Les prisonnières politiques de la prison Evin, souffrent de graves maladies et sont en trés mauvais état de santé
-26 Avril 2012 nouvelle parvenue d’Iran via les sites Persian Banoo et du Committee of Human Rights reporters: Les femmes et prisonnières politiques dans la prison d’Evin souffrent de plus en plus de graves maladies et sont en mauvaise santé. Selon les familles des prisonnières politiques qui se sont réunies lundi 23 Avril 2012 avec les femmes détenues, la semaine dernière annonçant que pour les plus malades d’entre elles, les soins médicaux appropriés ne leur ont pas été fournis.
-Les prisonnières politiques ont déclarées " beaucoup d’entre nous souffrent de diverses maladies, de problèmes rénaux, des maux de tête, de rhumes chroniques, d’hypertension artérielle, de palpitations cardiaques… ce sont parmi les problèmes dont nous souffrons constamment le plus".
-Les détenues et prisonnières politiques disent que le magasin dans le quartier des femmes de la prison d’Evin, où certaines pouvaient cantiner a cessé ces rentrées de fruits, de viande et d’autres denrées alimentaires fraiches importantes. Les détenues déclarent également que: "L’excuse du magasin pour ne pas nous fournir ces articles que nous pouvions acheter auparavant, est que les commandes passées pour ces articles sont peu nombreuses et que les autorités ne peuvent pas effectuer ces commande pour de si faibles quantités".
-Il y a maintenant deux mois que les prisonnières politiques ont étés privées de fruits et légumes frais. Toujours ce lundi 23 Avril 2012 le directeur responsable de la prison d’Evin, a refusé aux familles de détenues, qu’elles puissent leurs donner des articles d’hygiène personnelle tels que des brosse à dents, du savon et du shampooing.
-Les familles des prisonniers politiques disent: "Les prisonnières ont passées les commandes de ces articles d’hygiène et autres shampoings au magasin de la prison depuis déjà un certain temps. Le refus des fonctionnaires de remplir ces commandes et d’accepter de leur vendre ces article, font que ce sont les familles des prisonnières, qui sont supposées êtres obligées de faire ce que les autorités pénitentiaires ne veulent pas faire".
-Malgré les diverses pressions et chantages habituels du régime, qui sont exercées sur les familles des détenues ( et des prisonniers politiques en général en Iran Ndlr) , celles ci entendent ne pas cesser de parler ni de témoigner des problèmes, qui existent dans le quartier des femmes de la prison d’Evin à Téheran , elle décrivent aussi les conditions désastreuses de détention: " Les femmes détenues sont pratiquement constamment privées d’air frais, pour les promenade elles sont confinées dans une très petite cour qu’elle utilisent aussi, pour accrocher leurs vêtements et les faire sécher après avoir fait leurs lessives. Depuis un long moment et cela fait des mois que ça dure, le magasin du quartier des femmes ne leur fourni plus de viande, de fruits, de poulet, alors que ce sont une partie de principaux produits alimentaires dont ces détenues ont pourtant le plus besoin".
-Pour cette raison et à cause de ce manque d’accès à une bonne nutrition et a des produits vitaminés frais, il ya eu une augmentation constante des maladies chez les détenues d’Evin. "Ces femmes étaient toutes en bonne santé avant leur incarcération ". À déclaré un membre d’une famille d’une de ces prisonnières politiques.
-Au cours des trois dernières années de protestations, qui ont précédées la dernière élection présidentielle Iranienne controversée du 12 Juin 2009, le quartier des prisonniers politiques ou sont enfermées des femmes et des militantes , fait face a ces problèmes récurrents et a des abus de pouvoir manifestes , mais les fonctionnaires d’Evin refusent de faire quoi que ce soit à leur sujet.
-Les familles de ces prisonnières politiques ajoutent: "Nous essayons de faire connaître ces problèmes, au plus grand nombre pour tenter de les résoudre en parlant quotidiennement avec les autorités. Mais ces prisonnières font face à davantage de problèmes et leur situation devient pire de jour en jour, ont interdit à certaines de donner ou de recevoir des appels téléphoniques de leurs familles, elles n’ont pas d’espace approprié pour les promenades ni l’accès à de l’air frais, elles rencontrent de nombreuses limitations que les détenus de sexe masculin politiques n’ont pas, c’est comme si, même en prison ces femmes devaient faire face à plus d’oppression ".
-Actuellement, il ya 26 prisonnières politiques dans la prison Evin, dont la plupart ont été arrêtées à la cour ou après les manifestations populaires qui avaient précédées l’élection présidentielle de Juin 2009. Il est à noter aussi que toutes ces prisonnières politiques qui sont particulièrement discriminées, subissent la surveillance et les pressions constantes des matons "traditionnels" mais surtout aussi des agents du ministère du renseignement. Et des "gardiens de la révolution" de L’IRGC ou GRI qui sont en charge de les "encadrer "par les autorités de la dictature.
Voir aussi sur:
http://persianbanoo.wordpress.com/2012/04/26/female-political-prisoners-in-evin-prison-suffering-from-illness-and-are-in-poor-health-condition/
Article en Persan sur le site du CHRR:
http://www.chrr.biz/spip.php?article17788
Et sur:
http://www.facebook.com/Humanrightsreporters
Soliranparis contact nomore@riseup.net

