Le journaliste et avocat Ghasem Sholeh-Saadi condamné a 3,5 années de prison pour insulte au “guide suprême” Ali Seyed Khamenei .
Ghasem Sholeh-Saadi
-Ghasem Sholeh-Saadi, un avocat, ancien membre du Parlement ( Le Majles Ndr) représentant la ville de Chiraz et professeur de relations internationales à l’Université et Faculté des Droit et Sciences Politiques de Téhéran, avait été arrêté le 3 avril 2011 et transféré de son ancien lieu de détention afin de commencer à purger sa peine de prison datant de l’année 2002. Sholeh-Saadi avait été ensuite re-transféré vers la section 350 de la prison d’Evin.
Ghassem Sholeh-Saadi avait déjà été arrêté une première fois en 2002, après avoir écrit une lettre ouverte au chef suprême de l’Iran, en lui reprochant différentes questions tout en le questionnant sur sa qualification et sa position de “guide supréme” d’un point de vue juridique.
-A la suite de cette lettre qui a fortement déplu au dictateur. Ghassem Sholeh-Saadi avait été arrêté et gravement torturé pendant la durée de sa détention, ces violences avaient eues pour résultats d’entrainer de graves dommages sur sa moelle épinière.
-Le tribunal révolutionnaire de Téhéran l’avait ensuite condamné à 1,5 ans de prison pour cette affaire, sur des accusations de “propagande contre le régime” et “d’avoir insulté publiquement M. Khomeiny et M. Khamenei“. Sa peine avait été confirmée en 2007, mais suspendue en raison de plusieurs problèmes techniques et juridiques en relation avec l’affaire.
Après son arrestation en avril 2011, Ghassem Sholeh-Saadi avait été transféré du tribunal vers la prison le 17 Septembre 2011, au cours de son procès l’accusation a rajouté dans le dossier les motifs “d’insulte envers le Guide suprême“.
-Finalement la direction de la 28e chambre du “tribunal révolutionnaire” de Téhéran présidée par le juge Moghisseh, a encore une fois condamné Ghassem Sholeh-Saadi à deux ans de prison en plus de ses précédentes 1,5 ans de prison.sur l’accusation d’avoir “insulté le Guide suprême” .
Sholeh-Saadi n’arrive plus à sentir certains de ses membre et perdu partiellement l’usage de son bras gauche à la suite des tortures, qu’il a subi en 2003 conduisant à une lésion médullaire. Malgré cela les autorités pénitentiaires de d’Evin, continuent de lui refuser de une permission de sortie provisoire sur parole (une demande pourtant conforme aux lois Iraniennes) afin qu’il puisse se faire soigner en dehors de la prison, pour poursuivre son traitement médical de manière plus appropriée.
Voir aussi sur:
http://www.iranian.com/main/2012/jan/ghasem-sholeh-saadi-prisoner-day
http://www.ashena.com/english/
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