Le militant Kurde Iranien Behrouz Alakhani condamné à mort.
Behrouz Alakhani
-Nouvelle parvenue d’Iran ce 23 Avril 2012 via le site de l’International Campaign for Humans Rights in Iran : Des militants défenseurs des droits humains Iraniens et une source locale ont déclaré au site la Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran que Behrouz Alakhani, un prisonnier politique qui avait été arrêté par les forces de sécurité le 26 Janvier 2009, se trouve transféré parmi les "trafiquants de drogue". Cette source a dit au site que Behrouz Alakhani un citoyen Kurde Iranien de la ville Salmas qui est âgé de 26, se retrouve dans des conditions physiques graves, après avoir passé 19 mois en cellule d’isolement successivement à l’intérieur de centres de détention des villes de Salmas, Khoy et Orumiyeh.
-Selon cette source Iranienne locale, Behrouz Alakhani a d’abord été arrêté sous l’inculpation de "coopéreration avec le PJAK" (Un groupe de lutte armé qui combat la dictature de Téheran depuis 2004 Ndlr). Behrouz a été ensuite interrogé pendant plusieurs mois et ses interrogateurs l’ont accusés de "participation a l’assassinat du procureur de la ville de Khoy" . Il est a noter que ce prisonnier politique Kurde Iranien a toujours réfuté cette accusation.
-Le juge a cependant approuvé les accusations contenue dans les interrogatoires et l’a reconnu "coupable de participation à l’assassinat d’un autre juge "et a émis une sentence de peine de mort contre lui, fondée uniquement sur un vague témoignage d’un ami de ce prisonnier politique, qui l’avait décrit comme "inquiet et anxieux lors de la nuit de l’assassinat " le cas de Behrouz Alakhani qui a fait appel est maintenant en suspens , en attendant la décision définitive de la Cour suprême Iranienne.
-Ce prisonnier a été interdit d’avoir des contacts téléphoniques avec des membres de sa famille et n’a pu recevoir leurs visites qu’une une fois par mois qu’en présence des forces répressives et de ses surveillants. Après près de 20 mois passé en prison, le Procureur général de la ville d’Orumiyeh et les "tribunaux révolutionnaires" l’ont jugé sur des accusations de "coopération avec le Parti Pour Un Vie libre au Kurdistan" ou PJAK et pour "participation à l’assassinat du procureur de la ville de Khoy" Mais en raison de son manque d’équilibre mental et à la demande de son avocat commis d’office, son procès a été retardé de plusieurs semaines.
-Finalement, le 14 Octobre 2011, au cours d’une parodie de procès qui n’a duré que quelque minutes en la présence d’un avocat nommé par le tribunal, d’un représentant du ministère public et d’un représentant du bureau local du ministère des renseignements d’Orumiyeh, il a été condamné à mort sur des accusations de "moharebeh" ( ennemi de dieu en inimitié contre dieu selon la loi Iranienne ) , Ses juges l’ont ensuite de nouveau chargé dans une autre affaire distincte pour la " possession d’un fusil" qui semble n’avoir jamais existé, et condamné pour cela à 10 années supplémentaires de prison. Après que son avocat nommé d’office par le tribunal ait fait appel de la décision, l’affaire a finalement été transmise à la Cour suprême Iranienne. Ce prisonnier qui est en très mauvaise santé mentale et physique, s’est également vu refuser l’accès à des soins médicaux pourtant urgents. Et les autorités pénitentiaires ont toujours refusées de le transférer dans un hôpital public en dehors de la prison.
-Toujours selon cette source locale, immédiatement après son arrestation, Behrouz Alakhani avait été transféré au bureau centre de détention du ministère des renseignements de Salmas, deux jours après il était à nouveau re-transféré dans un centre de détention d’Orumiyeh. Le troisième jour de sa détention les forces répressives prenaient d’assaut sa maison familiale de Salmas pour la fouiller de fond en comble, des témoins oculaires ont déclarés que ce jour la ces forces de police avaient fermées toutes les rues menant à la maison pendant plusieurs heures, pour créer une atmosphère de peur et d’intimidation dans le quartier.
-Des témoignages locaux indiquent aussi que pendant les 19 mois que Behrouz Alakhani a passé dans les geôles des centres de détentions du ministère des renseignements des villes de
Salmas, Khoy, et Orumiyeh , celui ci a été soumis à des tortures et a des pressions psychologiques et physiques graves. Durant toute cette période les autorités de ces centres de détention ont également refusées de donner de ses nouvelles à sa famille, malgré leurs demandes répétées en les promenant méprisamment d’un bureau à l’autre.
-Depuis ce jeune prisonnier a été transféré à l’infirmerie de la prison centrale d’Orumiyeh. Selon sa famille malgré cela les gardiens n’ont pas pu leur cacher longtemps, les marques des violences et des sévices qu’il a subis durant tout les premiers mois de sa détention.
Voir aussi sur:
http://www.iranhumanrights.org/2012/04/behrouz-alakhani/
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