2 Ans ont passé et Bahareh Hedayat est toujours emprisonnée
Nouvelles et témoignage parvenus ce 2 Janvier 2012 via les sites Iraniens Persian2english et Freedom Messenger et que nous relayons ici.
Bahareh Hedayat et son mari Amin avant son arrestation et sa détention à la prison d’Evin
- Trois jours à peine s’étaient écoulés depuis les protestations et les manifestations de masse de l’Achoura du 27 Décembre 2009 La militante étudiante Bahareh Hedayat avait 28 ans à l’époque, elle avait été arrêtée après celles ci et transférée directement à la prison d’Evin.
C’est durant cette période de turbulences en Iran que des gens brillants et de bon cœur, comme Bahareh ont eus à payer le prix ultime de leur liberté, dans leur partage des nombreuses luttes communes qu’ils ont faites suite aux manifestations qui avaient précédées les élections présidentielles contestées et fortement entachées de fraudes électorales du 12 Juin 2009.
Depuis ces tragiques événements de nombreux citoyens Iraniens sont contraints de faire face à de la prison. Pour les familles de ceux et celles qui se sont faits arrêter pendant ou après les émeutes du dimanche sanglant du 27 Décembre 2009 cela se traduit par des harcèlements et des menaces quotidiennes, des pressions diverses, des chantages sordides sur les droits de visites des familles en prison. Faites par les agents des forces répressives du “ministère des renseignement” et de la sinistre police politique la Vevak.
-Retour sur l’arrestation de Bahareh Hedayat.
Le 30 Décembre 2009. Bahareh (qui est membre de la Tahkim Vahdat une association Iranienne d’ancien-nes étudiant-es), son mari Amin et un de leurs amis communs avait effectuée une visite chez le Dr Abdollah Ramezanzadeh, un porte-parole de l’ancien gouvernement “réformateur” de Khatami qui avait été libéré de la prison d’Evin, une semaine auparavant. Quand ils sont rentrés chez eux après cette visite, Bahareh avait éclaté de rire et dit à son mari: “Si je suis capturée après cette visite, je ne vais pas être libérée de sitôt”. Elle ne se trompait pas comme la suite des événements l’ont prouvés
Alors qu’ils descendaient se promener et marcher sur Enghelab Square. Bahareh et Amin ont été suivis. Babareh était préoccupée Mehdi Arabshahi, un autre membre de l’association Tahkim avait été arrêté deux jours avant et Bahareh se faisait beaucoup de souci pour ses autres camarades étudiant-es. Son mari, Amin l’avait convaincue de faire un voyage vers la ville de Mashhad le lendemain pour éviter les dangers de Téhéran.
C’était au coucher du soleil. Bahareh rentra chez elle pour récupérer quelques vêtements chauds avant de partir pour Mashhad. Elle était fatiguée et avait dit à Amin que pourtant elle ne voulait pas y aller. Alors qu’elle ramassait ses affaires, un journaliste de Radio Zamaaneh l’a appelée, et Bahareh lui a donné ses premières interviews. Mais celle ci ignorait que les autorités iraniennes avaient placée sa maison sous surveillance étroite, bien sur à l’insu de Bahareh et Amin.
Quand ils ont quittés la maison alors qu’ils avaient atteint le coin de la rue, deux hommes se sont approché d’eux et les ont interpellés en disant: “Mme Hedayat” la réponse de Babareh avait été de dire : “Non, vous vous trompez “Ils ont fait quelques pas en avant, quand une voiture leur a bloqué le chemin. Mais il était trop tard pour qu’ils s’échappent Bahareh et Amin ils venaient de s’apercevoir et de reconnaitre des membres des autorités Iraniennes dans le véhicule.
Il était environ 21h00 (heure locale). Amin et Bahareh ont tous deux étés arrêtés et ramenés à leur domicile. Après que les autorités iraniennes aient fouillées leur résidence pendant plus de trois heures, ils ont finis par rendre sa carte d’identité à Amin. Bahareh riait et ses yeux scintillaient. Elle avait dit: “Ce qui signifie qu’ils ne nous prennent pas tout les deux “
Bahareh arrêtée s’est vu dire qu’elle n’était pas autorisée à dire au revoir à son mari. Sur le pas de la porte elle ôta sa montre et sa bague de mariage pour les remettre à Amin. Il était minuit passé. Elle était assise dans la voiture et par derrière la fenêtre Amir avait remarqué à son sourire qu’elle était et semblait amère. Mais quand la voiture des agents des forces répressive à démarrée, Amin a vu Bahareh tendant ses doigts et faire le signe V (pour la paix et la victoire).
-La minute suivante Amin a allumé son téléphone portable et a joint le militant étudiant, Ali Malihi celui ci lui a dit “Amin, pourquoi ce coup téléphone?” Amin avait répondu: “Ils l’ont prise et ils ont arrêtée Bahareh, Ali“.
Aujourd’hui, date de parution de cet article nous somme le 31 Décembre 2011. Bahareh Hedayat a été arrêté il ya deux ans aujourd’hui. Elle est toujours détenue dans la prison d’Evin. Elle a été condamnée à neuf ans et demi de prison pour avoir juste dénoncé les injustices en Iran.
Aux dernières nouvelles les juges ont également émis contre elle une peine supplémentaire de prison de six mois, en plus de ces 9 ans de détention déjà appliqués.
Lire la suite en Anglais sur les sites internet Freedom Messenger et Persian 2 English qui ont consacrés des dossiers complet suivant tout les rebondissements de l’affaire.
http://www.freedomessenger.com/archives/45098
