avaient été condamnés à mort pour des infractions liées à des affaires de trafic et d’usage de drogue.

Les condamnations à mort de ces 12 détenus, ont été réalisées en dépit d’un appel urgent d’Ahmed Shaheed, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions relatives à la situation des droits de l’homme en Iran, déclarant qu’il fallait faire stopper cette nouvelle vague d’exécutions de masse.

Au cours des deux dernières années, plusieurs responsables iraniens de haut rang avaient pourtant admis que ces exécutions n’avaient jamais empêché l’augmentation des « Crimes et délits » relatifs à  des affaires de drogue en Iran. Malgré cela les autorités iraniennes continuent chaque année de faire exécuter brutalement de centaines de prisonnier-ere pour ces charges Judiciaires.

AlirezaAsadi

Photo ci dessus: Alireza Assadi était l’un des prisonniers qui a été exécuté dans la prison centrale de Karaj, tôt dans la matinée du Samedi matin Août 27. Sources: Iran Human Rights.

Mise à jour- Mardi 30 et Mercredi 31 Aout 2016: Précisions, documentation et photos des 12 prisonniers exécutés dans la Prison Centrale de Karaj, au cours de la seule journée du Samedi 27 Aout 2016

Comme cité plus haut dans cet article, les militants et journalistes du site Iran Human Rights- IHR avaient déjà rendu compte des exécutions de 12 prisonniers condamnés à mort pour des affaires de drogue dans la prison centrale de Karaj survenues en début de matinée le Samedi 27 Août 2016. En outre il convient de noter que  exécutions n’ont toujours pas été annoncées officiellement par les médias d’Etat et par les agence et « Services de presse » des autorités pénitentiaires et Judiciaires Iraniennes.

Une source locale Iranienne a réussi a fournir aux journalistes et militants du site Iran Human Rights des photos des corps de ces prisonniers (voir ci-dessous) après avoir été exécutés par pendaisons les corps de ces prisonniers ont finalement été rendus quelques jours après à leurs familles. On notera que sur ces images transmises à IHR les marques de cordes et de pendaison sont bien visibles sur les cous de ces prisonniers.

Entre 50 à 60% des exécutions signalées chaque année, par des sites comme Iran Human Right- IHR ou encore par celui du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA ne sont jamais annoncées officiellement par les autorités et le pouvoir Judiciaire de la « République Islamique d’Iran ». Les nouvelles de ces exécutions et de ces morts silencieuses occultées à dessein par le Régime théocratique et fasciste des Mollahs, sont souvent transmises aux ONG de défenses des droits humains Internationales ou à des organisations Iraniennes , par des témoins locaux ou des membres de familles de condamnés à mort exécutés qui prennent d’énormes risque en nous faisant parvenir ces informations depuis l’intérieur de l’Iran.

excutionskaraj1

executionskaraj2

executionskaraj3

executionskaraj4

Photos sources:  Iran Human Rights ou IHR.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2634/
Voir sur: http://iranhr.net/en/articles/2637/
-*1 Voir sur: http://iranhr.net/en/articles/2633/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison Centrale de Karaj, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Karaj risques d’exécutions imminentes pour 11 autres prisonniers de conscience Sunnites

Karaj  risques d’exécutions imminentes pour 11 autres prisonniers de conscience Sunnites.

sunni-rajai-shahr2

26 et 29 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  : Après les exécutions précédentes début Aout 2016  d’au moins 20 prisonniers politique et de conscience Sunnites survenues dans la sinistre prison Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj -province de Téhéran), les craintes et les préoccupations concernant les sorts réservés à onze autres prisonniers de conscience Sunnites de cette prison, eux aussi  condamnés à mort pour des charges judiciaires similaire ont augmenté de manière très inquiétantes.

Parmi les cas de ses prisonniers il y a ceux de ceux de Tohid et Jahad (un prisonnier mineur) tous deux encore enfermés dans le couloir de la mort de Gohardasht Rajaee Shahr qui sont les seuls prisonniers de conscience Sunnites a  avoir survécu aux dernières exécutions de masse ayant eu lieu début Aout 2016.  En raison de cette vague d’exécutions sans précédents depuis de longues années  en Iran. Cinquante autres prisonniers de conscience Sunnites (Dont les résultats des procès ne sont pas encore confirmés) parmi lesquels se trouvent  9 condamnés à mort,  passent leurs  journées dans l’angoisse la plus totale et la crainte de mourir de la même manière dans les semaines à venir.

Selon  les derniers rapports parvenus aux militant-es et activiste du site du collectif HRANA. Seulement 20 exécutions de prisonniers Sunnites survenues au cours de la journée du Lundi 1er Aout dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, ont été officiellement confirmées par les médias d’Etat et l’officine tenant lieu de « Service de presse » au haut pouvoir Judiciaire Iranien.

Il  reste actuellement dans la Section 21 du Quartier numéro 7 de la prison de  Gohardasht Rajaee Shahr, cinquante prisonniers de conscience Sunnites, accusés et condamnés en raison leurs activités religieuses et de leurs associations ou coopération présumée avec des groupes que le gouvernement et le pouvoir Judiciaire Iranien considèrent comme des éléments séditieux  « Takfiris, Djihadistes » ou « Salafistes ».

39 des prisonniers  de ce Quartier numéro 7 de Gohardasht Rajaee Shahr ont été condamnés à de longues peines de prison et 11 autres sont des condamnés à mort,  parmi ceux ci se trouvent les cas suivants: Barzan Nasrallahzadeh (Qui était âgé de moins de 18 ans au moment ou il a été arrêté) et Farshid Nasiri , ce sont les seuls prisonniers qui ont été condamnés à mort pour des accusations de « Coopération » avec des groupes dits « Takfiris, Djihadistes » ou « Salafistes », bien que leurs peines n’aient toujours pas été totalement confirmées,  ils ont aussi tous deux survécus aux exécutions de masse des prisonniers Sunnites du Lundi 1 Aout 2016,  ils  courent toujours le risque d’êtres exécutés dans les jours à venir, car leur cas ont été jugé comme prioritaires par le pouvoir Judiciaire Iranien.

Seyed Jamal Seyed Mousavi et Abdolrahman Sangani sont deux autres de ces prisonniers Sunnites condamnés à mort dont les verdicts ont été renvoyés devant le bureau  d’application des exécutions. Ces deux détenus on été condamnés à mort pour des accusations différentes de celles de « Coopération avec des groupe religieux et Djihadistes ».

Farhad Salimi, Ayoub Karimi, Seyed Qasem Abesteh, Davod Abdollahi, Anwar Khezri, Kamran Sheikhe et Khosro Besharat sont sept autres prisonniers Sunnites  également détenus dans la Section 21 du Quartier numéro 7 de la prison de  Gohardasht Rajaee Shahr. Ce sont tous des condamnés à mort dont les verdicts doivent repasser en appel.

En raison de ces récentes vagues d’exécutions de masse de prisonniers de conscience Sunnites de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, basées sur des accusations similaires, les préoccupations ont augmenté au sujet de la répétition de ce processus particulier visant la plupart de ces détenus, dont les verdicts on été renvoyés devant le bureau d’application des exécutions. C’est également aussi le cas pour 7 de ces prisonniers qui attendent dans l’angoisse la plus totale les résultats de leurs procédures d’appel.

Il convient également de rappeler que la veille de ce que les opposants  Iraniens appellent maintenant le Lundi noir du 1er Août 2016 -*1,  de nombreux condamnés à mort Sunnites avaient a la suite d’une descente d’une rare violence d’agents des forces spéciales anti émeutes Iraniennes,  été brutalement tous transférés, enchainés, menottés avec les yeux bandés  vers les quartiers des cellules d’isolement de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr -*2. Le lendemain aux premières heures de la matinée la plupart d’entre étaient exécutés.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/11-sunni-prisoners-still-risk-execution
Sur le Lundi Noir de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr relire sur le site HRANA:
https://hra-news.org/en/dozens-sunni-prisoners-executed-rajai-shahr-prison-karaj
-*2 Ces flics anti émeutes spéciaux, dont une branche est chargée spécialement de réprimer les mutineries dans les prisons, dépendent des forces de la Police Naja crée en 1992.

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Lundi noir du 1er Août 2016, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Racisme du régime des Mollahs, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Harcèlements et procès contre Najibeh Salehzadeh l’épouse du syndicaliste Iranien Mahmoud Salehi sur la base de fausses accusations

Harcèlements et procès contre Najibeh Salehzadeh l’épouse du syndicaliste Iranien Mahmoud Salehi sur la base de fausses accusations.

najibe-salehzadeh-1

Najibeh Salehzadeh

23 et 25 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran, les sbires de la police politique et les « Juges » corrompus à la solde du régime anti ouvrier,réactionaire théocratique et fasciste d’Hassan Rouhani et Ali Khamenei, non content de s’en prendre régulièrement à nos camarades Syndicalistes Iraniens et de les faire mettre en prison pour des simple faits de syndicalisme, s’en prennent aussi maintenant à leurs familles, leurs compagnes et leurs enfants, généralement sur la base de charges bidonnées et d’accusations grossièrement montées de toutes pièces, comme c’est le cas actuellement dans l’affaire de Najibeh Salehzadeh, l’épouse de Mhamoud Salehi un éminent militant Syndicaliste Kurde Iranien emprisonné depuis le 25 Septembre 2015 .

Najibeh Salehzadeh l’épouse du syndicaliste Kurde Iranien Mhamoud Salehi condamné en 2015 à une peine de 9 années de prison pour son activisme syndical, a déclaré  aux journalistes du site de l’International Campaign for Human Rights in Iran, qu’elle était faussement accusée d’avoir posté des messages « Insultants contre la République Islamique et son Guide Suprême » sur une page Facebook, Najibeh est maintenant dans l’attente du résultat du verdict de son procès qui s’est déroulé récemment au siège de la Direction générale numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Saqqez (Province du Kurdistan Iranien).

« Le lundi 15 Août (2016) mon fils et moi nous nous sommes rendus au tribunal de la ville de Saqqez , une fois sur place le juge m’a répété à nouveau les accusations portées contre moi,  à savoir que j’aurais écrit des choses subversives sur Facebook qui seraient de la propagande contre l’Etat et des insultes contre le Guide Suprême Ali Khamenei »  a déclaré Najibeh Salehzadeh l’épouse de l’éminent militant syndical Irano-kurde Mahmoud Salehi -*2, aux militant-es et activistes du site la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran.

-Accusée de « Propos insultants contre le régime et ses dirigeants » sur la base d’une fausse page Face Book, dont Najibeh Salehzadeh n’est même pas l’auteure.

«Devant ce Juge j’ai encore fermement nié ces accusations, comme je l’avais déjà fait au cours de tous les interrogatoires que j’ai subi précédemment, je lui ai répété que je n’avais jamais eu de compte Face Book et qu’une personne malintentionnée avait créé une fausse page dans le but de nuire à ma famille. Je veux que le Procureur enquête pour savoir qui est la personne qui truqué cette page en la mettant à mon nom» a-t-elle rajouté.  «Je vis en Iran et connais bien toute les sortes d’insultes et les propos qui peuvent constituent des délits. Je le répète je n’ai jamais eu l’intention d’insulter quiconque».

Selon l’acte d’accusation transmis au «Juge» de la ville de Saqqez, une femme nommée Sanaz aurait  publié deux articles sur Facebook avec le numéro de téléphone mobile de Najibeh Salehzadeh accompagné de « Captures d’écrans » d’une page FB lui appartenant supposément. Sur ces captures d’écrans Najibeh aurait tenu des « Propos insultants contre le régime ». Cependant il convient de noter que Najibeh  n’a jamais pu voir au cours de ces interrogatoires. Ces messages présumés qui ont servis de « preuves » aux agents de la Police Fata  pour la faire inculper et arréter-  La Police Fata est une Cyber police sous le contrôle des milices Bassidj’is  qui est chargée de la surveillance et du flicage de l’Internet Iranien. Elle a été créé peu de temps après la grande vague des manifestations populaires anti gouvernementales  qui avaient précédées les élections présidentielles contestées et controversées du 12 Juin 2019–Ndr.        

« Je l’ai redit au Tribunal, cela n’a aucun sens  pour moi d’utiliser un faux nom sur Facebook, et encore moins de donner mon numéro de téléphone réel au public ». A ce sujet Najibeh Salehzadeh a aussi tenu à rappeler aux activistes l’International Campaign for Human Rights in Iran que beaucoup de gens étaient venus à connaître son numéro de téléphone cellulaire en 2007 quand son mari avait été détenu pour la première fois -*3. Une période où elle avait donné plusieurs interviews au sujet de sa situation.

mahmud-salehi
Mhamoud Salehi

Mhamoud Salehi  le mari de Najibeh Salehzadeh a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises, pour ces activités syndicales pacifiques et son combat quotidien pour la défense des droits des travailleurs Iraniens. Le 28 Septembre 2015,  il  a été condamné à une peine de neuf ans de prison pour : « Participation à des assemblées avec des groupes d’opposition illégaux » et avoir prétendument « Diffusé de la propagande contre l’État». Il est actuellement en liberté provisoire sous caution, à la suite d’une demande  de ses avocats  qui ont pu obtenir  qu’il puisse bénéficier d’un traitement médical à l’extérieur de la prison, afin d’y faire soigner les graves problèmes rénaux dont il souffre depuis des années.

En Juin 2016 dernier, Mhamoud Salehi a rejeté les accusations portées contre sa femme, tout en les décrivant comme faisant partie d’une campagne de pressions contre sa personne et sa famille : « Le Juge a déclaré que mon épouse et moi, avions diffusé de la propagande contre la République Islamique, or à la période où nous aurions diffusé ces messages et cette « Propagande », nous n’étions même pas en Iran, puisque nous nous étions rendu ma femme et moi en France, pour y participer à  un congrès syndical International ».

A ce propos Mhamoud Salehi a envoyé à ce «Juge» un message publié sur sa page Facebook personnelle où il a écrit. « Votre Honneur pour votre information, voici l’enregistrement vidéo du discours que j’ai fait à l’époque  en France devant les représentants de plus de 50 Organisations syndicales-*4,  il est toujours disponible en ligne …  Monsieur le Juge vous pourrez y voir clairement que les thèmes de cette conférence, n’avaient rien à voir avec des propos insultants contre les dirigeant de la République islamique ou des insultes contre les croyances sacrées de quiconque. »

-*1 voir sur : https://www.iranhumanrights.org/2016/06/najibeh-salehzadeh/
-*2 Voir sur : https://www.iranhumanrights.org/2015/04/international-workers-day/
https://hra-news.org/en/mahmoud-salehi-sentenced-9-years-prison
-*3 voir sur : https://www.iranhumanrights.org/2008/04/salehi-prison/
-*4  voir sur : https://www.youtube.com/watch?v=fEeO4zVVGB8

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Province du Khuzestân exécutions de trois prisonniers politique Arabes Ahwazis

Province du Khuzestân exécutions de trois prisonniers politique Arabes Ahwazis.

ahwaziarab3

17 et 24 Août 2016  nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights, à nouveau une triste illustration de la violence du racisme d’Etat  à l’encontre de certaines minorités ethniques en Iran par le régime théocratique et fasciste des Mollahs :

-Une source officielle iranienne a confirmé les exécutions de trois jeunes hommes Arabes Ahwazis dans la province de Khuzestân (Sud-ouest de l’Iran).

L’agence de « Presse » iranienne d’Etat du YJC (Young Journalists Club) citant un communiqué du service des relations publiques du pouvoir Judiciaire de la province du Khuzestan, a identifié les noms de ces trois prisonniers politiques exécutés : Il s’agit de Gais Obidawi – qui avait 25 ans  au moment de son arrestation, Ahmad Obidawi – qui avait 20  ans au moment de son arrestation et Sajjad Balawi – dont l’âge au moment de son arrestation et encore inconnu. Selon ce rapport parvenu aux militants du site Iran Human Rights, les exécutions d’Ahmad, Gais  et Sajjad ont été menées par les autorités iraniennes au cours des premières heures de la matinée du Mercredi 17 août 2016.

Il convient de rappeler que les autorités iraniennes n’ont toujours pas annoncé officiellement l’emplacement exact où ont eu lieu ces exécutions, bien que Farhad Afsharian un des membres du bureau du pouvoir Judiciaire de la province du Khuzestân, ait déclaré quelques jours avant, dans les médias officiels iraniens que ces exécutions seraient probablement effectuées en public dans la ville d’ Hamidiyeh*1.

«Ces trois personnes ont mené plusieurs opérations terroristes au printemps 2015, celles-ci ont entraîné la mort de trois martyrs policiers. En outre elles ont semé la peur et la terreur en détruisant un centre sismologique, et en menant des attaques contre des pèlerins Chiites dans la région d’Hamidiyeh » : a déclaré Amanat Behbahani, un autre fonctionnaire du pouvoir Judiciaire de la province du Khuzestân. Selon des sources locales non officielles, les familles, et les avocats de ces trois condamnés à morts, n’ont pas été informé officiellement sur les dates de leurs exécutions.

« Ces trois prisonniers politiques Arabes Ahwazis sont victimes de la répression systématique du gouvernement Iranien, à l’encontre de certaines minorités ethniques du pays. Nous appelons la communauté internationale à attirer plus d’attention et à montrer une forte réaction face à ces exécutions arbitraires en Iran. Et en particulier sur ces vagues exécutions visant des membres de ces mêmes minorités » : a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam, le porte-parole du site Iran Human Rights.

Gholam-Hossein_Mohseni-Eje'iGholamhossein Mohseni Eje’i  le porte-parole du pouvoir Judiciaire iranien.

À la fin du mois de Juin de cette année 2016, Gholamhossein Mohseni Eje’i  le porte-parole du pouvoir Judiciaire iranien, avait publié diverses déclarations confirmant les peines d’exécution de ces trois prisonniers, tout en affirmant qu’ils auraient supposément assassiné cinq personnes dans la province du Khuzestân.

Ghais, Ahmad et Sajjad avaient été arrêtés selon des procédures illégales, puis condamnés à mort à la suite de parodies de procès expédiés en quelques minutes. Ils faisaient partie d’un groupe de 20 personnes, arrêtées après avoir été accusées d’avoir tiré des coups de feu, sur une des tentes d’un camp appartenant à des agents de la police Iranienne et du Ministères des Renseignements.

Bien que 13 de ces 20 personnes ont ensuite été relâchées fautes de preuve,  la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville d’Ahwaz a quand même fait condamner à mort Gais Obidawi, Ahmad Obidawi et Sajjad Balawi et quatre autres personne appartenant à ce même groupe à de lourdes peines de prison . Ces peines furent ensuite confirmées par la Cour suprême Iranienne.

HamidiyehSituation géographique de la ville de la ville d’Hamidiyeh  et de la province méridionale du Khuzestân.
Voir aussi sur – Iran three Arab prisoners executed
http://iranhr.net/en/articles/2618/
-*1 Et sur : http://iranhr.net/en/articles/2444/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Précisions sur les exécutions d’une vingtaine de prisonniers de conscience Sunnites dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Précisions sur les exécutions d’une vingtaine de prisonniers de conscience Sunnites dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.sunni

3 et 9 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:  Le manque de transparence de la justice Iranienne a provoqué une confusion sans précédents sur les sorts qui étaient réservés à des prisonniers et condamnés à mort Sunnites qui avaient tous été transférés le Lundi 1er Aout 2016 dans le Quartier des cellules d’isolement de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr en vue de les préparer à leurs exécutions.

Dans les dernières remarques qu’a faite le procureur général du pouvoir Judiciaire Iranien Mohammad Jafar Montazeri, on pourra remarquer que celui-ci a déclaré que le nombre de ces prisonniers de consciences Sunnites exécutés s’élevait à une vingtaine de personnes. Un nombre aussi élevé d’exécutions de masse appliquées le même jour est un événement rare en Iran qui ne s’était pas produit depuis plusieurs années.

Selon un rapport transmis  depuis l’Iran aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, après que 36 prisonniers aient été transférés de manière inattendue vers le Quartier des cellules d’isolement de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran). Les famille d’au moins 21 d’entre eux ont été convoquées par les responsables de l’administration pénitentiaire pour qu’elle puissent rendre une dernière visite à leurs proche avant leurs exécutions.

Comble de l’horreur la majorité de ces 21 familles n’ont pas réussies a voir leurs proches à temps, en raison de l’éloignement et des longues distances entre leurs lieux de résidence d’origine et la prison de Gohardasht Rajaee Shahr et la précipitation anormale de l’application de leurs procédures d’exécutions.

Pire encore certaines des familles ont été prévenues que leurs proches avaient été exécutés, alors qu’elles étaient en chemin pour leur rendre une dernière visite. Et elles ont du changer d’itinéraire dans l’urgence pour pouvoir récupérer les corps de leurs enfants qui avaient été emmené dans la morgue de la prison de Kahrizak.

Quelques unes ces 21 familles ont été en mesure de parcourir à temps les longues distances les séparant de leurs lieux  et la prison de Gohardasht Rajaee Shahr ou elles ont été reçues par les médecins légistes, tandis que dans le même temps on apprenait que trois d’entre elles  seulement avaient été autorisées à pouvoir voir les corps de leurs enfants.
Des responsables des autorités Judiciaires ainsi que des agents locaux du Ministère des Renseignements de la Province du Kurdistan Iranien ont publié des déclarations lors des journées du Mardi 3 Aout  et Mercredi 3 Aout 2016 que ces prisonniers exécutés, étaient essentiellement des membres d’un groupe terroriste nommé « Towhid et Jihad » et que leurs exécutions avaient contribué au démantèlement de ce même groupe. Cependant bien que le Ministère des Renseignement de Téhéran ait  également déclaré qu’une centaine de membres de ce groupe avaient été arrêtés et emprisonnés, il n’a fait aucun commentaire officiel sur le nombre de prisonniers exécutés qui en faisait supposément partie.

On a par ailleurs appris qu’au moment ou ces prisonniers de conscience Sunnites étaient exécutés dans l’enceinte de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, l’administration pénitentiaire avait fait couper les cabines publiques de téléphone réservées aux détenus et annuler les visites y compris dans l’infirmerie. Et que dés la journée du Lundi 1er Aout, toute les communications par téléphones mobiles avaient été brouillées et filtrées dans un large périmètre autour du centre de détention.
iranjudge1

Ci-dessus procureur général du pouvoir Judiciaire Iranien Mohammad Jafar Montazeri

Dans de telles circonstances, il est impossible pour le moment aux membres du site du collectif HRANA de publier les identités exactes et le nombre total de ces prisonniers de conscience Sunnites exécutés. Des sources non officielles ont rapporté les exécutions de 3 autres de ces prisonniers Sunnites, à savoir les nommés: Hekmat Araqi, Hamze Araqi et Ali Araqi ce qui porte a présent le nombre de ces exécutions à 25 personnes, malgré les rares déclarations a peu prés transparentes du procureur général du pouvoir Judiciaire Iranien Mohammad Jafar Montazeri qui a annoncé officiellement un total de 20 exécutions sur de nombreux médias d’Etat officiels du régime.

Il convient de noter les cas de 29 autres prisonniers de conscience Sunnites condamnés à mort de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr,  dont les dossiers de procédures d’exécutions ont été  renvoyé récemment vers le bureau des affaires judiciaires Iraniennes chargé de les faire appliquer. Les noms de ces condamnés à mort sont les suivants: Kave Veisi, Behrouz Shahnazari, Taleb Maleki, Shahram Ahmadi, Kave Sharifi, Arash Sharifi, Varya Ghaderifard, Keyvan Momenifard, Barzan Nasrollahzade, Alem Barmashti, Pourya Mohammadi, Ahmad Nasiri, Edris Nemati, Farzad Honarju, Seyed Shahu Ebrahimi, Mohammad Yavar Rahimi, Bahman Rahimi, Mokhtar Rahimi, Mohammad Gharibi, Farshid Naseri, Mohammad Keyvan Karimi, Amjad Salehi, Omid Peyvand, Ali Mojahedi, Hekmat Sharifi, Omar Abdollahi, Omid Mahmudi, Abdolrahman Sangani et Seyed Jamal Seyed Mousavi

En outre il convient de signaler que 7 autres prisonniers Sunnites condamnés a mort dont les peines ne sont encore totalement statuées, ont appris qu’il ne pourraient pas être exécutés avant les décisions finales de Cours d’appel qui réexaminent leurs affaires. Leurs noms sont les suivants : Ghasem Abeste, Davoud Abdollahi, Kamran Sheykhe, Khosro Besharat, Ayub Karimi, Anvar Khezri et Farhad Salimi.

Dernières nouvelles qui sont parvenues au militant-es et activistes du collectif HRANA.
Barzan Nasrollahzade, Teymour Naderzade et Farshid Naser trois autres condamnés a mort Sunnites qui sont toujours maintenus en cellules d’isolement sous la garde de « Gardiens de la Révolution » de l’IRGC, ont finalement pu prévenir leurs familles le Mercredi 3 Aout et leur annoncer qu’ils étaient toujours en vie.
Kave Sharifi, un autre condamné a mort Sunnite qui avait été transféré vers un hôpital suite à une crise cardiaque survenue deux jours avant son exécution, a ensuite été ramené à Gohardasht Rajaee Shahr et exécuté quelques heures après son retour en prison. Des agents du Ministère de Renseignements ont également appelé les familles des prisonniers exécutés suivants : Omid Mahmudi, Mohammad Gharibi, Ahmad Nasiri, Keyvan Momenifard et Varya Ghaderifard. Pour les prévenir qu’elles pouvaient récupérer les corps de leurs enfants à l’office de la médecine légale de la prison de Kahrizak.

Cette nouvelle vague d’exécutions de masse sans précédents, est intervenue quelques jours après que certains de ces prisonniers aient été contraint de faires  des « Confessions filmées » qui ont été diffusées sur la chaine de la télévision Iranienne Channel One Irib qui comme sa consœur la chaine Press-tv.ir sont bien connues pour être coutumières de ce genre de pratiques ignobles-*1, cela augmente les craintes et les probabilités que ces prisonniers qui ont été contraints à ces « Confessions » soient à leurs tours rapidement exécutés dans les jours à venir.

Les autorités judiciaires Iranienne ont accusé toutes ces personnes d’appartenances supposées au groupe islamiste nommé  «Towhid al  Jihad» . Elles affirment que ces personnes auraient participé a des activités terroristes, à de meurtres et des vols a mains armées. Des accusations niées et rejetées en bloc par ces prisonniers de conscience Sunnites qui ont déclaré publiquement à plusieurs reprises que leurs convictions religieuses étaient les seules raisons de leurs condamnations à mort.

ShahramAhmadi

A propos du jeune  Shahram Ahmadi -*2 qui  a subi des tortures et qui a été contraint lui aussi a faire des « Aveux » et des « confessions » filmées et diffusées par la chaine d’Etat Iranienne PRESS-tv.ir  qui faisait  également partie de ces 25  prisonniers Sunnites exécutés. Ban Ki-moon le Secrétaire général de l’ONU avait évoqué son cas dans un rapport publié en Mars 2016 dernier, en rappelant que celui-ci était l’exemple même de l’absence flagrante de toutes libertés religieuses en Iran.

Voir la vidéo Al Jazeera report on 20 Sunni Prisoners Executed in Iran sur le site Iran Human Rights Tv

 

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/dozens-sunni-prisoners-executed-rajai-shahr-prison-karaj-additional-information
-*1 Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/tv-reporters-filmed-interviewed-death-row-sunni-prisoners
https://soliranparis.wordpress.com/2016/02/29/press-tv-nest-pas-un-media-comme-un-autre/
https://soliranparis.wordpress.com/2015/12/19/mohammad-sarafraz-et-hamid-reza-emadi-les-dirigeants-des-chaines-de-propagande-du-regime-des-mollahs-press-tv-et-lirib-a-nouveau-
-*2 voir à propos de Shahram Ahmadi sur  le site:
 https://www.iranhumanrights.org/2016/08/iran-executes-kurdish-prisoner-despite-claim-of-forced-confession/
Et sur le site Iran Human Rights ou I.H.R : Mohammad Jafar Montazeri, the Attorney General of Iran, has confirmed the execution of 20 Sunni prisoners
http://iranhr.net/en/articles/2602/
Ainsi que sur: https://hra-news.org/en/4-executed-sunni-prisoners-explain-cases-video-footage

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans "Confessions" et aveux forcés de prisonnier-ères diffusées par la chaine de Tv Iranienne de l'IRIB World service, « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

De jeunes hommes Iraniens décident de porter le Hijab en solidarité avec les Iraniennes opprimées qui protestent contre les lois sexistes et misogynes du régime

De jeunes hommes Iraniens décident de porter le Hijab en solidarité avec les Iraniennes opprimées qui protestent contre les lois sexistes et misogynes du régime.

hijab-men-iran

30 Juillet et 3 Aout 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site de l’International Organisation To Preserve Human Rights In Iran  ou HR-Iran: En Iran depuis 1979 date de l’arrivée au pouvoir du régime totalitaire et théocratique des Mollahs, des lois religieuses imposent aux femmes Iraniennes de se couvrir complètement leurs cheveux en public. Ces lois sont sévèrement appliquées depuis que ce même régime a mis en place des « Polices de la vertu et de la moralité » chargées de les faire respecter.

Cette police à caractère politico-religieuse est chargée de  surveiller « la bonne morale et la décence » des Iraniennes dans tout l’espace public. Mais également de sanctionner sévèrement par des amendes ou des peines d’emprisonnements, toutes celles qui ne porteraient pas « Correctement le Hijab en public ».

Depuis maintenant deux ans de nombreuses femmes Iraniennes protestent contre ces lois en postant sur des sites de réseaux sociaux des photos d’elles mêmes où elles posent en public sans Hijabs. Elles ont été rejointes depuis peu par des jeunes hommes Iraniens qui ont décidé eux aussi de se faire photographier en train de porter le Hijab, afin disent-ils de manifester leur solidarité avec leurs épouses, leurs compagnes et leurs petites amies à qui on impose depuis des années de porter le voile.

Selon  le journal britannique The Independent, des centaines de jeunes Iraniens ont commencé à diffuser et à poster sur les réseaux sociaux des photos où ils portent le Hijab. Ces protestataires se sont regroupés sur ces réseaux  sociaux autour du Hashtag #meninhijab.

Les homme Iraniens qui se sont lancé dans ce mouvement social spontané ont déclaré qu’ils répondaient aux demandes faites par la page de la campagne My Stealthy Freedom ou Ma liberté Furtive lancée sur Face Book  qui encourage les jeunes femmes d’Iran a partager entre elles des photos ou elles apparaissent sans voiles. Depuis quelques semaines My Stealthy Freedom, a reçu des centaines de jeunes hommes Iraniens qui ont posté sur cette page des photos ou ils apparaissent en train de porter le Hijab.

Sur un post publié récemment sur la page My Stealthy Freedom un jeune Iranien a déclaré: « Quand vous verrez cette photo de moi ou je suis en train de porter le Hijab, au lieu de rire et de vous moquer de moi, je vous demande de prendre un moment pour réfléchir à ce qui suit: Toute les personnes qui en obligent d’autres a porter tels ou tels vêtements pour quelques raisons que ce soit, sont une insulte à l’intelligence humaine, c’est injuste, cruel et humiliant ».

meninhijab5

Masih Alinejad est une jeune journaliste et opposante Iranienne réfugiée aux états unis  qui vit maintenant à Brooklyn, elle a fondé il y a deux ans la page de la campagne  My Stealthy Fredoom ou Ma liberté furtive-*1 ou des milliers d’Iraniennes posent sans voiles

Quand The Independant  lui a demandé pourquoi elle avait invité les hommes Iraniens a ce joindre à ce mouvement de protestation pacifique elle a répondu: « Dans notre société, l’existence et l’identité des femmes ne peut  être justifiée que si elles a été dument approuvée par les hommes, dans de nombreux cas , les enseignements de nos autorités religieuses et les lois édictées par nos  fonctionnaires gouvernementaux , influent sur le sentiment de propriété d’hommes malavisés à l’encontre des femmes, j’ai donc pensé qu’il serait fantastique d’inviter des hommes à soutenir le combat pour les  droits des femmes en Iran ».

Masih Alinejad avait également déclaré dans une interview accordée en 2015 au journal Vogue  qu’a l’époque de son enfance où elle vivait  encore en Iran, elle croyait qu’en grandissant le Hijab ferait parti intégrante de son corps. Et qu’enfant elle se réveillait souvent en sursaut la nuit en se demandant si elle portait bien le voile ou pas: « Mon dévoilement a été un long processus psychologique » avait-elle conclu dans cette interview.

Début 2014, Masih décida de publier plusieurs photos d’elles même sans Hijab sur sa page Face Book personnelle, tout en demandant aux femmes Iraniennes vivant encore au pays, s’il leur arrivait de ne pas porter le voile. A la suite de ce post elle a reçu plusieurs milliers de photos de jeunes femmes Iraniennes qui posaient volontairement sans voiles, ce fut ce qui lui donna l’idée de créer ensuite la page FB  My Stealthy Fredoom qui reçoit depuis chaque semaine des dizaines de photos de jeunes Iraniennes sans Hijabs.

Face à la popularité croissante de la page My Stealthy Fredoom, la réponse du régime théocratique et fasciste des Mollahs, ne s’est bien sur pas fait attendre. Masih Alinejad a du faire face a des répercussions sévères, des pressions de toutes sortes, et même une menace de procès en diffamation, émanant des principaux médias d’État Iraniens tels que l’IRIB et PRESS-Tv*2 qui publièrent contre elle toute une série « d’Articles » particulièrement sexistes, insultants et orduriers, insinuant qu’elle se comportait ainsi parce qu’elle avait été violée dans une rue de Londres en 2014 « Après avoir – Sic – provoqué des hommes par ses tenues indécentes » et qu’elle se prostituait sous l’emprise de drogues*1

Masih Alinejad avait bien sur  réfuté toutes ces allégations mensongères et ordurières en répondant dans un article et un essai qu’elle avait publié dans le journal Time Magazine  ou elle avait écrit « Décider par vous même de ce que vous pouvez porter est une forme de liberté d’expression. C’est héla visiblement considéré un luxe non disponible pour les femmes de mon pays  l’Iran ».

meninhijabs1

hijab-men-iran2

hijab-men-iran3
Source photos page My Stealthy Fredoom ou Ma liberté furtive
Voir aussi sur: http://hriran.com/en/women-human-rights/69-the-mandatory-dress-code/7460-men-in-iran-are-wearing-hijabs-in-solidarity-with-women.html
-*1 Voir aussi la page My Stealthy Fredoom ou Ma liberté furtive:
https://www.facebook.com/StealthyFreedom
https://twitter.com/search?q=%23meninhijab&src=typd
-*2 Relire nos articles précédents sur les menaces et les campagnes d’ insultes ordurières du régime contre la journaliste et opposante Iranienne Masih Alinejad   :
https://soliranparis.wordpress.com/2014/06/12/nouvelles-menaces-de-violences-et-campagne-dinsultes-sexistes-de-lirib-contre-masih-alinejad-la-journaliste-iranienne-refugiee-et-exilees-politique-a-londres/
https://soliranparis.wordpress.com/2013/10/02/comment-la-republique-islamique-du-soit-disant-modere-hassan-rohani-et-sa-chaine-de-television-lirib-portent-plainte-et-harcelent-massih-alinejad-une-journaliste-iranienne-exilee-a-londres/
https://soliranparis.wordpress.com/2014/05/13/stealthy-freedoms-of-iranian-women-ou-liberte-furtive-pour-les-femmes-en-iran-la-page-facebook-des-iraniennes-qui-disent-non-au-hijab/

Notes et mise a jour Soliranparis: A propos de tous les décrets racistes et de l’hystérie « Anti Burquini » accompagnée des débats viciés qui vont avec en France et qui gagnent maintenant les États Unis, la position de Masih Alinejad est on ne peut plus claire, pour elle ces lois et ces décrets sont aussi stupides et liberticides que ceux qui obligent les femmes Iraniennes a porter obligatoirement le Hijab. Pour Masih porter ou refuser de porter le voile relève de la liberté individuelle et du choix librement consenti des femmes à porter  celui-ci ou pas. Choix et libertés que n’ont évidemment pas les femmes Iraniennes. Aussi a t’elle déclarée à ce sujet le 20 Aout 2016 dernier dans un article du journal The Independant -*3

« Je ne veux pas être arrêtée dans mon pays d’origine l’Iran, simplement parce je refuse une loi locale qui m’oblige a porter le Hijab. Mais  je ne veux pas non plus de lois qui permettraient de faire expulser ma mère des États Unis, simplement parce qu’elle a décidé de porter le Hijab »

« Je suis une militante qui lutte contre les lois qui imposent aux femmes le port  obligatoire du Hijab, dans mon pays l’Iran. Notre page Facebook  My Stealthy Freedom – Ma Liberté Furtive – Ndr. Compte maintenant plus d’un millions d’abonnées, elle permet à des femmes en Iran d’enlever leurs foulards et de s’exprimer elle-mêmes, sur le fait elles ont décidées de ne pas porter  le foulard,  pourquoi ??? Simplement parce qu’elles sont des millions a vouloir avoir cette liberté de choix ».

-*3 Voir sur: http://www.independent.co.uk/news/people/burkini-ban-france-beaches-hijab-iran-a7201011.html

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 11 commentaires

Six nouvelles exécutions dans les prisons de Birjand et de Karaj

Six nouvelles exécutions dans les prisons de Birjand et de Karaj.

edammmmm

24 et 27 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le Dimanche 24 Juillet 2016 trois prisonniers dont les charges d’accusations sont encore inconnues pour le moment, ont été exécutés par pendaison  dans le principal centre de détention de la ville de  Karaj (Province de Téhéran).

Selon un rapport transmis aux activistes et  militant-es du site du collectif HRANA, les condamnations à mort de trois prisonniers ont été appliquées dans le principal centre de détention de la ville de Karaj, aux premières heures de la journée du Dimanche 24 Juillet 2016.

HRANA n’a pas pu encore se procurer d’informations plus précises sur les identités et les accusations retenues de ces prisonniers.

Trois autres exécutions dans la ville de Birjand: 24 et 28 Juillet nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Trois prisonniers qui avaient été condamnés à mort pour des affaires de trafic et d’usage de drogue ont été exécutés par pendaisons dans la prison de la ville de Birjand. (Province du Sud Khorasan située à l’Est de l’Iran).

Selon un rapport parvenu aux activistes et  militant-es du site du collectif HRANA. Aux premières heures de la matinée du Jeudi 15 Juillet 2016, trois prisonniers condamnés à mort pour des affaires de drogues ont été exécutés dans la prison de la ville de Birjand.

Les noms de prisonniers identifiés par les journalistes du site du collectif HRANA sont les suivants : Mansour Zaferani un prisonnier du Quartier numéro 107, Yousef Barahouyi un prisonnier du Quartier numéro 105 et Ghasem Delshad un prisonnier du Quartier numéro 102.

Ces prisonniers avaient été tous trois transférés le Mercredi 14 Juillet dans les quartiers des cellules d’isolement de la prison de Birjand, en vue des préparations de leurs exécutions.

Voir sur:  https://hra-news.org/en/3-prisoners-executed-karaj
Et aussi sur: https://hra-news.org/en/3-prisoners-executed-birjand

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Oppression et répression en Iran, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Province de Busher violents affrontements entre la population et la police dans la ville d’Asaluyeh

Province de Busher violents affrontements entre la population et la police dans la ville d’Asaluyeh.

asaluye-95.4.16

22 et 27 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Lors de la journée du  Mercredi 6 Juillet 2016 dans la ville d’Asaluyeh, à la suite de violences policières ayant entrainé la mort d’un jeune marin chargé du déchargement des marchandises qui était soupçonné par la police de faire de la contrebande, une foule composée d’habitants et de témoins directs de l’incident a attaqué les forces de police  et brulé l’un de ses véhicules.

Ces incidents ont éclaté  dans le quartier de l’hôpital Dakhl Taqi situé dans la ville portuaire d’Asaluyeh (Province de Bushehr- Sud de l’Iran en bordure du golfe Persique). Au cours de ces affrontements plusieurs civils on été blessés. Le chef de la police de Bushehr a ensuite annoncé le lendemain que: « La situation était sous contrôle après l’intervention des forces de police de la province »

Selon un rapport transmis par des témoins locaux aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA. Le Mercredi 6 Juillet  2016, un jeune marin nommé Khalil Bagheri a été tué par des membres des forces répressives de la ville de Bushehr. Un groupe de gens en colère qui étaient témoins de l’incident,  se sont ensuite affrontés avec la police devant le commissariat d’Asaluyeh, au cours de ces incidents cinq civils ont été blessés et au moins une voiture de police a été incendiée.

Il existe différents rapports sur les raisons de ces protestations. Certaines sources locales ont rapporté qu’un jeune marin nommé Khalil Bagheri qui était chargé du déchargement des bateaux s’était disputé très vivement pour des raisons encore inconnues, sur le quai du port avec un autre homme du nom de Rashid. Et que c’est lorsque la police est intervenue pour séparer les deux protagonistes que Khalil à été tué par un coup direct à la tête.

De nombreux  témoins qui avaient assisté à ces violences policières, se sont ensuite rendus devant l’hôpital Dakhl Taqi de la ville d’Asaluyeh où le corps de Khalil Bagheri avait été emmené. N’ayant pas eu plus de précisions à la suite de ce rassemblement spontané, la foule en colère s’est ensuite déplacée devant le siège central de la police pour lui demander des comptes,  des affrontements s’en sont ensuivis et un véhicule de police a été incendié, d’autres témoignages locaux ont rapporté que la police avait blessé cinq manifestants au cours de la répression qui avait précédé ces protestations.

Seuls quelques médias officiels telles que les « Agences de presse » affiliées au régime Fars News et Mehr News ont rapporté les incidents survenus ce Mercredi 6 Juillet 2016 dans la ville d’Asaluyeh, mais en ne citant uniquement qu’une déclaration très vague du Chef de la police de la Province de Bushehr qui a affirmé : « Lors d’une de nos interventions contre des trafiquants sur quai du port situé non loin du quartier Dakhl Taqi de la ville d’ Asaluyeh, nous avons été pris a parti par ces trafiquants, au cours des affrontements qui ont  suivi l’un d’entre eux a été tué, mais la situation est maintenant sous contrôle ».

asaluye-95.4.161
Sources photos site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA
Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/violent-clashed-civilians-police-asaluyeh

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Manifestations et colères populaires contre le régime en Iran, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Oppression et répression en Iran, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Violents affrontements entre la population et la police du régime à Boldaji dans la province Chaharmahal et Bakhtiari

Violents affrontements entre la population et la police du régime à Boldaji dans la province Chaharmahal et Bakhtiari.

Boldajiriots

19 et 27 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Iranien d’opposition Freedom Messenger: De violents affrontements ont éclaté au cours de la journée Mardi 19 Juillet dans la ville de Boldaji entre la population et les forces répressives du régime, cette localité est située dans la province iranienne centrale de Chaharmahal et Bakhtiari.

Les affrontements ont commencé à la mi journée du Mardi 19 Juillet 2016, après que des représentants politiques locaux du régime aient tenté d’étouffer des protestations de la population locale de la ville et la région de Boldaji, contre la redistribution inégalitaire des conduites emmenant l’eau potable vers cette ville.

-« l’Agence de presse «  Fars news gérée par l’État et le régime a rapporté que les manifestants avaient mis le feu au tribunal local de la ville de Boldaji. Fars news a également affirmé qu’au moins une personne a été tuée, et 30 autres blessées au cours des affrontements. On déplore également une quinzaine de manifestants arrêtés.

Des vidéos envoyées par des témoins oculaires locaux, sur le site et la page Face Book de Freedom messenger, montrent les forces répressives du régime, fuyant devant la population en colère qui les attaqué pendant plusieurs heures a l’aide de bâtons et de jets de pierres.

Boldaji1

Boldaji2

Mise à jour Freedom Messenger – 21 Juillet 2016*-1 Un mort et plus de 180 blessés dans les affrontements ayant éclaté dans la ville de Boldaji.

L’agence officielle Iranienne de  nouvelles Fars News  a révélé que les affrontements qui avaient commencé  le Mardi 19 Juillet dans la ville de Boldaji (Située dans la province de Chahr-mahal-Bakhtiari) entre la population et les forces répressives du régime ont continué durant toute la journée du Mercredi 20 Juillet 2016. Ces protestation ont commencé quand la population locale a appris que des membres des autorités locales corrompues avaient décidé de détourner à des fins agricoles, un des seul canaux d’eaux alimentant la ville en eau potable, des mesures qui priverons une grande partie de population de Boldaji de ses besoin vitaux en eaux potables.

« L’Agence de presse » Fars News liée officiellement au régime a rapporté que 16 unités opérationnelles de forces spéciales anti émeutes, appartenant au corps d’armée des « Gardiens de la Révolution » ou I.R.G.C avaient été dépêchées sur ordre du pouvoir central de Téhéran pour réprimer la population de Boldaji.

D’autres rapports de Fars News et des témoignages locaux transmis  aux activistes de  Freedom messenger indiquent que la répression  des manifestations a fait entre 180 et 200 blessés et qu’un manifestant à été tué. Une autre source locale a rapporté qu’un second manifestant aurait été tué par la police mais cette nouvelle est en cours de vérification. On sait également que plus d’une quinzaine de manifestants ont été arrêtés et emmenés vers des lieux de détentions inconnus.

Fars News  a également rapporté que le Mardi 19 Juillet 2016 que d’autres affrontement ont également eu lieu dans la région de Boldaji, entre des partisans et des adversaires d’un projet de transfert d’eau depuis cette localité,  vers une aciérie située à plus de 600 kilomètres (373 miles) au sud de la capitale iranienne de Téhéran. Et que plusieurs voitures d’officiels travaillant pour le gouverneur de la région avaient été brulées par les opposants à ce projet au cours de ces affrontements.

Une majorité de la population de la région de la ville de Boldaji est opposée à ces transferts d’eau parce qu’elle craint de ne plus avoir assez d’eau potable pour répondre à ses besoins vitaux. L’Iran connait actuellement depuis plusieurs mois des vagues de sécheresses sans précédents, conduisant à de graves pénuries d’eau à travers plusieurs grandes régions du pays. Affaire a suivre dans les semaines à venir.

Boldaji3

Boldaji4

Sources photos ci-dessus Freedom Messenger.
Voir aussi sur:
https://freedomessenger.com/en/iranian-uprising-update/1550-iran-clashes-reported-in-boldaji
-*1 Voir aussi sur:
https://freedomessenger.com/en/iran-human-right-news/1557-clashes-in-boldaji-one-killed-and-200-wounded
Et sur: https://twitter.com/freedommesenger

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Manifestations et colères populaires contre le régime en Iran, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

10 prisonniers exécutés au cours de la même journée dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

10 prisonniers exécutés au cours de la même journée dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

pendaison-iran-11

21 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site  Iran Human Rights: La frénésie d’exécutions des autorités iraniennes se poursuit avec dix nouvelles exécutions recensées pour la seule journée du Mercredi 20 Juillet 2016 appliquées dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj – Province de Téhéran). En outre un total d’environ 30 exécutions ont également été signalées en Iran la semaine dernière.

Un groupe de dix prisonniers ont été exécutés dans l’enceinte de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr, au cours des premières heures de la journée du Mercredi 20 Juillet 2016, selon des rapports transmis par des sources proches des militants du site du collectif Iran Human Rights ou IHR. Ces prisonniers auraient été tous condamnés à mort dans le cadre d’affaires de meurtres présumées.

Iran Human Rights IHR appelle la communauté internationale à attirer l’attention sur le nombre croissant d’exécutions en Iran. « Bien que ces prisonniers aient été exécutés pour des accusations criminelles, le but principal de ces exécutions n’est que de répandre la peur dans la société civile Iranienne. La communauté et les institutions politiques internationale ne doivent pas continuer de  fermer les yeux sur ces vagues d’exécutions arbitraires en Iran », a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam le porte-parole du collectif Iran Human Rights ou IHR.

Ces 10 prisonniers avaient tous été transférés durant la journée du Dimanche 17 Juillet 2016 *-1 dans les Quartiers de cellules d’isolement de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr,  dans le but de préparer leurs exécutions qui avaient été prévues et planifiées à cette date, plusieurs mois avant par le pouvoir Judiciaire Iranien.

Iran Human Rights a pu se procurer les identités de quatre de ces dix prisonniers exécutés ce 20 Juillet 2016 à Karaj il s’agit de: Mohsen Babaie, Mehdi Keshavarz, Reza Teymouri et Mohsen Khanmohammadi (photo ci-dessous).

mohssenkhanmohammadi

Mohsen Khanmohammadi sources photo Iran Human Rights.

Les sources habituelles du régime, les sites internet Iraniens gérés par l’administration pénitentiaire et Judiciaire, les « Agences de presse » officielles d’État ont gardé le silence le plus complet sur ces dix nouvelles exécutions. Par ailleurs, un total de 30 exécutions ont été signalées comme appliquées au cours de la seule semaine dernière.

Notes Soliranparis: Comme nous l’avons déjà signalé auparavant dans d’autre articles, étant donné que ces exécutions n’ont pas été relevées par les sources officielles du régime, celle-ci peuvent donc être à nouveau considérées comme des exécutions clandestines et cachées à dessein par les sbires criminels des Mollahs.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2584/
*-1 Voir sur – 10 Prisoners in Rajaee Shahr prison scheduled for execution: http://iranhr.net/en/articles/2582/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Gohardasht Rajaee Shahr, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison de Gohardasht Rajaee Shahr, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Ville de Karaj précisions sur la mort par manque de soins médicaux du prisonnier Mohsen Marzban survenue dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr

Ville de Karaj précisions sur la  mort par manque de soins médicaux du prisonnier Mohsen Marzban survenue dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr.

mohsen-marzban

19 et 21 Juillet Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le prisonnier Mohsen Marzban est mort des suites d’une tentative de suicide, le Vendredi 8 Juillet 2016 dernier dans la salle censée tenir lieu « d’Infirmerie » de la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr. (Ville de Karaj province de Téhéran).

Selon les témoignages d’autres prisonniers, si le détenu Mohsen Marzban s’est suicidé c’est principalement en raison des harcèlements continuels qu’il subissait de la part de certains gestionnaires internes de ce centre de détention, connu comme étant parmi l’un des plus durs d’Iran. Ces prisonniers ont déclaré que la tentative de suicide de Mohsen qui a abouti quelques heures après à son décès, n’était que le résultat prévisible de négligences à répétition emmenant de responsables des autorités pénitentiaires de Karaj.

Selon un rapport transmis aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, le prisonnier Mohsen Marzban qui était enfermé dans la prison de Gohardasht Rajaee Shahr. Est mort dans « l’Infirmerie » de cette prison, le Vendredi 8 Juillet 2016  suites à des négligences médicales flagrantes, des faits qui ne sont hélas pas une première dans cette prison de la ville de Karaj.

Une source proche de ce prisonnier a déclaré à l’un des journalistes du collectif HRANA: « Si Mohsen Marzban s’est suicidé en prenant des pilules, c’est en raison des pressions continuelles exercées contre lui  par Dariush Amirian, l’un des principaux responsables administratif de la prison. Il a certes été emmené à l’infirmerie mais il y est décédé sur place quelques heures après, à cause des négligences des autorités pénitentiaire qui ont refusé de le faire transférer d’urgence vers un hôpital hors de la prison, où il aurait pu être soigné correctement ».

Cette même source s’est également exprimée au sujet des pressions et des humiliations subies quotidiennement par les prisonniers de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr. « Ce Dariush Amirian a ses propres méthodes pour exercer des pressions contre les prisonniers qu’il trouve trop remuants ou qu’il n’aime pas, il les change constamment de cellules et de Sections et les envoie systématiquement dans celles où ceux ci y ont des ennemis. Cela est devenu une forme de torture pour de nombreux prisonniers. Ce fut le cas pour  Mohsen Marzban qui a été battu et blessé à plusieurs reprises à coups de couteaux par un gang de détenus connus pour leurs violences sans qu’Amirian ne réagisse. Cette situation était devenue tellement un cauchemar pour Mohsen qu’il en est arrivé à ce suicider pour tenter d’échapper à ceux qui le persécutait« .

Cette source proche de M. Marzban a conclu son interview accordée à HRANA en disant: « Mohsen n’a pas été la première victime de ce type de tortures et il ne sera hélas pas la dernière. C’est même devenu une méthode routinière de la part de ce Dariush Amirian pour faire des pressions contre certains prisonniers, du reste il est aussi connu pour ne jamais avoir répondu aux nombreuses familles de prisonniers  qui ont pourtant déposé des plaintes, contre les violences exercées contre leurs proches enfermés dans la prison de Gohardasht Rajaee Sharh ».

Notes Soliranparis ce « responsable administratif » de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr du nom de Dariush Amirian est unanimement détesté par tous les détenus, c’est est un corrompu notoire  bien connu pour ses violences contre des prisonniers, mais aussi pour ses trafics combines et  agissements sordides de toutes sortes. Qui selon de nombreux opposants Iraniens ont largement contribué à son enrichissement personnel.

C’est entre autre lui qui avec la complicité du directeur de la Section numéro 2 de Gohardasht Rajaee Shahr, le susnommé Najmeddin Hossaini *-1 (Suspendu et arrêté depuis pour avoir fait rentrer de la drogue dans la prison) qui a harcelé et persécuté des mois durant notre camarade et militant syndicaliste Iranien Behnam Ebrahimzadeh en l’obligeant constamment à changer de cellules et de Sections.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/prisoner-died-rajaei-shahr-prison-additional-information
Et sur: https://hra-news.org/en/prisoner-died-rajai-shahr-prison
*-1 Voir sur: https://hra-news.org/en/rajai-shahr-prisons-warden-arrested-importing-drugs-prison
https://soliranparis.wordpress.com/2015/06/19/najmeddin-hossaini-le-chef-des-matons-de-la-section-numero-2-de-la-sinistre-prison-de-gohardasht-rajaee-sharh-arrete-pour-avoir-fait-entrer-de-la-drogue-dans-ce-penitencier/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Seizième année de prison pour le prisonnier politique Saeed Masouri

Seizième année de prison pour le prisonnier politique Saeed Masouri.

said-masuri

17 et 19 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le prisonnier politique Saeed Masouri qui est actuellement enfermé dans la sinistre prison de Gohardahst Rajaee Shahr (Ville de Karaj province de Téhéran), vient de passer sa 16éme de détention dans le cadre de sa condamnation à une peine de prison à perpétuité. Durant toutes ses années Saeed n’a jamais pu bénéficier de permissions de sorties même provisoires pour raisons de santé, ni d’aucune perspectives de remise de peine. Enfin il convient de noter que son père ne peut quasiment plus lui rendre visite en prison, en raison de son grand âge et la longue distance entre la prison et le lieu de résidence familial.

Selon un  rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA. Le prisonnier politique Saeed Masouri, enfermé dans la prison Gohardahst Rajaee Shahr à Karaj, n’a aucun espoir d’être libéré malgré le fait qu’il ait déjà enduré seize ans en prison.

Le nouveau « Code pénal Islamique » instauré depuis peu en Iran, reste en effet silencieux et très vague, en ce qui concerne l’octroi de remises de peines ou de  libérations conditionnelles pour les détenus condamnés à des peines d’emprisonnement à vie, dans la pratique ce nouveau code Juridique agit en fait comme une manière de prolonger les détentions de prisonniers comme M. Saeed Masouri.

Une source proche de la famille Massouri a déclaré récemment dans une interview accordée à un journaliste du site du collectif HRANA qu’aucune nouvelle modification n’avait été apportée dans le cas de l’affaire judiciaire de Saeed Masouri, il a également dit: « Le père de Saeed n’a pas pu lui rendre visite depuis plus d’un an, en raison de son grand âge, et de la distance de 500 Km qui sépare le lieu de résidence de la famille Masouri de celui de la prison où leur fils est actuellement détenu »

Le Dr Saeed Masouri, est né en 1944. Il vivait depuis de nombreuses années en Norvège où il s’était installé afin de poursuivre ses études. En 2001 la famille Masouri a été informée que Saeed avait été arrêté lors de son retour en Iran dans la ville de Dezful (Située dans la province du Khuzestân au Sud-ouest de l’Iran), par des agents du Ministère des  Renseignements et de la police politique de la Vevak.

Saeed Masouri avait été arrêté avec une autre personne du nom de Gholamhossein. Après avoir été accusés tous deux par les agents du Ministère des Renseignements et de la Vevak: « d’Avoir eu des contacts avec le parti  des Moudjahidines du peuple d’Iranou M.E.K dans la ville de Dezful ». Il fut ensuite transféré dans un centre de détention secret du Ministère des Renseignements de la ville d’Ahwaz, puis vers les prisons de Gohardahst Rajaee Shahr (Karaj) et d’Evin (Téhéran). Sans jamais pouvoir bénéficier de permissions de mises en liberté provisoire pour raisons de santé.

Saeed Masouri fut ensuite condamné à mort en 2002 par la Cour du « Tribunal révolutionnaire » de Téhéran, avant de voir sa peine finalement commuée en une peine de réclusion à perpétuité à la suite d’un second procès devant une Cour d’appel.

Saeed Masouri a été maintenu à l’isolement complet dans le centre de détention secret du Ministère des Renseignements de la ville d’Ahwaz (évoqué plus haut dans cet article) pendant plus de 14 mois après son arrestation. Et ce n’est qu’après cette période qu’il fut enfin transféré vers la Section 209 de la prison d’Evin à Téhéran.

Ce prisonnier politique s’est lancé à plusieurs reprises dans des actions de grèves de la faim, afin de protester contre les actions illégales des responsables des prisons successives où il a été détenu et dénoncer les abus de pouvoir à son égard commis par les agents du Ministère des Renseignements et de la Vevak.  Il convient de rappeler que durant les 15 premières années de sa détention Saeed Masouri a subi des violences physiques ayant entrainé plusieurs blessures graves, des humiliations et des brimades de toutes sortes, assorties de privations de son droit à pouvoir bénéficier de soins médicaux appropriés.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/saeed-masouri-serving-16th-year-prison

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sept nouvelles exécutions non confirmées officiellement par les officines officielles du régime

Sept nouvelles exécutions non confirmées officiellement par les officines officielles du régime.

edam-iran-13
13 et 15 juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site Iran Human Rights : Les autorités iraniennes sont restées silencieuses sur le sujet, mais des sources non officielles, ont rapporté que sept exécutions avaient eu lieu en Iran au cours des deux derniers jours.

Des peines d’exécution visant six prisonniers auraient été effectuées ce Mercredi 13 Juillet 2016 dans la sinistre prison de Gohardasht Rajaee Shahr (Ville de Karaj -Ouest de la province de Téhéran). Par ailleurs deux jours plus tôt, un autre prisonnier a été exécuté dans la prison de  Maragheh (Située dans la province de l’Azerbaïdjan oriental au Nord-ouest de l’Iran).

Ces six prisonniers étaient parmi un groupe de 11 prisonniers condamnés à mort  de la prison de Gohardasht Rajaee Shahr qui ont été récemment transférés dans le Quartier des cellules d’isolement en vue des préparations de leurs exécutions. Cinq de ces onze prisonniers ont été ramené dans leurs cellules après avoir obtenus des répits des plaignants qui ont examinés leurs demandes de pardon inscrite dans leurs dossiers. Iran Human Rights-IHR avait précédemment publié un rapport avertissant que cette nouvelle vague d’exécutions était imminente -*1

Des sources proches d’Iran Human Rights ont identifié les noms de trois de ces prisonniers exécutés il s’agit de: Seyed Mohammad Taheri (accusé d’assassinat), Saeed Hossein Khani (accusé d’assassinat), et Saeed Akbari (accusé de viol). Les trois autres prisonniers que les activistes d’IHR non  toujours pas identifiés, auraient été exécutés après avoir été condamnés à mort dans des affaires de meurtres.

Concernant le cas de Saeed Akbari une source locale qui a souhaité conserver l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, a déclaré aux activistes d’Iran Human Rights: « M Saeed  Akbari avait été condamné a mort pour une affaire de viol et d’assassinat. Bien qu’il ait payé le prix du sang et qu’il ait obtenu le pardon de la part des plaignants, les autorités judiciaires Iraniennes l’ont quand même fait exécuter ».

Il convient de rappeler que les condamnés à mort en Iran dans le cadre d’affaires de meurtres, peuvent demander à être gracié, s’ils payent une certaine somme d’argent aux proches des plaignants nommée le « Prix du sang »,  ou s’ils arrivent à obtenir le pardon des proches et des familles de leurs victimes s’ils en ont fait officiellement la demande auprès d’un Juge –Ndr.

Selon le site de nouvelles non officiel Oyan News, le nom identifié du prisonnier qui a été pendu dans la prison de Maragheh le Lundi 11 Juillet est: Hadi Pashaei. M. Pashaei avait passé huit ans dans les couloirs de la mort de cette prison avant d’être exécuté. Il avait été condamné à mort pour des accusations de trafic et usage de drogue.

Les sources habituelles du régime y compris celles du pouvoir Judiciaire, les agences médiatiques d’État officielles, ont gardé le silence complet sur ces sept exécutions.

Voir aussi sur: http://iranhr.net/en/articles/2579/
-*1 Voir sur Iran Human Rights annonce les exécutions imminentes de 12 prisonniers: http://iranhr.net/en/articles/2577/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Kurdistan Iraniens deux travailleurs nomades Kurdes Kolbers abattus sans sommations par les forces militaires de Téhéran

Kurdistan Iraniens deux travailleurs nomades Kurdes Kolbers abattus sans sommations par les forces militaires de Téhéran.

2kolbers

10 et 13 Juillet 2011 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Kurde du réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN nouvelle illustration de la brutalité et des violences commises par forces militaires de Téhéran dans les zones frontalières du Kurdistan d’Iran, : Les forces militaires Iraniennes ont abattu deux travailleurs nomades Kurdes Kolbers identifiés comme deux frères, dans la zone frontalière de la région de Sardasht, l’état d’urgence et un couvre feu ont depuis été décrétés dans cette zone où a eu lieu la fusillade, selon des sources proches des victimes et des témoins  locaux fiables.

Les victimes – deux frères âgés respectivement de  22 et 26 ans ont été abattues le 27 Juin 2016 à 21h (heure locale), ont pu être identifiées sous les noms de Rauf Alixani et Latif Alixani.

Une source locale fiable a déclaré aux militants du site de l’Human Rights Network Kurdistan -KHRN: « l’Etat de couvre-feu a été déclaré dans le village de Gwezly près de la ville de Sardasht suite à l’assassinat de ces deux travailleurs Kolbers. Le village a été entouré par les forces militaires Iraniennes et des dizaines de villageois ont du fuir leurs maisons dans la crainte d’être arrêtés ».

Cette source a également déclaré: « Après les assassinats de ces deux frères Kolbers dans la soirée du Lundi 27 Juin 2016, des membres des forces armées Iraniennes ont encerclé leur village. Au cours des journées qui ont suivi, un certain nombre de villageois ont été arrêtés et violemment battus[…] Les forces militaires présentes dans la région ont également coupé l’électricité et les lignes téléphoniques tout en mettant le feu à des fermes proches du village dont étaient originaires Rauf Alixani et Latif Alixani« .

Cette source a rajouté: « Quelques jours après,  le Jeudi 30 Juin 2016, les forces militaires Iraniennes ont à nouveau encerclé le village de Gwezly et arrêté sans raisons trois villageois nommés, Aboubakr Alixani, Naseh Alixani et Omar Abdullahpoor. D’autres villageois ont depuis abandonné leurs maisons pour fuir vers le village de Bewgi ».

Ces deux jeunes frères et travailleurs nomades Kolbers Kurdes, ont étés tués lors d’un raid des forces militaires iraniennes qui cherchaient à arrêter un autre groupe de Kolbers soupçonné de faire de la « Contrebande » et de transporter et transférer « illégalement » des marchandises vers la frontière Irakienne.

Les deux victimes étaient allées dans cette zone frontalière pour récupérer des marchandises sur un marché local, elles ne les transportaient donc en aucun cas, comme l’ont affirmé ensuite des sources officielles Iraniennes. De plus de nombreux témoins oculaires de la région ont rapporté aux activistes du KHRN que ces deux frères avaient été littéralement abattus sans que ne soient faites les sommations d’usage.

Quatre balles ont touché la poitrine de Rauf Alixani, tandis que deux balles on touché le cœur et la tête de Latif Alixani. L’un des agents responsables de la fusillade a été identifié comme un  sergent des Garde frontières Iraniens du nom de:  Rafiee.

Quelques instants après que les deux frères Alixani aient été sauvagement abattus, les gardes frontières Iraniens ont aussi abattus 12 Chevaux, appartenant à d’autres travailleurs Kolbers Kurdes de la région.

Un rapport annuel publié précédemment en 2015 par les activistes du site de l’Human Rights Network Kurdistan-KHRN, nous apprenait qu’au cours de cette seule année 2015, les forces armées Iraniennes ont tué 44 travailleurs Kolber Kurdes, et en ont grièvement blessés 21 autres. Tandis que sept autres ont péri d’hypothermie ou noyés dans des rivières en essayant d’échapper aux gardes frontières.

Note Soliranparis: Les Kolbers ou Kulbaran sont des petits paysans et travailleurs nomades précaires de la région du Kurdistan Iranien. Qui pour faire survivre leurs familles transportent (Souvent à dos d’homme) ou à l’aide de mules, des marchandises diverses pour les vendre sur les marchés des villages isolés des zones frontalières de l’Est du Kurdistan, situées à cheval entre L’Irak, l’Iran et la Turquie.

killedbyiranianforces1

killedbyiranianforces2Sources photos site du  réseau du  réseau du Kurdistan Human Rights Network – KHRN
Voir nos articles précédents sur ces travailleurs pauvres Kurdes Iraniens régulièrement victimes de la violence raciste du régime totalitaire des Mollahs:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=kolbers
Voir aussi sur: http://kurdistanhumanrights.net/en/?p=948
Ces nouvelles ont également été rapporté par site le du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:
https://hra-news.org/en/two-kolbars-killed-police

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le prisonnier politique et de conscience Shahram Ahmadi est en danger imminent d’exécution après que la demande de son avocat pour un nouveau procès en Appel ait été rejetée par les autorités Iraniennes

Le prisonnier politique et de conscience Shahram Ahmadi est en danger imminent d’exécution après que la demande de son avocat pour un nouveau procès en Appel ait été rejetée par les autorités Iraniennes.

shahramahmadi1

6 et 11 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site Iran Human Rights: La Cour suprême Iranienne aurait rejeté une demande pour un nouveau procès en appel, concernant le cas de Shahram Ahmadi, un prisonnier politique et de conscience condamné à mort actuellement enfermé à Karaj dans la sinistre  prison de Gohardast Rajaee Shahr (Province de Téhéran). M. Shahram Ahmadi qui est un jeune prédicateur Musulman Sunnite, est en danger imminent d’exécution, il fut condamné à mort pour les accusations d’être un: « Moharebeh » -autrement dit d’être un « Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne- Ndr.

M. Ahmadi avait été arrêté par des agents du Ministère des Renseignement à Sanandaj (Située dans la province du Kurdistan, nord-ouest de l’Iran) le 26 Avril 2009, il fut blessé par balles lors de son arrestation, après un court séjour à l’hôpital on le transféra dans un centre de détention secret,  sous contrôle du Ministère des Renseignements.

Dans les centres de détention du Ministère des Renseignements des villes de Sanandaj et de Zanjān, Shahram a enduré plus de 40 mois d’enfermement en cellule d’isolement total, il a été sévèrement torturé. Ses « Interrogateurs » l’ont ensuite accusé d’avoir eu des relations avec un « Groupe Salafiste illégal et terroriste » et participé à l’assassinat d’un Imam Sunnite responsable des prières du Vendredi dans la ville de Sanandaj .

Faits sans précédents depuis des années dans les annales judiciaires du régime, les autorités Iraniennes ont fait transférer le dossier d’accusation de Shahram Ahmadi depuis le tribunal de Sanandaj, vers celui de la Branche numéro 28 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par un « Juge » notoirement corrompu du nom de : Moghiseh. Alors que conformément aux procédures judiciaires légales  ayant cours en Iran, les dossiers des avocats de la défense doivent impérativement être examinés et étudiés dans le lieu d’origine où le crime présumé à été commis.

Selon de nombreux proches de ce prisonniers le « Juge » Moghiseh à fait condamner à mort Shahram sur la base d’un dossier d’accusation quasiment vide et « d’Aveux » forcés extorqués par des tortures, l’avocat de M. Ahmadi avait pourtant à l’époque du procès de Shahram recueilli et rapporté à la Cour de la Branche numéro 28  du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, plusieurs témoignages circonstanciés indiquant que son client n’avait jamais possédé ou utilisé d’armes ni nui à personne.

Son avocat a ensuite déposé une demande officielle pour un nouveau procès devant une Cour d’appel, il a écrit à plusieurs reprises des lettres au « Juge » Moghiseh pour lui rappeler que les « Aveux » de son client ont été extorqués par le biais de tortures psychologiques et physiques, commises par des agents de la police politique Iranienne, mais celles-ci sont restées jusqu’à présent sans réponses.

Shahram Ahmadi a également fait plusieurs déclarations publiques, dans lesquelles il nie fermement les accusations d’assassinat portées contre lui, tout en affirmant qu’il a été arrêté et condamné à mort uniquement parce qu’il est un prédicateur de l’Islam Sunnite.

Le frère de M. Shahram Ahmadi, Bahram Ahmadi, a été exécuté dans la prison de Ghezel Hesar (Elle aussi située dans la Ville de Karaj) par les autorités iraniennes le 27 Décembre, 2012, en même temps que neuf autres prisonniers politiques et de conscience Musulmans Sunnite.

Bahram Ahmadi avait été arrêté par les forces répressives du régime des Mollahs le 19 Septembre, il convient de rappeler qu’il a été condamné à mort, alors qu’il était âgé de moins de 18 ans*1 au moment des accusations qui lui on été mises sur le dos.  Le 4 Mars 2014 six autres prisonniers politiques Musulmans Sunnites nommés: Hamed Ahmadi, Jahangir Dehghani, Jamshid Dehghani , Kamal Molaei, Sedigh Mohammadi, et Hadi Hosseini. Ont eux aussi été exécutés par les autorités iraniennes dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hesar.

Il y actuellement au moins 35 autres prisonniers politiques et de conscience Musulmans Sunnites, enfermés dans les couloirs de la mort de la sinistre prison de Gohardast Rajaee Shahr  qui sont en danger imminent d’exécutions par pendaisons.

Voir aussi sur:
http://iranhr.net/en/articles/2571/

-*1 Il est important de faire remarquer et de rappeler que le 5 Septembre 1991 le gouvernement Iranien avait pourtant ratifié et signé l’Article 37 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ou CDE. Cette convention internationale avait également été approuvée le 20 Février 1994 par l’Assemblée Consultative islamique – une des plus hautes instances politiques du pays-NDLR. Peu de temps après le parlement Iranien ou Majlis ait voté une loi allant dans le même sens.

L’Article 37 de ce traité du CDE – stipule que l’application de peines dégradantes et inhumaines ( Tortures, flagellations, lapidations amputations de membres), la peine de mort, les longues peines d’emprisonnement à vie sans droits de remises de peines, concernant de jeunes mineurs condamnés alors qu’ils avaient moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés, sont en principe prohibées partout dans le monde y compris en Iran.

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, executions sommaires en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Quatre nouvelles exécutions non communiquées par les officines à la solde du régime dans la prison de Bandar Abbas

Quatre nouvelles exécutions non communiquées par les officines à la solde du régime dans la prison de Bandar Abbas.

edam38

2 et 5 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Au moins quatre prisonniers ont été pendus à huis clos dans la prison de Bandar Abbas.

Selon un  rapport parvenu aux militant-es et activistes du site du collectif HRANA, le Mercredi 15 Juin 2016, au moins quatre détenus dont les identités sont toujours inconnues à ce jour, ont été exécutés par pendaison et à huis clos, dans la prison centrale de Bandar Abbas – située dans la province du Hormozgan  – Sud du pays en bordure du golfe Persique-Ndr.

Il convient de mentionner que deux de ces prisonnier, avaient été condamnés à mort après avoir été impliqués dans des affaires de trafic et usage de drogue et de « Violences sur la voie publique». Et que les charges judiciaires concernant les deux autres condamnés exécutés, ne sont pour le moment pas encore connues par le collectif HRANA.

Les services de communication des autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes, les officines de presse officielles à la solde du régime, n’ont jusqu’à présent pas commenté ou donné des notifications officielles concernant ces exécutions.

Notes Soliranparis : De ce fait nous pouvons considérer ces quatre nouvelles exécutions, comme des exécutions clandestines et cachées, une sinistre habitude récurrente du régime, observée à plusieurs reprises au cours de cette année 2016

Voir aussi sur :
https://hra-news.org/en/least-4-prisoners-executed-bandar-abbas-prison

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Exécutions non communiquées par le régime des Mollahs, executions sommaires en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Morts silencieuses dans les prisons Iraniennes, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

le syndicaliste Iranien Jafar Azimzadeh libéré le 1er Juillet 2016 pour raisons médicales après 64 jours de grève de la faim

le syndicaliste Iranien Jafar Azimzadeh libéré le 1er Juillet 2016 pour raisons médicales après 64 jours de grève de la faim.

jafar-azimzade25

1er et 4 Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenue par le biais du site de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI. Notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh est sorti libre de l’hôpital Sina à 8 heures du matin (Heure locale de Téhéran), ce Jeudi 30 Juin, 2016, après 64 jours de grève de la faim.  Il y avait de grandes craintes que les autorités judiciaires et les forces répressives du régime totalitaire des Mollahs ne le renvoie de force vers la prison d’Evin, cependant elles ont été contraintes de lui accorder une mise en libération provisoire de durée indéterminée et d’appliquer la procédure dites des « Congé médicaux » ayant cours en Iran pour les détenus malades. Car l’état de santé de Jafar s’était détérioré de manière inquiétante.

Malgré les propos insultants la semaine dernière du procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi qui avait déclaré a son épouse venue lui demander des mesures de clémence  «Je ne ferais rien pour votre mari, c’est lui est personne d’autre qui est responsable de ce qui lui arrive». Les autorités Iraniennes ont bien reculé devant les manifestations et les mobilisations  de solidarité en soutien à Jafar qui se sont multipliées tant en Iran qu’a l’étranger. Le « Congé médical » de Jafar Azimzadeh devrait donc durer jusqu’à ce qu’il puisse enfin avoir le droit de  bénéficier à un nouveau procès devant une Cour d’appel, puisque ce droit fondamental semble enfin lui avoir été accordé.

La famille et les amis de Jafar l’ont escorté depuis l’hôpital de Sina vers celui d’Atieh (Tous deux situés à Téhéran) où Jafar doit recevoir des traitements médicaux plus complets. Il était extrêmement faible et a eu besoin de l’aide de ses proches pour entrer dans l’hôpital avec son fauteuil roulant.

Jafar est sorti de l’hôpital Atieh au cours de la matinée du Vendredi 1er Juillet 2016 après y avoir reçu ses premiers traitements médicaux. Il devra être suivi attentivement pendant trois semaine pour commencer à se remettre des suites de sa grève de faim qui a  duré 64 Jours. Il devra retourner ensuite à l’hôpital pour faire soigner d’autres problèmes de santé causés par cette grève de la faim qui incluent: des saignements intestinaux, des problèmes rénaux, de vessie et urinaires.

L’IASWI félicite Jafar Azimzadeh et tous ces camarades de l’Union libre des travailleurs Iraniens pour leur courage et leur résistance,  le travail d’information fait par tous les militants et les  activistes sociaux des mouvements progressistes en Iran et dans le monde, tous les individus et toutes les organisations syndicales qui au niveau mondial ont apporté leur soutien sincère à Jafar, en lui envoyant des messages de solidarité et en organisant des actions de solidarité qui ont contribué à sa libération provisoire.

Il y a encore beaucoup d’autres militants syndicaux et des enseignants en Iran qui sont face à des persécutions et à des peines arbitraires de prison, en Iran les travailleurs et les syndicalistes sont systématiquement opprimés, par les actions anti ouvrières du gouvernement, et les milices patronales qui sont à leurs ordres, récemment encore des travailleurs du secteur minier, ont été condamnés à subir des peines de flagellation, pour des simples fait de syndicalisme et pour avoir protesté contre des vagues de licenciements à caractères purement spéculatifs.

Informations générales: Pour des simple faits de syndicalisme notre camarade Jafar Azimzadeh purge actuellement une peine de prison de 6 ans dans la prison d’Evin depuis le 8 Novembre 2015, le sbires du policiers du régime l’ont accusé entre autre: « d’Avoir organisé et monté une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ». Des accusations qui reviennent régulièrement dans les verdicts des « Juges » à la solde de la « République Islamique d’Iran » quand il s’agit de réprimer les militants syndicaux locaux.

Jafar Azimzadeh, le président du conseil d’administration de l’Union libre des travailleurs iraniens, et Esmail Abdi, le secrétaire général de l’Association des enseignants iraniens (Tous deux originaires de Téhéran), avaient entamé des actions de grèves de la faim illimitées depuis le Vendredi 29 Avril 2016. Ces deux camarades s’étaient lancés dans ces actions pour protester contre leurs condamnations arbitraires mais aussi pour apporter leur soutien à tous les activistes sociaux ainsi qu’à tous les travailleurs et enseignants grévistes emprisonnés dans le pays, du simple fait de leurs actions politiques et syndicales

Par cette action commune Jafar Azimzadeh et Esmail Abdi,  protestaient également contre la criminalisation constante en Iran, des syndicats libres et des défenseurs des droits civils et humains, contre les interdictions du droit de grève et de participer à des assemblées générales libres, contre les salaires de misère qui obligent des millions de travailleurs et d’enseignants Iraniens a survivre dans la précarité. Contre les interdictions faites aux travailleurs et aux enseignants de ce pays d’organiser des actions et des manifestations indépendantes, de participer à la journée internationale des travailleurs du 1er Mai. Ils dénoncent également le manque d’actions et de transparence de l’Organisation Internationale du Travail -O.I.T qui par son silence, cautionne de fait les violations des droits les plus fondamentaux des travailleurs et des enseignants en Iran.

Jafar Azimzadeh et Esmail Abdi affirment également que toutes les accusations: « d’Organisation de collusions  en vue de porter atteinte à la sécurité nationale », visant à faire condamner leurs camarades à de lourdes peines de prison par les « Juges » à la solde du régime, doivent être annulées sans conditions.

« En Iran ces allégations sont généralement fabriquées de toutes pièces contre nous et des dizaine d’autres militants syndicalistes et d’activiste enseignants, pour nous faire taire en nous emprisonnant, toutes les peines de prison résultant de ces allégations mensongères, doivent être annulées » avaient dit lors d’une déclaration commune Jafar Azimzadeh et Esmail Abdi avant de se lancer le 29 Avril 2016 dernier dans leurs actions de grèves de la faim.

Après avoir été en grève de la faim pendant plusieurs jours Esmail Abdi avait finalement été transféré dans un hôpital, le Samedi 14 Mai 2016 il a finalement été mis en liberté provisoire, moyennant une caution de Trois cent millions de Tomans. Il devrait pouvoir avoir le droit de bénéficier d’un nouveau procès devant une  Cour d’appel dans les semaines à venir.

Un jour avant la libération de Jafar Azimzadeh, les militants syndicalistes emprisonnés Mahmoud Beheshti Langroodi et Rasoul Bodaghi ainsi que mille autres syndicalistes et enseignants Iraniens, avaient appelé a participer à une action de grève de la faim collective de deux jours en solidarité avec Jafar.

De nombreuses organisations syndicales et de défense des droits humains internationales ont également appelé à la libération de Jafar Azimzadeh et a mettre fin à la répression des travailleurs et des militants syndicaux en Iran. Le Vendredi 29 Avril 2016 Amnesty International avait publié un appel demandant aux autorités Iranienne la libération inconditionnelle de Jafar tout en dénonçant: « La condamnation de ce prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour ces activités syndicales pacifiques ».  Le Syndicat Canadien de la Fonction publique, le District Labour Council de Vancouver, la Confédération syndicale suisse, la Confederation to Industriall global, en France les centrales syndicale de la Cgt, Fsu, Solidaires, Unsa et Cfdt, en Iran le Syndicat Vahed des travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue. Ont tous fortement soutenu l’appel de Jafar Azimzadeh pour plus de justice sociale, tout en soulevant de sérieuses inquiétudes pour sa santé et son bien-être. De nombreux Intellectuels, écrivains, et universitaires internationaux de renom se sont également joints à ces appels demandant la libération de notre camarade Iranien.

L’IASWI exhorte toutes les organisations syndicales de travailleurs et d’enseignants, tous les groupes progressistes, les personnes concernées ainsi que toutes organisations mondiales de défense des droits humains, à continuer à condamner fermement la répression et les incarcérations arbitraires prononcées par les autorités politiques et judiciaires de la « République islamique d’Iran » contre des militants syndicaux et des enseignants Iraniens. Et appelle aux libérations inconditionnelles de tous les militants syndicaux emprisonnés et des prisonniers politiques dans ce pays.

International Alliance in Support of Workers in Iran – IASWI 1er Juillet 2016

jafar2

info@workers-iran.org
www.workers-iran.org
https://www.facebook.com/IASWI
https://twitter.com/IASWIinfo
Lire aussi sur le site du collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA:
https://hra-news.org/en/jafar-azimzadeh-ended-hunger-strike-64-days
https://hra-news.org/en/demonstration-support-jafar-azimzadeh-tehran

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Actuel procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi, Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, juge Salavati, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Je ne ferais rien pour le prisonnier politique et syndicaliste Jafar Azimzadeh même s’il meurt des suites de sa grève de la faim déclare cyniquement Abbas Jafari Dowlatabadi le procureur de Téhéran

Je ne ferais rien pour le prisonnier politique et syndicaliste Jafar Azimzadeh même s’il meurt des suites de sa grève de la faim déclare cyniquement Abbas Jafari Dowlatabadi le procureur de Téhéran.

jafar-azimzade21

27 Juin et 1er Juillet 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site du Collectif de l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA: Le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi,  après avoir enfin daigné rencontrer l’épouse du militant syndicaliste emprisonné Jafar Azimzadeh, lui a déclaré cyniquement qu’il ne ferait rien et ne qu’il bougerait pas le petit doigt pour son mari, même s’il mourrait des suites de son action de grève de la faim.

Notre camarade Jafar Azimzadeh est l’un des fondateurs et le principal secrétaire du conseil d’administration du Syndicat Libre des Travailleurs Iraniens qui est enfermé dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin (Téhéran), il en est à plus de 59 jours de grève de la faim. Jafar s’est lancé dans cette action en vue de protester contre ses conditions de détention et demander la révision en Appel de son procès.

Selon un rapport publié par les  activistes et militant-es du site du collectif HRANA, Notre camarade Jafar Azimzadeh qui est actuellement en grève de la faim dans la Section numéro 8 de la prison d’Evin, a récemment été transféré d’urgence à l’hôpital  Sina de Téhéran suite à la détérioration de son état de santé. A ce jour (1er Juillet 2016)  Jafar a fait plus de 60 jours de grève de la faim.

Ce camarade Iranien proteste contre ses conditions de détention, pour la révision de son procès mais également selon ses dernières déclarations pour: « Demander solidairement les libérations et l’arrêt immédiat des poursuites et des condamnations à des peines de prison, pour des accusations d’atteintes à la sécurité nationale, visant plusieurs autres syndicalistes enseignants Iraniens ».

Selon une source proche de ce prisonnier politique qui a pu entrer en contact il y a quelques jours de cela avec les journalistes du collectif HRANA. L’épouse de Jafar Azimzadeh qui a pu rencontrer le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi, pour lui demander de suivre avec plus de clémence le dossier judiciaire de son mari, s’est vu répondre avec colère par celui-ci: « Je ne ferais rien pour votre mari, c’est lui est personne d’autre qui est responsable de ce qui lui arrive ».

dowlatabadifteheranprosecutor L’actuel procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi

Jafar Azimzadeh a été condamné fin 2015 par un « Tribunal Révolutionnaire » local à une peine de six ans de prison assortie d’une peine de deux ans de privations de ses activités syndicales, cette double peine l’empêche également d’avoir des contacts avec d’autres centrales syndicales internationales, de se servir d’internet et d’avoir le moindre contact avec des médias et des journalistes étrangers.

Jafar Azimzadeh a été avec d’autres syndicalistes locaux, l’un des coordinateurs d’une pétition signée par plus de quarante mille travailleurs Iraniens, demandant simplement aux autorités politiques du pays une augmentation du salaire minimum. Pour cette action pacifique il a été condamné par la Cour de Branche numéro 15 du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran présidée par le sinistre juge Salavati *1 à une peine de 6 ans de prison, pour des accusations telles-que: « Atteinte à la sécurité Nationale » […] « Troubles à l’ordre public » et  » Propagande contre le régime ». Il convient également de rappeler que le « Juge » Salavati, n’a pas voulu tenir compte du temps que Jafar avait passé en détention préventive avant ce verdict, alors que celui-ci couvrait largement une partie de cette peine totalement arbitraire de six ans de prison.

Les charges et accusations retenues contre notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh incluent: Sa participation à la fondation du Syndicat Libre des Travailleurs Iraniens et à plusieurs comités de travailleurs licenciés. Sa participation à l’organisation d’un rassemblement interdit dans le parc Laleh de Téhéran lors de la journée internationale des Travailleurs du premier Mai en 2009. Celles d’avoir participé à des actions syndicales en 2005. Puis coordonné plusieurs autres manifestations de travailleurs au cours de l’année 2014.

On lui reproche également l’organisation de cette pétition signée par plus de quarante mille travailleurs Iraniens qui demandé aux autorités politiques du pays une augmentation du salaire minimum, et d’avoir organisé des journées de protestations en face du Majlis (Le Parlement Iranien) et du Ministère du Travail contre des changements brutaux du code du travail décidées par l’ex procureur criminel de Téhéran Saeed Mortazavi*2 – que la présidence Ahmadinejad avait « Placardisé » dans ce ministère pour tenter de faire « Oublier » son rôle controversé dans la répression des manifestations et protestation populaires qui avaient précédé les élections présidentielles Iraniennes du 12 Juin 2019 largement entachées de fraudes – Ndr.

Le pouvoir totalitaire des Mollahs reproche également à notre camarade Jafar Azimzadeh sa participation à des actions syndicales avec ses camarades du syndicat libre de la Vahed company (Regroupant les travailleurs chauffeurs de Bus de Téhéran et sa banlieue), et celles auxquelles il a participé en soutien au Comité de coordination du Syndicat des travailleurs des raffineries sucrières de Neishekar (Sud de l’Iran),

Jafar Azimzadeh avait été arrêté à la veille de la Journée des travailleurs du 1er Mai 2014 à Téhéran par des agents du Ministère des Renseignements. Il avait ensuite été placé en détention et à l’isolement pendant plus de 46 jours, avant d’être libéré provisoirement moyennant une caution d’Un milliard de Rials. Le 8 Novembre 2015 il a été convoqué puis de nouveau arrêté  Le 8 Novembre 2015, pour purger sa peine dans la prison d’Evin ou il est actuellement enfermé.

Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/will-nothing-jafar-azimzadeh-even-dies-tehrans-prosecutor
-*1 Sur l’arbitraire total et la brutalité sans bornes des verdicts du sinistre « Juge » Salavati relire nos articles précédents sur :
https://soliranparis.wordpress.com/tag/juge-salavati/
Relire aussi sur le sinistre « Juge » Salavati:
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2012/01/23/le-juge-salavati-figure-de-la-terreur-politique/
-*2  Sur ce « Juge » et « Procureur » Saeed Mortazavi  un des pires bouchers au service du régime théocratique et fasciste des Mollahs relire:
https://soliranparis.wordpress.com/?s=Mortazavi+
https://soliranparis.wordpress.com/2015/09/01/le-juge-et-boucher-du-regime-saeed-mortazavi-blanchi-et-acquitte-des-accusations-a-propos-des-viols-meurtres-et-tortures-dopposants-dans-la-prison-de-kahrizak-en-juin-2009/
Mise a Jour Amnesty International demande la libération de Jafar Azimzadeh pour raisons de santé et craint pour la vie de ce prisonnier politique.
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=316:amnestyinternational-urgent-action-jailed-trade-unionist-s-health-and-life-at-risk-jafarazimzadeh&catid=11&Itemid=129&lang=en

jafar-freed

-Dernière minute nouvelles envoyées par mails par des camarades Iraniens que nous remercions au passage.

-Selon nos camarades Iraniens de l’International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI): Notre camarade Iranien Jafar Azimzadeh vient d’être mis en liberté provisoire après 63 Jours de grève de la faim (A suivre nous y reviendrons plus en détail bientôt). Plus d’informations à venir sur le lien ci-dessous:

https://twitter.com/IASWIinfo

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Actuel procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dowlatabadi, Attaques anti ouvriéres du régime Iranien, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Droit sociaux bafoués en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, juge Salavati, Mensonges et bobards éhontés des médias mainstreams Iraniens, Militant-es progressistes en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 commentaire

20 éme Jour de grève de la faim pour le prisonnier politique Kurde Ayoub Asadi

20 éme Jour de grève de la faim pour le prisonnier politique Kurde Ayoub Asadi

ayoubasadi

24 et 27 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues via le Persian2English citant un rapport publié par le collectif HRANA : Notre camarade le prisonnier politique kurde Ayoub Asadi, actuellement enfermé dans la prison de la ville de Kashmar ( Située dans la province du Razavi Khorasan, Iran du Nord), en est à plus de 20  jours de grève de la faim, dans laquelle il s’est lancé afin de protester contre les violations permanentes de ses droits fondamentaux d’être humain et de prisonnier politique.

Selon un rapport  publié par l’Agence Iranienne de défense des droits humains Human Rights News Agency ou HRANA. Le prisonnier politique Kurde Iranien Ayoub Asadi a commencé cette grève de la faim le Dimanche 5 Juin 2016, après que les autorités judiciaires et pénitentiaires Iraniennes, lui aient encore refusé des soins médicaux et une mise en liberté provisoire, selon la procédure dite de congé médical ayant cours en Iran qui lui permettrait de se faire soigner dans un hôpital public,  hors de la prison où il est actuellement enfermé.

Ayoub Asadi qui a été arrêté par des agents des forces spéciales des « Gardiens de la révolution » en 2011, souffre d’asthme chronique, de graves problèmes de disques lombaires et de problèmes intestinaux. Les autorités pénitentiaires iraniennes lui ont également refusé à plusieurs reprises de pouvoir donner de ses nouvelles par téléphone à sa famille, alors qu’il fait l’objet d’une peine d’exil intérieur qui l’éloigne du lieu de résidence et de son domicile familial.

En 2012, Ayoub Asadi a été condamné selon des charges très vagues à une peine de 20 ans de prison, par la Branche numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Sanandaj, pour les accusations d’être un « Moharebeh »- autrement dit celle d’être considéré comme un  » Ennemi de dieu en guerre contre celui-ci » selon la loi Iranienne – Ndr. Et pour sa coopération supposée avec des groupes d’opposition Kurdes illégaux.

Une source proche de ce prisonnier à déclaré aux activistes du collectif HRANA qu’il n’avait jamais été affilié ou adhérent à aucun parti politique. Selon cette source Ayoub Asadi était chauffeur de Taxi à l’époque ou il a été brutalement arrêté en même que les passagers qu’il transportait, par des agents des forces spéciales des « Gardiens de la Révolution » ou IRGC.

Voir aussi sur- Kurdish Political Prisoner on Day 20 of Hunger Strike:
http://persian2english.com/?p=25419
Voir aussi sur: https://hra-news.org/en/ayoub-asadi-20th-day-hunger-strike

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Province du Khuzestân condamnations à des peines de mort et à des lourdes peines de prison et d’exil intérieur prononcées contre sept prisonniers politiques Arabes Ahwazis

Province du Khuzestân condamnations à des peines de mort et à des lourdes peines de prison et d’exil intérieur prononcées contre sept prisonniers politiques Arabes Ahwazis.

execution in al-ahwaz1

19 et 23 Juin 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’Ahwazi Center For Human Rights ou ACFH : Selon le porte-parole du pouvoir Judiciaire Iranien Gholam Hussein Ejehee, des peines de mort ont été prononcées contre trois prisonniers politiques Arabes Ahwazis ce Samedi 18 Juin  2016, par la «Cour suprême» du régime de Téhéran.

Lors d’un entretien accordé à un média local de la province du Khuzestân nommé Moj News. Gholam Hussein Ejehee a déclaré : «Les autorités Judiciaires de la ville d’Ahwaz ont fait condamner ces sept accusés qui étaient impliqués dans des opérations militaires à caractères séditieux. Cette affaire a été ensuite renvoyée devant notre Cour Suprême Iranienne qui a confirmé les sentences de peine de mort prononcée contre trois de ces sept accusé »

Tous ces détenus politique sont des résidents originaires de la ville de Hamideyeh*1. Ils avaient tous été arrêtés dans cette localité le 12 Avril 2015. Il convient de rappeler que ces sept prisonniers Arabes Ahwazis ont subi des violences ainsi que des  tortures physiques et psychologiques afin de les contraindre à faire des «Aveux» forcés au cours des premières semaines qu’ils ont passé en gardes à vues dans le Quartier numéro 14 de la prison Karoon (Ville d’Ahwaz). Et que leurs soi-disant «Confessions» ont été filmées et diffusées par la chaine de Télévision d’Etat PRESS-TV-*2 le deuxième mois précédant leurs arrestations.

Les agents du Ministère des Renseignements Iraniens avaient accusé ces sept militants Arabes Ahwazis d’être impliqués dans l’assassinat supposé de trois membres des «Gardiens de la Révolution» survenus le 2 Avril 2015. Ils ont été condamnés à ces lourdes peines pour  les charges suivantes : celles d’être des «Moharebeh» – autrement dit d’être des «Ennemis de dieu en guerre contre celui-ci» selon la loi Iranienne – Ndr, de «Propagation de la corruption sur terre » et pour leurs «Participations aux activités d’un groupe politique illégal de caractère séditieux».

L’Ahwazi Center For Human Rights a reçu les détails suivants sur ces condamnations émises par les autorités Judiciaires Iraniennes: 1- Qies Saleh Obeidawi condamné à la peine de mort, 2- Ahmed Saleh Obeidawi (Son frère) avec la peine de mort, 3- Sajad Hamid Obeidawi condamné à la peine de mort.

4 -Mohammad Helfi, 25 ans condamné à une peine  de 35 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran), 5-Mehdi Abbas Sayahi condamné à une peine  de 35 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran)

6-Mehdi Moarabi condamné à une peine de 25 ans de prison et d’exil intérieur à purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran), 7-Ali Hassan Obeidawi condamné à une peine de 25 ans de prison et d’exil intérieur a purger dans la ville de Yazd (Centre de l’Iran).

Des sources locales fiables citées par l’ACFH ont rapporté que depuis la fin du mois de Mai 2016 date à laquelle, Mohammad Helfi, Mehdi Abbas Sayahi, Mehdi Moarabi, Ali Hassan Obeidawi ont été transféré dans la prison de la ville de Yazd. Les membres de leurs familles n’ont pu obtenir aucune nouvelles précises de leurs enfants emprisonnés.

l’Ahwazi Center For Human Rights avait également publié le 23 Mai 2015, un rapport condamnant et dénonçant fermement ces actes criminels commis par les autorités Iraniennes contre la Jeunesse Arabe Ahwazie. Tout en rappelant qu’on était toujours sans nouvelles sur les sorts réservés à 20 autres jeunes Arabes Ahwazis, arrêtés arbitrairement dans la ville d’Hamideyeh vers la mi-Mai 2015.

L’ACFH condamne les peines de mort et les emprisonnements collectifs prononcés contre ces jeunes militants Ahwazis. Il rappelle que ceux-ci ont subi des violences et des tortures – qu’ils ont été condamnés à ces peines arbitraires à la suite de parodies de procès en contradiction totale avec les normes juridiques Internationales. Et que ces sept prisonniers politiques n’ont même pas pu bénéficier de la présence d’avocats de la défense de leurs choix durant leurs procès.

L’ACFH lance un appel solennel à toutes les autorités politiques compétentes ainsi qu’à toutes les ONG  internationales de défense des droits Humains, afin qu’elles contribuent à faire  pression sur le régime Iranien, pour que ces sept prisonniers politique puissent bénéficier de nouveaux procès en appel en présence d’Avocats de la défense librement choisis.

La photo introduisant l’article est liée à l’affaire ou plusieurs autres militants défenseurs des droits civils Arabes Ahwazis avaient été condamnés à mort puis exécutés en Juin 2012, par les bourreaux à la solde autorités du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei.

Ahwazi Center For Human Rights  Juin 2016

Voir aussi ci-dessous sur :
http://acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=443:death-sentences-and-life-imprisonment-against-ahwazi-arab-activists-&catid=44:2010-09-16-17-14-58
*-1 relire en anglais sur :
http://www.acfh.info/ahwaz/index.php?option=com_content&view=article&id=305%3Amore-arrest-against-ahwazis-in-april&catid=44%3A2010-09-16-17-14-58&Itemid=1
*-2 Sur ces pratiques pour le moins ignobles la chaine de Télévision d’Etat PRESS-TV relire sur : https://soliranparis.wordpress.com/category/confessions-et-aveux-forces-de-prisonnier-es-diffuses-par-la-chaine-detat-iranienne-press-tv/

Soliranparis contact nomore@riseup.net

Publié dans « Confessions » et aveux forcés de prisonnier-es diffusés par la chaine d’état Iranienne PRESS-TV, Centre de détention secrets de la "République Islamique d'Iran", Détentions arbitraires dans les centres des renseignements de l’IRGC, Doubles peines pour les prisonnier-es politiques Iranien-es, Droit à la présomption d'innocence bafouée en Iran, Gardes à vues et détentions arbitraires en Iran, Humiliations quotidiennes des prisonnières et prisonniers politiques en Iran, Irrespect total des vies humaines des prisonnières et des prisonniers par le régime des Mollahs, Militant-es progressistes en Iran, Minorités opprimées et discriminées en Iran, Oppression et répression en Iran, Prison Iranienne, Racisme du régime des Mollahs, Résistance à la dictature en Iran, Violence et cynisme sans bornes des autorités judiciaires Iraniennes | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire